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Utilisabilité et performance des moteurs de shopping ? Bof…

Quel est l’intérêt des moteurs de shopping ?

L’intérêt pour le consommateur je veux dire.

  • L’aider à trouver des produits
  • L’aider à comparer les produits
  • L’aider à comparer les prix

Prenons un exemple concrêt : je recherche une carte SD, de 64 Go.

J’ai « anonymisé » le nom des comparateurs, l’objet n’est pas de faire le proces de tel ou tel solution, mais de dire que, globalement, la performance est très… perfectible ;).

Premier essai, sur le comparateur XXX :

Drogué comme on l’est tous par Google, je commence par tapper ma requête dans le champ « recherche » du site : « carte SD »

Le moteur me propose, soit de choisir une catégorie, soit de consulter directement les premières réponses.

Mais il n’a pas reconnu vraiment ma recherche, et ne me propose pas de filtrer les résultats de recherche par capacité de stockage.

Même si je filtre par type de produit (carte SD), je ne peux toujours pas filtrer par capacité. Dommage…

Bon, si j’insiste, et que j’essaie de naviguer via les catégories, c’est pas génial : d’abord, il faut que je pense a chercher dans « Photo et vidéo » alors que mon besoin peut très bien être informatique.

Ensuite, le site mélange les cartes XD Card et SD Card.

Enfin, on ne me propose toujours pas de filtrer par capacité de stockage.

Deuxième essai, sur YYY :

La recherche permet, ce coup ci, d’être affinée, via différents critères, y compris la capacité.

Mais l’échelle n’a visiblement pas été mise à jour depuis longtemps, puisqu’elle est détaillée pour les petites capacités (4, 128, 256, 512 Mo) et une seule catégorie pour les grosses cartes (32 Go et plus).

Et toujours impossible de trier par capacité !

J’ai essayé de naviguer via les catégories : j’ai laissé tombé après quelques recherches infructueuses…

Troisième essai, sur ZZZ :

Le moteur s’en sort mieux : L’aide à la saisie me permet de sélectionner rapidement : « Carte mémoire SD 64 Go ».

Sauf que les résultats sont « bruités » par des produits, qui ne sont pas des cartes SD, et que rien ne m’aide à faire mon choix : tous les outils de filtres sont inutiles, puisqu’ils proposent, chacun, une seule option. Exemple avec « choisir la classe » qui ne propose que la classe 10.

Et puis, je sais très bien qu’Amazon propose un produit à 100 €, qui n’est pas présenté sur la page de ce moteur, qui ne propose pas une seule carte à moins de 135 €.

 

Bon, j’arrête là, mais cela montre le chemin qui reste à parcourir sur ce secteur, si on veut vraiment créer de la valeur pour l’internaute.

Ceci dit, je sais bien que c’est pas un sujet simple !

  • Il n’y a pas, actuellement, de notion d’identité unique pour les produits, les moteurs de shopping doivent « chercher » tout seul l’identité d’un produit
  • Il n’y a pas non plus de dictionnaire universel, pour classer les caractéristiques des produits. Là encore, le moteur de shopping doit « deviner » à partir du titre, de la description, …

IziFlux – Solution de publication du catalogue vers places de marchés, comparateurs de prix, …

J’ai parlé plusieurs fois des solutions permettant de publier le catalogue vers « le monde extérieur ».

Il était temps que je parle d’IziFLux, puisque c’est l’une des premières solution du marché en France.

J’ai pas mal discuté avec Guilhem Gleizes, fondateur de Cibleweb et Iziflux. Cet article est « mémo » suite à cet échange.

Iziflux permet de publier son catalogue vers différents types de sites :

  • Moteur de shopping
  • Place de marché
  • Retargetting
  • Adwords
  • eMailing

La solution propose un moteurs de règles :

  • Intègre des facteurs de périodicité, de saisonalité
  • Intègre un méta langage : on peut renommer un produit ou des champs via ce langage
  • Possible de tout paramétrer depuis excel
  • ROI : Calcul automatique d’un retour sur investissement

Les nouveautés à venir :

  • Adwords : générer automatiquement des campagnes.
  • eMailing : aider à pré sélectionner l’offre pour accélérer le processus de création d’une campagne.

Les principales références d’Iziflux :

  • Rue Du commerce
  • Belambra
  • Discounteo
  • Made In Sport
  • Travel Horizon
  • Macway
  • Darty Espagne
  • Vertbaudet

Volumétrie :

  • près de 10 000 flux par jours
  • 15 millions de produits
  • 150 clients.  Objectif : 300 clients dans 2 ans.
  • 17 personnes dédiées

Prix :

Le prix est fonction de la taille du catalogue, pas du nombre de flux.

Pour moins de 5000 références, cela va coûter 150 € par mois

Ensuite, il faut ajouter 25 € de plus par mois, par tranche de 2500 reférences.

Iziflux propose une prestation d’accompagnement, avec un chargé de compte dédié, pour 100 € par mois.. C’est un interlocuteur dédié qui fera tous les réglages pour le compte du marchand. La bonne idée peut être de commencer par 3 mois d’accompagnement pour tout mettre en place.

Cette prestation est très bien perçue par le marché.

A la base d’Iziflux, il y a une agence : cibleweb : agence e-marketing (SEO, SEM).

Puisque le métier de cibleweb est d’augmenter le trafic sur les sites de ses clients, la réflexion pour un « système permettant de publier le catalogue vers le monde extérieur »était très naturelle.

Les premières réflexions dates de 2003.

A l’époque, c’était pourtant plus simple : il y avait peu de comparateurs de prix : Kelkoo, et l’arrivée d’acteurs US, comme Shopzilla.

A cette époque là, des agences comme cibleweb avaient un autre modèle économique : l’achat média, pour le compte des clients. Il y avait des « remises agences », ce qui fait que les clients avaient naturellement tendance à passer par une agence : ça ne coutait pas plus cher, puisque l’agence se rémunérait sur la marge.

Mais ce modèle a peu à peu disparu. Il a donc fallu trouver « comment créer plus de valeur » pour les clients, d’ou l’idée de créer des outils en interne.

Cibleweb a opéré ce tournant en 2007. La solution permettait, au début, uniquement de publier vers les comparateurs de prix.

Pour les clients, la promesse est simple :

  • Réduire les dépenses (-30%)
  • Multiplier la présence
  • Optimiser la qualité du flux ; améliorer la qualité de la présentation des produits : que l’information soit au bon endroit et qualitative. Exemple : supprimer les doublons dans le flux.

Aujourd’hui, les comparateurs mettent la barre plus haut : ils demandent des flux de qualité. D’ailleurs, on paye moins cher si on propose un flux de qualité.

Pour Iziflux, Le business a démarré très vite, avec un premier gros client, Alapage, en 2008.

S’il fallait faire beaucoup d’évangélisation au début, 2009 a été marqué par l’arrivée de concurrents : Beezup, Lengow puis plus récemment : Catsynch et Shopping-Flux.

toutes ces boites n’ont pas la même origine : certaines viennent, comme CibleWeb, d’agences, d’autres sont des startups.

Le marché devra se « réduire », les barrières à l’entrée pour ce marché sont de plus en plus élevées…

C’est également un marché ou les choses évoluent très vite.

La tendance importante en ce moment, ce sont les places de marchés.

Aujourd’hui on peut vendre en ligne uniquement via ces market places !

Mais ce marché, très jeune, va évoluer : certaines places de marchés seront probablement très électives, alors que d’autres seront à la recherche d’un maximum de vendeurs et de références.

Vente privée s’associe à American Express pour son développement US

La news vient de tomber : on savait que Vente Privée avait un partenaire pour son développement US, on a l’identité de ce partenaire aujourd’hui : Amex.

Bon, la bataille va être rude côté US, entre Amazon qui s’intéresse aujourd’hui aux ventes privées, et d’autres acteurs locaux assez puissant…

A suivre, pour une fois que la France est leader sur un modèle Internet !

Bilan e-commerce du premier trimestre 2011 – Fevad

Je suis en direct du « petit déjeuner » organisé ce matin par la Fevad.

Baromètre des ventes

11% de croissance sur T1 2011 !

Moins fort que les 19% de croissance, sur T1 2010.

Meilleure performance sur le secteur du textile, mode.

Croissance plus faible sur le secteur des produits techniques (7%) : marché bientôt saturé sur ce secteur ?

Sur le marché du B2B : 8% : pour le coup, je suis convaincu qu’on est loin de la saturation, mais plutôt sur un marché pas aussi mature que le B2C.

7,7 Milliard € de transactions par cartes, pour 83 millions de transactions.

Montant moyen des transactions : 92 €

Nombre de sites marchands : 82 000 sites, soit +28% ! Les 100 000 sites arriveront bien vite !

CA T1 2011 : 8,8 Milliard €, soit +20% de croissance par rapport à 2010.

Europe :

  • Allemagne : 25 Milliards €, +17%
  • Uk : 69 Milliard €, +18%

Projections :

  • 2011 : 38 milliard €
  • 2012 : 45 milliard €

(données collectées via de 40 sites leaders et les plateformes de paiement)

Remarque : 40 sites = 33% du total du e-commerce

Baromètre de l’audience

Nombre d’internautes : 38,6 Millions

Nombre de cyber acheteurs : 28 Millions, soit +11 %

Cela représente 72,5% des internautes.

52% des français achètent en ligne.

67% des internautes ont confiance dans l’achat en ligne

Les cyber acheteurs couvrent bien l’ensemble des internautes, et de plus en plus, l’ensemble de la population.

Classement des sites marchands :

  • eBay : 10,4 Millions de visiteur unique par mois
  • Amazon : 9,9 millions
  • CDiscount : 8,6
  • Price Minister : 8,4
  • Fnac : 7,8
  • Groupon : 7,5
  • Voyages-sncf : 7,2

(pannel de 25 000 internautes)

Services financiers en ligne

45% des internautes recherche des informations  sur les services financiers

37% passent par Internet

Produits les plus recherchés :

  • Assurance : 23% (surtout pour les voitures)
  • Crédit : 18%

Motivation : comparer, vérifier les prix, jouer avec les outils de simulation

Sites utilisés :

  • Sites officiels : 68%, mais -5%
  • Comparateurs : 59%, +11% !!!

Intérêt pour souscrire un crédit en ligne : 51% d’intérêt par les internautes !

Intérêt pour une offre 100% dématérialisé : 11%

Raisons : prix, frais

Internet mobile : 59% des « mobinautes » utilisent des services bancaires, assurance, …

Connection au moins une fois par semaine : 53%

(Etude réalisée auprès de 2500 internautes)

Le m-commerce – Perspectives 2015

Site adapté au mobile (avec paiement mobile) ?

  • 22% Fait
  • 25% prévu en 2011
  • 18% plus tard
  • 35% non prévu

Mode de développement :

  • Appstore : 42%
  • Site adapté : 39%
  • Site iPhone : 16%
  • Blackberry  : 11%
  • Android : 8%
  • Nokia : 3%

Grosse progression prévisible pour le développement android

12% des cyber acheteurs ont déjà acheté en ligne : 7% de la population, soit 3 millions d’acheteurs

2/3 de ces acheteurs utilisent l’iPhone, c’est un cyber acheteur très actif.

Ce qui est acheté sur mobile :

  • Voyages  : 33%
  • Biens culturels : 28%
  • Habillement : 26% (effet vente privée)
  • Technique : 15%
  • Informatique : 14%
  • Jeux, … : 11%
  • Electro ménager : 7%

Raisons d’achat :

  • Pas d’autre accès à l’internet : 42%
  • Pb de temps : 25%
  • Profiter d’un temps mort : 20%
  • Finaliser la commande en mobilité : 19%
  • Plus simple sur mobile : 14%
  • Relance sur mobile : 6%

Morgan Stanley : Projections : part de l’audience sur mobile

  • 2008 : 0,8%
  • 2011 : 15%
  • 2014 : 50%

Nombre d’acheteurs :

  • 2011 : 3,3 Millions
  • 2015 : entre 8 et 14 millions

Leviers pour aller vers la fourchette haute :

  • Haut débit mobile (4G)
  • Richesse de l’offre
  • Je rajoute : le morcellement du marché sera un frein… A suivre

(compilation de deux études : étude sur le e-commerce, via interview de 60 sites marchands, + étude m-commerce : étude en ligne auprès de 3000 internautes. On ne parle que de smartphone, pas de tablettes. Pas de téléchargement d’applications mobiles non plus, réalisées par CCM Benchmark)

En vrac

Ventes privée

Grosse annonce à venir Vente Privée :

Ouverture de Vente Privée aux US, partenaire annoncé d’ici quelques jours.

Laïus sur le risque lié à la nouvelle réglementation européenne.

Rue du commerce

++ Multi canal.

Parle de Rakuten, leader mondial, travaillant avec des marchands ayant des points de ventes physiques.

Business tiré en bonne partie par les petits sites.

Dans le top 10 : transformation du modèle. Du vertical à l’origine (produits techniques pour RdC), ouverture du modèle pour aller vers un commerce beaucoup plus élargit.

–> Donner une capacité d’audience à tous les nouveaux sites.

Pixmania

15% du CA est fait sur des produits non techniques (jouet, …).

Annonce : ouverture de 4 à 5 familles de produits par ans, dans les prochaines années.

Très grande catégorie à venir cet été, en septembre, …

eBay

Evolution vers la notion de galerie commerciale.

De plus en plus d’offres issues de vendeurs pro, pour des produits neufs.

De plus en plus de « consommacteurs » : comparer les prix, commenter, …

Annonces :

  • +40% de produits pros sur la plate forme
  • Accompagner l’entrepreneriat
  • Près de 4 Milliard de $ de CA sur mobile !!!
  • Lien entre les points de ventes physiques et les offres géo localisées (a creuser, j’ai pas tout capté en live 😉 )

BrandAlley

–> Crowd sourcing dans le domaine de la mode !

La redoute (redcats)

Gros investissements sur le mobile (1% des ventes)

Egalement investissement sur le communautaire (500 fan sur FB)

Boutique facebook ouverte en T1 2011

Test sur 50 produits dédiés

 

Formation – Meilleures pratiques pour améliorer l’efficacité de votre site

Avec l’ami Fred, on organise et co-anime une formation sur les meilleures pratiques, pour améliorer l’efficacité commerciale d’un site.

Voici le « brief » de cette formation :

Date : Le jeudi 23 juin 2011 à Paris de 9h-18H

Lieu : Centre de conférence Edouard VII – 23 square Edouard VII, 75009 PARIS

Coût pédagogique : 1.000 € HT

Contexte

Plus de 27 millions d’internautes français ont commandé en ligne l’année dernière. Avec un C.A. supérieur à 31 milliards d’euros, le commerce en ligne est un secteur très dynamique alimenté par près de 82.000 sites marchands en ligne. Face à une compétition aussi forte, vous démarquer de vos concurrents est un impératif pour pouvoir assurer la viabilité de votre activité.

L’année écoulée aura également été très riche en innovations : e-commerce délégué, social shopping, mobilité, achats groupés… si toutes ces tendances ouvrent de nombreuses opportunités, elles peuvent également vous détourner des fondamentaux (simplicité d’usage, attractivité du contenu, récurrence des visites, panier moyen…). La difficulté va donc être de définir les bonnes priorités vis-à-vis de votre contexte marchand et de vos contraintes.

À qui s’adresse cette formation ?

Cette formation s’adresse à toutes les entreprises et marques impliquées dans le commerce en ligne. Aucune connaissance technique n’est requise, cette formation conviendra particulièrement aux acteurs du marketing et de la communication, aux responsables web, aux consultants et chefs de projet.

Objectifs de la formation

  • Acquérir une vision d’ensemble des facteurs-clés de succès d’un site marchand
  • Mieux appréhender les changements d’usages des internautes (médias sociaux, mobilité…)
  • Identifier les facteurs d’optimisation de vos parcours-client et de votre middle-office
  • Maîtriser les leviers marketing de recrutement, de fidélisation et de transformation
  • Définir des priorités dans votre feuille route d’évolutions

Programme détaillé

Introduction

  • Genèse du commerce en ligne
  • Les chiffres du commerce en ligne en France, Europe et dans le monde
  • Les piliers de la rentabilité (trafic, transformation, fidélisation)

Analyse des facteurs clés de succès

  • La marque : Comment la construire, l’entretenir et l’exploiter ?
  • La simplicité d’usage : Quels outils ? Quelles règles ergonomiques ?
  • Le contenu : De l’art de séduire, rassurer, convaincre et fidéliser
  • La communauté : Comment la fédérer, l’animer et en bénéficier
  • Le référencement : SEO > SEM > SMO > ?

Exercice = Identifier et évaluer vos points forts / faibles

Les dernières tendances

  • Rich commerce
  • Mobilité
  • Achat local et groupé
  • Commerce responsable et respectueux de l’environnement
  • Social shopping
  • Gamification

Exercice = Prioriser vos évolutions

Meilleures pratiques de conception Front-Office

  • Page d’accueil
  • Parcours client
  • Fiche produit
  • Tunnel de commande
  • Support client
  • Contenus

Exercice = Audit critique et suggestions d’évolutions pour un site tiré au hasard

Exercice = 5 quick wins pour votre site

Solutions pour un Middle-Office performant

  • Plate formes e-commerce
  • Solutions de paiement
  • Architecture 3 tiers
  • Les briques clés du middle office
  • Tableaux de bord et indicateurs de performance

Exercice = Définissez votre roadmap pour les 2 prochaines années

Exercice = Identifiez les 5 indicateurs clés pour votre activité

E-marketing

  • Objectifs
  • Affiliation
  • Gestion des flux vers les marketplaces et comparateurs
  • Retargetting
  • CRM, emailing et fidélisation
  • Vers un e-marketing personnalisé

Exercice = Définissez votre plan d’acquisition e-marketing

Conclusion

  • Viabiliser votre activité en planifiant sur le long terme
  • Tendances d’évolution

Intervenants

Frédéric Cavazza : Consultant indépendant avec plus de 12 années d’expérience dans les métiers du web. Spécialiste du e-marketing et des médias sociaux, il est le rédacteur de nombreux blogs dont FredCavazza.netMediasSociaux.fr et SimpleWeb.fr.

François Ziserman : Fondateur dirigeant d’ARAOK! avec plus de dix ans d’expérience dans le domaine de l’internet et une double expertise technique et marketing, il est également le rédacteur du blog Ziserman.com.

Inscription

Pour vous inscrire, veuillez télécharger le programme ainsi que le bulletin d’inscription et le renvoyez à l’adresse suivante : Dièse évènements, 119 rue Diderot, 94300 Vincennes.

Ouf, c’est dense ;).

 

Les dangers de la mondialisation – Suite !

J’avais écrit, il y a quelques jours, un petit billet sur les dangers de la mondialisation.

Je ne le savais pas quand j’ai écrit cet article, mais c’est tombé juste au moment ou Sony a eu de très graves problèmes, avec sa plateforme de jeux en ligne.

Il semblerait que Sony se soit fait volé l’ensemble des données, y compris les données de paiement, stockées pour acheter des jeux ou des options.

24 millions de CB volés d’un coup !

A 5 € le prix de revente du numéro de CB volé, cela fait un vol à plus de 120 Millions € !

Cela montre deux choses de mon point de vue :

1) Il est difficile d’assurer la sécurité des systèmes d’information. Difficile, car c’est un sujet qui va toucher pas mal de dimensions : sécurité physique, réseau, programmation, …

Maintenant, ce n’est pas impossible, il s’agit « juste » de prendre le problème par le bon bout, et d’y consacrer les bons moyens et les bonnes ressources.

2) On est bien sur un risque lié à la globalisation : 24 millions de comptes d’un coup !

Si l’on veut que le e-commerce continue sa progression, il est fondamental que ces éléments de sécurités soient traités à la hauteur des enjeux !

Bon, si vous êtes un pro de la sécurité, vous avez du boulot pour les années à venir 😉

(merci pierre pour l’info)

Dis, c’est quoi ton coeur de métier ? Le service client en question…

Cette question, du coeur de métier, revient très souvent, quand on travaille sur la stratégie e-commerce.

Quelles sont les activités « coeur de métier » qu’on doit parfaitement maîtriser, et quelles sont les activités moins stratégiques, que l’on peut externaliser sans crainte ?

Pas de réponse unique bien sûr, ça serait trop facile !

On navigue donc entre deux extrêmes :

  • D’un côté, les entreprises qui externalisent l’ensemble des activités e-commerce ;
  • Dee l’autre, des entreprises qui font tout en interne.

J’écris ce billet suite à coup de fil, ce matin, au service client d’Orange.

Orange a, en l’occurence, un service client maison, non délocalisé.

C’est donc un service qui coûte relativement cher à l’entreprise.

Mais écoutez plutôt la suite :

J’appelais pour résilier une ligne d’une résidence secondaire.

Mon interlocutrice enregistre les différents éléments, de manière pro et en même temps en réussissant à créer une « proximité ».

La personne m’explique, une fois ce point réglé, qu’elle peut en profiter pour revoir notre contrat principal. Elle regarde, entre le contrat et ce qui est consommé, et estime qu’elle peut nous proposer mieux.

Elle nous propose ainsi un « pack » qui devrait nous faire économiser environ 10 € par mois… Pas négligeable.

Un élément que j’ai trouvé tout à fait révélateur : elle m’a expliqué que sa mission n’était pas de « fourguer » des options, mais de nous fidéliser.

L’ensemble de la conversation a donc tourné sur la satisfaction du client.

Au final, j’ai eu un sentiment rare, suite à un appel à un call center : l’impression d’avoir été bien traité, Par une personne à mon écoute.

Pensez vous qu’on puisse obtenir le même résultat avec un service après vente externalisé et délocalisé ?

Bon, je ne veux pas dire non plus que tout le monde doit internaliser son service de relation client !

Cette expérience est à mon avis intéressante pour plusieurs raisons :

  • Cela montre bien l’importance des objectifs que l’on fixe aux équipes chargées de la relation client ! Si, dans mon exemple, l’objectif avait été le résultat, la vente, l’expérience aurait été bien différente. Autre mauvais objectif connu : quand l’objectif est de traiter un maximum d’appels…
  • Il y a plusieurs moyens de mettre en oeuvre un centre de relation client. Si on doit externaliser, il convient de choisir avec le plus grand soin l’opérateur, et de travailler avec lui sur les équipes, les objectifs, la formation, … Autre point : faites des tests, pour vous mettre à la place des clients, et voir comment cela se passe !

L’autre grand pays du e-commerce – Le brésil

Quand on parle de e-commerce, on pense aux US, aux grands pays européens du e-commerce : l’Angleterre, l’Allemagne.

Quand on pense perspectives, on pense à la chine…

Bref, on ne pense pas au Brésil.

Et c’est une erreur !

Le e-commerce au brésil en 2010, c’est :

  • 40% de croissance annuelle
  • 6,5 Milliard €
  • 40 Millions de commandes,
  • 23 Millions de consommateurs en ligne,
  • Un panier moyen de 160 € !!!

J’ai eu ces infos via ce billet ou vous pourrez en apprendre bien plus.

Merci Jean Michel pour l’info.

Salomon / Amer Sport développe une plate forme e-commerce

J’ai travaillé pour Salomon, et je vous propose un petit billet pour partager cette expérience (avec l’accord, bien sûr, du client).

Déjà, le contexte :

Salomon appartient au groupe Amer Sport, une entreprise spécialisée dans l’équipement sportif, avec de belles marques (en plus de Salomon donc) : Suunto, Atomic, Wilson, …

Amer sport souhaite développer, en complément des canaux de distributions en place, la vente en ligne, pour les différentes marques.

On a commencé à bosser sur le sujet, avec une étude amont, qui a permis de dégrossir le sujet. On a en particulier travaillé sur un business plan à 3-5 ans.

On a également travaillé, dans le cadre de cette étude amont, sur les moyens pour mettre le e-commerce en place.

Il a fallu réfléchir, sur les différents métiers du e-commerce :

  • Logistique
  • Site e-commerce proprement dit
  • Relation Client
  • Lien avec les systèmes d’information d’Amer
  • Acquisition client

Un point a généré pas mal de débats, très intéressants, passionnés :

  • Vaut il mieux avoir un seul site, pour représenter l’ensemble de la marque, et couvrir les enjeux marketing et e-commerce ?
  • Au contraire, vaut il mieux avoir plusieurs sites, chacun spécialisé sur sa mission : un site marketing pour présenter les produits, et un site orienté 100% e-commerce ?

Dans le dernier cas, il faut bien sûr créer des liens entre les sites (naviguer entre les pages marketing des produits et les pages e-commerce).

Ce point est traité différemment, par les marques ayant des stratégies de distribution comparables à celles de Salomon ou autres marques d’Amer :

  • Lacoste a un site spécifique pour la vente en ligne ;
  • The North Face est en cours de déploiement d’une solution, qui intègre le marketing et le e-commerce ;
  • Columbia propose un seul site, très orienté e-commerce.
  • Une marque de luxe, comme Dior, sépare les sites marketing des sites e-commerce.

Les principaux arguments, pour séparer les sites (et donc avoir un site spécialisé e-commerce) :

  • Séparer les sites permet de séparer les métiers : au marketing les activités liées à l’image, au e-commerce les activités liées à la vente.
  • Le site 100% e-commerce a plus de chance de « vendre plus », parce que, sur un tel site, on n’est pas brouillé par différents objectifs.

Les principaux arguments pour regrouper l’ensemble des activités sur un seul site :

  • Cela permet de mutualiser pas mal de choses :
    • les coûts : un seul investissement pour le marketing et la vente.
    • L’IT : une seule plate forme.
    • L’activité back office : une animation plus simple, moins chère (un seul catalogue, …).
  • Cela permet de mieux contrôler l’image de la marque.

Après de bons échanges (;) ), on a donc statué pour une solution intégrée : les marques auront un seul site, regroupant marketing et e-commerce.

Autre point très structurant : le besoin est de proposer une solution e-commerce qui doit se déployer très vite à l’international, sur de nombreux pays.

Enfin, Amer souhaite factoriser au maximum les activités e-commerce, pour les différents pays et les différentes marques.

Cette première étude a permis principalement deux choses :

  • Se convaincre de l’opportunité de marché, et la faisabilité du projet, tant au niveau humain que financier ;
  • Encore plus important : convaincre les chefs.

A partir de là, on a lancé la phase suivante : préparer la réalisation du système e-commerce.

A cette étape, on a posé plusieurs choses :

  • Les activités logistique et relation client seront externalisées, auprès d’un prestataire spécialisé.
  • On va monter une plate forme e-commerce, permettant d’enrichir les sites de marque existants, avec du e-commerce.

Araok a réalisé les deux cahier des charges, et accompagné Amer pendant le processus d’appel d’offre.

La solution imaginée est en fait en deux parties :

  • Quand l’internaute navigue dans la boutique, c’est le CMS de la marque qui bosse, avec des appels, par web services, pour récupérer les infos e-commerce (prix, dispo, panier, …)
  • Quand l’internaute est sur une page e-commerce, on est en fait sur un autre site, et c’est la solution e-commerce qui prend complètement la main.

La partie Logistique et relation client a été remportée par PFS Web. Le facteur différentiant « clé », c’est la « puissance » internationale de PFS Web, ainsi que la capacité à traiter la logistique et la relation client.

Sur la partie plate forme, on a fait un cahier des charges plutôt complet, avec l’hypothèse d’un moteur unique pour gérer l’ensemble des fonctions e-commerce.

La réponse de SQLI a retenu l’attention d’Amer, avec une solution basée sur Magento.

Le site est en ligne pour la première marque : Salomon. Vous pouvez essayer ;).

Une deuxième marque vient de sortir : il s’agit de Suunto :

Je vous conseille d’essayer, c’est sympa de voir la solution en marche, avec les pages du processus achat complètement personnalisées pour chaque marque.

En synthèse, c’est, de l’avis de Salomon et Amer, un projet bien réussi.

Bravo aux équipes, et en particulier à SQLI pour l’investissement et la qualité du travail fait.