2013, 7ème année pour ce blog… et année 0 pour une nouvelle page…

Comme vous vous en doutez si vous lisez ce blog, et en particulier cet article, j’ai créé une nouvelle boite.

Je n’en parle pas, enfin presque pas ( 😉 ), car je pense que c’est trop tôt : le produit n’est pas complètement sec ;).

Voici quelques éléments :

  • Le domaine, devinez… Oui, le e-commerce, bravo !
  • La mission : améliorer la performance des sites e-commerce (d’accord, on n’est pas les seuls…).
  • Le métier : éditeur de logiciel, en mode SAAS.

Cela donne un cadre assez précis en fait 🙂

Je suis convaincu que le SAAS est un mouvement de fond, et que petit à petit, ce mode va se généraliser. C’est inévitable car les e-marchands ont et auront de moins en moins le temps, l’argent pour faire autrement.

Quand à l’augmentation de la performance commerciale, c’est évidemment un sujet complètement clé, quand on voit l’évolution des prix d’acquisition des clients.

Bref, un beau projet. Je vous en dirais plus bien vite.

En attendant je vous souhaite une bien belle année 2013 :

Que les meilleurs moments de 2012 soient les pires de 2013 (elle n’est pas de moi mais je l’aime bien 😉 )

Bye 2012, welcome 2013 :)

Au niveau e-commerce, on est toujours dans la situation ou on a un « jet froid » et un « jet chaud ».

Le jet froid, c’est que le commerce globalement devient tendu, les consommateurs sont « nerveux », ils consomment moins.

Cela se ressent forcément au niveau du commerce en ligne : les paniers sont plus bas, les commandes plus dures à avoir.

Et pourtant, le e-commerce est en croissance, et pas qu’un peu ! Et ça, c’est le jet chaud ;).

On est encore sur 2012 avec une croissance à deux chiffres !

Et à mon avis, c’est pas fini , plusieurs vecteurs poussent le e-commerce.

  • La crise est un facteur, bien sûr, parce que les gens cherchent des prix, et qu’ils en trouvent sur Internet.
  • La technologie qui n’en fini pas d’évoluer. On est loin de tout avoir vu sur ce sujet ! On est même en pleine révolution ! Le HTML 5 n’est pas sec, et pourtant utilisé par les navigateurs.
  • Les usages sont également en pleine révolution, puisqu’on est en train de vivre la révolution de l’accès depuis un « non PC » : tablette, smartphone, et demain ?

Je pense que cette situation va globalement persister en 2013, avec un jet froid un peu plus fort, mais un contexte qui restera globalement favorable au e-commerce.

Il reste tant à faire, tant au niveau de l’offre,- qu’au niveau des outils !

Bon, il est 17h, on est le 24, j’ai 20 cadeaux à emballer 😉

Je vous souhaite à tous un bon Noël !

Quartier Lointain

Négo à la hausse ?

Quand on négocie, c’est pour avoir un truc à un meilleur prix. Sinon, on est bon pour l’asile.

Et bien, je dois surement me poser des questions, parce que j’ai déjà plusieurs fois fait ça.

La dernière fois, j’avais organisé un appel d’offre, entre 5 / 6 boites.

L’une des réponses était en même temps de qualité, mais dramatiquement sous estimée par rapport aux autres, d’un facteur 3 à peu près.

J’ai trouvé ça vraiment dommage, parce que si on s’arrêtait là, cette réponse ne pouvait pas passer.

Pourquoi ? Parce que demander à une boite de faire un job, si on sait dès le début qu’elle a tant que ça sous estimé, c’est envoyer le projet ET le prestataire dans le mur.

J’ai appelé le client de l’appel d’offre, et j’en ai discuté avec lui. et on a convenu qu’on pouvait essayer de corriger le tir.

J’ai donc ensuite appelé la boite qui avait sous estimé la charge, et j’ai discuté « franc jeu ». Quelques jours après, on a reçu une autre proposition, a peu près deux fois plus cher.

Au final, c’est ce prestataire qui a été retenu, et maintenant que le projet est fini, il apparait qu’effectivement le projet aurait été ingérable dans le cadre de la première proposition.

Dans cette histoire, les choses ce sont très bien terminées : le projet a été réellement super bien  mené, par tout le monde.

Mais on ne peut faire un truc comme ça que dans un contexte très très particulier : cela demande un niveau de confiance très fort entre les uns et les autres.

Le client a du me faire confiance, sur ma capacité à juger la sous estimation.

Le client a du avoir une sacré maturité, pour comprendre que dans de telles conditions, on part dans le mur. J’en connais qui aurait dit : « c’est le problème du prestataire »…

Je dois dire que je trouve très réconfortant que de telles choses puissent arriver 🙂

Génie Logiciel ; Génie : y es-tu ?

Le génie logiciel, c’est l’art de faire du logiciel de qualité.

D’accord, mais c’est quoi la qualité ?

Bonne question, merci.

La qualité, c’est la combinaison de plusieurs choses :

  • Un code qui répond au besoin. Et oui, pas la peine de philosopher, la première des choses est de couvrir le besoin fonctionnel.
  • Un code sans bug. Bon, c’est un « graal », tout programme a ses bug. La question est donc de réduire au maximum les bugs et surtout d’éviter les bug « mortels ».
  • Une application qui répond vite. Ce critère est particulièrement important pour le web et le e-commerce en particulier. Quelques dixième secondes de trop, et les clients sont parti…
  • Une application scallable. C’est la suite logique du point précédent. L’application doit répondre vite, même en cas d’affluence. Le système doit donc être capable d’avaler des pics de charges, et il doit être possible de faire grossir le système, en rajoutant des serveurs. ça à l’air de rien, mais si on n’y a pas pensé, la montée en charge va demandé pas mal de boulot.
  • Une application robuste. La particularité des applications Internet, c’est, entre autre, qu’elle doivent « vivre » dans un environnement instable. L’application, pour tourner, s’appuie sur tout un tas de services tiers. Et bien la robustesse, c’est que l’application garde un comportement « sain » même quand des composants tiers tombent. On appelle ça la dégradation douce (smooth degradation).
  • Une application évolutive. L’application va vivre, et il doit être facile de faire évoluer l’application, pour un cout raisonnable.

Bon, on pourrait en ajouter mais là, on a l’essentiel.

ça, c’est l’objectif.

Maintenant, la question, c’est : comment on atteint cet objectif ?

Là, la réponse n’est pas simple. Pas simple du tout en fait.

Au delà des objectifs assez factuels (moins de bug), d’autres objectifs sont plus délicats. Ainsi, « une application évolutive » est un objectif délicat. La difficulté est qu’on doit prévoir quels seront les axes d’évolutions. Ainsi, après développement, certaines parties seront faciles à faire évoluer, et d’autres non. La très mauvaise idée est de vouloir « tout faire évoluer ». Cela revient exactement au même que… ne rien dire. Dans ce cas, c’est l’équipe technique qui décide ce qui sera évolutif et ce qui ne le sera pas.

Une autre difficulté est qu’on est sur un terrain très instable. Les technologies évoluent très vite, et les demandes fonctionnelles aussi. Une application web doit donc être particulièrement souple.

Mais dans le même temps, on a rarement le temps de bien analyser, bien concevoir, bien développer. On veut faire vite, avec des équipes plus ou moins compétentes.

Ah la compétence des équipes ! C’est un bon sujet aussi. Puisque faire du logiciel, au final, c’est faire du code, la qualité du code sera directement en lien avec la qualité des développeurs.
En ce moment, la demande est très forte. La conséquence « mécanique » est de baisser le niveau d’expertise des développeurs (Il s’agit bien sûr d’une généralité, et bien sûr, il y a de très très bon développeurs).

Suite au prochain épisode 😉

Recrutement : développeur Java++

Je recherche, pour une super startup killer de la mort, un super développeur Java.

Tu aimes :

  • Coder
  • L’esprit startup : petite équipe, super motivée
  • Les challenges
  • Aime travailler sur des technos de pointes (MongoDB, …)

Comme vous le savez si vous suivez ce blog, je suis un amoureux du code, et ce projet est le projet de rêve pour tout développeur.

Le job est à Paris, métro Les Halles (début de la Rue Montorgueil)

Contacte moi ! ziserman at gmail.com 😉

Alors, tu vas me dire : quel rapport avec le conseil en e-commerce ? Aucun 😉 Mais Chut…

Le dédoublonnage, la plaie pour les places de marchés

On trouve de tout sur Amazon, et même plusieurs fiches produits pour le même produit !

Exemple sur lequel je suis tombé « par hasard » :

Première fiche produit :

Minstorm sur Amaeon

Deuxième fiche :

Amazon Mindstorm 2

La photo est différente, le prix est pratiquement du simple au double ( !!!! ), le nom du produit est un peu différent, mais, mais, quand on recherche la référence fournisseur, on se rend compte que c’est bien le même produit.

Cet exemple me semble révélateur de plusieurs choses :

  • En tant qu’acheteur, soyez particulièrement attentif quand vous achetez sur une place de marché, on peut trouver la même référence sur plusieurs fiches produits, avec des prix très différents !
  • Ce problème, de dédoublonnage, n’est pas simple, et même Amazon a du mal sur ce sujet donc !
  • Au delà du dédoublonnage, le problème clé de la place de marché est la qualité des données. L’une des conséquence d’une mauvaise qualité est d’avoir ce résultat là (deux fiches pour un seul produit). On peut avoir des choses bien plus délicates, comme quand un sex toys se retrouve dans la catégorie des jouets pour enfants… (c’est arrivé, je ne sais plus chez qui…)

Enfin, sur l’exemple du Mindstorm : une vendeuse de chez Lego m’a dit que le nouveau Mindstorm devait sortir en Mai : ce n’est pas le bon moment pour acheter ça 😉

Pré production et data stagging

Sur un site un peu pro, on a deux versions (au moins) :

Une version en production (le site en ligne) et une version en préparation, appelée pré-production.

La version de pré production permet de tester les évolutions qu’on fait sur le site.

Vous demandez une nouvelle fonction, l’équipe technique réalise l’évolution, et envoie ça sur la pré production.

Cela permet de voir ce que ça donne et de valider que ça fonctionne bien.

Pour bien faire ça, il faut que la pré production tourne sur une configuration pratiquement équivalente à celle de production.

L’une des grande difficulté est d’avoir un environnement et des données équivalentes entre les deux environnements. Sans entrer dans les détails, cela coute cher et c’est compliqué à faire…

Bon, ça, c’est pour la partie logicielle, applicative.

Maintenant, on a besoin d’autre chose pour bien travailler, c’est le data stagging.

Le data stagging, c’est un peu la même idée que la pré-production : pouvoir tester en condition quasi réelles des modifications, mais ici, il ne s’agit pas de modifications faites sur les programmes mais sur les données.

Exemples : vous préparez le catalogue de la rentrée, vous mettez à jour les éléments marketing du site, vous préparez des éléments de merchandising (promotions, bannières, …).
Le data staging permet de tester tout ça dans un environnement équivalent à celui de la production, mais sans prendre le risque d’impacter le site en ligne.

Il y a plusieurs façon de faire du data stagging. On peut faire du data stagging logique : tout se fait sur le site en ligne, mais les données sont « dupliquées » entre les deux environnements : la production et le data stagging.
L’autre approche est physique : on crée physiquement deux versions du site, avec des mécanismes de synchronisation entre les sites.

Sans data staging, on est en « direct live » : on fait des modifications, et on regarde sur le site ce que ça donne.

Enfin, une autre solution est de faire ce que fait Apple : fermer le rideau.

apple-store-down

C’est une alternative intéressante, car elle évite la mis en place du data stagging, et permet de tester une mise en ligne avant de la proposer aux internautes.

Finalement, les meilleures solutions sont rarement les plus compliquées 😉

Amazon propose Pages : des espaces pour les marques

Amazon vient de lancer Pages, une offre qui permet aux marques de créer des espaces personnalisés.

Voici un exemple de boutique pour la marque Pinzon

Amazon Pinzon

Concrètement, Amazon propose aux marques d’avoir leur propre page d’accueil sur une url du type amazon.com/marque et des templates permettant d’animer une page marque :

Capture d’écran 2012-12-13 à 08.25.22  Capture d’écran 2012-12-13 à 08.25.10

Bon, ce n’est pas une révolution, mais une avancée de plus pour élargir et enrichir l’offre d’Amazon.

Ce que souhaite Amazon, c’est bien sûr élargir son offre, en attirant plus de marques.

Bon, la personnalisation a ses limites, on reste dans l’univers Amazon : pas de moteur de recherche personnalisé, l’historique de navigation n’est pas spécifique à la marque, …

 

La fin des pur players ? c’est pas pour tout de suite !

On entend régulièrement que c’est la fin du e-commerce, que tout ça c’est du commerce, …

Je l’ai déjà dit plusieurs fois, je ne partage pas cette vision qui me semble bien théorique.

Je pense que les pur-players peuvent encore se développer, et se différentier, avec les bons produits, la bonne offre, le bon service.

Alors bien sûr les choses ne sont pas faciles, et les 110 000 sites en France ne laissent pas beaucoup d’espaces vides… Mais il reste des choses à faire, et pas qu’un peu !

Autre point : on dit que la rentabilité est difficile à atteindre.

Plusieurs choses par rapport à ça :

  • C’est vrai, et surtout bien sûr au lancement d’un site. Mais dites moi, quelle activité est rentable dès l’ouverture ? Sur le e-commerce comme pour pleins d’autres activités, on démarre par de l’investissement, et si on s’y prend bien, on atteint l’équilibre après quelques années. En fait, on peut jouer sur une certaine élasticité, et viser une rentabilité plus ou moins court terme, fonction de ce qu’on est prêt à investir. Pour faire simple, plus on investi et plus on a besoin de temps pour atteindre l’équilibre. Mais pour faire simple, on peut rentabiliser une boutique entre 3 et 5 ans (c’est bien sûr une généralité qui peut être challengée dans différents cas particuliers).
  • Certaines très grosses entreprises ont des marges très très réduites, mais un modèle financier adapté. Exemple : la grande distribution, qui ne fait pratiquement pas de marge mais s’en sort avec un décalage entre le paiement des marchandises (à 3 mois) et l’encaissement des clients (à la caisse). On peut donc construire de belles boites avec des marges réduites.
  • La vie est injuste sur ce sujet là, et les marges ne sont pas du tout les mêmes suivant les produits et les services. La vie est très dur sur le marché de l’électronique grand public. Ce n’est pas forcément le cas dans d’autres domaines ou il reste de quoi faire 😉

Alors la fin des pur players ? Pas à court ni moyen terme en tout cas !

 

Du courage

C’est quoi le courage ?

Depuis très longtemps, je me dis que c’est une notion très relative.

Exemple : Quand j’avais 19 – 20 ans, le courage me manquais pour faire mes études, et je partais à l’aventure plutôt facilement. Les autres me disaient que j’avais du courage de partir comme ça seul.

Pour mes copains de l’époque, partir, ils en rêvaient mais n’avaient pas le courage de faire ça. Et moi, je n’avais pas le courage de rester derrière mon bureau.

Plus tard, j’ai commencé à faire de l’informatique pour Cap. Quand je me suis rendu compte que je bossais plutôt bien mais que mon niveau d’étude allait me pénaliser, j’ai décidé de reprendre les études. Grâce à un gars qui m’a bien aidé (Jean Gilbert), et Maggy, ma femme, qui a eu bien du courage aussi de suporter tout ça ;), j’ai fait un congé formation de 2 ans, rémunéré (au smic mais c’est déjà ça), qui m’a permis de passer une licence et une maîtrise d’informatique. J’habitais Tours et j’allais tous les matins à Orléans, profitant du train allez – retour pour bosser mes études. Et le soir, je bossais pour la fédération de Canoë Kayak, pour faire leurs programmes de courses. Et les vacances, je retournais à Cap (c’est ça qui a permis de faire une formation rémunérée sur 2 ans). L’argent gagné avec le canoe kayak m’a permis de prolonger les études et de me payer un DEA, sésame pour le status d’ingénieur en SSII. Courageux de faire ça ? Peut être, mais mes copains co-étudiants avaient aussi bien du courage de poursuivre leurs études, sans trop savoir pourquoi. Moi, après quelques années à bosser en étant sous payé, je savais très bien pourquoi je faisais des études ;).

La même action peut être un acte de courage pour l’un et un acte plutôt faible pour l’autre.

Alors, c’est quoi le courage ? Et qui décide ce qui est du courage et ce qui ne l’est pas ?