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Le e-commerce, c’est pas comme le commerce physique !

Suite logique de mon précédent billet, vous deviez vous y attendre un peu, non  😉 ?

Si les fondamentaux du commerce restent bien évidement valides, le canal Internet impacte très fortement les méthodes de ventes.

Le billet précédent est vrai (sinon je ne l’aurais pas écrit 😉 ), mais très « high level », ce qui peut être intéressant, mais on le sait, le « diable se cache dans les détails » et pour bien vendre en ligne, il faut s’imprégner de la culture web.

Les différences alors ?

A mon sens, la principale différence, c’est l’espace concurrentiel.

Dans le monde physique, la concurrence, c’est le magasin d’à côté, et la marque qui « fait presque pareil ».

Quand le client est entré dans un magasin, il a fait un acte fort, engageant (même s’il n’est pas « obligé » d’acheter).

Cela lui a pris du temps, s’il est en voiture, il a cherché une place, a marché…

Bref, il a fait un choix, et l’acte de vente n’est pas très loin…

Toujours dans son magasin, notre client ne peut pas facilement comparer ce qui est en vente dans le magasin physique avec les autres magasins : il faudrait sortir, chercher un magasin qui vend les produits comparables, … Peu de gens font ça.

Dans le virtuel, la posture du client n’a simplement aucun rapport.

Il est chez lui, personne ne le regarde, ne le juge.

Il peut passer d’un site à l’autre en un clic, sans aucun effort.

De plus, l’ensemble des outils de comparaison de produits, de prix, lui permet d’avoir une sorte de « chapeau » au dessus des sites e-commerce.

Enfin, le client est bien souvent venu via des sites tiers : Google ou autres moteurs de comparaisons de produits, prix, …

Cela veut dire plusieurs choses :

  • Il n’est pas forcément venu pour une enseigne particulière (mais pour un produit, un mot clé, …) ;
  • Il est bien souvent entré « directement » sur la fiche produit, sans passer par la porte d’entrée (la « célèbre » home page).

Les concurrents sont donc à un niveau « sémantique » : Cela déstructure complètement l’analyse de la concurrence.

Concrètement, puisque beaucoup de clients viennent via d’autres sites, il faut regarder rayon par rayon, produit par produit, qui est mieux placé que vous sur chaque site.

C’est complètement fondamental, et cela n’a rien à voir avec la vente physique !

Alors, convaincu ? Un vrai métier, le e-commerce, je vous le dis !

Le e-commerce, c’est du commerce !

Pourquoi se « prendre le choux » ?

Vendre, c’est vendre.

Le canal de vente n’est qu’un moyen !

Le commerce existe depuis… bien longtemps (le plus vieux métier du monde 😉 ?).

Donc, vendre, c’est avant tout une question d’offre et de demande.

Il faut le bon produit, qui répond à un vrai besoin (ou plus précisément, à un vrai « sentiment » de besoin).

Il faut le bon prix (celui qu’est prêt à mettre le client, ni plus ni moins).

Il faut bien travailler la mise en valeur (faire briller le sou disais l’un des commerciaux de Wokup!).

Donc, sur le Web, tout cela reste bien évidement vrai :

Comme dans le monde physique, on gère des rayons.
L’art de la vente, c’est l’art de bien agencer son magasin, réel ou virtuel.
La disposition des produits, très visible ou moins visible, c’est pareil !

La tête de gondole, si importante dans le réel, l’est tout autant dans le virtuel.

Et puis il faut rendre la vie du client plus facile.
Là aussi, ce sont les mêmes fondamentaux.
Dans  le réel, on travaille l’accès, le parking, les caisses « sans attente », …
Dans le virtuel, on travaille la qualité des messages et des processus, les temps de réponses…

Enfin, il faut fidéliser.
Pareil : beaucoup de mécanismes communs : cartes de fidelité, bons de réductions, Mailing & eMailing.

Je vous le dis : le commerce, c’est du commerce !

News prestashop – Nouvelle version dans les tuyaux et place de marché !

Prestashop, c’est une solution e-commerce « nouvelle génération », open-source et Française.

C’est une vrai alternative à Magento, avec de vrais différences :

Prestashop est bien plus léger que Magento.

La prise en main est donc bien plus rapide, et demande des investissements souvent moins lourds.

Le choix dépend donc de votre projet…

Bref, Prestashop a une actualité assez riche !

Deux news donc :

Prestashop vient de sortir une nouvelle version Alpha (1.2), qui apporte pas mal de nouvelles fonctions :

  • Nouveau module d’alerte mail ;
  • Nouveau module de statistiques newsletters ;
  • Configuration de plusieurs images par attribut ;
  • Nouvel onglet de notification client ;
  • Ajout d’un nouvel onglet de tracking dans le catalogue ;
  • Amélioration de l’affichage pour les quantités restant en stock ;
  • Nouveau système de tracking avec l’affiliation ;
  • Ajout d’un nouvel onglet pour créer des groupes ;
  • Amélioration de du moteur recherche ;
  • Recherche par facture ;
  • Amélioration de l’installation des modules ;
  • Possibilité de mettre des pièces jointes aux produits (PDF, image, etc.)…

Et encore pleins d’autres choses !

L’autre news, c’est la sortie imminente du « prestastore« , place de marché des composants Prestashop.

C’est une étape importante pour le développement de l’écosystème de Prestashop.

Différence entre valeur et business model !

J’entends très souvent dire que pour une startup, il est essentiel d’avoir un business model.

En clair, une boite doit savoir comment elle gagne de l’argent.

Cela sonne comme une évidence…

Et pourtant, et pourtant…

Google, eBay, Skype, et bien d’autres n’avaient aucune idée du business model lors de leur création !

Fallait il les jeter, d’un revers de main rapide et négligeant ?

A mon sens, il y a une différence fondamental entre la valeur que crée une entreprise, et son business model.

Et si j’étais investisseur, je me concentrerais plus sur la valeur créée que sur le business model.

Je m’explique :

Sur Internet, on peut tout à fait avoir une idée en rupture, idée qui va, si elle marche, créer beaucoup de valeur.

On peut prendre l’un des exemples ci-dessus… Google par exemple.

La rupture est clair : apporter un résultat de recherche plus rapide et plus pertinent.

La valeur est évidente : elle est la conjonction de la connaissance du web et des internautes.

Le business model n’existait pas à la création de Google. Les fondateurs avaient plutôt dans l’idée de vendre leur techno aux entreprises pour indexer les intranets (ce qui existe d’ailleur, c’est l’offre GSA).

« On ne peut pas rendre payant un service gratuit »

J’ai bien souvent entendu cette phrase, qui tombe comme un couperet !

Cela semble évident, indiscutable.

En plus, c’est un des patrons d’un grand groupe média qui dit ça, on est forcément d’accord.

Ben, non en fait !

Rien ne justifie cette assertion. Elle est simplement fausse.

Le meilleur moyen de le prouver est de prendre des contres exemples.

eBay est un bon candidat !

Le service à démarré gratuitement.

Cela a permis de mettre au point le modèle, et « d’éduquer » les premiers utilisateurs, qui n’auraient sans doute pas payés pour un service en « beta ».

Puis, quand le truc à été au point, eBay est devenu payant.

Bien sûr, à l’époque, quelques utilisateurs ont exprimés leur mécontentement… Puis tout le monde s’y est fait.

Je pense pour ma part que dans certains cas, ça peut être une très bonne stratégie de lancement. On essaye son offre en mode gratuit. Les premiers utilisateurs essuient les plâtres, et en contre partie ne payent rien.

Puis, quand l’offre est mature, il est tant d’y injecter un business model raisonnable !

Ga Bu Zo Meu

Vu sur un site évènementiel, lors de l’enregistrement de son compte :

Si vous ne le souhaitez pas, merci de cocher la case suivante.

Dans ce cas, les informations vous concernant seront alors réservées à l’usage exclusif d’XXX.

ça me fait imanquablement penser à la marionnette de Pinoccio dans Schreck 2 (ou 3, je ne suis pas sûr), qui doit répondre, sans mentir (sinon, son nez de bois s’allonge) et qui fait une réponse tellement alambiquée que personne ne comprend ce qu’il veut dire !

Les nuls du e-commerce…

Bon, j’ai pas l’habitude de « dégommer » les sites sur ce blog. Ce n’est pas l’esprit.

Et puis c’est toujours facile de critiquer…

Mais bon, il y en a qui poussent loin…

Exemple, ce formulaire :

Bon, jusqu’ici, rien de catastrophique.

Il y aurait bien des tas de trucs à dire, mais bon, « pourquoi pas » pourrait on dire….

J’ai donc rempli sagement ce formulaire…

Et non, il y a une erreur : il faut ajouter une région.

Ah zut, il n’y a pas de champ Région dans le formulaire !

Voilà donc une équipe marketing qui ne fera pas trop de spam…

Des menus dynamiques pour naviguer dans les catégories

Suite au billet sur Estée Lauder, je me suis dit que c’était sans doute une bonne idée de creuser un peu plus cette histoire de menus de navigation dans les catégories.

Donc, la question, c’est comment présenter les catégories, pour que l’utilisateur s’y retrouve.

La question devient de plus en plus critique quand le nombre de références augmente : on risque d’avoir alors des « listes à la Prévert »…

Une première question est : ou mettre ces menus.

Le standard de fait est de les mettre en haut de la page, sur une barre :

On peut également mettre ces catégories sur deux lignes :

Sur ce sujet, Amazon innove, en plaçant ce menu en colonne, à gauche :

De plus en plus, les boutons des catégories sont en fait actifs, et permettent d’afficher un menu plus complet (Merci Javascript).

Quelques exemples :

L’étude attentive de ces exemples est super intéressante, et mine de rien, les différences sont nombreuses :

  • Certains menus font pro, d’autres non (je vous laisse vous faire votre opinion…) ;
  • Pour certains sites, il faut cliquer pour ouvrir le menu. Sur d’autres sites, le menu s’ouvre tout seul.
  • Certains menu s’ouvrent avec une mise en scène : comme un rideau, … Alors que d’autres s’affichent d’un coup.
  • Certains menus présente une simple liste, alors que d’autres sont beaucoup plus structurés, avec des espaces différents, …
  • Sur certains sites, les menus ne s’ouvrent pas tout de suite : il faut charger des éléments. Sur d’autres, les éléments ont été pré-chargés.
  • Quand on déplace la souris sur les lignes, la ligne peut être mise en valeur… ou pas.

Voilà, je pense que ma démonstration est faite : pour un résultat de bonne qualité, il faut un savant mixe entre plusieurs métiers :

  • Une bonne analyse du catalogue, pour faire les bons regroupements et créer les bonnes catégories. Bonne pour le Web !
  • Une bonne conception, ergonomique, avec un travail précis sur la dynamique des menus.
  • Une excellente réalisation technique, qui ne doit pas être traité à la fin… mais au fil de l’eau, avec une approche eXtreme programming, pour que la réalisation de très bonne qualité sorte, après nécessairement plusieurs itérations.

Actuellement, on ne peut pas décoreler les différents métiers. Il faut assurer une cohérence globale pour avoir un résultat … qui transforme.

Livre blanc sur l’expérience client édité par Scene7 à télécharger ici !

Adobe Scene7, c’est une solution pour gérer les médias (photos, vidéo) des sites web en général, et marchand en particulier.

Scene7 vient de sortir un livre blanc :

  • Principes clés et meilleures pratiques pour offrir une expérience inoubliable aux clients
  • Exemples uniques d’entreprises ayant mis en œuvre des solutions de pointe
  • Tendances à l’origine de la prochaine vague d’innovation en ligne
  • Méthodes de différenciation des sites Web pour répondre aux attentes croissantes des clients et encourager leur fidélité

Livre blanc gratuit

Estée Lauder us – vers l’excellence

Quand on est dans le e-commerce, on passe nécessairement son temps à regarder, analyser, disséquer des sites.

Soyons honnête : assez peu de site sortent du lot…

Alors le site d’Estée Lauder, il faut aller y faire un tour quand on a le blues, pour se remonter le moral, et voir un site très bien fait :

Euh, petit détail : il s’agit du site américain, et pas du site Français.

D’ailleurs, difficile d’aller sur se site : le serveur détecte que le client à une IP Française, et vous redirige illico vers le site Français… Bien moins intéressant…

Donc le site US :

Dès cete page, ce qui est remarquable, c’est le mix entre l’annimation marketing, très présente (les grosses photos pour mettre en avant des produits ou des gammes) et la structure, le « template » : plutôt dépouillé, le site respire, et l’emplacement de chaque zone, bien à sa place, bien visible.

Autre point clé : les catégories, à gauche :

Dans ce menu, les catégories (FACE, EYES, …) ne sont pas cliquables !

Seuls les sous catégories sont cliquables.

Pourquoi ce choix ?

Mais c’est simple : pour gagner un clic ! Cela permet de conduire le client plus vite vers les pages produits.

Les pages intermédiaires font en général bien plaisir aux équipes marqueting mais les chiffres sont là : moins il y en a, et plus le site transforme !

Autre point clé : la barre de menu, en haut.

Quand on clique sur un item, le menu se déroule, pour afficher une large zone :

Là aussi, on est loin de ce qu’on peut voir habituellement…

L’espace est clair, dégagé.

Comme pour la liste des catégories a gauche, seuls les sous catégories sont cliquacles.

Enfin, le bas du menu est un espace de publicité, avec une belle image du produit, et un lien pour aller l’acheter directement !

La page « liste des produits » est également très bien faite :

Ici, la qualité est au niveau de la mise en scène de chaque produit : remarquez les photos des rouges à lèvres, qui « sortent du cadre » !

Ah, nous voici sur la page produit :

Comme sur bien des sites, on est sur une mise en page « pleine largeur », de manière à bien mettre en avant le produit.

La déclinaison des couleur est bien gérée, avec un nuancier clair et surtout une grande image de la couleur.

Je pense que le site pourrait encore gagner en visibilité avec un bouton « add to bag » plus visible.

Voilà au final un bien beau site ! Beaucoup pourraient prendre exemple…