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Bon exemple d’ergonomie à plusieurs niveaux dans itunes

Quand on conçoit une interface, on est souvent confronté à un dilemme :

  • On souhaite faire une interface simple
  • On veut offrir des fonctions avancées

La solution est de proposer une interface à plusieurs niveaux de lecture, d’utilisation.

Plutôt que de vous embêter avec de la théorie, je vous propose un exemple concret, avec le générateur d’expressions pour les listes intelligentes de iTunes.

Le sujet, classique d’ailleurs, est de proposer un générateur de requête, sans avoir à demander à l’internaute d’apprendre un langage.

Dans ce premier exemple, simple, on peut ajouter des lignes, les unes sous les autres.

La première liste déroulante permet de choisir si on veut « un gros et » ou « un gros ou » entre les lignes :

Chaque ligne permet de choisir le critère de recherche, la liste est a peu près sur l’ensemble des champs associés à chaque médias (nom, date, durée, …).

C’est assez intuitif tout ça, pas la peine d’avoir bac + 5.

Le problème, c’est que c’est bien sympathique pour démarrer, mais cela ne permet pas d’exprimer n’importe quoi. Certaines requêtes nécessitent de faire des regroupements (les parenthèses des expressions).

Dans l’interface de base, on ne peut pas faire ça…. Mais en fouillant un peu, on trouve.

En appuyant sur Option, le bouton « + » se transforme en « … », et permet d’ajouter des blocs, comme dans l’exemple suivant :

D’un coup, notre langage d’expression devient bien plus riche !

D’autant que chaque bloc peut être un bloc ET ou OU.

Le côté intéressant est que cette fonction avancée n’est absolument pas visible par défaut. Il faut fouiller un peu.

Moi en l’occurrence, j’ai trouvé cette fonction sur un blog. Mais elle est très bien décrite dans l’aide, accessible depuis le « ? » en bas de l’écran.

Donc, c’est de mon point de vue un très bon exemple d’une interface ayant plusieurs niveaux d’utilisation :

L’utilisateur débutant y trouvera rapidement son compte.

L’utilisateur avancé trouvera un moyen de faire des choses évoluées.

 

RentAShop, pour des boutiques SAAS sur mesure

RentAShop est une solution SAAS, pour mettre en ligne une boutique e-commerce, qui existe depuis 2005.

C’est une solution de qualité, avec a peu près 220 références.

Les boutiques sont plutôt bien faites.

Pour François Huet, le patron « rock » de RentAShop, la qualité est vraiment un axe clé. Il est très attentif, par exemple, à ce que les boutiques tournent sur l’ensemble des navigateurs Internet. Cela peut paraître une évidence, mais pourtant, ce n’est pas toujours le cas…

Deux exemples de boutiques :

Sympa la présentation des produits, avec des tailles différentes, non ?

Autre exemple :

Le jeu des couleurs, la charte est bien sympa.

RentAShop évolue : l’expérience acquise permet de mieux comprendre les attentes du marché :

Bref, RentAShop est une bonne solution pour se lancer dans le e-commerce, avec un investissement maîtrisé, et donc du budget pour les autres postes clés : le stock et le e-maketing.

Bonne continuation à RentAShop !

 

Le bazar du nouveau monde

Un constructeur de voiture fabrique des voitures, et pas grand chose d’autre.

Un fabriquant de meuble ne va pas se mettre à fabriquer… des voitures !

Une enseigne de distribution distribue des produits… Même s’il distribue des produits en marque distributeur, il ne devient pas fabriquant pour autant.

Bref, dans le monde réel les choses ne changent pas tant que ça : chacun reste plus ou moins à sa place.

Dans le monde du numérique, des nouvelles technologies, du web, il en est tout autrement.

Google, après avoir bâti le plus gros moteur de recherche, assorti avec le plus gros moteur de publicité, s’est lancé dans le développement d’opérating system, pour les mobiles, et pour les PC.
Google est également parti vers le développement hardware : smartphones (renforcé avec le rachat de Motorola) et ordinateurs.

Amazon après avoir construit la plus grosse usine à vendre en ligne, se met à construire des tablettes (Kindle), et maintenant, on annonce le développement de smartphones.

Et Facebook, il y a aussi des rumeurs sur la fabrication d’un smartphone Facebook.

Le jeu évolue vite, entre :

  • constructeurs qui rêvent d’avoir le contrôle sur la chaîne logicielle et services,
  • éditeurs de logiciels (Microsoft) ou de services (Google, Facebook),
  • opérateurs de télécom.
De mon point de vue, la clé de la réussite passe par une maîtrise du logiciel.
C’est ce qu’a compris Apple,
C’est l’ADN de Google ou Facebook bien sûr, mais aussi Amazon,
C’est ce qu’à du mal a comprendre un constructeur (voir les difficultés de Nokia, Motorola, …)
Mais ceci est un autre sujet 😉

Les choses changent vite donc…

En fait, ce n’est évidemment pas quelque chose de nouveau.

Exemple : Danone était un fabricant de pots en verre, avant d’avoir l’idée d’augmenter la valeur du produit, en le remplissant de yaourt.

J’avais regardé un documentaire, qui racontait l’histoire de Citroën et de Renault. Citroen n’avait pas commencé par les voitures, mais par de gros, de très gros engrenages. Et Peugeot, qui fabriquait des moulins à café ou a poivre ?

Mon voisin m’a raconté comment un fabricant de balises maritimes était devenu le plus grand fabricant de barbecues (la marque Weber je crois) : le patron a vu comment les employés faisaient griller des saucisses dans une balise en fer, coupée en deux…

Donc, tout change, dans « l’ancienne économie » comme dans la nouvelle, les boites se réinventent, évoluent.

Les boites sont comme des être vivants, qui naissent, évoluent, se transforment, et meurent aussi parfois.

La nouvelle économie n’a donc pas inventé la transformation. Elle l’a juste accéléré, amplifié.

N’empêche, quel bazars !

Inauguration des nouveaux bureaux de Criteo, la vidéo

Suite à l’évènement de la semaine dernière, je vous conseille cette vidéo, avec Jean Baptiste Rudelle, patron de Critéo, Fleur Pellerin et Jean-Louis Missika, de la ville de Paris.

J’ai en particulier bien apprécié la vision de Jean Louis Missika, sur la difficulté de réussir une srtartup en France, qui est un pays bien plus petit que les US, et bien plus grand qu’Israel.

Le fait qu’Israel soit un tout petit pays fait que, dès la création de la boite, l’équipe travaille dès le début à un développement international.

Pour exagérer un peu, on dit qu’en Israel, on crée la boite disons le Lundi, et on crée l’agence aux US le Mardi.

La vidéo donc :

La bonne gestion du désabonnement par Fab

Pour un site comme Fab.com, la gestion des abonnés est juste un élément fondamental.

Quand on clique sur le lien pour se désabonner, on arrive sur la page suivante :

Je n’avais jamais vu ce type de page aussi bien faite :

On est en même temps dans le plus grand respect de ce que souhaite l’internaute, et en même temps, on cherche des solutions, on pousse des options.

Ainsi dans cette page, le premier bouton, bien clair, permet de faire ce pourquoi on est venu : se désabonner.

Mais juste en dessous, la page propose plutôt de mieux régler les options d’abonnements, bien riches d’ailleurs.

Si on insiste, et qu’on clique sur le bouton pour se désabonner de tout, on arrive sur la page suivante :

Là encore, le message est assez juste. Le désabonnement est bien pris en compte, et la page le confirme.

Mais le bouton incitatif propose de se réabonner.

Encore une fois, tout cela doit être fait de manière subtile :

En premier lieu, on respecte les demandes et les choix de l’internaute. Rien de pire que de chercher à lui forcer la main.

En deuxième lieu, on cherche des solutions pour garder le lien, et proposer un service adapté.

Well done 🙂

Lean Startup – Ou comment développer une startup agile à tous les étages

Eric Ries a bien rôdé son message, ses vidéos sont des shows à à l’américaine.

Mais au delà du show, le message est intéressant.

Il s’agit d’une méthode de développement, adaptée aux startups.

A la base, le constat est que la plupart des startups se plantent.

Eric Ries parle de sa première expérience :
Ils avaient pourtant fait les choses dans les règles de l’art.

Ils avaient :

  • Démarré avec une vision long terme
  • Levé un maximum de cash
  • Recruté les meilleurs
  • Réussi à se focaliser sur la qualité
  • Bâti une solution technologique au top
  • Réussi à faire un gros buzz au lancement

Et bien ce que dit Eric, et qui est parfaitement exact, c’est qu’on peut très bien réussir parfaitement ces étapes, et se planter en beauté !

En fait, on risque fort de se planter parce que plusieurs éléments fondamentaux derrière ce plan sont erronés :

  • On croit qu’on connait les clients, que l’on sait ce qu’ils veulent.
  • On pense pouvoir prévoir le futur.
  • On croit que si l’on suit le plan initial, on avance, on fait progresser le projet.

Et ce dernier point me semble particulièrement juste : parce qu’on a fixé un plan, et qu’on le suit, on est rassuré… Mais rien ne garanti qu’on avance dans la bonne direction !

Par rapport à ce constat, Eric Ries propose une approche basée sur la programmation agile. Il s’agit en fait de généraliser l’approche agile pour l’ensemble de la société.

On va donc itérer rapidement, et proposer aux premiers clients un produit, le plus vite possible.

Ensuite, on rentre dans un mode itératif : suite aux premiers retours des premiers clients, on enrichi le produit, et ainsi de suite, avec, évidemment, la mise en place d’outils de mesures, pour bien valider qu’on avance (ou pas) dans la bonne direction :

Mais le mieux est encore de regarder l’une des nombreuses vidéo d’Eric :

La faute de raisonnement – Exemple concret sur la taxe Google

Le raisonnement logique est pratiquement toujours utilisé pour vous convaincre d’une action : achat, vote, …

Mais le raisonnement sous jacent est très, mais alors vraiment très rarement juste.

Le raisonnement logique, c’est basé sur une construction mathématique précise, appelé algèbre de Boole.

Dans cet univers, les choses sont très précises, mathématiques.

On se laisse facilement abusé par de tels présentations, parce que cela semble scientifique.

Dans la pratique, quand on décompose ce qu’on nous dit, on a bien souvent n’importe quoi.

Exemples les plus courants de fautes :

  • Les hypothèses de bases sont fausses, ou non prouvées. Hors, en logique, à partir du Faux, on prouve … n’importe quoi !
  • Le début du raisonnement est juste, mais à une étape, il n’y a pas de lien entre les étapes. Le « donc » est juste un mot, posé entre deux éléments disjoints.

J’ai écouté la vidéo du sénateur qui veut taxer internet.


Quelle fiscalité pour le numérique ? par Senat

C’est une bonne illustration de mon propos :

Le début me semble juste : de gros acteurs, plutôt américains, utilisent les anomalies fiscales mondiales pour payer moins d’impôt.

Mais le raisonnement a une grosse rupture, quand par la suite le sénateur explique qu’il va taxer l’internet B2B : il n’y a pas de lien entre les irrégularités fiscales dont bénéficient les grands groupes américains, et le fait de taxer l’utilisation professionnel d’internet.

Oxatis permet de choisir la déclinaison dès la page liste

On peut gagner, au niveau du taux de transformation, en affichant à l’internaute la bonne information, plus vite.

Pour les produits déclinables, on peut gagner un clic, et proposer à l’internaute de choisir la déclinaison qu’il souhaite dès la page liste.

C’est ce que propose Oxatis, voici un exemple :

La vignette de gauche est normale.

A droite, c’est la vignette affichée au survol de la souris.

La vignette permet d’afficher deux critères de déclinaisons : la contenance et le dosage en l’occurence.

Bien sûr, ce qui est affiché est synchronisé avec les données du stock : on n’affiche que les déclinaisons disponibles.

Pour ceux qui ne connaissent pas, je rappelle qu’Oxatis est la solution leader en France, permettant de créer facilement et rapidement une boutique en ligne, pour quelques dizaines d’euros par mois.

Tout l’argent économisé, vous pourrez l’investir sur le stock produit, l’acquisition de trafic, la fidélisation…