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Des effets visuels pour améliorer l’ergonomie : l’exemple d’Apple et de son Time Machine

Peu de concepteurs d’applications arrivent à vraiment bien utiliser les animations (effets de zoom, de « disparition », de fondu, 3d, …).

En général, ces effets sont utilisés pour « faire joli ».

Sur Léopard, le dernier OS d’Apple, les effets visuels sont là pour aider l’utilisateur, pour enrichir la métaphore.

Ils sont beaux, ok, mais surtout, ils ont du sens !

Le plus bel exemple est, à mon sens, Time Machine :

Je l’ai installé ce Week-End, et c’est réellement impressionnant. Comme souvent pour Apple, on se dit : « mais pourquoi personne n’avait fait ça avant » ? Il y a pourtant des sociétés spécialisées dans les systèmes de sauvegarde, et certaines font des produits « soit disant » grand public (avec des centaines de paramètres à régler…).

L’idée de Time Machine, c’est qu’un système de backup, c’est en fait un système qui permet de voyager dans le temps : on peut reculer, reculer, et voir les fichiers dans l’état où ils étaient à un moment donné, dans le passé.

Ensuite, tout est fait pour que l’utilisateur soit en plein dans cette métaphore. Le produit a ainsi une mise en scène incroyable.

  • Au lancement de Time Machine, le bureau s’efface pour laisser place à la machine à voyager dans le temps ;
  • La machine elle même est mise en scène avec un effet 3D : plus on est au fond du tunnel, et plus on remonte dans le temps ;
  • Quand on quitte l’application et qu’on revient sur le bureau, une animation nous fait « rebasculer dans le présent ».

Tout cela permet d’illustrer plusieurs points :

  • Les interfaces riches permettent de simplifier l’expérience de l’utilisateur ;
  • Pour arriver à ce résultat, il faut un véritable travail, mêlant ergonomie, fonctionnel, technique ;
  • Tout cela peut complètement être appliqué au e-commerce !

Une boutique intéressante : Abercrombie & fitch

Premier élément intéressant, la page d’accueil.

Page d'accueil du site Abercrombie : grande photo

Techniquement, l’image n’est pas une image, c’est du flash. Intérêt ? la scallabilité : l’imager s’adapte à la taille de l’écran.

A mon humble avis, la barre de navigation dans les catégories, tout en haut, n’est pas tellement incitative.

Les catégories ensuite :

Exemple de catégorie dans la boutique Abercrombie

La zone du milieu est encore du Flash, et encore ici, se retaille en fonction de la largeur de l’écran, avec un minimum de 900 pixels.

On navigue dans les produits avec le « scroller » horizontal, pltôt bien fait.

En cliquant sur un produit, on arrive à une sous-catégorie :

Exemple de sous catégorie

Très proche de la catégorie : l’utilisateur n’est pas déconcentré par de nouveaux modes de navigation. Autre point tout à fait clé : la taille des visuels et la qualité des photos : excellent !

En cliquant sur les petits « échantillons » sous les vêtements, on peut directement voir le vêtement dans les différentes couleurs.

On arrive sur la fiche produit en cliquant sur un produit :

Exemple de fiche produit

Vous voyez quoi ?Une grande photo bien sûr. Elle est simplement énorme, et de très grande qualité.

On peut la voir encore plus grande, en cliquant dessus (on ouvre alors une popup, c’est pas la solution que j’aurais recommandé mais bon…).

Un bel exemple d’une mise en page très sobre, axée sur la mise en avant des produits par des photos bien faites et bien mises en avant.

e-commerce 3D « immersif » avec Kinset

Kinset est une nouvelle startup, qui propose une technologie permettant de créer des boutiques 3D.Logo Kinset

Le système fait un peu penser à Second Life : il faut télécharger un logiciel spécifique (uniquement sur PC…) qui permet ensuite de naviguer dans des espaces marchands 3D.

Exemple d'espace 3D avec Kinset

Exemple d'espace 3D avec Kinset

Comme le montre ces images, un des problèmes majeur de ces espaces virtuels, c’est de rendre ces espaces vivants. Pour l’instant, les allées sont bien vides, on se sent vite très seul !

L’autre point délicat, c’est évidement la 3D elle même : comment naviguer simplement, comment manipuler les objets que l’on veut acheter…

Aujourd’hui, je dois dire que je suis plus convaincu de l’intérêt de ces technos pour présenter les produits, voire de les manipuler, dans un site web classique… Je vous présenterais dans un tout prochain billet une boite française qui propose une solution qui va dans ce sens…

Il se passe quoi quand on clique sur le bouton « Acheter » ?

Il y a un avant et un après.

Avant, le client se promène dans un catalogue, il regarde, il flâne.

Le client a décidé de cliquer sur le bouton « Acheter » (ou « Commander », ou « Ajouter au panier », ou…).

Il a fait un premier pas vers l’acte d’achat.

Quelles sont les actions qu’on peut lui proposer, à notre client ?

Certains sites ne proposent rien du tout. On a cliqué sur acheter, le produit est ajouté au panier, et le client est ainsi plutôt invité à poursuivre sa balade dans le catalogue des produits (au risque qu’il n’enclenche jamais ce processus achat).

A l’opposé, d’autres sites enclenchent directement le processus achat (présenter le panier, et proposer de s’identifier).

Entre les deux, Amazon propose, juste après le clic, cette page :

L'écran, juste après le clic sur le bouton

Un bon « 80% » de l’écran est pris par des produits complémentaires, poussés par Amazon.

On comprend bien l’idée : le client vient d’acheter un produit, c’est le bon moment pour lui proposer des produits liés.

Avantage : augmenter le panier moyen.

Risque : baisser le taux de transformation, en ne mettant pas tout de suite le panier sous les yeux du client.

Intéressant de noter que sur Endless, Amazon ne cherche pas du tout à pousser des produits complémentaires, en enclenchant directement le processus achat. Pourquoi ? A l’évidence, cela dépend des produits que l’on vend. Si vous vendez des produits pas très chers, vous avez intérêt à ce que les clients restent dans la boutique et remplissent le panier. Vous n’allez pas présenter la caisse à tout bout de champ.

A contrario, si vous vendez des produits chers, votre objectif prioritaire, une fois que le client a mis un produit dans le panier, c’est qu’il passe à la caisse.

Intégrer le paiement dans le site marchand : suite

Ce billet précédent a généré pas mal de commentaires : tant mieux !

Je souhaite donc compléter un peu ce premier billet, et apporter quelques précisions.

Il faut à mon sens « séparer les variables » :

  • Intégrer le paiement dans le site marchand, cela ne veut pas dire qu’on stocke les informations en base de données ;
  • Cela ne veut pas dire non plus qu’on doit nécessairement ajouter une étape après la saisie du n° de carte.

A mon sens, c’est important d’intégrer le paiement car cela apporte un plus grand confort pour le client, avec des phases mieux maîtrisées, d’un point de vue ergonomie et design.

Après, sur la façon de composer les phases de l’achat, je pense qu’on ne peut pas se fier aux ‘intuitions personnelles’ des uns et des autres, car comme rien n’est normalisé, que chaque site fait pratiquement ‘sa sauce’, on est tous plus ou moins à l’aise avec tel ou tel processus : méfions nous de ce que j’appele le « self marketing (généraliser à partir de ses propres envies).

Il faut revenir au basique : quelle solution apporte le meilleur taux de transformation ? C’est le seul paramètre qui me semble valable pour ce sujet.

Le chemin vers la qualité : intégrer le paiement dans le site marchand

Vous l’avez sans doute remarqué, au moment de passer à « la caisse », les sites se partagent en deux catégories : ceux qui intègrent directement la fonction de paiement et ceux qui redirigent l’utilisateur vers une page, plus ou moins « customisée », d’une banque.

Bien sûr, c’est plus facile et plus rapide d’opter pour la deuxième solution.

Mais la qualité finale n’est pas du tout la même.

C’est à mon sens très important de bien faire cette intégration.

Cela permet d’avoir une homogénéité complète, de mieux gérer l’enchaînement des étapes, autour du paiement.

Mais surtout, cela permet de dissocier la validation de la commande, de l’entrée du n° de carte bleue, en mettant une étape de confirmation après l’entrée de ce numéro.

Ainsi, sur Endless :

Etape de paiement sur Endless

Dans cet écran, on rentre son n° de carte bleue, et ce n’est pas la dernière étape.

La dernière étape de validation définitive de la commande (« Place Order ») vient ensuite.

Dans les sites utilisant le paiement « externe », on demande en fait au client de valider sa commande sans la voir (l’écran de saisie du n° de carte bleue ne permet pas d’afficher les produits achetés).

Ici, sur Endless, on demande à l’utilisateur d’entrer toutes les données le concernant (Nom, prénom, adresse, n° de carte, …) et ensuite, il peut valider sa commande en voyant quelle est cette commande : les produits, l’adresse…

Je suis convaincu que cela impacte directement le taux de transformation.

Processus achat : l’exemple Endless

Je vous avais bien dit que je vous en reparlerai 😉

La plupart des sites sont constuits avec un « squelette » universel, valable sur l’ensemble du site, qui définit souvent la barre d’entête et les colonnes.

Ainsi, dans l’ensemble du site, on retrouve ces éléments structurants.

L’avantage, c’est qu’on n’a pas à programmer ces éléments à chaque fois. Autre point positif : quand on modifie ce squelette, la modification est valable sur l’ensemble du site.

Inconvénient ? Et bien, dans certaines parties du site, ces éléments ne sont pas forcément adaptés.

Exemple : pendant le processus achat, quand le client doit « passer à la caisse », est-il vraiment pertinent de lui afficher les catégories, la barre de recherche, de pousser des produits en promotion, … ?

Endless a répondu par la négative et propose un processus achat hyper minimaliste.

Déjà, le site Endless est particulièrement dépouillé :

Endless : sélection des produits

Le seul élément du squelette est la barre en haut.

Comme bien souvent pour les sites proposant des produits chers, dès que le client clique sur « Acheter », le site propose de visualiser le panier, et de « passer à la caisse » :

Phase 1 du processus achat pour Endless

Dans cette étape intermédiaire, la barre d’entête est toujours présente.

Tout change dans la phase suivante :

Phase 2 du processus achat pour Endless

Le seul repère, permettant de savoir qu’on est bien chez Endless : le logo, en haut à gauche.

Pour le reste, on a juste un « chemin de fer » en haut à droite (liste des étapes pour le processus achat) et sur 90% de l’écran, le formulaire.

Avec un tel choix, Endless a la place de mettre une grande police et de bien aérer ses écrans.

Etape suivante :

Phase 3 du processus achat pour Endless

Là encore, le formulaire est particulièrement dépouillé.

Et comme pour Amazon (bon, d’accord, c’est facile, c’est la même boite), Endless ne demande que des champs obligatoires, et n’encombre pas ses formulaires avec des champs superflus.

Enfin, l’étape paiement :

Phase 4 du processus achat pour Endless

Minimaliste et maîtrisé : le paiement est intégré dans le site (on ne bascule donc pas sur une page gérée par une banque).

C’est important car cela permet de ne pas terminer le processus achat par l’entrée du numéro de carte, et d’ajouter d’autres étapes après.