La blague est facile, la réalité plus contrariante.

Les cookies, ce sont des petits fichiers, stockés par le navigateur sur le disque dur de chaque internaute.

Ces fichiers permettent de « créer du lien » d’une page à l’autre.

Ces cookies sont nécessaires, parce que le web, à l’origine, c’était uniquement des contenus textes et images, pas des applications en ligne.

Sans cookie, 99% des sites ne fonctionnent plus.

Tout cela marche plutôt bien, sauf que les cookies sont utilisés en fait pour des usages très variés :

C’est utilisé, par exemple, pour faire fonctionner un site e-commerce (reconnaitre l’utilisateur, garder son panier, garder l’historique des produits consultés, …).

C’est également utilisé par des acteurs du emarketing, qui « suivent » les internautes, sans leur consentement, de sites en sites.

C’est perçu, par certains, comme un risque pour la vie privée : « on me suit à la trace, à mon insu, sans que j’ai donné mon accord ».

C’est pour cela que la commission européenne a créé une directive : EU’s Privacy and Electronic Communications Directive.

Cette directive dit que chaque pays européen doit créer une loi, qui obligerait les sites à demander l’autorisation à l’utilisateur, avant d’enregistrer un cookie.

D’après ce que j’ai compris, la France n’est pas concerné pour l’instant, mais l’Angleterre, oui.

Cette loi est super nulle : un site qui utilise des dizaines de services tiers (en mode SAAS) devrait demander l’avis pour chacun de ces services ?

L’internaute ne sait pas ce qu’est un cookie. C’est un artefact technique, pas autre chose.

Et l’utilisation de services tiers est juste une façon normale de construire un site.

Regardez ces vidéos, vous comprendrez mieux ce que je veux dire :

Quelqu’un sait il si cette loi doit venir en France, et si oui quand ?

(via GetElastic)

Cet article est écrit par Augustin GUELDRY, fondateur de COLICOACH Conseil livraison et logistique e-commerce et du blog Livrezfacile.

Je profite de l’actualité du Groupe Galeries Lafayette qui lance très prochainement son nouveau site e-commerce et dévoile à cette occasion sa nouvelle stratégie cross-canal.

Franck Zayan (Directeur Internet et e-commerce des Galeries Lafayette et BHV) expose très clairement la stratégie du Groupe dans ce domaine, les enjeux etc… mais je laisse ce volet purement e-commerce à des spécialistes comme François ( l’auteur de ce blog:) ) qui connait ce sujet bien mieux que moi.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ma part, je retiens surtout l’enjeu opérationnel et relations clients que représente le cross-canal pour les grands retailers aujourd’hui. Sur ce plan l’interviewé à des propos éclairants à plus d’un titre :

1°  » En effet, la stratégie cross-canal est essentielle dans le développement de notre activité e-commerce. Nous avons bâti des fondations suffisamment solides pour pouvoir offrir des fonctionnalités cross-canal, dont le retrait en magasin, le retour produit en magasin, la commande en ligne réalisée en magasin… » La gestion des flux physiques et d’informations ne peut être négligée au risque de désorganiser l’ensemble de la Supply Chain et de donner une impression d’amateurisme incompatible avec l’image de marque construite patiemment pendant des années par un retailer. A titre d’illustration, voici l’offre actuelle des Galeries sur leur site :

3 modes de livraison à l’adresse de votre choix (France métropolitaine)
Point relais Kiala : 5,90€
Colissimo : 6,90€
UPS : 10,90€
Retour 100% gratuit contre remboursement dans un délai de 15 jours à compter du jour de réception de votre commande, sauf produits personnalisés en contactant notre service client au 09 69 39 75 75.
Le retour peut se faire sur prise de RDV avec UPS ou en déposant votre colis dans un des centres partenaires du réseau UPS. Le retour est également possible en magasin.
A l’échelle d’un groupe de la taille des Galeries, on comprend bien que les cas de figures et les interactions sont multiples en raison des volumes traités, de destinations variées (de Malte à la Roumanie en passant par la Suède et peut être plus loin dans la prochaine version du site…)

2° « Cette perméabilité complète (entre les canaux) porte la relation client à un niveau très élevé /…/ Nous avons une cible très claire. Dans le digital, l’exemple à suivre, c’est Zappos. Chez les retailers, c’est Macys, Nordstrom ou encore John Lewis. Voilà notre ambition. Nous voulons enchanter le client dans les environnements physique et Internet. »

- A la différence d’un contact « traditionnel » en face à face en boutique où il est souvent plus aisé d’expliquer, de servir, d’enchanter ou même de s’excuser en cas de dysfonctionnement , l’entrée du canal internet oblige le retailer à gérer en partie à distance une partie significative de l’expérience client. La dimension livraison, retard, perte ou retour d’une commande prend alors toute sa place dans la satisfaction globale du client à l’égard de l’enseigne. C’est le prix à payer pour continuer à faire « rêver » les consommateurs comme ils le font avec les vitrines de Noël pour enchanter petits et grands sur les grands boulevards et d’une façon plus générale de fidéliser les clients.

- Il n’est possible de percer en e-commerce pour un retailer qu’à condition de mettre tout de suite son objectif de service au niveau des meilleurs de son secteur car la concurrence est à portée de clic et non plus uniquement dans un autre quartier ou une autre zone commerciale.

On le voit cet exemple illustre parfaitement le challenge pour tous les retailers aujourd’hui : faire toutes les réorganisations en interne, »à revoir toute la chaîne », pour intégrer ce nouveau canal du e-commerce dans une stratégie globale. C’est le prix à payer pour « reprendre la main » et ne pas risquer de disparaître face à un des grands pures players ou concurrents retailers de son secteur… Sur le plan opérationnel, je pense que cette activité de livraison constitue une opportunité forte de différenciation de son offre à condition d’accepter d’élaborer des schémas innovants pour cette étape du dernier kilomètre. (cf.point 3° de mon article récent sur la différenciation du service )

C’est la solution montante en ce moment : Darty, Galleries Lafayettes, le groupe Beaumanoir, …

Plus d’autres références que je connais mais qui ne sont pas publiques ;) .

Hybris marche donc très bien ces temps ci.

Quel est la raison de ce succès ?

Plusieurs facteurs de mon point de vue :

  • La qualité de la solution : l’approche, basée sur un PIM (Product Information Management) est très bien, très structurante comme on dit, dans le bon sens des choses ;
  • La qualité du travail de l’équipe commerciale : Eric a été a bonne école chez SAP. Il fait donc du bon boulot, en mettant en place une prospection plutôt efficace, et en travaillant en parallèle sur le développement d’un réseaux de partenaires, élément tout à fait fondamentale pour la réussite des projets ;
  • Le vide, laissé par les autres solutions : que ce soit juste ou pas, les autres solutions sont en perte de vitesse : IBM Websphere Commerce Server, Oracle ATG, … Ces solutions, adaptées à de gros ou très gros sites e-commerce sont en perte de vitesse. Encore une fois, ce n’est pas forcément justifié. Ces solutions payent par exemple les erreurs commises sur des projets passés et plantés. Il faut dire que plus le projet est gros, et plus c’est facile de se planter, et plus le plantage est violant (ça fait plus de bruit de planter un projet à 10 M€ qu’un projet à 10 000 €). Et puis, à mon humble avis, ces solutions n’ont pas su développer un réseau de partenaire à la hauteur des enjeux. Parce qu’au bout du compte, ce qui comptera, c’est la qualité des développeurs qui vont coder par dessus ces plate formes. Et là, je vous engage à lire ce billet ;) .

De mon point de vue, toutes ces solutions répondent à un besoin, non couvert par les solutions open source PHP.

So far so good comme on dit ;)

Cet article a été rédigé par Florent

Aujourd’hui, on ressort les calculettes et nos formulaires de statistiques!

Beaucoup d’entre vous ont entendu parler de tests A/B, voire les pratiquent déjà. Mais êtes-vous sûr de bien interpréter les résultats?
Les tests A/B sont une technique statistique où on présente aléatoirement deux versions d’un même élément: par exemple, une page d’accueil avec une photo ou une page d’accueil avec des vidéos.
Ces tests sont pratiqués depuis le début des années 2000, le premier test de grand ampleur connu a été réalisé par Google pour déterminer le nombre optimal de résultats par page (la réponse fut 10!).
Le plus souvent, on présent ces tests avec ce que l’on appelle un intervalle de confiance, sous cette forme: « Nous sommes à 95% certains que A est plus performant que B »
Pour arriver à cette conclusion, il faut valider un certain nombre de choses auxquelles nous ne pensons pas toujours:
  • Sommes-nous certains que A et B sont strictement indépendants?
  • Sommes-nous certains que les populations exposées à A et B sont réellement semblables (par exemple, envoyer tous les clients espagnols vers la version A et tous les clients belges vers la version B: qui dit que les espagnols régissent de la même façon à une video que les belges?)
  • Quand faut-il arrêter le test?
C’est bien souvent sur cette dernière question que les tests AB pêchent. En effet, pour assurer la validité statistique, il faut en théorie au préalable définir le nombre de tests. Deux problèmes à cela: sur des éléments à faible trafic, il est parfois long d’atteindre le nombre correspondant au seuil de confiance fixé (95 ou 99% généralement). L’autre problème est qu’on expose parfois 50% de ses visiteurs à un élément qui convertit extrêmement mal! Perdre deux points de taux d’engagement sur 50% de son trafic pendant 1 jour, 1 semaine ou 1 mois, cela peut donner lieu à des pertes financières très importantes!
Plusieurs solutions sont possibles mais leur démonstration sort du cadre de cet article.
L’une est d’utiliser un dérivé du test du khi-2 (le G-Test) sur les variables (qui permettra de vérifier que l’on n’est pas dans un cas indécidable), l’autre est de prendre une approche dite bayésienne (qui permettra de stopper l’expérience dès que la réussite de A est supérieure à celle de B d’un certain seuil)
Enfin, et c’est là le plus important, vos tests doivent être solides, de manière à se défaire d’un défaut malheureusement très courant dans les processus de décision: l’avis du plus haut salaire est considéré comme le meilleur: « Highest-Paid Person Opinion », ou HiPPO.
Cet article récent de Wired en est la parfaite illustration: les dirigeants d’Amazon ne croyaient pas aux recommendations pour l’achat d’impulsion, les données leur ont montré qu’ils avaient tort!
http://www.wired.com/epicenter/2012/04/ff_abtesting/all/1
Si le sujet des statistiques appliquées au marketing vous intéresse, un prochain article suivra sur le Multi Variable Testing, ses contraintes et ses applications.

Je déjeunais ce midi avec un ami de longue date.

On échange souvent sur le développement logiciel (entre autre sujets, je vous rassure ;) )

Notre conviction commune, c’est que faire du logiciel, du développement, c’est un processus artisanal et pas industriel.

Je me suis déjà exprimé là dessus.

Dans la pratique, dans mon (mes ?) métier(s), quand je dis ça, je sens bien que c’est « contre productif » :

  • Les boites qui vendent du « processus industriel » à tour de plaquettes commerciales se sentent agressées, et se défendent en m’agressant à leur tour ;
  • Les clients qui connaissent mal tout ça (et c’est bien normal, ce n’est pas leur métier) se disent que l’artisanat, ça fait moins pro que « processus industriel ».

D’un point de vue rationnel, pourtant, c’est assez basique :

Un processus industriel, cela consiste à fabriquer un produit, avec un processus bien défini, qui permet d’accélérer la production, et de multiplier le nombre de produits fabriqués, en garantissant que tous les produits sont bien conforme au cahier des charges, tout cela avec un coût maîtrisé.

Cela passe par une séparation très forte, entre différents métiers.

L’ingénieur, qui conçoit le processus, décompose la chaîne de fabrication, et conçoit des machines, qui permettront de reproduire les mêmes actions, rapidement et sans faute.

De l’autre côté de la chaîne (c’est le cas de le dire), l’ouvrier derrière la machine a un travail répétitif, travail qui est d’ailleurs de plus en plus souvent remplacé par des machines, des robots.

Dans le monde du logiciel, cela n’existe pas, et, pire, quand on tente d’appliquer de telles méthodes, on arrive à des catastrophes.

Au final, ce qui marche, au contraire, c’est le recrutement des meilleurs développeurs, et de leur confier des missions ou ils pourront avoir le maximum d’autonomie.

On est donc bien dans un processus artisanal, ou ce qui compte, c’est la qualité de l’artisan.

Un exemple parmi des centaines :

Apple a eu besoin de 60 personnes pour créer iOS.

Motorola, qui essayait de faire la même chose, avait mis sur les rang 1500 personnes.

Qui a réussi ?

On est donc dans une industrie ou ce qui compte, c’est la grande qualité de quelques personnes clés. Et je ne parle pas des managers, mais bien des développeurs !

Quand tu veux Yves, pour poursuivre ce passionnant sujet ;)

Les offres de stockage en ligne se développent.

L’intérêt de ces solutions est très fort : c’est le moyen d’avoir ses données accessibles partout, rapidement, et de les partager, avec qui on veut.

Le mix d’avoir les fichiers stockés dans l’ordinateur, et synchronisés automatiquement en ligne est vraiment très confortable à l’usage.

Google propose 5 Go gratuitement avec Google Drive.

Amazon également avec Amazon Cloud Drive.

Dropbox, c’est 2 Go.

HubiC, d’OVH, propose 25 Go gratuitement !

Et pour un stockage illimité, c’est 70 € par an !

Rien n’empêche de se créer des comptes sur plusieurs plateformes…

Le stockage en ligne est donc pratiquement gratuit !

Quel est le modèle économique de ces offres ?

Pour Dropbox, le modèle est clairement de nous faire basculer vers une offre payante, pour avoir plus de stockage.

Mais pour OVH, 25 Go, c’est beaucoup. Quel peut être le modèle d’OVH ? A suivre ;)

Gilles Babinet parle, sans langue de bois, de son expérience d’un an à la tête du CNN :

Une expérience surement intéressante.

Et un feed back qui nous permet de mieux comprendre ce qui se passe, avec certaines instances trop « décalée » (un sénateur qui déclare « je laisse ça à mes petits enfants », un ministre qui n’y connait rien…)

Espérons que ça change avec le nouveau président ;) .

Autre vidéo, un débat avec Gilles, Léo Apoteker, …

Je ne l’ai pas vue, je la mets là pour la regarder ;)  (je l’ai vu ce soir ;) il y a quelques infos intéressantes)

Bon, c’est le grand jour pour la politique.

Alors, Hollande ou Sarkozy ?

Ce blog n’est pas un espace d’expression politique. Dommage ;)

Mais, au delà de la politique, qui sera le candidat qui permettra de développer au mieux le e-commerce, et au delà, l’économie numérique ?

Je n’ai pas de conviction claire là dessus. J’ai trouvé, comme vous sans doute, que les candidats se sont finalement assez peu exprimé là dessus.

C’est dommage, parce que il y a des choses à faire, des choses qui pourraient permettre de créer pas mal de valeur, pas mal d’emplois.

De mon point de vue, léger avantage à François Hollande, qui a cité le numérique comme étant un axe de développement, lors du débat télévisé.

Bon, après, au niveau personnel, je dois dire que ce n’est pas vraiment le critère qui m’a fait choisir un candidat. C’est plutôt au niveau des valeurs que ça c’est joué…

Bon, allez, c’est le moment d’aller voter ;)

e-commerce live est un nouveau site, proposé par Pierre Henri Tataranno de e-commerce united.

Le site propose des conférences, en ligne, sur différentes thématiques e-commerce.

Exemple, Benoit Gaillat propose une conférence d’une demi heure, sur la façon de configurer Google Analytics pour le e-commerce

Je n’ai pas encore assisté à une de ces conférences, mais je pense qu’il y a de bonnes choses, avec des intervenants compétents.

Vous me direz ;)

 

CCM Benchmak group, et l’université de Paris Dauphine a monté une formation : le certificat e-commerce

C’est une formation sur 11 jours, assurée par une belle brochette

J’y assure trois jours de formation :

  • Les 22 et 29 Mai, sur les business models
  • Le 19 Octobre, sur la mesure de la performance

A bientôt ;)