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Premier Yulbiz : j’y étais !

Fred nous a tous invités pour le premier Yulbiz français, et j’avais annoncé ici que j’en serai.

J’y suis donc effectivement allé.

Ouf ! C’était vraiment super : beaucoup de monde, ambiance très sympa, avec nos amis canadiens venus célébrer ce passage de relai réussi.

Bravo Fred !

Bien sur, j’ai croisé pas mal de monde, mais en fait, j’ai surtout discuté avec 4 ou 5 personnes. Je suis comme ça, j’aime mieux la qualité que la quantité !

J’ai en particulier eu une discussion très sympa avec Fred, sur les mobiles, les interfaces multi-touch…

Ce Yulbiz m’a également permi de connaitre Saïd Sebti, et d’avoir une discussion passionnante sur le… e-commerce naturellement.

J’ai rencontré Saïd parce que Franck Perrier me l’a présenté. On a bien discuté avec Franck, à coeur ouvert, sur l’entreprenariat. Franck est un vrai entrepreneur, avec un très beau parcours, et puis surtout, Franck a une vraie attention aux autres.

Enfin, ce Yulbiz m’a permi de rencontrer Michel Leblanc :

Michel Leblanc, tellement chaleureux !

C’est pas moi qui suis tout petit, c’est Michel qui est vraiment grand !

Michel est consultant e-commerce, tient un blog excellent. C’est l’un des inventeurs du Yulbiz. Le contact est immédiat ! Rendez vous compte que Michel a fait le déplacement en l’honneur de ce premier Yulbiz Français !

Bon, je dois avouer que je suis parti vers 10h. D’après Michel, j’ai tout raté : la vraie vie commence beaucoup plus tard…

Vivement le prochain Yulbiz. Dis, Fred, c’est quand ?

J0 !

Voilà, j’avais annoncé ici qu’une page se tournerait pour moi demain. Comme j’ai annoncé ça hier, c’est donc aujourd’hui !

Et bien ça y est : je ne suis plus salarié de la grande maison Orange depuis aujourd’hui.

Et oui, vous ne le saviez pas tous, mais après mes premières aventures en tant qu’entrepreneur, j’ai travaillé pour Orange quelques mois.

J’y ai travaillé sur des projets passionnants, avec des équipes super.

Maintenant, quand on a goûté à la vie d’entrepreneur, c’est vraiment difficile de se mouler dans une grosse boite, où nécessairement, les choses ne sont pas toujours simples…

Bien sûr je travaillais effectivement pour ma nouvelle activité depuis des mois, mais à partir d’aujourd’hui, la page déjà bien entrouverte est complètement tournée.

Hello World !

DoubleClick fait monter la pression !

Logo DoubleClickDoubleClick est une plate-forme d’affiliation (allez sur ce billet pour en savoir plus sur l’affiliation ou allez ici pour avoir la liste des billets sur l’affiliation).

Logo MicrosoftDoubleClick est pas mal dans l’actualité en ce moment, car il y a des rumeurs de rachat, initialement par Microsoft.

Logo de GoogleIl semblerait que Google soit également sur les rangs, ce qui serait à mon sens vraiment logique : Google est aujourd’hui LA régie de publicité du Web, et l’affiliation est une forme de publicité, avec un fonctionnement bien compatible avec les métiers de Google.

Dans ce contexte, DoubleClick vient de faire une annonce : ils veulent ouvrir un nouveau service, une place de marché de la publicité. Le principe, si j’ai bien compris, serait de mettre en concurence les annonceurs entre eux, avec un mécanisme d’enchère comme sur eBay. Ils annoncent que ce nouveau business devrait dépasser dans les cinq ans leur business actuel.

Quand on est sur le point de se faire racheter :

  • C’est toujours mieux si on peut avoir plusieurs sociétés intéressées ;
  • C’est le bon moment pour faire de bonnes grosses annonces commerciales.

C‘est bon pour la négociation autour de l’acquisition de DoubleClick : ça doit faire monter les enchères !

Autre remarque : cela montre à quel point le business sur Internet est encore mouvant : il y a des nouveaux modèles à inventer.

(Via ReadWriteWeb)

Allez, encore quelques conseils de Guy Kawasaki, sur « l’art de parler »

Photo de Guy KawasaziGuy Kawasaki, je vous en ai déjà parlé dans ce premier billet ou dans celui là, qui donne des conseils sur l’art de faire une présentation Powerpoint.

C’est un ancien « évangéliste Mac » de chez Apple, qui est maintenant plutôt côté investisseur.

Son livre, L’art de se lancer : Le guide tout terrain pour tout entrepreneur parle de plusieurs aspects de la vie d’un entrepreneur.

Un entrepreneur, il devra par exemple faire des présentations orales, pour vendre son offre, son produit, sa boite…

Voilà quelques citations de son livre :

« J’ai vu des dizaines de dirigeants faire des discours et participer à des tables rondes, et sauf rares exceptions, ils sont mauvais […]

Dites quelque chose d’intéressant. […] Si vous n’avez pas quelque chose d’intéressant à dire, ne parlez pas.

Pas de propagande commerciale. […]

Racontez des histoires. […]

Moquez vous de vous. […]

Parlez au début de la manifestation. […]

Parlez dans une petite pièce. […] Par exemple, 250 personnes dans un espace qui peut contenir 250 personnes, c’est mieux que 500 personnes dans une enceinte qui peut en contenir 1000. […]

Exercez vous. […]

Ne vous contentez pas d’informer, divertissez. […]

Ayez le ton informel de la conversation. […]

Ne dites jamais « je suis d’accord avec les autres participants ». […]

Et pour avoir un exemple, avec Guy Kawasaki himself, je vous conseille cette vidéo.

(Lien vers la vidéo trouvé sur ce billet du blog de Michel De Guilhermier)

OpenCoffee Club Paris : premier retour

Je suis allé ce matin à l’Open Coffee Club à Paris, Louis en a parlé dans ce billet. J’avais aimé la présentation un brin « anarchiste » :

Le pourquoi ?

  1. Il se dit que “les investisseurs sont inaccessibles”.
  2. Les entrepreneurs ont besoin d’un lieu habituel où se réunir, pas juste entre eux, mais aussi où rencontrer des investisseurs et des grandes entreprises.
  3. Les contacts informels sont très enrichissants.
  4. Le lieu ne doit pas être unique, privé et fermé (bureau privé, club, etc.).
  5. On doit pouvoir voyager dans le monde et connaître les endroits (et heures) où on a des chances de rencontrer d’autres entrepreneurs et investisseurs.

Qui est convié ?
N’importe qui. Le but n’est pas d’y rencontrer les organisateurs, ni une personne en particulier, mais d’offrir à tous un lieu et une heure définis, où on peut croiser et faire connaissance avec d’autres. Ce n’est pas un club privé, fermé. D’ailleurs, il n’y a pas d’organisateurs, le lieu et l’heure sont désormais fixés, l’événement se fera chaque semaine par ceux qui y sont présents.

Ne considérez pas l’OpenCoffee Club comme un événement de réseautage de plus. Si vous ne pouvez participer, ce n’est pas la fin du monde, il y en a un chaque semaine. Vous n’avez pas à faire le tour complet et parler à chacun, il est souvent préférable de rencontrer moins de monde et de pouvoir discuter plus en détail, ceux que vous aurez manqués seront probablement là une prochaine fois.

Pas de badge à votre nom, pas de logo : Ce n’est pas l’esprit de l’OpenCoffee Club, et ça ne le sera jamais. Ce n’est pas non plus un événement, c’est juste un endroit où chacun vient discuter, un café à la main, un gâteau dans l’autre.

J’ai bien apprécié : c’est effectivement complètement informel, sympa, et c’est bien l’occasion de croiser pas mal de monde.

Concrètement, en 1h30, j’ai parlé avec une dizaine de personnes, d’horizons très divers : chomeurs, entrepreneurs, VC !
J’ai par exemple fait la connaissance de Jérôme Archambeaud, ancien DG Skype France, qui m’a appris qu’eBay avait fermé toutes les opérations Skype locales en europe (j’avais zappé l’info…).

Bon, quand je peux, j’y retourne !

Présentation Powerpoint : les recommandation de Guy Kawasaki

Je vous avais bien dit que je vous en reparlerai (ici) !

Donc, Guy Kawasaki, dans son livre L’art de se lancer : Le guide tout terrain pour tout entrepreneur donne son avis sur ce qu’est une bonne présentation Powerpoint.

A la base, ses conseils sont pour préparer une levée de fonds devant des investisseurs, mais je pense qu’on peut facilement généraliser ses propos, et étendre à d’autres cas de figures (présentation d’une offre commerciale, …). Quelle est la différence au fond, on est dans la situation de vendre quelque chose ? Un produit, une société…

Donc, quelques recommandations de Guy Kawasaki :

  • Choix de la police : police simple et adaptée à l’écran (genre Arial quoi)
  • Taille de la police : 30 minimum. Il propose la règle suivante : prendre l’âge de la personne la plus agée de l’assemblée, et diviser par 2. ça donne la taille de la police minimum !
  • Animations : non merci !
  • Penser à faire une présentation qui marche aussi bien en version imprimée que sur l’écran.
  • Ne pas utiliser les différents niveaux de points, sous points, …. On ne doit mettre que quelques points très synthétiques. Le reste doit être expliqué à l’oral.
  • Faire une présentation courte (10 ou 20 slides max).
  • Dire très vite ce qu’on fait, ce qu’on vend, ce qu’on apporte. Dans beaucoup de présentations, on présente l’offre vers la fin. Ce que dit Guy Kawasaki, et je sens bien qu’il a raison, c’est qu’il est fondamental de bien cadrer la réunion dès le début, en captant l’intérêt des auditeurs très tôt.
  • Et puis, c’est basique mais tellement vrai : préparer la présentation, autant de fois qu’il le faut, jusqu’à être vraiment à l’aise. Il propose de se filmer, et d’arrêter la préparation quand on se trouve pas mal à l’écran.
  • Enfin, dernier conseil qui me semble excellent : régulièrement, tout mettre à la poubelle et recommencer ! A force de modifier une présentation, d’abuser du copier-coller, on finit par avoir un patchwork sans âme, sans unité. Tout reprendre « from scratch » est donc une très bonne tactique.

Maintenant, je pense qu’il est important de bien identifier dans quel scénario on est, avant de suivre telles ou telles recommandations. En fait, on utilise bien souvent Powerpoint pour différents usages. Par exemple, si on envoie une présentation à un client, on n’est pas dans le scénario d’un exposé oral, soutenu par une présentation. Dans ce cas, celui qui reçoit la présentation doit comprendre le message, sans le support de l’orateur : les conseils listés ci-dessus ne sont donc plus applicables.

Harmonie…

Suivant les entreprises, les équipes, le centre de gravité n’est pas placé pareil.

Certaines entreprises sont centrées sur la technique. C’est la dictature de la technologie. Les commerciaux n’ont qu’à se débrouiller pour « fourguer » les magnifiques ouvrages réalisés par les équipes techniques. ça marche ? Non bien sûr !

D’autres entreprises sont centrées sur le commercial. Les commerciaux ramènent l’argent, ils ont donc le pouvoir. La technique n’a qu’à suivre. La technique est dans ce cas un outil, pas vraiment compris ni respecté. ça marche ? Non bien sûr !

Il y a d’autres modèles, les entreprises centrées sur les finances, sur les actionnaires, sur elles mêmes, sur le fonctionnement et l’organisation, … Il y a toutes sortes de perversions dans ce monde !

Logo Ying YangPersonnellement, je ne crois qu’en un seul modèle : l’entreprise idéale est centrée sur le marketing, et le marketing, c’est avant tout l’écoute. L’écoute des clients, l’écoute des actionnaires, des équipes techniques et commerciales, de la direction et des finances. Ce marketing là (marketing stratégique), ce n’est pas une dictature. La responsabilité de ces équipes marketing, c’est donc l’écoute, et la mise en place du processus qui permet de définir les meilleurs produits, les meilleures offres.

Vous en connaissez beaucoup, des entreprises qui ont ce mode de fonctionnement en France ?

L’art de se lancer avec Guy Kawasaki

On vient de me prêter ce livre et je suis fan ! Je pense être plutôt difficile pour ce type de livre. A mon avis, on lit beaucoup de bêtises sur l’entreprenariat… Mais là, c’est un régal. Guy Kawasaki a plein d’humour et déborde de bon sens. Je vous en reparlerai donc surement bientôt…

Petite anecdote personnelle : quand j’ai pris le livre, j’ai vu que le traducteur était une traductrice : Marylène Delbourg-Delphis… Ce nom me disait quelquechose… Oui, c’était la boss de ACI, la boite qui édite 4D, et 4D, c’est toute mon « enfance » : j’ai commencé à gagner ma vie dans l’informatique en développant des applications avec 4D.

Une petite citation :

« Bien des livres sur l’art d’entreprendre commencent par un processus rigoureux d’examen de conscience pour déterminer si vous êtes vraiment apte à lancer une entreprise :

  • Etes vous capable de travailler des heures et des heures pour un salaire dérisoire ?
  • Etes vous capable d’essuyer des refus plusieurs fois d’affilée ? (…)

La vérité est qu’il est impossible de répondre à ces questions par avance et elles n’ont pas de sens. D’une part, les paroles et la bravade sont sans valeur. Dire que vous avez la volonté de faire quelque chose ne signifie pas que vous le ferez. D’autre part, que vous ayez des doutes et des inquiétudes ne signifie pas que vous ne construirez pas une grande entreprise. (…) La vérité est qu’on ne sait pas réellement si on est un entrepreneur avant de le devenir – et parfois ne le sait-on même pas à ce moment là. »