La V.A.D. n’a pas la grosse patate

J’ai été étonné, en lisant le Monde ce Week End : la VAD ne va pas très bien.

La CAMIF vient ainsi d’être racheté par un fond, pour 25 M€, alors que le chiffre d’affaire recule régulièrement depuis plusieurs années, et que la CAMIF enregistre régulièrement des pertes (5 millions € en 2007).

Cela m’a étonné car je pensais que ces grandes maisons (Redoute, 3Suisses, …) étaient mieux préparées que les autres pour prendre le virage du e-commerce.

En effet, ces entreprises savent traiter un aspect fondamental : la livraison et tout le processus de vente à distance (support, hot line, …).

Mais voila, cela ne fait pas tout. Le e-commerce, c’est également un marketing spécifique, que ces grandes enseignes ont du mal à appréhender. C’est, comme toujours, un problème de culture, de paradigme. Ces entreprises vivaient au rythme du catalogue (6 mois souvent). Ce n’est évidemment pas du tout le même rythme avec Internet.

Donc, pour ces grandes enseignes, la part des ventes par Internet augmente (on a ainsi dépassé le cap symbolique des 50% des ventes sur Internet pour la Redoute) mais dans le même temps, les marges sont dangereusement attaquées, et la croissance du chiffre d’affaire n’est pas forcément au rendez vous.

Amazon, éditeur de logiciel

Le saviez vous ?

Amazon vend sa plate-forme e-commerce.

On comprend bien l’idée : puisque la société a développé une solution e-commerce complète (et que ça a coûté souvent très cher), pourquoi ne pas la vendre à d’autres e-marchands ?

Maintenant, de l’idée à la mise en oeuvre, il peut y avoir du chemin…

A ma connaissance, il faut plus de 18 mois pour mettre en oeuvre la solution logicielle d’Amazon. J’ai entendu dire que le site de Toys « R » Us utilise le moteur d’Amazon.

Cette idée a également intéressé des auteurs français du e-commerce : Pixmania a ainsi vendu sa plate-forme logicielle.

L’idée semble a priori séduisante pour tout le monde :

  • Pour le vendeur, c’est un moyen d’avoir de nouveaux revenus, et de mieux rentabiliser les investissements informatiques.
  • Pour l’acheteur, c’est l’idée qu’on va bénéficier d’une plate-forme toute faite, et « forcément bien faite car réalisée par des gens du métier ».

Dans les faits, c’est beaucoup plus délicat, car éditeur de logiciel, c’est un métier justement. Si la plate-forme a été réalisée « à façon » pour répondre aux besoin d’un marchand, cette plate-forme ne sera pas facilement adaptable à un autre contexte.

ON LINE

Voici donc le nouveau look de ce blog en ligne (avis aux lecteurs du RSS, qui ne le voient pas !).

Bien sur, il reste des choses à faire, je mettrais un lien vers ARAOK sur l’image de l’entête, il y a des petits détails à ajuster.

Mais bon, l’ensemble est cohérent je pense…

Nouveau look en préparation

Me voici en pleine refonte du design de ce blog (css, quand tu nous tiens !).

Ce qui m’a motivé, au delà de la lassitude, c’est que ce blog, en l’état, ne passe plus les tests du W3C.

Et alors ? Et bien, un site qui n’est pas valide du point de vue du W3C sera pénalisé par Google.

C’est donc directement mon référencement qui est en jeux.

Allez, encore un peu de patience, le nouveau site devrait sortir bien vite.

iPod Touch : ça bouge fort chez Apple !

Apple vient de l’annoncer, lors de son « special event » : ils sortent un nouvel iPod, qui est en fait un iPhone « sans phone » :

Premières images de l'iPod Touch

C’est un iPod Wifi, avec grand écran, 8 ou 16 gb, et toutes les fonctions de l’iPhone, mais donc sans la téléphonie…

Apple annonce également un deal avec les cafés Starbuck, pour qu’ils mettent des bornes permettant de télécharger de la musique depuis les cafés.

Je pense que ce nouveau terminal va vraiment faire un malheur, parce que cet ensemble est vraiment cohérent : le grand écran pour voir de la vidéo, le wifi pour internet ou télécharger de la musique, et quand même pas mal d’espace mémoire, pour stocker tout ça (16 Go, ça commence à devenir raisonnable !), plus une incroyable interface « sensuelle » comme le dit Eric.

Si j’ai bien compris, l’iPod touch n’a pas de micro, et ne permet donc pas de se « skyper ». Si c’est vrai, ça se comprend (car Apple est en pleine négociation avec les opérateurs mobiles) mais c’est évidemment une étape intermédiaire, l’iPod touch + skype est inévitable !

(via news.worldofapple.com)

Le grand écart du prix d’une boutique

Combien ça coûte, de mettre une boutique en ligne ?

C’est vraiment le grand grand écart, entre des solutions quasi gratuites et les grosses solutions, basées sur des dizaines de serveurs pros…

Il est possible de mettre une boutique en ligne pour, disons, quelques dizaines d’euros par mois, à… plusieurs dizaines de millions d’euros !

Le coût d’une boutique doit à peu près être exponentiel, en fonction du trafic (à valider).

Mais quand on paye plusieurs dizaines de millions d’euros, on a du solide ?

Ben non, c’est ça qui est « intéressant ». Les très gros sites sont confrontés aux mêmes problèmes que les petits : non respect des délais et des coûts, architecture de plus ou moins bonne qualité, …

Tout cela parce que, derrière les belles présentations marketing, les bonnes boites techniques, qui maîtrisent vraiment bien la qualité informatique sont rares.

en fait, je reviens sur ma conviction que l’informatique est un artisanat, et que pour avoir un « beau site » (fiable, évolutif, …) il faut des bons artisans, et que les bons artisans ne sont pas plus dans les grosses boites que dans les petites.

Finalement, la réussite de la partie technique d’un projet e-commerce tient sur peu de chose : la vraie maîtrise technique d’une petite équipe.

Interruption Marketing versus Permission Marketing ?

Je suis donc en train de lire « Permission Marketing ».

Je n’ai pas tout à fait fini, mais voici, à chaud, ce que j’en retire.

Seth Godin oppose deux types de marketing : l’interuption marketing et le permission marketing.

L’interruption marketing

C’est la pub telle qu’on la connaît, partout, tout le temps : les pubs à la télé, dans les journaux, sur Internet, sur les murs…

On (consommateurs, cible) ne nous demande pas notre avis, on est passif, et les publicitaires cherchent à nous « prendre » notre temps, pour pousser un produit, une offre.

Ces méthodes ont fait leurs preuves, et les dépenses marketing de ce type représentent des sommes colossales (réalisation de clips, diffusion « prime time », …), avec de vrais résultats.

Forcément, c’est l’escalade, car notre temps et notre « espace cerveau disponible » est limité : on assiste donc à une surenchère de moyens, sans avoir une surenchère de résultats.

Le permission marketing

Le permission Marketing, c’est un peu l’opposé de l’interruption marketing.

Dans le cadre du permission marketing, le client a exprimé son intérêt pour un produit, un service. Il est donc dans une démarche positive, choisie. Il est acteur de la relation.

Exemples ? La carte à « miles » des companies aériennes. Cet outils de fidélisation offre un tel intérêt pour le client, que celui-ci est directement motivé pour venir chercher le service de cette carte (service internet pour suivre les points, bien entrer le numéro de carte quand on fait un achat, …).

Pour que le permission marketing soit performant, il est fondamental d’avoir une relation personnalisée avec le client.

C’est évidement là qu’Internet et les outils informatiques jouent un rôle clé. Ils permettent de viser une relation extrêmement personnalisée, en masse, en automatisant le « profiling ».

Une autre façon de comparer ces méthodes marketing, c’est de comparer une prospection « à froid », sur des prospects qui ne connaissent pas le produit (c’est donc la recherche de nouveaux clients) et la « culture » de clients déjà acquis (vendre plus aux clients déjà conquis).

Les deux méthodes sont naturellement complémentaires, avec un bon vieux « interruption marketing » pour démarrer et avoir des clients, puis du « permission marketing » ensuite, pour cultiver la base des clients.

A ce stade, je pense que le permission marketing réussi, vécu par le client comme une relation riche, personnalisée, n’est pas encore bien aboutie. Si le vecteur de communication de ce marketing est le mail, on est face au problème du spam (plus de 90% des mails mondiaux je crois ?).

Bon, j’en suis au 3/4 du livre… Je vous en reparlerais sans doute !

Pourquoi ce n’est pas Nokia qui a sorti l’iPhone ?

Depuis que j’ai eu l’iPhone entre les mains, je suis convaincu qu’il va faire un malheur.

iPhone

Mais pourquoi Nokia ne l’a pas sorti, ce mobile ?

N95

Ils investissent beaucoup en R&D, ils sont axés sur l’ergonomie et les services, et ils sont leaders mondiaux des mobiles. Ils ont parfaitement anticipé l’enrichissement des services sur les mobiles, en allant très vite sur les fonctions Internet, photo et musique…

De son côté, Apple n’a aucune expérience dans le secteur de la téléphonie.

Bien sur, on parle « d’iPhone killer » mais cette expression parle d’elle même : cela veut dire qu’Apple est devant, et que les autres courent derrière (vous connaissez la courbe du chien ?).

Que s’est il donc passé ?

Je n’ai pas d’info « secrètes », mais voici quelques pistes :

Nokia n’a pas une vraie culture du logiciel

Ils ont eu du mal à maîtriser la complexité grandissante des applications mobiles. Symbian est finalement un système lent, et qui n’offre pas une ergonomie extraordinaire. De plus, le fait que ce système soit géré indépendamment (symbian, qui édite les OS des mobiles Nokia est une société indépendante) ne simplifie pas les choses : pour ses mobiles haut de gamme, Nokia doit négocier avec une autre boite.

Nokia a fait une course à « l’intégration technologique » au dépend de la qualité globale des produits

Les nouveaux Nokia intègrent plus de fonctions que l’iPhone. Le N95 est 3G, intègre un GPS, mais au final, ce mobile fait beaucoup moins envie que l’iPhone : son ergonomie est beaucoup moins avancée.

Nokia sort trop de mobiles, dans tous les axes pour tous les marchés, et s’y perd

Nokia se retrouve à faire le grand écart, entre les téléphones d’entrée de gamme, qui représentent la majeure partie des revenus de Nokia, et les smartphones.

A contrario, Apple se focalise sur très peu de produits

Une des grande force d’Apple est de savoir se focaliser sur très peu de produits. La focalisation est la solution pour atteindre l’excellence.

Steve Jobs a l’obsession du produit

Je crois que c’est l’une des très grande force de ce gars, et d’Apple : Steve Jobs a une vraie obsession du produit, mais pas sous l’angle ‘ingénieur’ (les caractéristiques techniques) mais sous l’angle de l’usage (ce que ça permet de faire). C’est également ce que dit Nicolas Hayek : le produit, toujours le produit…

Steve Jobs a l’obsession de l’ergonomie « minimaliste », orientée service

Steve Jobs a une culture « ZEN » qui le pousse a chercher toujours plus simple, toujours plus dépouillé.
A son sens, tout bouton est comme une verrue…

Steve Jobs est très autoritaire, limite « caractériel »

Un avantage ? Surement pas dans toutes les situations, mais cela permet, pour sortir des produits, de garder la focalisation nécessaire. Dans les boites ayant un management trop consensuel, on arrive facilement à des situations de « non management » ou « management mou », qui ne permettent pas d’arriver à des très bons produits.