Je viens de recevoir l’annonce : Capital IT, c’est parti pour les inscriptions, et l’évènement aura lieu le 5 Avril.
L’année dernière, c’était très « Web 2.0 », avec notamment Zlio, VPodTV, BlueKiwi…

Ce sera quoi cette année ?
François Ziserman : entrepreneur, IA et ébénisterie
Je viens de recevoir l’annonce : Capital IT, c’est parti pour les inscriptions, et l’évènement aura lieu le 5 Avril.
L’année dernière, c’était très « Web 2.0 », avec notamment Zlio, VPodTV, BlueKiwi…

Ce sera quoi cette année ?
Un des axes du « Web 2.0 », c’est la co-création : le produit n’est pas complètement fini : c’est le client qui dit ce qu’il veut. A l’entreprise de le faire ensuite !
Il y a déjà pas mal d’exemples : LaFraise et ses tee shirts, les chaussures Nike, …
Je n’avais pas encore vu ça pour les voitures !
Tout commence par une pub interactive :

Quand on clique sur la pub, on arrive sur un site qui effectivement, propose de complètement dessiner l’extérieur de la voiture :

On peut :
Il faut faire ça pour tous les côtés de la voiture.
Ensuite, Renault nous propose de faire voter ses amis. Celui qui aura le plus de vote gagnera un iPod, puis de voter pour les voitures faites par d’autres :


Je ne sais pas si Renault est le premier, mais je trouve ça vraiment intéressant, de voir que les idées de co-créations sont reprises par des grosses boites.
Naturellement, on aimerait pousser l’idée un brin plus loin : dessiner l’intérieur par exemple…
Allez, « just for fun » : pouvoir complètement dessiner la forme de sa voiture ! Qui se fera faire la voiture de Batman ?
Côté technique, tout celà est réalisé en Flash / Flex. Les temps de chargement sont raisonnables, mais les formulaires, en Flash, n’ont pas (encore ?) la qualité d’ergonomie de ceux en Ajax / javascript (pour peu qu’ils soient bien faits, ce qui n’est pas souvent le cas).
Début d’année chargé : après le salon business online, et avant le salon emarketing, il y a donc le salon des entrepreneurs.

Il ne faut sans doute pas comparer… La taille de ce salon est très impressionnante : on est tant que ça à vouloir entreprendre ? Tant mieux !
Quand on est en phase de création, c’est un super moyen pour rencontrer tous les interlocuteurs en une journée : avocats, chambre de commerce, OSEO, …
Beaucoup de conférences, sur tous les sujets.
Des intervenants prestigieux, avec par exemple Bill Gates hier, qui nous a parlé de son expérience d’entrepreneur… Bon, en fait, je n’y suis pas allé (trop de monde, il fallait attendre plus d’une heure), mais la vidéo de son intervention est en ligne sur le site du salon.
Par contre, j’ai vraiment assisté à une conférence sur l’innovation : « De l’imagination débordante à l’innovation gagnante », avec Loic Le Meur, Oriane Garcia, Pierre Kosciusko-Morizet, Denis Payre (l’autre fondateur de Business Objects), Joël de Rosnay, et Henri de Maublanc côté entrepreneurs. Autres intervenants : le DG de l’OSEO (regroupement de l’Anvar et de la BDPME) : Michel Guilbaud et Pascal Lagarde, DG de CDC Entreprises, un fond de fond. Ouf, que du beau monde !
Qu’en est il sorti ? Le point qui m’a sans doute le plus marqué, c’est la différence de perception sur ce qu’est l’innovation, entre les entrepreneurs et les autres : pour tous les entrepreneurs présents, l’innovation ne se limite pas à l’innovation technologique, matérialisée par les brevets.
Plusieurs exemples :
Pour les investisseurs et l’Oseo, les brevets, ça rassure, ça reste un élément clé de « garantie de valeur ».
Un autre élément intéressant : le contraste entre le développement « à la Web 2.0 » et la nécessité de faire un business plan sur trois / cinq ans…
Le développement « Web 2.0 », c’est le mode « beta permanent » qui permet de lancer le service très tôt et de l’améliorer en co-création avec les utilisateurs.
Alors, pourquoi et comment faire un business plan ? D’abord parce-que c’est le passeport universel pour tous les « institutionnels » : banque, Oseo, CCI, investisseurs. Ensuite parce que c’est un exercice utile. Même si on n’est pas sûr des réponses, ça permet de se projeter dans le futur, et de se poser pleins de bonnes questions. Enfin ça démontre la capacité de l’équipe de faire ce travail stratégique. C’est bête à dire, mais tous les gens raisonnables savent que dans nos domaines, le développement réel ne suit pratiquement jamais le business plan !
Allez, un dernier petit conseil, donné par Henri De Maublanc : « il vaut mieux vendre l’ours avant de l’avoir tué ! ».
Sur son (très bon) blog, Michel Edouard Leclerc a fait un billet à contre courant, sur le e-commerce en général et pour son groupe en particulier.
Le billet justifie le choix de ne pas aller pour le groupe Leclerc, aujourd’hui, sur le e-commerce. Un des arguments clé : « il n’y a pas de prime au premier entrant ».
Je ne sais pas ce qui fait dire ça à Mr Leclerc : il me semble que les consommateurs sont plutôt fidèles à un e-marchand : une fois qu’on a donné sa confiance à un site, qu’on est satisfait du service et du produit, on ne change pas si facilement. Donc, y aller trop tard, c’est prendre le risque que d’autres aient pris la place.
De plus, les fondamentaux de la vente sur Internet sont très différents de ceux de la vente en grande surface. Bien sur, la connaissance des clients et du marketing développée par les grandes surfaces est fondamentale pour le commerce. Mais il est indispensable de compléter cette connaissance par un marketing et une organisation très spécifique pour réussir sur Internet. Cette mutation culturelle prend du temps. C’est pour cela que je pense qu’il est important d’y aller vite pour « apprendre en marchant ».
Quelques réflexions à l’issue de ce salon sur le e-commerce :
Finalement, par rapport à l’ensemble des acteurs du e-commerce, il y avait relativement peu d’exposants, avec des absences marquantes, comme Microsoft, IBM. C’est peut ête dù à la trop grande promiscuité avec le prochain salon sur une thématique proche : le forum e-marketing ?
Si les conférences étaient bien orienté Web 2.0, très peu d’exposants avaient des choses concrètes à proposer sur ce thème.
J’ai assisté à deux conférences sur le Web 2.0. Dans les deux cas, j’ai été marqué par l’affluence énorme : toutes les chaises prises, des auditeurs assis par terre, ou debout tout autour… Dans les deux cas, les présentations étaient plutôt intéressantes, avec des auditeurs très attentifs, qui posent des bonnes questions.
Bon, je fille sur… le salon des entrepreneurs !
Google a sorti un service de suivi des cours de bourse : Google Finance.
Le site est intéressant au niveau de l’ergonomie et des technologies choisies : il mixe de l’Ajax avec du Flash dynamique (Flex).
Voici ce que ça donne :

Quand on veut ajouter un cours de bourse, on tape les premiers caractères. La zone utilise l’auto-complétion, et propose dans un popup, une liste de sociétés qui correspondent aux lettres saisies. Ça, c’est la partie Ajax.
La zone du bas, qui affiche les cours des actions est en Flash / Flex. Cette zone est très riche au niveau de l’interface : on peut zoomer, choisir un intervale de temps…
Cet exemple me semble intéressant, car il met bien en valeur la complémentarité entre les solutions pour faire des interfaces riches :
Toujours sur mon salon, j’ai assisté à une conférence sur le Web 2.0 et le e-commerce.
Sympa de retrouver des têtes connues : bonjour Jean Michel !
Cette conférence a attiré beaucoup de monde, la salle était clairement trop petite, et pas mal d’auditeurs ont dû écouter la conf à l’extérieur de la salle. C’est bon signe, les commerçants se sentent concernés par le Web 2.0, et ils ont raison !
Autre point : pratiquement personne n’était « technique » (ni les invités, ni les auditeurs), ce qui fait que quand on a demandé aux uns et aux autres de définir le Web 2.0, tous ont plus ou moins convergé vers la même idée : l’Internaute maître du jeu, avec plus de libertés, plus de pouvoirs.
Le message clair pour les marchands est qu’il est impossible aujourd’hui de faire comme s’il ne se passait rien : les règles changent, il faut s’y adapter :
Les Internautes ont tous les outils pour échanger sur les produits (blogs, espaces d’expression dans les sites marchands, …) :
Mais on n’influence pas si facilement que ça les communautés :
En respectant certaines règles, on peut s’appuyer sur ces communautés pour vendre plus et vendre mieux. Exemple : Netvibes demande en permanence à ses utilisateurs quelles sont les fonctions qu’il faudrait ajouter, ce qu’il faudrait améliorer. Les utilisateurs deviennent actifs et s’impliquent dans le processus d’amélioration du produit.
J’étais ce midi sur le salon Business Online Expo : salon sur le e-commerce.

Bertrand Jonquois, Directeur Exécutif de Yahoo! Search Marketing, a donné des chiffres intéressants sur la pub :
Cela m’inspire plusieurs commentaires :
La vidéo est en train d’envahir le Web. Tout naturellement, ce média va également enrichir les sites marchands… Avec plus ou moins de bonheur.
Intéressant dans ce contexte de regarder comment la vidéo peut être traitée par d’autres services… Intéressant également de regarder ce qu’on peut faire en Flash.
Vous connaissez le site cnet.com ? Et sa chaîne TV ?
Quand on arrive sur le site, la fenêtre du navigateur laisse apparaitre un bureau noir, avec plusieurs « objets » :

Les trois objets :
L’ensemble de ce site est réalisé en Flash et reste assez léger.
Tous les objets peuvent être librement déplacés par l’utilisateur.
Les zones actives (sur lesquels on doit cliquer) se retrouvent assez naturellement (code couleur jaune assez clair).
Par exemple, le panneau de contrôle est assez sympa :

Les différents « pétales » grossissent quand on approche la souris, et se déploient quand on clique dessus (j’ai mis deux exemples, vous avez compris le principe…).
Oui, Flash permet de faire des sites vraiment sympa, avec une vrai liberté au niveau des fonctionnalités et de l’ergonomie.
Un autre avantage important : un service Flash marchera pratiquement sans ajustement sur l’ensemble des plate-formes. C’est une grosse différence par rapport à l’Ajax / Javascript, qui devra être adapté et testé dans chaque environnement.
Pour un site marchand, cela ouvre un terrain de nouveaux services très vaste. Dans le même temps, cela veut dire qu’il faut faire un vrai travail de réflexion sur l’ergonomie du service que l’on veut ouvrir.
Côté réalisation, les développeurs disposent d’outils puissants pour éditer les contenus (les outils d’Adobe).
Meebo est une jeune startup, qui propose une solution d’Instant Messaging (IM pour les intimes) en ligne, et donc accessible depuis le navigateur Web :

Avec Meebo on peut dialoguer avec des interlocuteurs présents sur différentes messageries (Yahoo, Google, Msn, Aim).
Une fois connecté, on arrive devant un « bureau » intégré dans la page Web :

Depuis cette fenêtre on peut dialoguer, comme avec n’importe quel outil d’IM, avec l’ensemble de ses contacts.
Je vous présente ce service parce qu’il est vraiment très bien fait, et que ça montre ce qu’on peut faire en Ajax / Javascript.
Les fenêtres présentent dans le bureau Meebo se comportent comme des fenêtres Windows… mais à l’intérieur du navigateur : on peut les déplacer, les redimensionner…
On peut également détacher les fenêtres du bureau intégrée. Les fenêtres sortent alors du navigateur (et deviennent des fenêtres standard Windows) :

Une autre fonction qui me semble tout à fait intéressante : quand on retaille la fenêtre du navigateur, les fenêtres présentent dans le bureau Meebo sont automatiquement repositionnées et redimensionnées.
On voit rarement ces fonctions utilisées dans les services Web : c’est domage car c’est vraiment très pratique…