Flash ou Flex ?

Quand on parle d’interfaces riches, il faut parler des technologies permettant de les mettre en oeuvre.

L’une des technologies phare, c’est le Flash.

On connait tous plus ou moins Flash, mais on parle de plus en plus de Flex.

Quelle est la différence ?

Qu’apporte Flex par rapport à Flash ?

Flash recouvre plusieurs choses :

  • Un format de fichier, le SWF, qui contient le média animé proprement dit (les images, les annimations, les films, …) ;
  • Un éditeur : c’est une application Mac ou PC, qui permet de créer des fichier Flash (SWF donc). L’éditeur est orienté design. On pose des images, des objets graphiques, sur une time -line, et on déplace les objets graphiques sur l’échelle de temps ;
  •  Un player : c’est l’application qui permet de lire le Flash. On peut lire un fichier SWF avec une application spécifique, mais le plus souvent, on utilise un plug-ins, intégré au navigateur. C’est donc le navigateur qui joue le rôle de player Flash.
  • Un langage de programmation : ActionScript. On écrit ses programmes depuis l’éditeur, et le langage est interprété par le player.

Flash est donc un ensemble permettant de réaliser des interfaces riches et animées. Flash est orienté design.
Et Flex alors ?

Flex, c’est la déclinaison Flash pour les programmeurs.

Quand on fait du Flex, on travaille en fait sur le même format qu’avec Flash : le SWF.

Pour le client, le résultat est donc exactement le même : c’est un contenu Flash qui apparait dans le navigateur Internet.

La différence, c’est sur la façon dé générer ce fichier SWF.

Flex introduit un nouveau langage, le MXML.

C’est un langage qui permet de décrire l’application Flash que l’on souhaite, et les comportements associés.

On se retrouve donc à faire du Flash, sans l’éditeur graphique, mais plutôt depuis un environnement de développement (Eclipse, …).

Donc, si le résultat est le même, la façon de le faire est complètement différente, et complémentaire.

Dans la réalité d’un projet, les deux approches doivent cohabiter : la partie graphique pourra être réalisée avec l’éditeur Flash, et la partie dynamique pourra être réalisée avec Flex.

Matinée sur le RichCommerce

Actualité riche !

Non seulement on ouvre avec Fred un nouveau site, mais en plus on organise un évènement sur le « rich-commerce », avec une petite startup américaine comme sponsor : Adobe ;).

Au programme : tout savoir sur les nouvelles interfaces, et sur les opportunités qu’elles apportent au commerce en ligne.

Avec la participation de Fred Cavazza et moi même, plus le témoignage de BPI / Jean Paul Gaultier Parfum. Que du beau monde quoi ;).

C’est le 19 Février, à 9h, proche du trocadero (dans les locaux d’Adobe).

Pour en savoir plus, c’est ici.

Pour s’inscrire, c’est  là.

PS : c’est quoi la différence entre une matinée et un p’tit dej ?

  • Le p’tit dej, c’est un format court et très matinal (8h 10h30 par exemple).
  • La matinée, c’est une demi journée, c’est donc plus … riche !

Vous en voulez encore ?

Mon billet précédent (celui là bien sûr) a eu son petit succès.

On est tous bien d’accord, la question, c’est comment vendre plus, comment utiliser les interfaces riches pour mieux mettre en valeur le produit.

Dans ce nouvel exemple, le produit est mis en valeur avec une interface 3D, sous flash :

ShokwaveAbsorber utilise les interfaces riches pour mettre en avant le produit

Vous trouvez pas qu’ils sont bien présentés les produits ?

En tout cas, on est en plein sur le sujet de RichCommerce.fr.

Bon, je suis sur la mauvaise pente moi, qu’est-ce que je vais vous montrer demain ?

Fred + François = Nouveau site RichCommerce !

J’en avais parlé à plusieurs reprises (ici par exemple)…

Fred en avait également parlé (là par exemple)…

C’est parti : voici le nouveau site « RichCommerce », en collaboration avec Mr Fred Cavazza himself.

Copie d'écran du nouveau site richcommerce.fr

Un nouveau blog sur le RichCommerce donc. Un blog de plus ?

Le rich-commerce, c’est la contraction des interfaces riches et du e-commerce.

L’objet de ce nouveau blog, c’est de porter nos réflexions, à Fred et moi, sur l’avenir des nouvelles interfaces, au service de la vente en ligne.

Des interfaces riches : pour vendre plus ?

On parle souvent d’interfaces riches, des services qui intègrent de la 3D, de la vidéo, des animations.

Mais est-ce que cela fait vendre ?

Je vous propose, pour s’en convaincre, de passer faire tour sur www.knickerpicker.com

Copie d'écran du site www.knickerpicker.com/, utilisant les interfaces riches...

Le mélange de flash, de petits films, d’animations, est très… convaincant !

D’accord, le sujet s’y prête, d’accord, c’est plus facile que pour des sacs poubelles, mais il est bien évident qu’on peut utiliser ces technologies pour tout un tas de produits.

Merci Manu (encore ! 😉 ).

Cette news tombe à pic pour faire un peu de « teasing » : les interfaces riches, et le e-commerce, voilà un sujet sur lequel je vais bien vite revenir… Stay tuned !

Vendre sur eBay : osez la mise en vente à 1 €

J’utilise eBay depuis de nombreuses années.

Les vendeurs expérimentés vous le disent : il faut mettre son produit en vente à 1 € et sans prix de réserve (prix minimum en dessous duquel le produit ne peut pas être vendu).

Mouais… j’avais jamais osé jusqu’au bout : soit je mettais un prix de départ plus « raisonnable », soit je mettais un prix de réserve .

Ce coup-ci, je me suis complètement laché :

Comme vous le savez, j’ai acheté un nouveau scoot. Je devais donc vendre l’ancien.

Je l’ai mis en vente à 1 €, sans prix de réserve.

Et bien la vente vient de se terminer, à 1760 €, soit exactement le prix Argus, le prix que j’en attendais.

Pourquoi faut il mettre le produit à 1 € ?

Parce qu’un produit proposé à un prix très bas va attirer beaucoup de monde. C’est stimulant de pouvoir enchérir sur un produit à un prix ridicule par rapport à sa valeur.

Une fois qu’un acheteur s’intéresse à votre produit, il a « mis le pied dans la porte », la démarche d’achat est enclanché, même si le prix arrive à une valeur normale, l’acheteur garde un engagement d’achat par rapport au produit.

Et puis peut-être tout le monde rêve-t-il qu’au final, l’objet se vendra pas cher ?

Bref, cela fait venir beaucoup de monde. Concrètement, pour mon scoot, près de 40 personnes suivaient les enchères.

Reste à finaliser la vente, ce qui est un moment « un poil délicat » sur eBay : si mon « vainqueur » se désiste, … 

Eloge de la simplicité

Je lisais dans un des (nombreux) blogs que je lis que le patron de Twitter défend l’idée que :

De la simplicité nait la richesse.

(si quelqu’un voit de quel billet je parle, merci de me laisser un message !).

Je suis complètement convaincu par cette approche :

La simplicité oblige à faire des choix, et à se centrer sur l’essentiel.

Au contraire, la richesse est souvent liée à la « non décision » : comme on ne décide de rien, on met tout. Au final, on n’a pas grand chose…

Pourquoi à votre avis les grandes boites ont du mal à innover ? Souvent, dans les grosses boites, il y a trop d’argent, trop de projets, trop de décideurs. Il faut composer, la jouer « politique » et au final le projet est dénaturé, on rajoute des options pour faire plaisir à tel ou tel décideur…

Pourquoi les startups, 10.000 fois moins riches que ces grosses boites arrivent à sortir des innovations ?

C’est la très grande force de Steve Jobs : c’est un maniaque de la simplicité. Et il rejette les propositions des équipes, tant que le produit n’est pas simplifié à l’extrème. Les produits d’Apple ne sont donc pas les plus complets, les plus puissants, mais ils sont clairement les plus simples à utiliser (et les plus beaux, mais c’est une autre histoire).

Donc, ayez cette obsession, l’obsession d’avoir un service simple.

Attention, ce n’est pas simple de faire simple, parce qu’il faut une vision clair de ce qu’on veut.

Par exemple (au hazard…) pour un site marchand, veut-on :

  • Faire le chiffre d’affaire maximum ?
  • Augmenter la reconnaissance de la marque ?
  • Draguer les clients vers les magasins physiques ?
  • Présenter les produits ?

Il faut une vision clair des objectifs si on veut un service clair !

Interface riche avec Sylverlight

Microsoft préfère utiliser ses produits pour présenter ses évènements… et c’est bien normal.

Pour présenter les Techdays 2008, Microsoft a développé ce site :

TechDays riches avec Sylverlight

Dans ce site, Microsoft met en avant la force de Sylverlight, à savoir la manipulation de video dans des contenus rich-media. Chaque « pola » est une video, et un clic sur l’une des image lance le petit film. On peut bien entendu déplacer, redimensionner, tourner chaque imagette en toute liberté. sympa.

Cerise sur le gateau, ça marche très très bien sur Mac (installation en deux ou trois clics, puis comportement très fluide).

C’est Brainsonic qui a développé ce petit site.

(Merci Manu pour le lien)

Sun rachète MySQL

Je viens de tomber sur cette news (ici).

Cette aquisition est complètement logique : MySQL est l’une des base de données les plus utilisées, quand on choisi de développer un service sur une architecture sur des logiciels libres. C’est donc un moyen pour Sun d’avoir plus de poids dans le business des services webs.
Le prix d’acquisition serait de 800 millions $ : logiciel libre et gratuit, mais pas sans valeur !

Pour info, le « libre et gratuit » est également au coeur de la stratégie d’IBM, et depuis longtemps. IBM gagne beaucoup d’argent sur le Hard, sur les développements « à façon » (le service quoi), et « donne » le logiciel. C’est une stratégie très forte qui permet à IBM de proposer une solution global (Hard, soft + intégration).

IBM injecte ainsi, par exemple, plusieurs millions $ par ans sur Eclipse, un environnement de développement libre et gratuit.

Architecture (macro) d’un service Web

(re)Passons aux choses sérieuses !

Donc la question, c’est quelle est la façon d’organiser un service web… comme un site marchand par exemple.

En particulier, comment traiter le coeur du service, c’est à dire les bases de données ?

Habituellement, on sépare le service web en « deux parties » :

  • Le front-office : c’est la partie visible par les clients du service. Pour un service e-commerce, c’est le site marchand lui-même.
  • Le back office : c’est donc tout le reste. En fait, le back office regroupe beaucoup de modules (suivant la taille des projets) : CRM, emailing, outils de tracking (business intelligence), lien vers le système logistique, …

Chaque partie à besoin de bases de données pour travailler.

Comment faire ?

  • Faire une seule base, et brancher tous les modules sur cette base centrale ?
  • Mettre une base par module, et développer des logiciels de synchronisation, pour que les données des différents modules soient cohérentes ?

En fait, il n’y a pas de réponse systématique, et il faut prendre en compte beaucoup de paramètres :

  • En règle général, il vaut mieux que le front office ai sa propre base de données, que cette base de données soit exclusive pour le front donc. L’idée, c’est que rien ne doit impacter le front office, qui est le moteur business.
  • On développe rarement les modules « à partir de rien » : on utilise un « framework » pour le front, un module type Sugar CRM pour le CRM, … Or, ces modules ont leurs propres bases de données.
  • Un autre paramètre est le nombre d’Internautes utilisant le Front. A partir d’un certain volume, on n’a plus le choix, il faut une base spécifique pour le Front.
  • Le prix bien sûr, prix des licences logicielles et prix des développements.
  • En particulier, si on a plusieurs bases de données, la synchronisation entre ces bases devient le point clé. Il faut développer des modules de synchronisation, avec des stratégies (quand doit on synchroniser, sur quels évènements). Il faut également penser aux évolutions : les bases de données sont faites pour évoluer. Il faut des modules de synchro pour gérer les versions des bases.

Dans tous les cas, il faut penser cette architecture des bases de données avec soin, c’est l’épine dorsale de tout le système.