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Après les tee shirt et les chaussures, les voitures ?

Un des axes du « Web 2.0 », c’est la co-création : le produit n’est pas complètement fini : c’est le client qui dit ce qu’il veut. A l’entreprise de le faire ensuite !

Il y a déjà pas mal d’exemples : LaFraise et ses tee shirts, les chaussures Nike, …

Je n’avais pas encore vu ça pour les voitures !

Tout commence par une pub interactive :

Pub Twingo

Quand on clique sur la pub, on arrive sur un site qui effectivement, propose de complètement dessiner l’extérieur de la voiture :

Twingo

On peut :

  • Choisir la couleur ;
  • Choisir les motifs à poser sur la voiture ;
  • Pour chaque motif, on peut les faire tourner,changer leur couleur et leur taille ;

Il faut faire ça pour tous les côtés de la voiture.

Ensuite, Renault nous propose de faire voter ses amis. Celui qui aura le plus de vote gagnera un iPod, puis de voter pour les voitures faites par d’autres :

Twingo

Twingo

Je ne sais pas si Renault est le premier, mais je trouve ça vraiment intéressant, de voir que les idées de co-créations sont reprises par des grosses boites.

Naturellement, on aimerait pousser l’idée un brin plus loin : dessiner l’intérieur par exemple…

Allez, « just for fun » : pouvoir complètement dessiner la forme de sa voiture ! Qui se fera faire la voiture de Batman ?

Voiture de Batman

Côté technique, tout celà est réalisé en Flash / Flex. Les temps de chargement sont raisonnables, mais les formulaires, en Flash, n’ont pas (encore ?) la qualité d’ergonomie de ceux en Ajax / javascript (pour peu qu’ils soient bien faits, ce qui n’est pas souvent le cas).

De quoi je me M.E.L. : prime au premier entrant ou pas ?

Sur son (très bon) blog, Michel Edouard Leclerc a fait un billet à contre courant, sur le e-commerce en général et pour son groupe en particulier.

Le billet justifie le choix de ne pas aller pour le groupe Leclerc, aujourd’hui, sur le e-commerce. Un des arguments clé : « il n’y a pas de prime au premier entrant ».

Je ne sais pas ce qui fait dire ça à Mr Leclerc : il me semble que les consommateurs sont plutôt fidèles à un e-marchand : une fois qu’on a donné sa confiance à un site, qu’on est satisfait du service et du produit, on ne change pas si facilement. Donc, y aller trop tard, c’est prendre le risque que d’autres aient pris la place.

De plus, les fondamentaux de la vente sur Internet sont très différents de ceux de la vente en grande surface. Bien sur, la connaissance des clients et du marketing développée par les grandes surfaces est fondamentale pour le commerce. Mais il est indispensable de compléter cette connaissance par un marketing et une organisation très spécifique pour réussir sur InternetCette mutation culturelle prend du temps. C’est pour cela que je pense qu’il est important d’y aller vite pour « apprendre en marchant ».

Salon Business Online : c’est fini

Quelques réflexions à l’issue de ce salon sur le e-commerce :

Finalement, par rapport à l’ensemble des acteurs du e-commerce, il y avait relativement peu d’exposants, avec des absences marquantes, comme Microsoft, IBM. C’est peut ête dù à la trop grande promiscuité avec le prochain salon sur une thématique proche : le forum e-marketing ?

Si les conférences étaient bien orienté Web 2.0, très peu d’exposants avaient des choses concrètes à proposer sur ce thème.

J’ai assisté à deux conférences sur le Web 2.0. Dans les deux cas, j’ai été marqué par l’affluence énorme : toutes les chaises prises, des auditeurs assis par terre, ou debout tout autour… Dans les deux cas, les présentations étaient plutôt intéressantes, avec des auditeurs très attentifs, qui posent des bonnes questions.

Bon, je fille sur… le salon des entrepreneurs !

Conférence e-commerce et Web 2.0

Toujours sur mon salon, j’ai assisté à une conférence sur le Web 2.0 et le e-commerce.

Sympa de retrouver des têtes connues : bonjour Jean Michel !

Cette conférence a attiré beaucoup de monde, la salle était clairement trop petite, et pas mal d’auditeurs ont dû écouter la conf à l’extérieur de la salle. C’est bon signe, les commerçants se sentent concernés par le Web 2.0, et ils ont raison !

Autre point : pratiquement personne n’était « technique » (ni les invités, ni les auditeurs), ce qui fait que quand on a demandé aux uns et aux autres de définir le Web 2.0, tous ont plus ou moins convergé vers la même idée : l’Internaute maître du jeu, avec plus de libertés, plus de pouvoirs.

Le message clair pour les marchands est qu’il est impossible aujourd’hui de faire comme s’il ne se passait rien : les règles changent, il faut s’y adapter :

Les Internautes ont tous les outils pour échanger sur les produits (blogs, espaces d’expression dans les sites marchands, …) :

  • 44% des Internautes se disent prêt à renoncer à un achat, à la lecture d’un commentaire négatif.
  • 62% de ces mêmes Internautes se disent prêt à suivre les recommandations positives des Internautes.

Mais on n’influence pas si facilement que ça les communautés :

  • Microsoft a distribué aux US des PC équipés de Vista, à des bloggeurs influents : la réaction n’a pas été très bonne, car le geste de Microsoft a été interprété comme une tentative de manipulation.
  • Certains sites « bidonnent » les commentaires des utilisateurs : on imagine les équipes marketings tapant des commentaires positifs au km… Personne n’est dupe (je reviendrai sur ce sujet important).

En respectant certaines règles, on peut s’appuyer sur ces communautés pour vendre plus et vendre mieux. Exemple : Netvibes demande en permanence à ses utilisateurs quelles sont les fonctions qu’il faudrait ajouter, ce qu’il faudrait améliorer. Les utilisateurs deviennent actifs et s’impliquent dans le processus d’amélioration du produit.

Budget pub : la part d’Internet et des liens sponsorisés

J’étais ce midi sur le salon Business Online Expo : salon sur le e-commerce.

Bertrand Jonquois, Directeur Exécutif de Yahoo! Search Marketing, a donné des chiffres intéressants sur la pub :

  • Le media Internet représenterait 15% de notre temps, par rapport à l’ensemble des médias : on passerait donc 15% de notre temps « media » devant notre PC à surfer sur le Web, le reste devant être pris par la télé, les journaux, …
  • Le budget mondial de la publicité sur Internet représenterait 6% du budget total de la pub.
  • 50% du budget publicité Internet va vers les liens sponsorisés.

Cela m’inspire plusieurs commentaires :

  • La mécanique de Google Adwords se paye la part du lion.
  • Le business-model de la pub est clairement passé au CPC : coût par clic. L’annonceur ne paye que quand l’utilisateur clique sur une publicité.
  • La marge de progression du budget de la publicité sur Internet est énorme.

Contradiction 2.0 ?

Dans le Web 2.0, il y a l’idée que ‘tout le monde peut être acteur‘. Comme le dit Pierre Chappaz, C’était d’ailleurs l’une des idées fondatrice du Web. C’est donc juste que ça met un peu de temps à ce mettre en place.

Donc, dans ‘tout le monde est acteur’, on peut comprendre que tout le monde peut, en particulier, être vendeur.

Et c’est vrai qu’il y a quantité de moyens et d’outils pour faire ça :

  • On peut vendre des produits depuis son blog (voir ce précédent billet).
  • On peut très facilement ouvrir une boutique, soit avec Zlio, soit avec eBay, soit avec Amazon… Soit avec tout un tas d’autres outils que l’on trouve par-ci par-là.

Le Web 2.0, c’est également des nouvelles technologies (bon, d’accord, pas si nouvelles que ça…) comme Ajax, qui permettent de faire des sites (en particulier marchands) plus jolis, plus interactifs, plus simples, plus attractifs (voir l’excellent billet de Fred, ici). On a beaucoup parlé ces derniers temps de endless par exemple, mais ce n’est bien entendu pas le seul

Ces technologies, si elles apportent un réel gain pour l’utilisateur, sont assez délicates à mettre en oeuvre, et pour obtenir un résultat de bonne qualité, il faut y mettre le prix.

C’est une des contradictions actuelle :

  • Tout le monde peut créer assez facilement un site marchand, mais ce sera dans bien des cas un site « basique ».
  • Pendant ce temps, les grands acteurs, qui ont les moyens, préparent la suite, et se différentieront de plus en plus grâce à des sites beaucoup plus conviviaux.

Pour conclure

Je pense que cette contradiction n’est que temporaire.

D’autre part, je pense qu’on n’est pas obligé d’utiliser ces nouvelles interfaces pour réussir son site : celà dépend du produit, du marché, de la stratégie et des moyens que l’on a.

Dans tous les cas, il faut cibler « l’excellence » : si le budget est limité (d’accord, il l’est toujours !) et qu’on a peu de temps, il vaut mieux rester sur des classiques très bien fait.

Abonnement : oui, mais à quoi ?

La première fois que j’en ai entendu parler, c’était pour des chaussettes :

Exemple d’abonnement pour des chaussettes, sur le site Machaussette

L’idée de recevoir directement chez soi des chaussettes : l’idée est intéressante : ça vous amuse, vous, d’aller acheter vos chaussettes ?

Récemment, j’ai entendu parler de ce deuxième exemple :

Autre exemple d’abonnement, sur BrosseADomicile

Pourquoi pas ? Et pour quels autres produits peut-on s’abonner ? Tout ce qu’on consomme régulièrement…
Mais tout cela amène à se poser plusieurs questions :

Oui, des services qui font gagner du temps, c’est intéressant.

Oui, il y a des marchés de niche, où des spécialistes peuvent développer leur business, parce qu’ils sont spécialistes justement, et qu’ils comprennent mieux le produit qu’un autre, et donc, s’ils sont bien conseillés ou qu’ils ont la fibre marketing (et les moyens pour la mettre en oeuvre), ils peuvent le vendre mieux.

Mais d’un autre côté, les utilisateurs sont ils prêt à avoir comme ça des dizaines, des centaines d’abonnements, dispersés sur autant d’entreprises ?

Je pense que ce marché va se développer et qu’à terme ce marché des abonnements va se consolider, permettant :

  • Un service plus simple pour l’utilisateur
  • La possibilité de mutualiser pas mal de choses, et donc d’offrir un service très bien fait
  • Un bilan écologique meilleur, car les livraisons pourront être mutualisées

On nous cache tout…

Trouvé sur le site de CircuitCity, ce matin :

Le site nous propose donc de mettre dans notre panier un article sans qu’on en connaisse le prix !

Pourquoi ?

Je pense que l’idée est de pousser l’utilisateur à remplir son panier, à aller plus loin dans le processus achat.
On peut imaginer aller plus loin, et n’afficher le prix qu’au dernier moment : par exemple au moment de rentrer son numéro de carte bleue…

C’est un pari : l’utilisateur peut effectivement être tenté d’aller plus loin dans le processus. A contrario, il peut être tenté d’aller voir ailleurs, sur d’autres sites qui donnent directement le prix.

D’ailleurs, en général, c’est presque la stratégie opposée qui est choisie : on affiche un super prix, qui ne contient pas les frais de ports, de garantie, des options… On cherche donc à mettre « un pied dans la porte » avec un prix très accrocheur, puis quand le processus achat est enclenché, on « charge la mule »…

Pub interactives : on va en voir de toutes les couleurs !

Je ne sais plus ou j’ai lu ça : les pubs interactives sur Internet ont un impact beaucoup plus fort que les simples images ou animations.

Par exemple :

En glissant le curseur sur les boutons dans la zone de l’animation, on peut customiser complètement la chaussure. Sympa, non ?