Archives de l’auteur : François

RentAShop, pour des boutiques SAAS sur mesure

RentAShop est une solution SAAS, pour mettre en ligne une boutique e-commerce, qui existe depuis 2005.

C’est une solution de qualité, avec a peu près 220 références.

Les boutiques sont plutôt bien faites.

Pour François Huet, le patron « rock » de RentAShop, la qualité est vraiment un axe clé. Il est très attentif, par exemple, à ce que les boutiques tournent sur l’ensemble des navigateurs Internet. Cela peut paraître une évidence, mais pourtant, ce n’est pas toujours le cas…

Deux exemples de boutiques :

Sympa la présentation des produits, avec des tailles différentes, non ?

Autre exemple :

Le jeu des couleurs, la charte est bien sympa.

RentAShop évolue : l’expérience acquise permet de mieux comprendre les attentes du marché :

Bref, RentAShop est une bonne solution pour se lancer dans le e-commerce, avec un investissement maîtrisé, et donc du budget pour les autres postes clés : le stock et le e-maketing.

Bonne continuation à RentAShop !

 

Le bazar du nouveau monde

Un constructeur de voiture fabrique des voitures, et pas grand chose d’autre.

Un fabriquant de meuble ne va pas se mettre à fabriquer… des voitures !

Une enseigne de distribution distribue des produits… Même s’il distribue des produits en marque distributeur, il ne devient pas fabriquant pour autant.

Bref, dans le monde réel les choses ne changent pas tant que ça : chacun reste plus ou moins à sa place.

Dans le monde du numérique, des nouvelles technologies, du web, il en est tout autrement.

Google, après avoir bâti le plus gros moteur de recherche, assorti avec le plus gros moteur de publicité, s’est lancé dans le développement d’opérating system, pour les mobiles, et pour les PC.
Google est également parti vers le développement hardware : smartphones (renforcé avec le rachat de Motorola) et ordinateurs.

Amazon après avoir construit la plus grosse usine à vendre en ligne, se met à construire des tablettes (Kindle), et maintenant, on annonce le développement de smartphones.

Et Facebook, il y a aussi des rumeurs sur la fabrication d’un smartphone Facebook.

Le jeu évolue vite, entre :

  • constructeurs qui rêvent d’avoir le contrôle sur la chaîne logicielle et services,
  • éditeurs de logiciels (Microsoft) ou de services (Google, Facebook),
  • opérateurs de télécom.
De mon point de vue, la clé de la réussite passe par une maîtrise du logiciel.
C’est ce qu’a compris Apple,
C’est l’ADN de Google ou Facebook bien sûr, mais aussi Amazon,
C’est ce qu’à du mal a comprendre un constructeur (voir les difficultés de Nokia, Motorola, …)
Mais ceci est un autre sujet 😉

Les choses changent vite donc…

En fait, ce n’est évidemment pas quelque chose de nouveau.

Exemple : Danone était un fabricant de pots en verre, avant d’avoir l’idée d’augmenter la valeur du produit, en le remplissant de yaourt.

J’avais regardé un documentaire, qui racontait l’histoire de Citroën et de Renault. Citroen n’avait pas commencé par les voitures, mais par de gros, de très gros engrenages. Et Peugeot, qui fabriquait des moulins à café ou a poivre ?

Mon voisin m’a raconté comment un fabricant de balises maritimes était devenu le plus grand fabricant de barbecues (la marque Weber je crois) : le patron a vu comment les employés faisaient griller des saucisses dans une balise en fer, coupée en deux…

Donc, tout change, dans « l’ancienne économie » comme dans la nouvelle, les boites se réinventent, évoluent.

Les boites sont comme des être vivants, qui naissent, évoluent, se transforment, et meurent aussi parfois.

La nouvelle économie n’a donc pas inventé la transformation. Elle l’a juste accéléré, amplifié.

N’empêche, quel bazars !

Inauguration des nouveaux bureaux de Criteo, la vidéo

Suite à l’évènement de la semaine dernière, je vous conseille cette vidéo, avec Jean Baptiste Rudelle, patron de Critéo, Fleur Pellerin et Jean-Louis Missika, de la ville de Paris.

J’ai en particulier bien apprécié la vision de Jean Louis Missika, sur la difficulté de réussir une srtartup en France, qui est un pays bien plus petit que les US, et bien plus grand qu’Israel.

Le fait qu’Israel soit un tout petit pays fait que, dès la création de la boite, l’équipe travaille dès le début à un développement international.

Pour exagérer un peu, on dit qu’en Israel, on crée la boite disons le Lundi, et on crée l’agence aux US le Mardi.

La vidéo donc :

La bonne gestion du désabonnement par Fab

Pour un site comme Fab.com, la gestion des abonnés est juste un élément fondamental.

Quand on clique sur le lien pour se désabonner, on arrive sur la page suivante :

Je n’avais jamais vu ce type de page aussi bien faite :

On est en même temps dans le plus grand respect de ce que souhaite l’internaute, et en même temps, on cherche des solutions, on pousse des options.

Ainsi dans cette page, le premier bouton, bien clair, permet de faire ce pourquoi on est venu : se désabonner.

Mais juste en dessous, la page propose plutôt de mieux régler les options d’abonnements, bien riches d’ailleurs.

Si on insiste, et qu’on clique sur le bouton pour se désabonner de tout, on arrive sur la page suivante :

Là encore, le message est assez juste. Le désabonnement est bien pris en compte, et la page le confirme.

Mais le bouton incitatif propose de se réabonner.

Encore une fois, tout cela doit être fait de manière subtile :

En premier lieu, on respecte les demandes et les choix de l’internaute. Rien de pire que de chercher à lui forcer la main.

En deuxième lieu, on cherche des solutions pour garder le lien, et proposer un service adapté.

Well done 🙂

Lean Startup – Ou comment développer une startup agile à tous les étages

Eric Ries a bien rôdé son message, ses vidéos sont des shows à à l’américaine.

Mais au delà du show, le message est intéressant.

Il s’agit d’une méthode de développement, adaptée aux startups.

A la base, le constat est que la plupart des startups se plantent.

Eric Ries parle de sa première expérience :
Ils avaient pourtant fait les choses dans les règles de l’art.

Ils avaient :

  • Démarré avec une vision long terme
  • Levé un maximum de cash
  • Recruté les meilleurs
  • Réussi à se focaliser sur la qualité
  • Bâti une solution technologique au top
  • Réussi à faire un gros buzz au lancement

Et bien ce que dit Eric, et qui est parfaitement exact, c’est qu’on peut très bien réussir parfaitement ces étapes, et se planter en beauté !

En fait, on risque fort de se planter parce que plusieurs éléments fondamentaux derrière ce plan sont erronés :

  • On croit qu’on connait les clients, que l’on sait ce qu’ils veulent.
  • On pense pouvoir prévoir le futur.
  • On croit que si l’on suit le plan initial, on avance, on fait progresser le projet.

Et ce dernier point me semble particulièrement juste : parce qu’on a fixé un plan, et qu’on le suit, on est rassuré… Mais rien ne garanti qu’on avance dans la bonne direction !

Par rapport à ce constat, Eric Ries propose une approche basée sur la programmation agile. Il s’agit en fait de généraliser l’approche agile pour l’ensemble de la société.

On va donc itérer rapidement, et proposer aux premiers clients un produit, le plus vite possible.

Ensuite, on rentre dans un mode itératif : suite aux premiers retours des premiers clients, on enrichi le produit, et ainsi de suite, avec, évidemment, la mise en place d’outils de mesures, pour bien valider qu’on avance (ou pas) dans la bonne direction :

Mais le mieux est encore de regarder l’une des nombreuses vidéo d’Eric :

La faute de raisonnement – Exemple concret sur la taxe Google

Le raisonnement logique est pratiquement toujours utilisé pour vous convaincre d’une action : achat, vote, …

Mais le raisonnement sous jacent est très, mais alors vraiment très rarement juste.

Le raisonnement logique, c’est basé sur une construction mathématique précise, appelé algèbre de Boole.

Dans cet univers, les choses sont très précises, mathématiques.

On se laisse facilement abusé par de tels présentations, parce que cela semble scientifique.

Dans la pratique, quand on décompose ce qu’on nous dit, on a bien souvent n’importe quoi.

Exemples les plus courants de fautes :

  • Les hypothèses de bases sont fausses, ou non prouvées. Hors, en logique, à partir du Faux, on prouve … n’importe quoi !
  • Le début du raisonnement est juste, mais à une étape, il n’y a pas de lien entre les étapes. Le « donc » est juste un mot, posé entre deux éléments disjoints.

J’ai écouté la vidéo du sénateur qui veut taxer internet.


Quelle fiscalité pour le numérique ? par Senat

C’est une bonne illustration de mon propos :

Le début me semble juste : de gros acteurs, plutôt américains, utilisent les anomalies fiscales mondiales pour payer moins d’impôt.

Mais le raisonnement a une grosse rupture, quand par la suite le sénateur explique qu’il va taxer l’internet B2B : il n’y a pas de lien entre les irrégularités fiscales dont bénéficient les grands groupes américains, et le fait de taxer l’utilisation professionnel d’internet.

Oxatis permet de choisir la déclinaison dès la page liste

On peut gagner, au niveau du taux de transformation, en affichant à l’internaute la bonne information, plus vite.

Pour les produits déclinables, on peut gagner un clic, et proposer à l’internaute de choisir la déclinaison qu’il souhaite dès la page liste.

C’est ce que propose Oxatis, voici un exemple :

La vignette de gauche est normale.

A droite, c’est la vignette affichée au survol de la souris.

La vignette permet d’afficher deux critères de déclinaisons : la contenance et le dosage en l’occurence.

Bien sûr, ce qui est affiché est synchronisé avec les données du stock : on n’affiche que les déclinaisons disponibles.

Pour ceux qui ne connaissent pas, je rappelle qu’Oxatis est la solution leader en France, permettant de créer facilement et rapidement une boutique en ligne, pour quelques dizaines d’euros par mois.

Tout l’argent économisé, vous pourrez l’investir sur le stock produit, l’acquisition de trafic, la fidélisation…

 

L’incroyable ascension de Criteo

Critéo, c’était une petite startup de 30 personnes il y a 3/4 ans.

C’est aujourd’hui une boite de plusieurs centaines de personnes, qui prévoit encore 200 recrutements, présent dans 30 pays, qui fait un chiffre d’affaires en centaine de millions d’euros.

Wouaou ! C’est incontestablement la plus belle startup Française !

Bravo à l’équipe, aux équipes R&D, Marketing, opérationnelles, Commerciales.

C’est un vrai challenge de gérer une telle croissance.

J’étais invité ce soir pour l’inauguration de leurs nouveaux locaux.

J’ai pu ainsi croiser Fleur Pellerin, venu saluer le fleuron de notre technologie.

Bon, j’ai appris le même jour qu’on avait un retour de la taxe google et d’une taxe spéciale e-commerce… L’envie de financer les boites en difficultés par les boites de la nouvelle économie n’est pas éteinte, il va falloir se battre !

On a déjà parlé à ce propos de l’inepsie de vouloir renflouer la marine à voile par une taxe sur la marine à vapeur. L’image est bonne.

J’ai pu échanger avec différentes personnes de chez Critéo.

Pour eux, leur force, c’est la focalisation sur ce métier.

Mais c’est quoi leur métier ?

Et bien, d’après ce que j’ai compris, leur coeur de valeur, c’est ce métier d’intermédiaire, entre les boites qui proposent des espaces publicitaires et les annonceurs.

Une autre façon de le dire, c’est de dire que le coeur de valeur est de transformer le CPM en CPC.

Cela va donc bien au  delà du retargetting.

Criteo pense par exemple proposer des publicités pour des clients qui ne sont jamais venu sur le site.

Comment ? Et bien en achetant des données, permettant de cibler les internautes.

Sur la focalisation donc, les équipes de Critéo sont bien plus nombreuses que les équipes de Facebook sur le même sujet.

Et oui, Facebook a beau être très gros, ils ratissent très large, et ne peuvent pas mettre les mêmes moyens que ce que fait Critéo sur son métier.

Il s’agit donc bien d’une course. Critéo doit continuer à se développer très vite et très bien, pour garder son avance.

Le retargetting à la sauce Facebook

Le retargetting, vous connaissez :

  • Vous allez sur un site e-commerce, vous naviguez sur le site
  • Vous allez ensuite sur d’autres sites, en particulier des sites de contenus (journaux en ligne…)
  • Là, oh surprise : on vous propose des publicités avec une sélection de produits particulièrement pertinent par rapport à la visite du site e-commerce

La star mondiale du sujet, c’est Critéo, une des plus belle startup Française (soirée Critéo ce soir d’ailleurs…)

Bon, ça, c’est le retargetting tel qu’on le connait aujourd’hui.

Facebook s’intéresse de près au sujet, et devrait annoncer Facebook Exchange : une solution solution de retargetting spécifique pour facebook.

Intéressant à suivre, parce que Facebook cherche a augmenter ses revenus publicitaires, et qu’ils disposent de données très riches sur les utilisateurs de Facebook, ce qui pourrait permettre un retargetting plus précis, voir viral ?

A voir aussi sur quelles support Facebook Exchange communiquera : sur les pages Facebook ou plus largement sur tout sites acceptant des publicités ?

J’espère pouvoir en discuter ce soir avec Critéo 😉

(via techcrunch)