Archives de catégorie : e-commerce

Interview de Julien Chaumond, fondateur de Productism (ex Prodca.st)

Je vous propose une petite interview de Julien Chaumond, fondateur de Productism, à l’occasion du lancement de sa nouvelle version. Julien est co-auteur sur ce blog.

Bonjour Julien. Peux-tu nous présenter Productism ?

Bonjour François,

Nous avons commencé à bosser sur ce projet il y a un peu plus d’un an maintenant et nous avons décidé de changer de nom pour mieux refléter le positionnement du site, centré sur les produits (accessoirement, un .com est une très bonne chose pour le SEO, surtout sur les produits et le e-commerce).

Productism, donc, est un réseau social sur les produits et sur les marques. Nous avons aujourd’hui 2000 membres, presque 20.000 commentaires qualifiés sur des produits, et nous avons en un an apporté à nos marchands partenaires plus de 200.000 clics qualifiés par plus de 100.000 visiteurs uniques (avec de très bons taux de conversion…).

Quelles sont les nouveautés de cette nouvelle version ?

Nous avons d’abord complètement retravaillé l’ergonomie du site et le design.

Et surtout nous avons centré le service davantage autour des marques et marchands, avec des pages marques inspirées de celles de Twitter et Facebook (avec une cover picture personnalisable par la marque) comprenant le flux des avis sociaux sur les produits de la marque (voir par exemple ici) mais aussi une nouvelle vue plus « à la Pinterest » sur les produits eux-même ().

Les prochaines étapes ?

Nous avons en parallèle beaucoup amélioré le plugin pour sites e-commerce, en choisissant de nous concentrer à 100% sur Prestashop (d’une part pour ne pas disperser nos ressources de service auto-financé, d’autre part car de nombreux marchands de taille moyenne ayant une communauté de clients forte — notre coeur de cible — sont sous Prestashop) et nous préparons son lancement.

J’invite les marchands (Prestashop) intéressés à nous contacter pour rejoindre notre beta privée : hello@productism.com

Pour finir, je vous propose un visuel de présentation du concept 🙂 :

Quelle compétence pour faire faire ?

Quand j’étais ado, j’ai fait beaucoup d’équitation.

Mais vraiment beaucoup !

Je pensais que j’en ferais mon métier, j’étais passionné.

Je me suis à l’époque passionné pour pleins de choses : le dressage, le saut d’obstacle, mais aussi la façon d’enseigner l’équitation. Je lisais à peu près tout ce qui peu exister en littérature sur ces sujets.

J’ai ainsi appris pas mal de choses.

Par exemple ceci :

Quand l’équitation était vraiment quelque chose d’important, pour l’armée en particulier, … vous imaginez bien qu’on prenait le plus grand soin pour bien dresser les chevaux, et bien apprendre aux cavaliers à monter.

Et bien à cette époque, apprendre et faire était deux métiers complètements différents.

Pourquoi demander à un instructeur de savoir monter à cheval ? Ce n’est pas ce qu’on attendait de lui.

Ce qu’on attendait, c’est qu’il apprenne à bien monter. Il avait donc un regard aiguisé, pour voir, en 1/10ème de seconde, ce qui allait et ce qui n’allait pas, et pouvait ainsi donner les bonnes instructions.
Les deux compétences étaient complètement séparées : instruire et monter.

Vous vous demandez sans doute pourquoi je vous parle de ça.

Je vous parle de ça parce que la question derrière, c’est : qui est légitime pour piloter une activité ?
Faut il savoir faire pour savoir faire faire ?

Si on reprend mon exemple « historique », ce que ça dit, c’est deux choses :
On ne doit pas nécessairement savoir faire pour savoir faire faire.
Mais cela dit aussi que pour faire faire, on doit être un pro : on doit avoir développé cette expertise, qui consiste à avoir un regard aiguisé, de spécialiste.

Je suis convaincu que cette métaphore s’applique plutôt bien, pas vous ?

Startup Weekend Nantes, du 14 au 16 Septembre

Les Startup Weekend, vous connaissez ?

La prochaine version de cet évènement à Nantes aura lieu du 14 au 16 septembre.

Vous avez un projet, vous montez une startup ?

C’est le bon endroit ou aller !

J’y serais, en particulier parce que je serais membre du jury 🙂

Et puis ça me permettra d’échanger avec quelques startups que je connais à Nantes, comme Lengow ou iAdvize.

Rachat de Sparrow par Google – Bonne ou mauvaise nouvelle ?

Si vous suivez l’actualité du net, vous savez que Google vient de racheter Sparrow, startup Française, qui développe un client mail, particulièrement adapté à GMail.

J’ai lu, ici et là, des choses variées sur le sujet. Voici quelques réflexions, sans connaitre le dossier de l’intérieur (pas d’info secrètes)

  • Google n’avait jusqu’alors pas acheté de boite Française. Il était temps de corriger le tir 😉
  • C’est un avenir « probable » pour une startup de ce type, que de se faire racheter. C’est ce qu’on appelle une « sortie » : c’est une sortie en fait pour les investisseurs, qui revendent leurs actions, à une valeur bien supérieure à la valeur d’achat.
  • Il y a des réactions « énervées » sur le fait d’avoir acheté un logiciel, et d’apprendre qu’il n’évoluera plus : bon, le prix de vente de Sparrow est très bas, le manque à gagner n’est quand même pas catastrophique… Ce point peut être bien plus délicat, quand on achète un logiciel professionnel et chère, et que l’éditeur disparait, par un rachat ou… une faillite
  • Il y a aussi des réactions énervées sur le thème : pourquoi la boite a accepté ce pacte avec le diable : pourquoi ne pas poursuivre le développement, et devenir un leader mondial ? Plusieurs choses à ce propos :
    • On vous proposerait un tel chèque (on parle de 20 M€), vous êtes sûr que vous refuseriez vous ?
    • Les investisseurs, qui financent les startups et prennent des risques, ont leur mot à dire : vous les avez fait entrer, ils sont « dans la maison ». Là aussi, prendre un tel chèque est probablement très tentant. Bon en l’occurrence, Jérémie Berrebi de chez Kima Venture, investisseur donc, a tweeté : « Impossible to build a great and big company when you are looking to sell too fast »… Donc, dans ce cas là, les fondateurs et les investisseurs n’étaient pas complètement en phase…
    • Je comprends qu’on trouve ça dommage, mais si on voulait de vrais sociétés technologiques leader en France, ou plus largement en Europe, il y aurait quelques ajustements à faire, dont, de mon point de vue, un Small Business Act.

Pour dire les choses simplement, je pense que c’est un vrai succès pour cette boite, qui a su développer et distribuer un produit innovant, sur un marché pas si facile que ça : bravo donc !

Google poursuit sa croissance

Le chiffre d’affaires de Google poursuit sa croissance :

Ce qui ressort de ce graphique, c’est l’importance des revenus Adwords, et Adsense dans une moindre mesure.

C’est bien pour Google que ses revenus continuent à croitre mais un modèle aussi monolithique est forcément fragile.

Google résiste bien aux changements en cours, mais pour combien de temps :

  • Développement des usages mobiles,
  • Changement de paradigme lié aux tablettes,
  • Changements de comportements liés à Facebook
  • Développement du HTML5

A suivre !

(via Webrankinfo)

J’ai testé pour vous – Capitaine train

Capitaine train est une startup culottée, qui se propose ni plus ni moins de concurrencer notre voyage-sncf national.

Pour l’instant, le service est en beta test, sur invitation.

J’ai pu tester le service, et c’est plutôt très bien fait. Visite guidée :

La page d’accueil donne le ton, c’est clair, sobre, et classe.

La page d’inscription est là encore très simple, avec la mise en avant d’une identification via Facebook.

Le formulaire de recherche a vraiment été travaillé, pour accélérer les choses.

A gauche, on a les champs : départ, arrivée, date, …

A droite, les suggestions de recherche.

Je viens juste d’arriver sur la page, et la partie suggestion est déjà renseignée, avec, tout à droite, les dernières recherche que j’ai fat (devinez ou j’habite 😉 ).

ça, c’est vraiment top : en 1 clic, tout le haut du formulaire est rempli.

Le choix de la date est là encore super bien fait, sobre et clair. En particulier, l’idée de choisir par grandes plages horaire est une bonne idée pour simplifier l’interface.

On clique sur Rechercher et hop :

Les résultats sont là aussi très clairs, avec a gauche les différents trains et à droite, le détail du voyage sélectionné (juste un petit bug, sur la taille de la liste déroulante pour choisir le train, bon, c’est une beta 😉 )

Après avoir choisi son train, on peut payer :

Là encore, c’est clean.

Dommage qu’on ne me propose pas d’enregistrer ma carte bleue. Pour ce type de service, cela me semble tout à fait important.

Update> Le service permet d’enregistrer le voyage sur la carte fidélité de la SNCF (ce qui est super pratique !)

Alors, il sort quand ce service ?

Le danger d’aller trop vite

Je connais bien mon métier.

Ce qui fait que, tant qu’on parle de sujets que je maîtrise bien, je peux aller très vite.

Trop vite parfois, au risque de me retrouver un peu seul 😉

Je ne veux pas paraître prétentieux : mais le conseil en e-commerce, c’est mon métier full time depuis pas mal d’années maintenant, plus l’expérience que j’avais avant sur les gros projets internet…

J’ai vu plusieurs dizaines de projets, et des configurations très variées.

Donc, face à une situation plutôt classique, je peux aller très vite, sur la solution la plus adaptée.

Mais, comme je l’ai déjà dit d’en d’autres billets, mon job n’est pas que JE trouve la bonne solution, mais que la meilleure solution soit adoptée par le client. Il faut donc parfois du temps, pour que chacun s’approprie les choses.

Même si je suis attentif à ce sujet, il m’arrive de me faire coincer.

Cela m’est arrivé il y a quelque temps :

J’étais chez un client pour qui je travaillais. La confiance était en place, et l’équipe, avec qui je travaillais, était montée en compétence : on pouvait aller assez vite.

Mais, lors d’une réunion, d’autres personnes étaient là. Je n’ai pas fait assez attention, et j’ai avancé comme si…

Et bien ça a été une catastrophe : les « nouveaux » ne connaissaient pas du tout le sujet, et tout a basculé : je me suis retrouvé challengé, sur des choses complètement fondamentales par rapport au e-commerce… Et une fois qu’on est dans cette situation, c’est très très délicat de reprendre les choses en main.

Le risque, c’est que le client perde confiance… Et la confiance, c’est un élément complètement fondamental de mon métier.

Ne vous méprenez pas : je parle bien des sujets purement e-commerce !

Mes clients ont pleins de choses à m’apprendre sur leurs métiers, leur entreprise. On est donc sur un échange ! Et c’est bien la posture qui me semble la plus intéressante, a contrario des « donneurs de leçons » qui font croire qu’ils savent tout…

Microsoft, quel avenir ?

Microsoft n’est pas la boite la plus à la mode.

Elle n’a pas l’image de Google, ni celle de Facebook, ni Apple…

C’est microsoft : la société qui commercialise l’OS le plus distribué au monde, avec la suite bureautique la plus utilisée : Microsoft Office. La première société a avoir compris que le logiciel était un élément clé

Bon, Il y a des côtés de Microsoft qui m’impressionnent, mais il y a des choses difficile à comprendre : Comment se fait il que la gestion des numérotations dans Word soit aussi pourri ? Et la gestion des images dans word ? …

Microsoft a beau être une grosse boite, elle garde une capacité à se transformer assez impressionnante pour une boite de cette taille.

Microsoft a su par exemple prendre le virage de l’internet, et s’y mettre très vite.

Aujourd’hui, Microsoft fait plusieurs paris plutôt osés :

  • Développer un seul OS, qui devra tourner sur tous les terminaux
  • Adapter sa suite office, aux nouvelles interfaces (tactiles en particulier) et adapté aux différents terminaux
  • Adapter la suite Office à un mode « cloud ».

Cela fait beaucoup tout ça !

A suivre en tout cas.

Voici une vidéo pour se faire une première idée de toutes ces évolutions :

C’est quoi ta couleur ?

On n’a pas tous le même caractère.

Nos motivations aux uns et aux autres sont différentes.

Nos peurs aussi.

Bref, toutes ces différences, cela nous rends complémentaires, mais cela fait qu’on ne se comprend pas toujours, chez soi, et au travail.

Il existe une méthode, dite « la méthode des couleurs », qui vise à mieux se connaitre, mieux analyser ses interlocuteurs, et améliorer ainsi sa relation avec les autres.

C’est en particulier basé sur les études de Jung (types psychologiques)

Cette méthode vise a définir qui on est, sur deux axes :

  • Introverti – Extraverti sur l’axe horisontal
  • Relation – Pensée sur l’axe vertical (« je privilégie la relation ou la pensée ? »)

Cela donne ça :

En bas, vous privilégiez les relations, l’humain. En haut, vous privilégiez la pensée, la réflexion analytique.

A gauche, vous êtes introverti. A droite, extraverti.

J’ai passé un test, qui, normalement, permet de mesurer ou je me situe là dedans (méthode arc en ciel).

C’est assez étonnant, comment à partir de peu de questions le système permet de définir vos couleurs dominantes, dans deux contextes : personnel et professionnel.

Bon, ceux qui me connaissent ne seront pas surpris : je suis « rouge », très rouge même !

Et vous, vous êtes quoi 😉 ?