Des interfaces riches pour multiplier les canaux de ventes

On perçoit facilement les interfaces riches comme des gadgets, pour « geek boutonneux ».

Pourtant, je suis convaincu que ces nouvelles interfaces vont se généraliser et rentrer dans les usages, permettant ainsi de booster les ventes via une multiplication des canaux de ventes.

Je m’explique, par l’exemple… d’Amazon.

Amazon propose des accès à pas mal de ses données internes, via des services web.

Un développeur peut ainsi accéder au catalogue d’Amazon, gratuitement.

Amazon a également développé sa propre plate forme d’affiliation, permettant à tout auteur du Web de mettre des produits d’Amazon en vente sur son site, et de gagner de l’argent si un produit est vendu via ce site.

Des nouveaux services apparaissent, permettant de naviguer dans le catalogue Amazon via des interfaces riches, bien différentes du magasin traditionnel d’Amazon.

Ainsi, LivePlasma propose une interface, tout en Flash, permettant de naviguer graphiquement dans le catalogue produit :

LivePlasma en image

Dans ce service, quand on sélectionne un produit, on revient vers le site marchand d’Amazon, pour acheter le produit.

Autre exemple : Flowser. L’apparence est assez différente de liveplasma, mais l’idée est fondamentalement la même : donner une nouvelle expérience de navigation dans le catalogue, plus intuitive, plus riche, plus graphique :

Flowser en action

Troisième exemple : Browse Goods. A la différence des deux exemples précédents (Flash), ici, c’est une interface Ajax :

Browse Goods

Ici, la métaphore est un peu différente, puisque l’idée est de tout présenter sur une carte, sur laquelle on peut zoomer, jusqu’à arriver sur le produit lui même.

Quatrième exemple, TuneGlue. Retour sur une interface en Flash, pour naviguer dans le catalogue musical d’Amazon :

Image de Time Glue

Et toujours le même principe, quand on trouve un produit intéressant, un clic sur « Buy now » et hop, on est dans la boutique Amazon, sur la fiche produit.

Enfin, le cinquième exemple : Coverpop. Encore une interface Flash, pour naviguer ce coup ci dans la collection DVD d’Amazon :

Image de Cover Pop

Le principe m’a fait un peu pensé au projet milliondollarhomepage… On est devant une mozaïque de pochettes vidéos. On peut sélectionner un thème (Western, fiction, …). ensuite, la page s’anime automatiquement et si on clique sur une pochette, on arrive… dans le site d’Amazon. Surprise !

En conclusion

Tous ces exemples dévoilent une petite partie de ce qu’on peut faire avec des interfaces riches et de l’imagination.

Pour le site marchand (amazon dans cet exemple), c’est autant de nouveaux canaux de vente.

Amazon peut développer directement des nouvelles interfaces, ou laisser des partenaires le faire. Dans ce deuxième cas, on a un partage des risques et des revenus, on est sur un modèle d’affiliation : l’affiliation via les interfaces riches.

Bien sûr, tout le monde n’est pas Amazon, et tous les catalogues n’ont pas le même attrait. Il n’empêche, je suis convaincu que ce modèle va se développer. On peut imaginer de tels services, regroupant des produits de plusieurs sites marchands.

Pour le marchand, c’est une approche « beurre et argent du beurre » :

  • Le marchand vend des produits à partir de son site marchand classique ;
  • Il peut ajouter des sites « satellites », avec des nouvelles interfaces, des paradigmes de navigations complètement différents ;
  • Il peut ouvrir l’accès à son catalogue à d’autres acteurs, et permettre à des tiers de revendre ses produits.

Quel est l’acteur français qui le premier, ira dans cette direction ?

Librement inspiré de ReadWriteWeb (gb).

Le bord de la fenêtre…

Cela fait assez longtemps que j’ai ce billet en tête…

Le sujet, c’est une réflexion sur l’avenir des navigateurs Internet et de nos bureaux électroniques.

Donc, au début, on avait d’un côté un navigateur Internet, permettant d’afficher du texte, des liens et des images, et de l’autre des applications « lourdes », qu’on pouvait installer directement sur le bureau de l’ordinateur.

Aujourd’hui, les choses sont beaucoup moins simples :

Dans le navigateur…

Dans le navigateur, on fait aujourd’hui tourner de véritables applications, avec leurs propres fenêtres. La fenêtre du navigateur est devenu un bureau dans le bureau.

Premier exemple significatif : Meebo, avec les fenêtres qu’on peut déplacer, retailler :

Fenêtre de Meebo, dans le navigateur

Deuxième exemple, évidement, Netvibes. Ici, on a un espace plus structuré (colonnes prédéfinies), mais avec une vrai liberté pour composer l’espace (déplacer les fenêtres, changer l’apparence, …) :

Fenêtre de Netvibes, dans le navigateur

Dans ces deux exemples, la richesse applicative, dans le navigateur, est impressionnante.

Cette évolution, vers des applications de plus en plus riches, rend certaines fonctions du navigateur obsoletes, comme le bouton « Back », qui bien souvent, n’a plus aucun sens.

Sur le bureau de l’ordinateur…

Le bureau de l’ordinateur est l’espace pour faire tourner les applications locales…

Mais c’est bien évidement un espace fort convoité, par tous les grands acteurs.

Sun, avec Java, a tenté de banaliser ce bureau, en proposant des applications « universelles », capable de tourner sur tous les ordinateurs.

Aujourd’hui, l’espace du bureau est convoité par Google, qui, au delà de Google Desktop, prépare un Google OS.

Enfin, Adobe avec Air, propose un modèle finalement assez proche de Java, en cherchant à ajouter une couche, permettant de rendre les applications complètement indépendantes de l’ordinateur.

Ces tendances convergent vers un point : faire tourner sur le bureau des applications :

  • Riches visuellement ;
  • Qui peuvent utiliser des données et des ressources locales (disque, périphériques audio, video, …) ;
  • Qui peuvent utiliser des données distantes (mode connecté ou déconnecté).

Le bord de la fenêtre…

Le bord de la fenêtre du navigateur, c’est la limite très fine qui sépare ces deux tendances.

Les nuls de l’ergonomie

Une bonne ergonomie, cohérente de bout en bout, et qui guide l’utilisateur intelligemment, c’est un vrai travail, et c’est somme toute assez rare.

Mais il y a tellement de sites qui font vraiment n’importe quoi !

Je suis par exemple tombé sur un formulaire (bien trop long d’ailleur), avec ces boutons en bas :

Boutons de validation ou d'annulation de formulaire

Vous ne trouvez pas bizarre de mettre le bouton de validation à gauche, avec exactement le même look et la même taille que le bouton qui efface tout ?

Pour ma part, toujours un peu pressé, j’ai du remplir deux fois ce formulaire !

La position du bloggeur du soir…

Comme ma famille est partie retrouver sa Bretagne chérie, je me retrouve célibataire à Paris.

Cela change nécessairement mes habitudes.

Ainsi, le soir, pour finir la journée, il m’arrive de me coller au lit, avec le Macbook sur les genoux.

Dans le noir, avec de la musique douce, et la seule lumière du Macbook (écran et clavier s’il vous plaît), je peux passer des heures…

Et vous, comment vous bloggez ?

La présentation du p’tit déjeuner du 3 Juillet, sur le e-commerce

Comme vous le savez, Ysance et ARAOK! ont organisé un petit déjeuner sur le e-commerce.

La Fevad nous a également donné un bon coup de main, merci Bertrand !

On y a parlé de marketing, de technique (partie d’Ysance) et de retour expérience (Achat VIP).

Voici ma présentation :

Merci à Ysance et Abileo pour le travail réalisé.Evidemment, sans les commentaires, c’est moins drôle : c’est pour ça qu’il faut venir 😉

On va remettre ça ! Il y a encore tellement à dire.

Feedburner Pro gratuit : merci Google

Google a racheté il y a quelques semaines Feedburner (ici).

Premier résultat : le modèle PRO de Feedburner devient gratuit !

Cela montre a quel point le business model de Google est fondamentalement différent de celui des autres.

Pour Feedburner, le business model, c’était :

  • Développer le service le plus largement, et rendre Feedburner le plus universel ;
  • Faire un package pro, contenant des options avancées, et payant. Parier que finalement, les utilisateurs avancés basculent sur ce modèle payant.

Pour Google, le modèle c’est :

  • Développer le service le plus largement, et rendre Feedburner le plus universel (pareil donc) ;
  • Pousser la logique jusqu’au bout, et donner l’outil le plus puissant possible, gratuitement ;
  • Avoir ainsi une connaissance plus poussée des Internautes et de leurs usages, connaissance qui sera monétisée par des compagnes Adwords ou Adsense.

Pour Google, gagner 5$ par mois et par utilisateur avancé, ce n’est pas l’enjeux (450 000 utilisateurs Feedburner représente un chiffre d’affaire de 2,2 Million $ par mois : rien pour Google).

Hello world Wikio

Je viens de recevoir un mail de Wikio, qui m’annonce que ce blog vient de rentrer dans le classement de Wikio des blogs high tech :

Wikio - Top des blogs - High-tech

80 donc, avec une progression de 34 places en 1 mois !

Toute la liste ici.

On y retrouve (entre autre) :

Toute la petite famille quoi !

Un tel classement est évidement très discutable, et on peut toujours trouver d’autres modes de calculs… Mais, bon, ça fait toujours plaisir !

Deux news en provenance de l’AIR

Deux news pour ceux qui suivent l’actualité autour de AIR :

1) Adobe propose un concours, pour animer la sortie de AIR

Si vous avez envie de montrer au monde ce qu’on peut faire avec AIR, alors, à vous de jouer.

Vous saurez tout ici.

Pourquoi participer ? Le concepteur du meilleur projet empochera un voyage d’une valeur de 100 000 dollars.

Mais à mon sens, c’est surtout l’occasion de prendre en main cette technologie d’avenir, de lacher sa créativité pour explorer « les possibles ».

2) MAX 2008

Cet évènement Adobe se tiendra à Barcelone du 15 au 18 octobre.

MAX

Vous saurez tout là.

Si j’ai bien compris, MAX, c’est un peu la même chose que MIX de Microsoft, mais pour Adobe.

eBay sur votre bureau

San Dimas est un projet porté par eBay (j’en avais parlé ici, et j’avais promis d’en reparler. Promesse tenue !).

Ce projet vise à développer une application eBay. Une application eBay ? Oui, accéder au service eBay, mais pas depuis le navigateur Internet mais depuis une application installée sur votre ordinateur.Dock avec l'application San Dimas

C’est ce qu’on appele une RDA (tous les articles sur le sujet ici)

  • Quel est l’intérêt d’une application plutôt qu’un service dans le navigateur ?
  • Quels en sont les inconvénients ?

Plutôt que de faire de la théorie, je vous propose de réfléchir à ces questions en jouant avec l’application d’eBay.

La première phase, c’est l’installation de l’application.

Premier bon point, l’application San Dimas, d’eBay, développée avec la technologie AIR d’Adobe, s’installe d’un seul clic.

C’est pas mal pour Adobe car en l’occurence, sur mon Mac, l’environnement d’exécution d’AIR n’était pas installé. Adobe a donc installé AIR et l’application San Dimas d’un seul coup.

Ensuite, l’application se lance comme n’importe quelle application bureautique.

Image d'accueil du projet San Dimas

On peut ensuite :

  • Naviguer dans les produits en vente, avec différents modes de recherche ;
  • Suivre les enchères sur de produits sélectionnés (Watching) ;
  • Poser des enchères ;
  • …

Bref, cette application permet-elle des choses complètement nouvelles par rapport à l’utilisation d’eBay « classique » ?

Non, et ce c’est pas ce qu’il faut attendre des RDA. Les navigateurs ont tellement progressés qu’on peut déjà, avec les différentes technologies (Ajax, Flash, Silverlight…), développer des interfaces bien évoluées.

Alors, ça apporte quoi d’avoir une RDA eBay ?

L’expérience est différente. La première chose qui marque, c’est la vitesse de chargement. Comme l’ensemble de l’interface est stockée dans l’ordinateur, et que seuls les données dynamiques sont chargées (phots et descriptions des produits, …), tout va beaucoup plus vite, et quand on effectue une action, le résultat est quasi immédiat.

Ensuite, l’interface est plus cohérente. eBay a pu penser une ergonomie complète, sans les contraintes artificielles du navigateur (bouton back, …).

Enfin, la sensation d’immersion est beaucoup plus forte : on est chez eBay, et on n’est pas à un clic de la concurrence comme dans un navigateur classique…

Quels sont les enjeux ?

Comme on l’a vu, une telle application permet d’améliorer l’expérience de l’utilisateur, et d’augmenter la proximité entre le commerçant et le client.

Une fois qu’on a gagné sa place sur le bureau des internautes, c’est une place de choix pour proposer intelligemment des nouveaux services et donc de vendre plus.

L’enjeu est donc important pour les marchands !

Maintenant, pour gagner sa place sur le bureau de l’Internaute, il faudra développer de très bonnes applications, tant au niveau fonctionnel qu’au niveau de l’ergonomie.

Qui aura les moyens de faire ça ? Le petit site marchand ou Amazon & co ?

Comment feront les petits sites ? Comme ils ne pourront pas développer eux même les meilleures applications, ils passeront nécessairement par des intermédiaires.

D’ailleur, pour les utilisateurs, il ne sera pas gérable d’avoir autant d’applications que de sites marchands. Donc, pour les utilisateurs, on peut imaginer de nouvelles applications marchandes, regroupant plusieurs petits marchands… Ce ne serait pas ça la réintermédiation Internet ?

Michaël Chaize (« Flex Evangelist » chez Adobe) m’a dit qu’il ne pouvait rien dire de précis, mais qu’il y avait une dizaine de projets type « San Dimas » dans les cartons d’AIR.

Amazon ? On prend les paris ?