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Petit jeu sur l’affiliation : quel business aujourd’hui en France ?

A partir des chiffres de l’affiliation en France (j’en parle dans mon précédent billet, ici), je me suis dit qu’on pourrait estimer le business réalisé par les marchands via ce canal.

Essayons !

Donc, le business de l’affiliation serait de 80 M€ sur 2006.

ça, c’est le chiffre d’affaires de l’ensemble des plates-formes d’affiliation en France.

Si on considère que ce nombre, c’est l’ensemble des reversements effectués par les marchands vers les plates-formes d’affiliation, ça fait donc :

  • 70% de ce business pour les affiliés : 56 M€
  • 30% pour les plate-formes (c’est comme ça qu’elles vivent) : 24 M€

OK, mais ça correspond à quel part du business ?

On peut prendre l’hypothèse que les marchands reversent 5% des ventes quand la vente se fait via un affilié (c’est probablement moins, autour de 3% ?).

Devise Shadok

Donc, 80M€ correspond à 5% des reversements, on serait donc sur un business de : 80 / 5%, ce qui fait : 1,6 Milliard € (2,6 Milliard si les reversements sont de 3%).

Le business total du e-commerce en France, c’est environ 10 Milliard d’€ en 2006.

L’affiliation, c’est donc environ 16% du commerce en ligne en France en 2006.

Que penser de ce chiffre ?

Si on estime qu’on est probablement avec une règle du type 80/20 (20% des marchands font 80% du chiffre d’affaires de l’affiliation), ça laisse à penser que certaines grosses enseignes font de très gros chiffres d’affaires via l’affiliation (Amazon france, évidement…).

Maintenant, le jeu que je propose :

Est-ce que ma formule est bonne, est-ce qu’il y a des erreurs de calcul ou de raisonnement ?

Quelques chiffres sur l’affiliation

J’en ai déjà parlé (ici avec l’étude de cas Promovacances, ou là avec l’étude de cas SnapFish), vous le savez, l’affiliation, je suis convaincu que c’est un canal de vente très important, souvent mal exploité.
Les boites peuvent faire jusqu’à 30 voir 40% de leur chiffre d’affaires via l’affiliation !

L’affiliation a été inventée par Amazon dès 1995, et quand on voit ce qu’il font sur le sujet, on se rend compte de l’avance qu’ils ont : Amazon reste un modèle !

(pour ceux qui ne connaissent pas l’affiliation, j’ai écrit ce billet, qui décrit simplement (en tout cas j’espère) ce qu’est l’affiliation)

Quelques chiffres donc :
L’affiliation en France, c’est environ 1000 programmes d’affiliation (on peut dire en simplifiant 1000 marchands qui proposent donc de vendre leurs produits via des sites tiers).

Toujours en France, il y aurai 15.000 sites affiliés.

Mais le chiffre qui me semble le plus intéressant, c’est le chiffre d’affaires généré par les principales plates-formes d’affiliation : on parle de 80 M€ pour 2006.

Quelques news complémentaires sur Ad:Tech

Quelques « brèves » sur cet évènement.

Marc Simoncini nous a un peu parlé de Meetic. Il a en particulier parlé de son budget pub. Meetic gagne 80M€ par ans, et investi 50% de son chiffre d’affaires dans la pub !

L’ami Rodrigo avec VPodTV était très visible sur le salon : bandeaux de pub, stand, … Je crois avoir compris que VPod a filmé quelques conférences et on pourra donc les revoir sur Internet bientôt. Sur le stand de VPod, il y avait beaucoup de monde : la vidéo et Internet, c’est un vrai sujet chaud en 2007 !

Sinon, PointBlog parle également de Ad:Tec, dans ce billet.

Ils sont passés par ici, ils repasseront par là

Vous avez sans doute vu, sur de plus en plus de Blogs, le « widget » de ce type :

Exemple 1 de BlogRoll, avec le nom et la photo de la personne qui vient de passer par le site du blog

Ou alors comme ça :

Exemple 2 de BlogRoll, juste la photo de la personne qui vient de passer par le site du blog

L’idée est la même : on peut voir qui sont les dernières personnes à avoir visité le blog. ça marcherait évidement pour n’importe quel site, mais c’est particulièrement adapté aux blogs, parce que les blogs fonctionnent beaucoup par communauté.

Je trouve l’idée super bonne, simple (mais fallait l’avoir, l’idée), et bien mise en oeuvre : c’est facile d’insérer le code pour mettre ce widget dans son site, et c’est très simple de s’enregistrer, pour ainsi laisser sa trace sur ses différentes lectures.

Salon Online 2007 : encore un salon e-commerce !

Vous connaissez Online 2007 ?

Pub sur le salon Online 2007

Je sors d’une discussion super intéressante avec Philippe Audibert, d’Intershop (je vous en reparlerais très prochainement), et c’est lui qui m’a parlé de ce salon ou ils interviennent.

C’est étonnant le nombre de salons, sur des thématiques assez proche finalement, avec :

Il y a de la concurrence !

Et il y en a d’autres à venir :

J’ai loupé des évènements intéressants ?

Premiers retour du salon Ad-Tech

Donc, comme prévu, je suis allé ce matin sur le salon ad:tech. Voici quelques retours à chaud.

J’ai voulu me connecter en arrivant… Et quand j’ai vu le prix du Wifi (10€ de l’heure), je suis parti en courant ! Quand ensuite je me suis baladé sur le salon, les gars m’ont tous dit qu’en plus, le Wifi, il ne marchait pas !

Mais un tel salon, c’est surtout l’occasion de rencontrer des gens intéressants.

Portrait de Jacob ShareJ’ai par exemple rencontré Jacob Share, un drôle de gars, qui a pas mal d’expérience dans le développement de sites marchands (Amazon, ça calme !). Si vous le croisez, vous pourrez pas le rater, il a une kippa orange sur la tête ! Et sous la kippa, il y a plein d’idées de business…

J’ai également assisté à la conférence d’ouverture, avec Marc Simoncini et Kevin Ryan.

Marc Simoncini et

(J’ai trouvé l’image sympa, avec les deux speakers en ombre chinoise devant le slide de la conférence)

Portrait de Kevin RyanKevin Ryan, je connaissais pas. Il est bien le gars. D’abord, il a un « track record » impressionnant : c’est le fondateur de DoubleClick, et il a dirigé la boite pendant pas mal d’année, jusqu’à son introduction en bourse. Il dit que maintenant son truc, c’est de lancer des startups, de diriger la boite pendant les premiers mois, jusqu’au premier tour de table (4 ou 5 millions $), puis il part sur autre chose…

Son discours, c’est de dire qu’Internet, ça reste le bon endroit pour faire du business. On est encore au début, et il reste de très bonnes années devant nous : ça nous assure de 5 à 10 ans de très forte croissance.

Son autre point, confirmé par Marc, c’est à quel point les acteurs des médias traditionnels n’arrivent pas à se développer sur Internet, laissant la place à des nouveaux acteurs malgré l’érosion continue de leurs marchés (papier, radio et maintenant la télé). Les problèmes des grands groupes seraient la vitesse de décision et d’exécution d’une part, et l’incapacité à prendre des risques d’autre part.

Ils (Marc et Ryan donc) ont également parlé IPO, pour expliquer que c’était vraiment l’enfer. Marc a ainsi parlé d’une boite américaine, faisant plusieurs dizaines de millions $ de CA, devant dépenser 10% du chiffre d’affaires et 50% du temps pour du reporting (Sarbanes-Oxley quand tu nous tiens…). Donc, « l’exit strategy », c’est plutôt des acquisitions. Et ça tombe bien, il y a des acheteurs !

Marc, qui aime toujours raconter des anecdotes sympa, nous a parlé de la réussite en France. Il nous a ainsi raconté qu’à la suite d’un bel article dans Libé, il se retrouve avec simultanément 6 organismes de contrôle (de mémoire : les impôts, l’URSAFF, la DGCCRF, des associations de protection des consommateurs, …) !

Conférence demain : Ad:tech

Logo Ad:TechJe vais aller faire un tour demain sur la conférence ad:tech : « Tout sur le marketing interractif ».

Cette conférence dure deux jours (mais je n’y serais que demain).

Le Programme que je vais suivre :

  • Keynote d’ouverture : 10 ans de Web, « tout ça pour ça » ? avec Kevin Ryan (CEO Shopwiki) et le Français Marc Simoncini (PDG de Meetic)
  • Tout un tas de conférences sur l’affiliation et la publicité (on a toujours à apprendre !)

C’est de plus l’occasion de rencontrer pas mal de bloggueurs… Vous y serez ?

Je vous raconterai, bien sûr !

Un monde en 3D plat, ou un monde plat en 3D, ou un monde 3D en 3D…

(un peu « prise de tête » mon titre !)

Ecran 3D

Surement comme vous, je lis tous les jours des news sur la 3D :

Jeux 3D   Jeux 3D   Jeux 3D

  • Des nouveaux écrans, qui affichent de la « vraie 3D en relief » ;
  • Des jeux ou des univers 3D, partagés par des communautés mondiales (Exemples : World Of WarCraft pour les jeux, SecondLife pour les univers);
  • Les interfaces de nouveaux logiciels, type Windows Vista, qui font la part belle à la 3D ;
  • Des services de type Google Earth…

Que penser de tout ça ?

Est-ce que demain, nos écrans 2D, avec une sourie 2D, affichant des pages « plates »… Est-ce que tout ça, ça va aller à la poubelle, pour entrer dans le monde merveilleux de l’espace et du volume ?

Peut-on / va-t-on tout faire en 3D ?

Mon avis, c’est qu’il y a de la place pour les 2 mondes, celui de la 2D et celui de la 3D (et je ne dit pas ça par goût du consensus… Ceux qui me connaissent bien savent que c’est pas le genre de la maison !).

Il y a des activités où la 3D apporte un réel gain. Par exemple, pour jouer, la qualité de l’immersion, c’est un facteur clé. C’est donc pas par hasard si l’une des plus grosse utilisation de la 3D, c’est les jeux.

D’ailleur, pour les activités de type jeux, ou « aventure virtuelle immersive » (je pense à SecondLife bien sur), on peut imaginer que les interfaces vont effectivement complètement changer, avec des écrans 3D ou surtout des casques, qui permettent, de plus, de détecter les mouvements de la tête, et de changer le point de vue à partir de ces mouvements.

Mais il y a également tout un tas d’activités ou la 3D n’apporte rien. C’est bête à dire, mais l’écriture reste une activité 2D. Je n’ai donc pas besoin d’un bon de commande en 3D !

Pour le e-commerce, la 3D, ça peut permettre de mieux apréhender un produit, en permettant au future client de « manipuler virtuellement » le produit. Exemple : un téléphone, un lecteur mp3, un appareil photo, … Tous ces appareils ou le look & feel est l’un des éléments clés dans l’acte d’achat.

Mon magasin à moi avec Criteo

Avoir un magasin hyper personnalisé, en fonction du client, de ses goûts, de ses achats précédents, c’est important !

C’est important car ça permet tout simplement d’augmenter les taux de transformation, le panier moyen et la fidélité :

  • « J’achète car on m’a présenté des produits dont j’avais vraiment envie »
  • « J’ai acheté plusieurs produits, car les produits qui me sont recommandés correspondent vraiment à mes envies »
  • « Je reviens dans le magasin car je sais qu’on me connait, et qu’on me proposera ce dont j’ai besoin »

Pour faire ça, il faut un moteur qui analyse la base de données où sont stockées les données sur les clients (profil, achats, navigation…).

Logo corp de CriteoC’est ce que propose Critéo, une startup française.

Criteo propose son offre en ASP : elle héberge elle même la solution, et donne accès au service via des Web-services.

Concrètement, ça marche comment ?

Pour le site marchand, il faut ouvrir un compte en ligne sur Criteo, puis progammer le lien entre le site marchand et le service en ligne Criteo (Web-Services standard).

Le lien est dans les deux sens :

  • Le marchand doit alimenter la base de données Criteo, avec les produits et les comportements des utilisateurs (là ou ils vont, les produits qu’ils achètent, …
  • En retour, Criteo propose des recommandations adapté à chaque client.

Pour faire ses recommandations, Criteo cherche à déterminer des critères de ressemblance entre les utilisateurs. Une fois que le moteur se dit qu’un utilisateur a des goûts proches d’un autre (achat de mêmes produits), il suffit de recommander les produits choisis par l’autre (je suis pas sûr que ce soit très clair… Si c’est le cas, le mieux est d’aller voir la suite, où je présente le site de démo avec les films…).
Criteo a un prix basé sur les 1000 recommandations, qui va de 7€50 à 1€60 les mille reco (dégressif en fonction du volume de reco).

On peut jouer avec le service, sur le site de démo avec les DVD d’Amazon :

D’abord, on commence par voter pour les films qui sont proposés :

Liste des films proposé, pour donner son avis

Cette phase permet au moteur de Criteo d’analyser mes choix, de les comparer à ceux des autres utilisateurs, et de faire des recommandations « pertinentes » :

Recommendations proposées par Criteo

C’est un site qui se veut pédagogique, et qui permet de mieux comprendre comment ça marche. On a des infos sur la fiabilité de la recommandation : plus on donne d’infos au moteur de Criteo, plus les recommandations sont fiables.

Garder le contact : CDiscount avec Nosibay

Garder le contact avec ses clients, c’est le rêve de tous les marchands.

C’est pas forcément le rêve des clients 😉 , mais si l’offre est de bonne qualité, si le contenu est bien ciblé et adapté, les clients peuvent trouver un vrai intérêt à avoir un logiciel permettant d’avoir un lien plus étroit avec le commerçant, et être tenu informé des nouveautés, des promotions, …

Logo NosibayNosibay propose une solution logicielle, permettant de développer un logiciel, qui s’installe sur le PC, et qui permet de générer des alertes qui sont « poussées » automatiquement sur l’écran de l’utilisateur.

CDiscount s’y est essayé, et j’ai joué avec… Démonstration !

D’abord, quand on arrive sur le site de CDiscount, il y a maintenant une page qui présente cette nouvelle offre :

Fenêtre d'installation du logicielle d'alerte de CDiscount

Si on clique sur ‘installation’, on passe par la traditionnelle phase de téléchargement puis d’installation :

Fenêtre d'installation du logicielle d'alerte de CDiscount

Après l’installation, on peut configurer les alertes :

Fenêtre de configuration des alertes

Et voilà, c’est fini.

Ensuite, l’application apparait dans la barre Windows :

Icône de l'application dans la barre Windows

Un clic droit permet d’ouvrir le menu :

Clic droit sur l'icône dans la barre des applications Windows

Après, de temps en temps, on reçoit une alerte avec des offres commerciales :

Fenêtre d'installation du logicielle d'alerte de CDiscount

En synthèse

L’installation d’une application reste une vraie barrière. Les utilisateurs ne vont pas installer comme ça des dizaines d’applications…

L’application de CDiscount est vraiment consommatrice de ressources du PC. C’est également un point clé : ne pas être trop intrusif sur le PC.

Nosibay propose sa solution en ASP.