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Les critères de choix des solutions e-commerce… Les bonnes et les mauvaises raisons

Sur ce sujet, plus que sur d’autres, le marketing est maître…

Bon, reprenons depuis le début :

Vous montez un site, il vous faut un moteur pour propulser votre boutique.

Il existe des tas de solutions. Comment vous y retrouver ?

Au fond, pour bien choisir, il faudrait y passer pas mal de temps, pour définir une grille d’analyse, prioriser les critères, puis passer à la moulinette les différentes solutions…

Bien sûr, personne ne fait ça (sauf nous, on y bosse, mais chut…).

Donc, les décisions se prennent autrement.

Comment ?

Ah comment, bonne question !

Je vois toutes sorte de décisions.

Bien souvent, la décision est politique…

Mais, et c’est également très fréquent, on choisi avec des critères extrêmement superficiels.

Exemple : telle solution met en avant une fonction, qui, objectivement, est un point de détail ou alors n’est réellement pas discriminant… (url rewriting, j’ai entendu cet argument mis en avant par l’une des plus grosse solution du marché…).

Mais voilà, ce point de détail est mis en valeur par les commerciaux, et l’acheteur est séduit par ce « gadget » qui semble bien sympathique.

Pour prendre une analogie, c’est comme si vous deviez acheter une voiture, et que vous choisissiez en fonction du porte clé qu’on va vous offrir…

Bon, je ne peux pas m’empêcher de le dire : pour un peu de raison dans ce monde de brute, n’hésitez pas à faire appel à Araok !

Une bonne équipe !

Franck a lancé il y a quelques mois maintenant une boite de conseil, en stratégie Internet : Idaos.

Puis Franck a décidé de monter un programme très riche de formation : Idaos Institut.

Pour réaliser ces formations, Franck a réuni des experts reconnus et compétents, sur une large gamme de domaines.

Bon, je vous laisse deviner ce que j’apporte ;).

Trois zooms pour le même prix !

On ne le répètera jamais assez : pour bien vendre le produit, il faut bien le mettre en avant, en valeur.

On connait tous maintenant la fonction de zoom « automatique » qui consiste à montrer en gros plan une partie de la photo, en suivant les déplacements de la souris :

lepape1

C’est donc le premier niveau de zoom, déjà assez fort.

En cliquant sur une imagette en bas, on peut voir une image bien plus grande :

lepape2

Bon, déjà très bien… Mais, vous voyez, en bas à droite, il y a un bouton de zoom, qui permet donc d’accéder au mode « super plus plus » :

lepape3

A ce stade, l’image ne tient plus sur l’écran, on peut se déplacer dans l’image avec la souris.

Bon, on le voie bien le produit là, non ?

Bravo Ludovic pour cette réalisation très sympa !

Le piège du prix à la performance

Quand on gère un site e-commerce, on se retrouve à acheter pas mal de prestations, dont certaines se payent à la performance.

L’achat de trafic est bien évidemment dans cette catégorie : vous payez au clic ou à la transaction, mais vous payez bien en fonction du volume des visiteurs.

Mais beaucoup d’autres prestations se basent également sur ce business model.

Vous pouvez ainsi payer à la performance :

  • Votre moteur e-commerce ;
  • Le moteur de merchandising, complémentaire du moteur e-commerce ;
  • La publication vers des places de marché (voir article sur Neteven) ;

L’avantage de ce modèle est qu’il permet de minimiser l’investissement initial. Pas besoin d’emprunter, vous payez en fonction de votre chiffre d’affaires.

Mais c’est un piège, qui attaque en fin de compte là ou ça fait mal : sur la marge.

A force de payer à la performance, le e-marchand prend le risque de bâtir une entreprise structurellement incapable de dégager le moindre bénéfice.

Et c’est pourtant un sujet sensible, la marge, dans le e-commerce !

Neteven ou comment maîtriser les ventes sur les places de marché

Pas mal de sites e-commerce sont aujourd’hui ouvert aux vendeurs tiers.

On appel ça les places de marchés.

Concrètement, vous avez des produits à vendre. Vous pouvez les mettre en vente sur eBay, PriceMinister, RueDuCommerce, Amazon, PixMania…

Pour avoir le maximum de visibilité, vous auriez intérêt à diversifier ces canaux de distribution…

Mais si vous vendez beaucoup de produits, l’administration peut devenir un vrai casse tête :

Si une vente est réalisée sur une plate forme, il faut enlever le produit sur toutes les autres plate formes.

Pas si simple non plus de créer les différentes fiches produits, sur toutes ces places de marchés.

C’est là qu’intervient Neteven.

neteven

Neteven permet de piloter la diffusion de tout ou partie d’un catalogue e-marchand, sur les différentes places de marché. La masse des clients atteints via ces différentes places de marché est simplement colossale.

Vue d’avion, ça semble simple… Mais quand on creuse, je peux vous assurer que la valeur ajoutée est réellement importante : gérer la mise en forme des annonces sur tous les sites, gérer le cycle de vie des ventes, …

Pour le marchand, deux solutions : soit il pilote les ventes depuis le back office de Neteven, soit il possède son propre système e-commerce. Dans ce deuxième cas, il conviendra d’interfacer Neteven avec ce système.

Combien cela coute-t-il ?

Le prix est à la performance : Neteven prend 2,5% du chiffre d’affaires généré. Neteven ajoute à son modèle de prix un plancher, à 250 € par mois, soit donc 10 000 € de chiffre d’affaires mensuel. Neteven ne s’adresse donc pas aux petits vendeurs.

Ce prix est à ajouter aux commissions prises par les différentes places de marchés.

Bon, sur ce type de vente, attention à la marge ! La tension « prix » est très forte, surtout sur certaines places de marchés… (Amazon pour n’en citer qu’une…).

Refaire le monde ou s’y adapter ?

J’essaye d’y voir clair sur les dernières évolutions du Web… Pas si facile : ça bouge vite, et pas dans des directions toujours très cohérentes…

Il me semble qu’on peut classer les comportements des boites en deux catégories :

  • Celles qui veulent refaire complètement le monde ;
  • Celles qui s’y adaptent.

Le très bon exemple en ce moment, c’est Facebook.

Facebook refait complètement le monde !

Facebook, c’est :

  • Un blog ;
  • Un flickr ;
  • Un twitter ;
  • Une messagerie ;
  • Une messagerie instantanée ;
  • Une plateforme pour développer des applications ;
  • Une régie de publicité.

J’en oublie probablement…

Et tout ça en interne, sans réutiliser les services tiers.

A l’opposé, je viens, comme tant d’autres, de créer un lien entre Twitter et mon compte Likedin. Linkedin a donc ajouter la possibilité de faire vivre son compte, à partir de twitter.

Ils auraient pu réinventer « l’eau chaude », mais non, leur logique, c’est de s’appuyer sur le service existant et de plutôt focaliser l’énergie sur ce qui fait leur différence.

Si je devais parier sur l’avenir, je parierais plus volontier sur une boite qui utilise intelligemment des services tiers plutôt que sur une boite qui réinvente tout…

Publicité comparative en pré-home !

Rue Du Commerce propose de la publicité comparative en pré home :

Publicité comparative en pré-home de Rue Du Commerce

Bon, je me lance 😉 :

  • Je ne suis pas convaincu par cette réalisation : je trouve qu’on met un certain temps à la « décoder ». En regardant rapidement, on lit plutôt que c’est 16% moins cher à la Fnac 😉 ;
  • D’ailleurs, en allant voir à la Fnac, j’ai trouvé le produit à 131 €, soit effectivement moins cher que chez RueDuCommerce ! Comme on me l’a fait remarqué sur Twitter, ces prix ont été validés par huissier, mais j’imagine que les concurrents de RdC ont trouvé que c’était une bonne idée de baisser les prix.

Au final, je pense que mettre le prix des produits concurrents peut être une bonne idée, mais sur Internet, il vaut mieux mettre une info dynamique.

Le CPC et le CPA, vue des deux côtés du monde

Premier côté du monde : j’ai un site d’audience

Je suis un passionné de décoration intérieure (c’est un exemple, vraiment un exemple, hein 😉 ).

J’ai un site avec pas mal de trafic sur ce sujet.

Je gagne un peu d’argent en mettant de la publicité sur mon site.

Je mets un peu d’Adsense par ci par là.

Je mets également des liens vers des produits, que je trouve sur des sites marchands ou sur des moteurs de shopping.

Je gagne de l’argent soit au CPC : au coup par clic, soit au CPA : au coup par action.

Typiquement, Adwords me rapporte de l’argent au CPC. Chaque fois qu’un internaute clique sur une annonce Google, gling, je gagne quelques centimes d’euros.

Par contre, sur les produits mis en avant, je gagne de l’argent soit au CPC soit au CPA.

Exemple : sur un produit donné, je gagne de l’argent si le client va jusqu’à acheter le produit.

Moi, en tant qu’éditeur de mon site, qu’est-ce que je préfère ?

Je vais vous le dire : de manière générale, je préfère le CPC.

Pourquoi ?

Parce que le clic, je le maîtrise, d’une certaine manière.

Si le produit choisi est bien en phase avec le contenu de la page, si le produit est beau, si le prix est intéressant : ça va cliquer ! Et ces paramètres, je les maîtrises : a moi de trouver les bons produits pour mes chers lecteurs.

Par contre, si le site marchand est mal fait, et si le client n’achète pas, j’y suis pour rien !

Deuxième côté du monde : j’ai un site marchand

J’ai monté un site qui vend des objets de déco.

Bien sûr, pour vendre, je fais de la publicité, via Adwords, et via des plate formes d’affiliation, qui publie mes annonces sur différents sites.

Moi, je n’aime pas payer au clic.

Je n’aime pas, car le clic ne m’intéresse pas beaucoup.

Ce qui m’intéresse, c’est que le client achète mes produits.

Je préfère donc largement payer au CPA qu’au CPC ! Même si, bien sûr, un CPA coute bien plus cher qu’un CPC.

Compilez vos Javascript pour augmenter le taux de transformation !

Google vient de mettre à disposition des outils, pour mieux coder les applications Web.

Essayez le compilateur javascript.

Bon, c’est pas un vrai compilateur. Pour info, un compilateur permet de passer d’un langage à un autre.

Ici, c’est plutôt un programme qui nettoie le code, l’optimise, pour que le transfert sur le réseau soit plus rapide, et que l’interprétation soit boosté également : il faut savoir que quand le javascript arrive dans le navigateur, le temps pour passer du format texte au format exécutable est bien souvent ce qui prend le plus de temps. Réduire le nombre de caractères, c’est réduire ce temps.

J’ai fait quelques essais, ça a l’air assez efficace !

Cela permet d’avoir des pages plus légères, qui seront donc plus rapide à s’afficher… Facteur clé pour optimiser le taux de transformation !

(vu sur Silicon.fr)

un nouveau langage pour Internet ?

On réalise des sites dynamiques en programmant… Avec un langage de programmation donc.

Si, théoriquement, on peut faire des services internet avec n’importe quel langage, en réalité, il existe pas tant que ça de solutions :

  • C# dans .Net : proposé par Microsoft, c’est un très bon langage, avec un environnement de développement pil poil. C’est du propre : compilé, typé… Le problème est que quand on met un doigt là dedans, on en sort « full microsoft » avant d’avoir compris ce qui se passait… Et la facture licence peut faire peur…
  • Java : Solution normalement aussi propre que C#, avec l’avantage d’avoir des outils gratuits… Bon, la réalité est que, bien souvent, les architectures Java sont un peu lourdes, un peu verbeuses… On a rapidement des « délires UML » cher à développer et à maintenir.
  • PHP : LA solution Web par excellence. Langage simple à prendre en main, bien adapté à la production de pages dynamiques. Tout est fait pour faciliter l’écriture de petits programmes… Mais le contexte à bien changé depuis les débuts du langages. Ce langage est en fait utilisé par un nombre incroyablement grand de sites web (30 % ?), et PHP motorise donc des petits sites, mais également quelques monstres (comme Flickr !). Le fait que la plupart des hébergeurs proposent des solutions PHP clés en main accélère la diffusion de ce langage.
  • Autres langages interprétés (Python, Perl, Ruby…) : il existe pas mal d’autres langages, orientés Web. Ruby est par exemple une solution assez puissante pour produire des sites avec peu de ligne de code (ce qui est un critère de qualité : moins de ligne, mois de bug 😉 ).
  • C et C++ : Ce sont des langages bien solides, qui permettent de faire des applications excessivement rapides… Mais finalement, aujourd’hui, peu de monde utilise ces langages pour développer des sites web… Bon, quand même : les éléments clés des algos de Google sont développés en C…

Le PHP joue donc un rôle clé dans le développement du Web aujourd’hui.

Sa flexibilité, la taille de la communauté, la gratuite, … Beaucoup de facteurs ont poussé son développement, et aujourd’hui, la communauté PHP est juste phénoménale.

Mais aujourd’hui, je trouve la situation un peu paradoxale :

Qu’un site qui se lance parte sur PHP, je comprends : coût de développement réduit, pas de frais de licences, …

Mais ces contraintes changent complètement quand un site est plus important. Pour un gros site, la qualité devient un élément fondamental. Il faut donc être certain que le programme va bien produire le résultat attendu. Et pour ça, rien ne vaut un langage compilé, avec un typage stricte.

La solution actuelle consiste à rajouter des couches sur PHP, avec Zend Framework, …

Mais je pense, surtout après ma discussion avec Zeev, que l’avenir passera à moyen terme par l’émergence d’un nouveau langage.

Le cahier des charges est, à mon avis :

  • Langage compilé et typé ;
  • Langage orienté Web : disposer de syntaxes très simple pour produire des pages HTML ;
  • Peut être intégrer dans le langage une solution native pour gérer les sessions (et arrêter de charger la base de données avec des infos qui n’ont rien à y faire) ;
  • Langage objet bien sûr, pour faire de beaux modèles 😉 ;
  • Langage open source et gratuit, parce que c’est la clé de la diffusion sur Internet, et, comme PHP, parfaitement intégré à Apache.

La barrière à l’entrée est assez élevé, parce qu’il y a pas mal de choses sur le marché…

NB : ce billet est un billet de « projection ». A court terme, on peut très bien développer de bons services avec les outils actuels. On remplace les insuffisances de tels ou tels langage par de la méthode et des outils !