La performance n’est pas un hasard… Analyse de Groupon

Je me suis amusé à tester Groupon, sous l’angle de l’analyse de performance.

Rien n’ai laissé au hasard… Mais rien n’est vraiment compliqué non plus : c’est juste un bon usage de techniques bien connues.

Analyse !

Premier écran :

La promesse est forte : 90% d’économie, et en plus, c’est près e chez moi !

Le formulaire est réduit au strict nécessaire : je ne dois renseigner que le mail.La ville peut être modifiée, mais elle est pré renseignée.

La ville est simplement déduite à partir de mon IP.

Autr point, évidement : le bouton « voir l’offre du jour ». Si je ne le vois pas, c’est que je dois me faire soigner de toute urgence ;).

D’ailleurs, en faisant des tests, je suis tombé sur ce bouton :

Groupon fait probablement de l’AB testing.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j’aurais tendance à penser que ce bouton animé doit plutôt bien transformer…

Une fois que j’ai validé, on me propose un deuxième écran :

Groupon ne tient donc pas sa promesse : au lieu de me proposer ce que j’avais demander (voir l’offre), il m’invite à … Gagner de l’argent.

Et on me propose pas 3 €, mais 120 !

Et en plus, ça ne prend pas de temps ;).

Là encore, la promesse est suffisamment forte pour que je « me laisse aller ».

Le formulaire est court, clair.

Et le bouton de validation est particulièrement visible.

Le traitement des erreurs est simple mais bien fait :

Personnellement, j’aurais également entouré de rouge le bouton radio à cliquer.

Après validation, que ce passe-t-il ?

On me propose… encore un écran :

Ce coup ci, on me propose d’inviter mes amis.

Pourquoi ferais-je ça ?

Parce que je vais gagner 6 € par inscrit !

Les outils pour m’aider sont nombreux : saisie directe d’un email, lien avec Facebook ou twitter, ou encore lien avec mon carnet d’adresse gmail…

Et si jamais je décline cette offre, elle reste proposée, bien visible, sur le site :

Voilà, fin de cette petite analyse !

Alors, avec de tels outils, pas étonnant que Groupon ait une croissance de folie :

Et pourquoi si peu de sites mettent en oeuvre de tels techniques ?

C’est un peu mystérieux pour moi ;). Je pencherais pour un énormé déficit de vrai culture e-marketing.

500 fois plus rapide…

Je lisais dans un doc qu’entre un programme écrit en PHP et un programme écrit en C, il y avait une différence d’un facteur 500 : le programme écrit en C est 500 fois plus rapide que le même programme écrit en PHP.

C’est, comment dire, énorme, monstrueux, incroyable… Bon, vous avez compris l’idée ;).

C’est avec ce type d’infrastructure qu’on se retrouve à devoir aligner des serveurs, comme les petits pains chez le boulanger… Sauf que le prix d’un petit pain n’est pas exactement celui d’un serveur…

Je suis pragmatique, et le PHP est bien souvent un bon choix pour l’entreprise… Mais cela me conforte dans l’idée qu’il y a un vrai chaînon manquant, un système de développement d’application Web réellement efficace, un environnement « green » et économique, parce que très performant.

Bon, de gros acteurs travaillent sur ce type de sujets : Google, Facebook…

Le management positif, « ya que ça de vrai »

J’ai entendu parlé d’une étude, sur un problème clé :

« Comment faire pour que les hommes pissent bien droit dans la cuvette, sans déborder partout ».

Cette étude a étudié pleins de méthodes : la culpabilité, la menace, l’empathie (pensez aux autres), le respect du règlement, …., mais également des méthodes positives, et ludiques.

Ce qui marche le mieux donc…

Ta ta tin !!!! (trompette)

C’est de mettre, par exemple, une fausse mouche, qui flote au milieu de la cuvette.

N’importe quel homme normalement constitué va s’appliquer, se concentrer, pour atteindre, avec une précision digne d’un robocop, la mouche.

Cela montre, à mon avis :

  • Qu’on est de grands enfants ;
  • Que les méthodes positives sont infiniment plus efficaces que les autres.

Après, ça me donne une idée de startup : un gadget électronique, qui mesure la précision de chacun. On pourrait imaginer de publier les résultats sur facebook. Ah, c’est vraiment la killer app, non ?

Tour des sites 1h avant les Soldes

Cet article est écrit par Antoine d’Arifat, DG de Brand Online Commerce, invité de François sur ce blog.

Dans la vie d’un e-commerçant les grosses bascules sont courantes :
– des bascules techniques : changement de version ou pire changement de plateforme,
– des bascules commerciales : arrivée de la nouvelle collection ou démarrage des soldes.
Cette dernière est très délicate car elle se trouve juste avant un pic de business très important.

Face à cette échéance chacun joue de sa stratégie, de ses moyens et du respect de la réglementation. La réglementation stipule une ouverture des soldes à 8h du matin.
Je vous propose un parcours de captures d’écran faites entre 7h et 8h du matin le premier jour des soldes.

Voici une première série d’acteurs qui ont opté pour une ouverture un peu avant 8h avec une page d’accueil orienté soldes. Ce sont un peu des « mauvais élèves » car ils n’ont pas attendu le top départ pour se lancer.
Dans ce domaine, La Redoute a bien fait les choses et propose même des facilités de paiement sur 3 mois. Imparable.

Chez Verbaudet et Cyrillus on n’a pas perdu de temps non plus. Le dispositif est bien en place. A priori il pourrait s’agir d’une politique globale du groupe Redcats.
Les Soldes c’est parti aussi chez Etam.
Coté Zara c’est plus sobre mais les soldes sont bien là un peu avant l’heure.
On est aussi à l’attaque chez Sarenza.
Contrairement à Spartoo qui a joué les « bons élèves ».

Coté « bons élèves » on distingue deux catégories : ceux qui ont opté pour une page d’attente interdisant l’accès au site et ceux qui ont fait la bascule « à chaud » après 8h.

Voici quelques exemples de ceux qui ont opté pour un gel du site avec juste une page d’attente.
Petit Bateau. On est dans l’esprit de la marque mais on peut regretter que la page ne soit pas plus orientée soldes.
Célio. Belle exécution avec un minuteur qui fait tout de suite monter la tension. Ici les soldes sont un évènement.
Naf Naf. C’est plus sobre mais l’heure d’ouverture est au moins indiquée.

C’est le Rush des SOLD3S chez les 3Suisses ! La jolie page d’attente nous dit que des clientes font déjà leur shopping. Difficile de savoir si c’est vrai ou pas puisque j’ai eu le droit à cette page toute la matinée.

Chez Promod on a le droit à une page internationale qui ne dit pas la même chose en fonction de la langue.

Beaucoup d’acteurs ont fait des bascules « à chaud » :  Sequoia Paris à basculé à 8h pile, Lacoste vers 8h20…

Je ne vous ai pas fait de copie d’écran, l’intérêt est moindre dans ce cas de figure. Par bascules « à chaud », comprenez des bascules en plein pic d’affluence. C’est risqué mais respectueux de la réglementation.

Il reste quelques autres catégories d’acteurs :

– ceux qui ont lancé les soldes avant l’heure mais ont gardé une home neutre comme Bonpoint,– ceux qui ont basculé plus tard dans la journée comme Kipling qui proposait un code promo avec -25% de remise jusqu’au 11/1 le matin des soldes,
– enfin ceux pour qui les soldes ne sont pas prioritaires comme Longchamp. Ce n’était pas le cas pour les précédentes saisons. Mais quand il ne reste que quelques pièces car la collection s’est bien vendue, cela a du sens.

En conclusion, basculer en mode solde n’est pas une mince affaire et chacun se voit obligé de prendre des risques avec le plus souvent des impacts financiers importants.
Un seul conseil, n’ajoutez pas trop, à la pression naturelle, de grosses opérations marketing qui ferait exploser le trafic. Les mauvaises surprises sont souvent à la clé.

Si j’étais responsable produit Apple…

iPhone

J’augmenterais la taille de l’écran, pour avoir un écran « presque » sur toute la surface du téléphone. L’idée de supprimer le bouton « home » me semble une bonne piste.

J’améliorerais la synchro, pour permettre une synchro OTA (Over The Air) plus facile, pour toutes les applications.

Je sais qu’il y a d’autres projets stratégiques : paiement mobile et suppression de la carte SIM.

Je ne suis pas sûr que le paiement mobile se développe rapidement chez nous… A suivre en tout cas.

Bien sûr, mais c’est juste une évolution naturelle, j’augmenterais globalement les performances : processeur, autonomie, capteur, mémoire.

Bon, bref, sur l’iphone, j’ai pas d’idée killer. Je trouve le truc déjà bien abouti.

Macbook air

Je remplacerais le clavier par un deuxième écran.

Je réduirais la taille des « bords », pour garder la taille du clavier et de l’écran, mais avec un portable encore plus petit.

J’intègrerais une clé 3G. C’est fait sur l’iPad, pourquoi pas sur le Macbook air ?

iPad

Je ferais un iPad plus petit, et donc plus mobile.

Je ferais un iPad « dual screen ». Heu, c’est le macbook air avec un deuxième écran ?

Non, car l’iPad n’est pas un ordinateur !

Et vous, vous feriez quoi ?

DropBox, la killer app

Parmi toutes les applications que j’utilise, DropBox est, de mon point de vue, l’une des applications les plus utiles.

DropBox, sur Mac ou PC, c’est une application qui permet d’enrichir les fonctions associées à un répertoire.

Explication !

J’installe Dropbox donc.

Je sélectionne un répertoire sur mon disque dur, associé à cette application.

A partir de ce moment là, ce répertoire est enrichi :

  • Les fichiers de ce dossier sont sauvegardés en ligne (cloud), avec un historique des modifications ;
  • Je peux partager un sous dossier, avec d’autres utilisateurs de DropBox ;
  • Si j’ai plusieurs ordinateurs, le dossier DropBox est automatiquement mis à jour ;
  • Si deux personnes modifient le même fichier, on peut voir sur Internet les différentes version, et choisir de rétablir telle ou telle version.

C’est donc un outil pour :

  • Sauvegarder mon travail
  • Avoir accès à l’historique des versions d’un fichier
  • Partager un ou plusieurs documents avec d’autres personnes
  • Partager un ou plusieurs documents sur plusieurs ordinateurs

Tout ça, c’est déjà énorme…

Mais, cerise sur le gateau, DropBox a développé une application iPhone ou Androïd.

Cela permet de consulter, en mobilité, l’ensemble des documents présents dans le dossier partagé.

tout cela est simple, efficace. En un mot : génial !

Salon e-marketing de paris, les 25 et 26 janvier

Si vous souhaitez tout savoir pour avoir plus de clients, mieux les fidéliser, …, il faut aller au salon e-marketing, l’autre salon organisé par eBusiness.

C’est du lourd : 200 exposants, 150 conférences…

Bon, j’aurais aimé y aller, mais là, c’est juste pas possible 😉

Vous me raconterez ?

Pour s’inscrire, c’est par ici.

Les bonnes lectures, suite ;)

Wizishop, qui propose une solution e-commerce pas cher, et qui marche plutôt bien, propose un guide des « 365 conseils » pour réussir son expérience e-commerce.

365, j’ai pas tout lu 😉

Mais ce que j’ai regardé est plutôt de bonne qualité, avec un ton sympa, pas prise de tête.

Donc, je ne peux que vous conseiller de le télécharger… et de lire un conseil par jour 😉

Science fiction : et si…

La panne de l’iphone m’a fait comme un déclic : comprendre, de manière plus concrète, les conséquences de la globalisation actuelle.

Un petit bug, et c’est 60 millions de personnes qui, chacun dans leur coin, n’a pas eu de réveil, les 1, 2 et 3 janvier 2011.

Cela c’est mis à tourner dans ma tête : l’impact d’une petite erreur a maintenant des conséquences mondiales.

C’était déjà vrai avec Microsoft, et ces centaines de millions de licences… Mais c’est encore plus frappant avec Internet, ou avec des appareils, qui nous accompagnent dans notre quotidien.

Je me suis dit qu’il y avait là sujet à de beaux scénarios, que je ne crois pas avoir vu.

On a bien sur des auteurs qui parlent de « délire de prise de contrôle des machines », mais je ne suis pas sûr que les scénarios de « bug planétaire » aient été bien creusés.

Pourtant, on peu imaginer des scénarios… rapidement impressionnant :

Que se passerait-il si un pirate prenait le contrôle d’éléments clés de l’internet ou du web ?

Et si un pirate arrivait à détourner les routeurs, et changer le comportement global du réseau ?

Et si un autre pirate (le cousin du premier) arrivait à rentrer sur les serveurs Google, et pourrait détourner le comportement du moteur, au profit de…

Pur science fiction ? Oui, bien sûr… Sauf que… Sauf que les intérêts sont énormes, financiers, politiques. Et si il y a des intérêts énormes, il y a des moyens correspondants. On peut réfléchir à ça en repensant au minitel : il était bien moins sécurisé qu’Internet, mais les volumes, les enjeux étaient bien moindre… Et finalement, le minitel a été très peu piraté.

On l’a vu pour l’iran : il semblerait que, pour affaiblir l’iran, les services secrets israéliens aient infiltrés les programmes des usines atomiques iraniennes. C’est pas de la pure science fiction, ça ?

Bon, encore une idée : un pirate prend le contrôle des DNS, et renvoie sur ses propres serveurs des transactions… Tu parles d’un phishing !

Alors, je suis parano ? Ou bien…

Aller, encore un exemple, assez évident : une attaque bien orchestrée sur FaceBook. C’est très crédible parce que Facebook ne l’est pas ;). Après, l’usage de ces milliards d’informations ? A creuser 😉

Allez, qui écrit ce bouquin ?

Bon, ça n’a aucun rapport, mais je viens de m’acheter le bouquin de Stéphane Hessel : Indignez vous !

C’est pas cher, pas lourd, et bien rafraichissant !

Amazon rachète les livres d’occasions (et DVD, …)

Amazon propose de racheter les livres d’occasion :

Amazon rachète des livres, et des DVD.

Je ne crois pas que ce service soit ouvert en dehors des US pour l’instant…

Mais c’est très intéressant, pour plusieurs raisons :

Cela montre bien que la frontière entre un acteur comme Amazon et les places de marchés C2C, comme eBay ou PriceMinister est ténue.

Le modèle d’Amazon est différent de ce que propose les autres places de marché, puisque c’est Amazon qui achète le produit, et ce sera donc Amazon qui revendra le produit, en apportant sa garantie sur la qualité du produit.

Autre point : Amazon fait un appel sur les produits qu’ils veulent revendre. Amazon ne propose donc pas d’acheter tout et n’importe quoi.

(via springwise)