Augmenter le panier moyen ? Des résultats inattendus

Tous les marchands souhaitent gagner plus d’argent, soit en augmentant le nombre de visiteurs, soit en augmentant le nombre de visiteurs qui achètent, soit en augmentant le montant du panier (soit en faisant tout ça en parallèle !).

Comment augmenter le panier moyen ? Il faut soit vendre des produits plus chers, soit pousser les clients à acheter tout pleins de produits.

Et comment pousser les utilisateurs à acheter plusieurs produits ? En proposant des produits, au bon moment, pendant le processus achat. Par exemple : le client a acheté un produit, et bien « on ne va pas le lâcher » et on va lui proposer d’autres produits, qui, si on a les bons outils, seront tous plus complémentaires du premier produit acheté.

Ainsi, si un client a acheté un iPod, on va lui proposer une housse, un chargeur de voiture, une extension radio, sans compter toutes les offres de service complémentaires : assurance transport, extension de garantie, option paquet cadeau, la livraison express super plus…

Et bien, sur certains segments, il apparaît que cette stratégie peut avoir le résultat exactement inverse de celui attendu : une baisse du taux de transformation !

Ainsi, si vous vendez des produits plutôt chers, qualitatifs, il apparaît qu’en moyenne, chercher à pousser des produits complémentaire entraîne une baisse d’environ 1% du taux de transformation, ce qui est énorme !

(D’après cette étude : merci capitaine)

La nécessaire révolution des médias

Ouf, j’ai pas trouvé mieux comme titre…

Le sujet :

  • Tout ce qui peut être dématérialisé va se dématérialiser ;
  • Cela change la création, la distribution, la consommation de ces médias ;
  • Cela change avant tout le business model !

Quels médias

Comme je l’ai dit juste au dessus, tout ce qui peut être dématérialisé va se dématérialiser.

La musique et la vidéo évidemment (c’est déja bien engagé).

Mais cela va également concerner tous les contenus « textes » : livres, …

Pourquoi cette révolution touche moins les livres ? A cause du terminal : il n’y a pas encore de « livre électronique » de qualité.

Pas encore ? Pour ceux qui ont vu le e-book de Sony savent que ça va venir très vite maintenant :

Image du Sony Book Reader

L’écran est très proche de la qualité « papier », et grâce à la technologie PaperInk, cet ebook ne consomme pas d’énergie quand on lit une page. Le système se remet en route quand on change de page.

Donc, je suis convaincu que le ebook va se développer largement, et remplacer d’ici quelques années le livre papier.

La terrible loi de Moore

Loi qui dit que le nombre de transistors, dans un circuit intégré, double tous les deux ans.

La mémoire électronique est basée sur les transistors, et cette loi est à peu près vérifiée depuis 40 ans (!).

On a donc des cartes mémoires de plus en plus puissantes, et de plus en plus petites.

Ainsi, on a déjà sur le marché des clés USB utilisant la mémoire Flash de 8 Go, et mieux encore, des cartes microSD de 8 Go, avec déjà l’annonce d’une carte microSD de 16 Go…

Il n’y a aucune raison pour que cela s’arrête : il y a dans les labos tout un tas de technologies permettant de stocker toujours plus de données, sur des espaces toujours plus petits, avec des performances toujours meilleurs.

Et alors ?

Quand chacun peut mettre tous ses médias sur une carte grande comme un (petit) ongle, le business model de ces contenus est forcément chamboulé.

A mon sens, on peut toujours mettre des « radars » sur Internet, les échanges se feront autrement, directement en s’échangeant les médias, de carte à carte, de baladeur à baladeur….

Et les DRM ?

Les DRM, pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont des « clés », sensées protéger les contenus contre les copies pirates.

A mon sens, la « guerre » des DRM est une guerre définitivement perdue (Steve Jobs dit la même chose d’ailleur).

Pour plusieur raisons :

  • La diffusion des contenus non protégée est très rapide ;
  • Les DRM peuvent être enlevées, de plus en plus facilement. Prenons un contenu protégé. L’augmentation de la qualité des contenus fait que, même si on repasse par un « trou » analogique et qu’on recode en numérique, la qualité du contenu ainsi décodé est très bonne, et sera de plus en plus haute (désolé, je n’arrive pas à expliquer cela plus simplement…) ;
  • La chaîne de valeur des acteurs n’est pas vertueuse : les clients des constructeurs de baladeurs et d’ordinateurs sont… nous, et pas les maisons qui gèrent les droits d’auteurs.

Quel avenir alors ?

Que la révolution actuelle fasse « bouger les murs », cela ne me pose pas de problème : des acteurs s’adapteront, d’autres non, et seront remplacés par de nouveaux acteurs plus agiles.

A mon sens, le seul vrai problème est la rétribution des auteurs (les intermédiaires doivent s’adapter !).

Que tout le monde puisse accéder à une médiathèque casi illimitée, cela a un côté très exitant, très positif.

Mais si les créateurs ne peuvent plus vivrent de leurs créations, c’est un vrai problème.

Quel business model ?

J’ai beaucoup regardé ce qui se passe dans la logique « Web 2.0 ». Alban parle par exemple des nouvelles opportunitées, offertent par la « création collective ».

Evidemment, et les maisons de production ont bien capté cela, le spectacle revient au centre de l’attention de tous…

Mais bon, le spectacle, cela marche pour la musique, mais pour les livres, on fait comment ?

Et puis pourquoi un auteur ne pourrait pas créer s’il n’aime pas le spectacle ?

Je ne dis pas que c’est idéal, mais je ne vois pas d’autre solution : si on veut que les auteurs puissent créer, il me semble que la seule solution, c’est la licence globale.

Le principe est simple : chacun paye une sorte « d’impot media » puis peut accéder à tous les médias, sans limite.

d’ailleur, les taxes actuelles, sur tous les supports numériques vont bien dans ce sens.

La bataille Microsoft / Google : suite

J’en parle régulièrement, le moteur de recherche draine de 50 à 60% des visiteurs d’un site marchand.

Suivre l’évolution de ce marché est donc très important.

Depuis la sortie de Vista, et la présence d’une barre de recherche paramétrée par défaut sur le service de recherche « made in Microsoft », Live, les parts de marchés de Google semblent baisser (j’en avais parlé ici).

Et bien cette tendance semble se confirmer entre mai et juin, avec aux US une baisse de 1,2% du trafic Google, une baisse de 1,3% du trafic de Yahoo Search, au profit de MS Live, qui a une progression de 2,9% en un mois !


(via barometre.secrets2moteurs)

La ré-intermédiation

Internet peut être vu comme un simple outil, et certains pensent qu’au fond, cela ne change pas grand-chose : c’est juste un « canal de plus » pour vendre ou communiquer.

Je ne partage pas ce point de vue. Je pense qu’au contraire, Internet « change la donne », profondément, et je pense qu’on est encore à la préhistoire de ces changements.

Le e-commerce est une opportunité pour vendre directement auprès des clients. Ainsi, certaines entreprises, qui vendaient plutôt de manière indirecte, utilisent Internet pour vendre directement leurs produits aux consommateurs : c’est ce qu’on appele la désintermédiation : on raccourci le chemin entre le fabriquant et le client, on retire les intermédiaires.

Cela permet aux entreprises de moins dépendre des distributeurs, de mieux maîtriser leurs marges, et de cultiver le lien fondamental avec l’utilisateur du produit.

Le consommateur se retrouve donc « à un clic » de dizaines de milliers de boutiques.

Comment faire pour s’y retrouver dans ce « grand bazar » Internet ?

C’est toute la logique des acteurs qui se positionnent entre les sites marchands et les clients : c’est la « ré-intermédiation ».

Google est évidemment LE grand intermédiaire : il draine entre 50 et 60% du trafic des sites marchands.

Il y a également les différents moteurs de shopping : Kelkoo, Shopping.com, … L’intérêt pour les clients ? Pouvoir comparer les produits et les prix, facilement et rapidement. Ces moteurs construisent de grandes bases de données contenant des millions de produits.

Enfin, il y a également les sites thématiques, spécialisés sur un domaine particulier, qui référencent les produits du domaine. C’est par exemple le cas de Génération MP3, qui regroupe toutes les informations sur les baladeurs multimédias.

Je suis convaincu qu’il y a encore beaucoup à faire sur ce positionnement intermédiaire, pour regrouper les bonnes informations, animer les communautés, …

Juste pour la beauté du geste

Si vous aimez les interfaces inutiles, vous adorerez rhythmofline :

Image issu du service RhythmOfLines

Bien sûr, c’est pas du jamais vu, mais j’ai trouvé ce service très bien fait, très joli, et parfaitement inutile.

Evidement, il y a derrière tout ça un annonceur (Audi) mais la publicité est plutôt subtile en l’occurrence.

La techno pour motoriser ce service : le moteur 3D du dernier player Flash.

Nouveau service à venir Flex pour « browser » des images

Vous connaissez ces nouvelles interfaces, pour nous aider à ranger, trier, chercher des documents, des photos :

Et bien une nouvelle boite, TileUI, devrait bientôt nous proposer un service, par dessus FlickR, pour qu’on puisse faire tout ça directement dans son navigateur, avec la techno Flex derrière.

Un nouveau système d’enchères : BDaBD

J’avais fait un « teasing » dans ce billet, et je devais en parler dès vendredi… Mais voila, je ne suis pas encore parfaitement au point dans l’art du teasing… C’est donc avec un petit retard que je vous livre « la surprise » :

Logo BDaBD

C’est Florent qui m’en a parlé, et il est l’un des concepteurs du site.

Il s’agit donc d’une place de marché, spécialisée sur le marché très pointu des BD.

Ce site comporte un système d’enchère innovant.

Le principe est (à peu près) le suivant :

  • Soit un vendeur, il met à la vente une BD, à un prix donné (disons 20 €) ;
  • Un acheteur arrive, mais fait une contre proposition (par exemple 10 €) ;
  • Un autre acheteur est également intéressé, et fait une meilleure proposition (par exemple 13€) ;
  • Le vendeur baisse son prix initial, et accepte l’offre du deuxième acheteur : il y a « match ».

C’est donc un système complètement différent de celui d’eBay :

  • C’est un processus actif pour les deux côtés pendant l’ensemble du déroulement de l’enchère : acheteurs et vendeurs, à la différence d’eBay, où les vendeurs ne sont pas actifs ;
  • La gestion du temps est complètement différente : dans le système BDaBD, on ne connait pas à priori la durée de l’enchère. Il peut y avoir match très rapidement. C’est à mon sens un élément très important pour créer de l’animation autour d’une vente. A la différence d’eBay, si on est intéressé par un produit, on a intérêt à suivre de très près ce qui ce passe, du début à la fin de l’enchère (et pas simplement à la fin comme sur eBay).

A voir maintenant comment BDaBD va évoluer : le site est encore très jeune.