Archives de l’auteur : François

Microsoft veut contrer Adobe sur le mobile

La guerre fait rage entre Microsoft et Adobe, pour la maîtrise des interfaces.

Sur le PC, ça se traduit par la compétition entre Adobe Apollo et Microsoft WPF (voir les billets précédents qui parlent de ces technologies)

Adobe fait depuis plusieurs années des efforts pour porter la technologie Flash sur les mobiles.

La stratégie de Microsoft dans le monde du mobile, c’est avant tout l’OS Windows Mobile.

Logo de la société ZenzuiMicrosoft vient de lancer une nouvelle solution directement concurrente à Flash sur mobile : Zenzui.com.

Zenzui est une société, spin-off de Microsoft (technologie et financement via Microsoft).

Leur solution permet de développer des nouvelles applications avec des intefaces riches sur mobiles, en utilisant le zoom comme métaphore de navigation :

Copie d'écran d'un mobile avec la solution ZenzuiCopie d'écran d'un mobile avec la solution Zenzui

Le plus simple pour comprendre est de regarder la vidéo :

Que ce soit avec la solution d’Adobe, de Microsoft ou d’autres (Streamezzo, Bluesteake, …), toutes ces solutions ont en commun de permettre de développer des applications mobiles avec des interfaces vraiment riches et vraiment sympa.

Un élément fondamental dans cette course : les outils d’édition des contenus. Il faut pouvoir créer et modifier facilement les interfaces.
Un autre élément à garder en tête : le parc adressé. En effet, le monde des mobiles est un monde effroyablement hétérogène. Pour réussir, ces technologies devront être adaptées rapidement sur le plus grand nombre de plates-formes possibles, et ça, c’est vraiment pas simple…

Vivement que tout ça sorte, qu’on puisse vraiment faire du m-commerce !

Trouvé sur ReadWriteWeb

Pourquoi les retours d’usages des clients sont biaisés ?

C’est une méthode commerciale bien connue et très efficace : on fait parler un ou plusieurs clients lors de conférences.

Dans le monde du logiciel, c’est une pratique très souvent utilisée.

Des utilisateurs parlent de leur « joyeuse expérience » avec un produit logiciel et hop, ça convainc tout le monde. La force de conviction est en effet très forte, parce que l’utilisateur qui parle, on se dit qu’il est à priori neutre : il a choisi librement le produit, et s’il vient en parler, c’est qu’il est content.

En fait, les choses ne sont pas si simples que ça.

En fait, le gars, une fois qu’il a choisi un produit, il s’est engagé, par rapport à sa société, par rapport à ses collègues : il a engagé des frais et des moyens humains. Le système informatique de l’entreprise a du s’adapter au nouveau logiciel, avec des conséquences plus ou moins complexes…

Peut- il dire : « ok, je me suis trompé ? »

Très délicat pour lui. En fait, plus le logiciel a couté cher, et plus il est lié au produit, et même plus la société qui a acheté le produit est liée.

Exemple extrème, une boite qui vend des ERP très très cher (je vous laisse deviner…) ne peut avoir que des retours positifs : acheter un produit jusqu’à plusieurs millions d’euros, c’est forcément une décision où la direction générale s’est engagée. Vous imaginez qu’à un tel niveau, le gars puisse dire : « bad luck, mauvais choix ! ». Non, forcément, il dira, en interne et à l’extérieur : « nous avons fait le bon choix ».

Cela veut il dire que les retours client, ça ne vaut rien ?

Non, d’abord parce que ça fait des présentations en général plus intéressantes, plus concrêtes.

Ensuite, il faut apprendre à lire entre les lignes. On arrive bien souvent à faire la différence entre un client vraiment content et un client « moyennement » satisfait.

Mais si c’est possible, le mieux, c’est d’aller discuter en face à face avec les utilisateurs. Hors des micros, les langues se délient.

Enfin, si on veut vraiment avoir un retour client qualifié, l’idéal est d’aller voir sur le terrain, avec les « non gradés » qui utilisent vraiment le service, ou qui le mettent en oeuvre. Là, on aura un vrai retour !

JV Web : achète des mots clés pour vous !

Vous connaissez JV Web ?

Je vous ai déjà bien souvent parlé de l’affiliation qui est un booster clé du ecommerce.

Vous pouvez aller sur ce billet pour une introduction sur l’affiliation, ou aller ici pour voir tous les billets sur ce sujet).

Une fois qu’un marchand a lancé un programme sur une plate-forme d’affiliation, plusieurs types d’acteurs peuvent d’emparer du programme, pour faire du business et booster les ventes du site.

Un acteur particulier est appelé « keyworder » (pas beau mais efficace !).

Ils achètent des mots clés, sur les plate-formes de publicité en ligne (Google Adwords & co), et amènent donc du trafic sur le site marchand, en prenant une commission d’affiliation au passage.

Pour le marchand, le keyworder est un affilié comme un autre.

Voici un petit schéma pour illustrer la chaîne de valeur :

Schéma présentant l'ensemble des acteurs de la chaîne avec le marchand, la plate forme d'affiliation, le keyworder, et les moteurs de publicité

Dans cet exemple fictif, le site marchand Discounteo a un programme d’affiliation avec la plate-forme d’affiliation Cibleclick.

JVWeb, attiré par le programme attractif de Discounteo (produits grands public, prix attractifs, …), achète des mots clés sur les principales plate-formes de publicité en ligne.

Si un Internaute clique sur l’un des liens sponsorisé édité par JVWeb, il va bien arriver sur la page produit de Discounteo, mais via le keyworder. Dans ce cas, chacun touche sa commission définie par le programme d’affiliation (le keyworder et la plate-forme d’affiliation).

Ce qui me semble vraiment remarquable, c’est que les keyworders ne travaillent qu’à la performance : leurs seuls revenus sont ceux générés par le programme d’affiliation.

Ils prennent donc tous les risques financiers, quands ils décident de lancer une campagne avec un marchand.

Pourquoi les marchands ne font pas eux-même ce travail ?

Bonne question (merci) : parce-que c’est un vrai métier ! Une boite comme JV Web est un savant mixe de différentes compétences (sémantique, expertise sur les moteurs de recherche, analyse des usages sur Internet) plus quelques outils logiciels.

OhMyBuzz mixe tout !

OhMyBuzz a ouvert « ses portes » il y a quelques semaines déjà.

Logo OhMyBuzz

Pour les marchands, du monde réel (restaurant, magasin, …) ou de l’Internet, c’est un espace pour communiquer, pour faire la promotion de son service.

Pour les consommateurs, Ohmybuzz est un endroit pour chercher des bons plans (réel ou virtuel donc).

Ce sont les marchands qui poussent leurs offres, et les clients qui votent et commentent les offres.

Par exemple, je cherche un restaurant près de chez moi :

Exemple de recherche de resto, avec visualisation des résultats sur une carte

Ohmybuzz propose la liste des marchands qui correspondent à ma requête, et les affiche sur une carte, grâce à un mashup avec le service Google Maps.

Pour les services en ligne, quand on clique sur une offre, on est redirigé vers le site marchand, comme pour un comparateur de prix par exemple.

Les réponses sont triées, avec, si j’ai bien compris, un mix entre les votes des utilisateurs et le budget mis par le marchand pour pousser le service.

Un service peut donc apparaitre avant un autre, soit parce que le marchand a payé pour ça, soit parce que les utilisateurs ont voté pour ce service.

Maintenant, il faut que la « sauce » prenne, et il faut voir comment tout ça va évoluer. Les marchands vont-ils bien vivre l’idée de payer pour faire remonter leur service en tête de liste, et que d’autres services apparaissent avant, s’ils sont plus populaires ? A contrario, les usagers vont-ils trouver  normal que des services apparaissent en tête de liste parce que des marchands ont payé pour ça, alors que des services plus populaires sont plus bas ?

Aujourd’hui, l’enjeu pour Ohmybuzz, c’est surtout que les usages décollent, et qu’il y ait suffisamment de services proposés pour qu’un utilisateur y trouve son compte.

A suivre donc !

Lire les flux RSS : l’explosion des possibles !

Comment lire les flux RSS ?

Il y a vraiment le choix ! Alors, essayons d’y voir un peu plus clair…

On peut lire les flux :

Dans le navigateur Internet via :

  • un service de lecture de flux en ligne, comme Google Reader ?
  • Une page personnalisée, comme Netvibes ?
  • le navigateur Internet lui même qui permet maintenant de lire les flux (tant Firefox que Internet Explorer) ?

Avec un Widget sur le bureau de mon ordinateur avec :

Avec un autre logiciel installés sur l’ordinateur comme :

C’est bien l’un des intérêts des RSS : l’utilisateur est très libre. Il s’abonne aux flux qu’il souhaite, et consulte les flux comme il veut, quand il veut.

Les différentes solutions correspondent à des usages différents.

Avant de choisir, il faut savoir combien de flux vous lisez : juste quelques uns, quelques dizaines ou quelques centaines ?

Les solutions de type Widgets ou les lecteurs RSS intégrés dans le navigateur sont réservées à la lecture de quelques flux.

La deuxième question, c’est de savoir si vous voulez un accès uniquement online ou si vous souhaitez pouvoir lire les flux également en mode off-line ?

Enfin, pourquoi se limiter à un lecteur ? On peut très bien suivre certains flux via des widgets sur le bureau, et avoir un lecteur de flux type Snarfer pour les flux qu’on lit moins souvent.

Pour ma part, comme je l’ai déjà dit, j’utilise principalement Snarfer :

  • C’est un logiciel gratuit qui marche très bien ;
  • On peut classer les flux dans des dossiers, des sous dossiers ;
  • Une fois Snarfer installé, quand je clique sur un flux RSS dans une page Web, le flux est automatiquement ajouté dans Snarfer
  • On peut exporter la liste des flux, sur un format standard, qu’on peut par exemple importer sous google reader. Intérêt : si je suis sur un ordinateur qui n’est pas à moi, je peux consulter mes flux en ligne sans avoir à installer un logiciel. Autre intérêt : si tout plante, je peux restaurer mon environnement très rapidement.

Maintenant, comment classer les flux ?

J’ai bien essayé de faire des classements thématique, mais ça ne tient pas la distance…

La seule solution qui me semble viable, c’est un classement par priorité. Chez moi, ça ressemble à ça :

  • 01 – Hot
  • 02 – Un peu moins hot
  • …

Et les flux que je lis montent dans la liste ou descendent, suivant l’intérêt des articles…

Les outils de Blogging

C’est une chaîne : Merci Benoit pour l’invitation !

Chaque blogger décrit son environnement pour son blog : hébergement, plate-forme, … Let’s go :

Hébergement

Je suis chez 1and1 depuis la création de ce blog. Ils ont des packs qui correspondent bien à mes besoins et pas trop cher. Aujourd’hui, ça marche bien. J’espère ne pas tomber dans les galères comme Eric ou Michel…

Plate-forme

J’utilise WordPress 2.1.

Surement par inconscience, j’ai pas hésité à passer de la version 1.5 à la version 2.

De manière basique, j’ai un miroir de mon serveur sur mon… portable. ça me permet de faire des tests avant de « mettre en production ».

N’empêche, quand j’ai lancé la moulinette qui permet de passer de la version 1.5 à 2, j’ai eu un moment d’émotion !

Editeur de billets

Ben j’utilise basiquement l’éditeur intégré dans WordPress, ou un éditeur HTML basique (NVU en l’occurrence).

Mais en lisant le billet de Benoit, je viens d’essayé Live Writer : impressionnant !

Outil de stats

J’utilise Google Analytics. Gratuit et performant.
J’utilise également les outils fournis par Feedburner pour les RSS. Très bien également.

Lecteur RSS

J’en ai essayé des lecteurs !

  • Google Reader
  • RSS Bandit
  • Netvibes
  • Google Desktop
  • Yahoo Widgets
  • …

Les solutions en ligne ne me conviennent pas, car je les trouve trop lentes. De plus, je souhaite accéder aux RSS en mode off-line. Je cherchais donc un logiciel. RSS Bandit a bonne réputation, mais j’ai trouvé qu’il plantait vraiment trop.

Finalement, j’ai opté pour Snarfer et j’en suis très content. J’en reparlerai…

Outils de promotion des blogs

Je me suis « amusé » au tout début avec une campagne Adwords.

J’ai également inscrit mon site sur quelques annuaires de blogs sans trop y croire…

Je suis également présent sur Ziki.

Maintenant, le référencement naturel et WordPress fait son oeuvre.

Sauvegarde

J’ai pas forcément vu toutes les réponses des uns et des autres, mais j’ai pas trouvé cet item, qui me semble important. Comment vous faites pour sauvegarder, vous ?

De mon côté : je fais un backup du serveur (via ftp) et je fait un « dump » de la base dans un fichier XML.
Tout cela est très manuel…

Allez, je passe le bébé à Michel, Emmanuel et Christophe. J’imagine que Fred et Michel sont déjà dans la boucle…

La beauté du modèle MVC

L’architecture, la conception du logiciel du site marchand, c’est l’affaire de la technique…  Mais tout est imbriqué.  Il me semble important que chacun ait un minimum de culture logicielle. C’est, il me semble, la meilleure solution pour faire les bons choix, et mieux dialoguer entre les uns et les autres : marketing, technique, …

MVC, ça veut dire : Modèle – Vue – Contrôleur.

Concrètement, c’est une façon d’organiser un logiciel pour qu’il soit plus robuste, plus fiable, plus facile à faire évoluer.

L’idée est de séparer le code en trois modules: les données, les traitements et les interfaces.

Le module de données a la responsabilité de gérer l’accès aux données, donc en général, ça veut dire l’accès aux bases de données.

Le module des interfaces a la responsabilité de gérer … les interfaces (trop puissant comme phrase). Donc, pour ce qui nous concerne, soit un site marchand, c’est dans ce module que doit être géré toute l’interface du site marchand, qu’elle soit en Flash, en Ajax ou en HTML plus classique.

Le module Modèle contient les traitements, les logiques applicatives du logiciel.  Par exemple, pour un site marchand, c’est dans ce module que sera géré les sessions des clients, les processus d’achat, …

On peut imaginer en fait deux schémas :

Modèle MVC vertical

Dans ce schéma « vertical », le module Interface ne peut dialoguer qu’avec le module Modèle, qui lui même accède au modèle Données. Donc, concrètement, ça veut dire que le module Interface ne peut pas (n’a pas le droit) d’accéder au module Données… Je ne vois pas bien l’intérêt (ça me semble plus un dogme qu’autre chose…). D’où ce schéma :

Modèle MVC non vertical

Dans ce schéma, le module Interface peut directement interroger le module Données. Si par exemple on est sur l’affichage de la liste des produits, pourquoi passer par le module Modèle : ce qu’on veut, c’est récupérer des données. Pas la peine d’alourdir les choses donc.

La plupart des logiciels pour sites marchands disent avoir une telle architecture. Mais ce qui est très important, c’est d’avoir ce modèle en tête quand on réalise le site marchand lui-même. Chaque développeur devra adhérer à ce modèle de conception, et respecter les règles. Concéquence : même si on est en retard, on n’a pas le droit de mettre du code d’accès aux bases de données partout.

Le seul module qui contient le code SQL d’accès aux bases de données, vous l’avez compris, c’est le module Données !

Nous sommes des primates !

Un ami m’a envoyé cette vidéo :

Qu’est-ce que ça vient faire dans ce blog ?

Plusieurs choses au dela du fun :

Je trouve ça toujours fascinant et passionnant, la différence entre ce qu’on croit et la réalité. On croit bien souvent qu’on agit en fonction de notre raison, et ce que nous montre ce chercheur, c’est qu’on est bien plus instinctif que ça : juger un homme politique en moins d’une seconde, c’est clairement qu’on juge à l’instinct, et pas par l’analyse de son programme !

Le lien avec le e-commerce ? Je pense qu’on est bien dans le même registre, quand on entend qu’on se ferai une opinion sur un site marchand avec à peu près la même vitesse (moins d’une seconde) !