Archives de l’auteur : François

Pixsta : recherche et navigation visuelle pour sites marchands

Info trouvée sur ReadWriteWeb.

Pixsta propose un moteur qui permet de naviguer dans l’arborescence des produits par un nuage d’imagettes.

Exemple avec le site Elle.uk.com :

Visual Search avec Pixsta su le site Elle.uk.com

Quand on clique sur une catégorie (en haut à gauche), le nuage d’imagettes est mis à jour.

On peut directement voir une grande image du produit en passant la souris sur l’imagette correspondante.

Autre fonction : on peut recentrer la recherche en cliquant sur un produit.

Exemple avec les sacs à main :

Visual Search avec Pixsta su le site Elle.uk.com

En cliquant sur une imagette, on ouvre un popup qui permet de voir le produit en grand, de mettre le produit dans le panier, ou de recentrer la recherche sur des produits similaires :

Visual Search avec Pixsta su le site Elle.uk.com

Cela fait un site très sympa, avec une navigation simple et intuitive, et surtout très rapide.

Google OS : vous y croyez, vous ?

J’ai lu quelques news récentes sur l’idée que Google pourrait sortir un OS, en particulier ici.

Google OS

Vous y croyez vous ?

Bon, je n’ai pas d’infos secrètes, ce ne sont donc que des réflexions personnelles.

En fait, oui, j’y crois, ça me semble parfaitement logique, vu les situations respectives de Google et de Microsoft.

L’enjeu, pour les deux géants, c’est d’avoir le plus de pixels sur les écrans des utilisateurs. Oui, c’est bien l’enjeu des widgets, des navigateurs, des applications et de l’OS : avoir le plus de visibilité sur les écrans, parce que nos écrans valent de l’or.

Les raisons sont très simples :

  • Avoir la main sur l’écran, c’est avoir la main sur les applications que l’utilisateur va lancer, celle qu’on peut lancer en un clic (et pas en fouillant dans des menus compliqués).
  • C’est également être en position de force pour pousser de la publicité (d’accord, on dit maintenant liens sponsorisés).

La publicité, c’est le vrai métier de Google (et d’autres gands acteurs comme Yahoo…).

De plus, Google a vraiment les moyens de sortir un OS avec une suite applicative de type Office vraiment simple (ce que ne sont pas encore les suites Linux).

Alors, un Googlos pour 2007 ou 2008 ?

Après les tee shirt et les chaussures, les voitures ?

Un des axes du « Web 2.0 », c’est la co-création : le produit n’est pas complètement fini : c’est le client qui dit ce qu’il veut. A l’entreprise de le faire ensuite !

Il y a déjà pas mal d’exemples : LaFraise et ses tee shirts, les chaussures Nike, …

Je n’avais pas encore vu ça pour les voitures !

Tout commence par une pub interactive :

Pub Twingo

Quand on clique sur la pub, on arrive sur un site qui effectivement, propose de complètement dessiner l’extérieur de la voiture :

Twingo

On peut :

  • Choisir la couleur ;
  • Choisir les motifs à poser sur la voiture ;
  • Pour chaque motif, on peut les faire tourner,changer leur couleur et leur taille ;

Il faut faire ça pour tous les côtés de la voiture.

Ensuite, Renault nous propose de faire voter ses amis. Celui qui aura le plus de vote gagnera un iPod, puis de voter pour les voitures faites par d’autres :

Twingo

Twingo

Je ne sais pas si Renault est le premier, mais je trouve ça vraiment intéressant, de voir que les idées de co-créations sont reprises par des grosses boites.

Naturellement, on aimerait pousser l’idée un brin plus loin : dessiner l’intérieur par exemple…

Allez, « just for fun » : pouvoir complètement dessiner la forme de sa voiture ! Qui se fera faire la voiture de Batman ?

Voiture de Batman

Côté technique, tout celà est réalisé en Flash / Flex. Les temps de chargement sont raisonnables, mais les formulaires, en Flash, n’ont pas (encore ?) la qualité d’ergonomie de ceux en Ajax / javascript (pour peu qu’ils soient bien faits, ce qui n’est pas souvent le cas).

Salon des entrepreneurs : gigantissime !

Début d’année chargé : après le salon business online, et avant le salon emarketing, il y a donc le salon des entrepreneurs.

Salon des entrepreneurs

Il ne faut sans doute pas comparer… La taille de ce salon est très impressionnante : on est tant que ça à vouloir entreprendre ? Tant mieux !

Quand on est en phase de création, c’est un super moyen pour rencontrer tous les interlocuteurs en une journée : avocats, chambre de commerce, OSEO, …

Beaucoup de conférences, sur tous les sujets.

Des intervenants prestigieux, avec par exemple Bill Gates hier, qui nous a parlé de son expérience d’entrepreneur… Bon, en fait, je n’y suis pas allé (trop de monde, il fallait attendre plus d’une heure), mais la vidéo de son intervention est en ligne sur le site du salon.

Par contre, j’ai vraiment assisté à une conférence sur l’innovation : « De l’imagination débordante à l’innovation gagnante », avec Loic Le Meur, Oriane Garcia, Pierre Kosciusko-Morizet, Denis Payre (l’autre fondateur de Business Objects), Joël de Rosnay, et Henri de Maublanc côté entrepreneurs. Autres intervenants : le DG de l’OSEO (regroupement de l’Anvar et de la BDPME) : Michel Guilbaud et Pascal Lagarde, DG de CDC Entreprises, un fond de fond. Ouf, que du beau monde !

Qu’en est il sorti ? Le point qui m’a sans doute le plus marqué, c’est la différence de perception sur ce qu’est l’innovation, entre les entrepreneurs et les autres : pour tous les entrepreneurs présents, l’innovation ne se limite pas à l’innovation technologique, matérialisée par les brevets.

Plusieurs exemples :

  • Loic a rappelé l’exemple de LaFraise, où l’innovation est dans le processus de conception des produit : le produit est co-créé avec les clients.
  • Oriane est aujourd’hui sur une boite qui vend des lentilles de contact moins cheres.
  • Denis à pris comme autre exemple Dell (clairement pas d’innovation techno.) et Oracle, qui a « simplement » porté le concept de base de données relationnelle inventé par d’autres (IBM notament) sur d’autres plate-formes.

Pour les investisseurs et l’Oseo, les brevets, ça rassure, ça reste un élément clé de « garantie de valeur ».

Un autre élément intéressant : le contraste entre le développement « à la Web 2.0 » et la nécessité de faire un business plan sur trois / cinq ans…

Le développement « Web 2.0 », c’est le mode « beta permanent » qui permet de lancer le service très tôt et de l’améliorer en co-création avec les utilisateurs.

Alors, pourquoi et comment faire un business plan ? D’abord parce-que c’est le passeport universel pour tous les « institutionnels » : banque, Oseo, CCI, investisseurs. Ensuite parce que c’est un exercice utile. Même si on n’est pas sûr des réponses, ça permet de se projeter dans le futur, et de se poser pleins de bonnes questions. Enfin ça démontre la capacité de l’équipe de faire ce travail stratégique. C’est bête à dire, mais tous les gens raisonnables savent que dans nos domaines, le développement réel ne suit pratiquement jamais le business plan !

Allez, un dernier petit conseil, donné par Henri De Maublanc : « il vaut mieux vendre l’ours avant de l’avoir tué ! ».

De quoi je me M.E.L. : prime au premier entrant ou pas ?

Sur son (très bon) blog, Michel Edouard Leclerc a fait un billet à contre courant, sur le e-commerce en général et pour son groupe en particulier.

Le billet justifie le choix de ne pas aller pour le groupe Leclerc, aujourd’hui, sur le e-commerce. Un des arguments clé : « il n’y a pas de prime au premier entrant ».

Je ne sais pas ce qui fait dire ça à Mr Leclerc : il me semble que les consommateurs sont plutôt fidèles à un e-marchand : une fois qu’on a donné sa confiance à un site, qu’on est satisfait du service et du produit, on ne change pas si facilement. Donc, y aller trop tard, c’est prendre le risque que d’autres aient pris la place.

De plus, les fondamentaux de la vente sur Internet sont très différents de ceux de la vente en grande surface. Bien sur, la connaissance des clients et du marketing développée par les grandes surfaces est fondamentale pour le commerce. Mais il est indispensable de compléter cette connaissance par un marketing et une organisation très spécifique pour réussir sur Internet.  Cette mutation culturelle prend du temps. C’est pour cela que je pense qu’il est important d’y aller vite pour « apprendre en marchant ».

Salon Business Online : c’est fini

Quelques réflexions à l’issue de ce salon sur le e-commerce :

Finalement, par rapport à l’ensemble des acteurs du e-commerce, il y avait relativement peu d’exposants, avec des absences marquantes, comme Microsoft, IBM. C’est peut ête dù à la trop grande promiscuité avec le prochain salon sur une thématique proche : le forum e-marketing ?

Si les conférences étaient bien orienté Web 2.0, très peu d’exposants avaient des choses concrètes à proposer sur ce thème.

J’ai assisté à deux conférences sur le Web 2.0. Dans les deux cas, j’ai été marqué par l’affluence énorme : toutes les chaises prises, des auditeurs assis par terre, ou debout tout autour… Dans les deux cas, les présentations étaient plutôt intéressantes, avec des auditeurs très attentifs, qui posent des bonnes questions.

Bon, je fille sur… le salon des entrepreneurs !

Marier Ajax et Flash / Flex

Google a sorti un service de suivi des cours de bourse : Google Finance.

Le site est intéressant au niveau de l’ergonomie et des technologies choisies : il mixe de l’Ajax avec du Flash dynamique (Flex).

Voici ce que ça donne :

Google Finance

Quand on veut ajouter un cours de bourse, on tape les premiers caractères. La zone utilise l’auto-complétion, et propose dans un popup, une liste de sociétés qui correspondent aux lettres saisies. Ça, c’est la partie Ajax.

La zone du bas, qui affiche les cours des actions est en Flash / Flex. Cette zone est très riche au niveau de l’interface : on peut zoomer, choisir un intervale de temps…

Cet exemple me semble intéressant, car il met bien en valeur la complémentarité entre les solutions pour faire des interfaces riches :

  • Pour les zones de saisies, les formulaires : Ajax permet en général de faire des choses plus vite
  • Pour les espaces graphiques interactifs, ou les interfaces plus innovantes, Flash / Flex n’a pas de limite… au dela du temps et du prix !

Conférence e-commerce et Web 2.0

Toujours sur mon salon, j’ai assisté à une conférence sur le Web 2.0 et le e-commerce.

Sympa de retrouver des têtes connues : bonjour Jean Michel !

Cette conférence a attiré beaucoup de monde, la salle était clairement trop petite, et pas mal d’auditeurs ont dû écouter la conf à l’extérieur de la salle. C’est bon signe, les commerçants se sentent concernés par le Web 2.0, et ils ont raison !

Autre point : pratiquement personne n’était « technique » (ni les invités, ni les auditeurs), ce qui fait que quand on a demandé aux uns et aux autres de définir le Web 2.0, tous ont plus ou moins convergé vers la même idée : l’Internaute maître du jeu, avec plus de libertés, plus de pouvoirs.

Le message clair pour les marchands est qu’il est impossible aujourd’hui de faire comme s’il ne se passait rien : les règles changent, il faut s’y adapter :

Les Internautes ont tous les outils pour échanger sur les produits (blogs, espaces d’expression dans les sites marchands, …) :

  • 44% des Internautes se disent prêt à renoncer à un achat, à la lecture d’un commentaire négatif.
  • 62% de ces mêmes Internautes se disent prêt à suivre les recommandations positives des Internautes.

Mais on n’influence pas si facilement que ça les communautés :

  • Microsoft a distribué aux US des PC équipés de Vista, à des bloggeurs influents : la réaction n’a pas été très bonne, car le geste de Microsoft a été interprété comme une tentative de manipulation.
  • Certains sites « bidonnent » les commentaires des utilisateurs : on imagine les équipes marketings tapant des commentaires positifs au km… Personne n’est dupe (je reviendrai sur ce sujet important).

En respectant certaines règles, on peut s’appuyer sur ces communautés pour vendre plus et vendre mieux. Exemple : Netvibes demande en permanence à ses utilisateurs quelles sont les fonctions qu’il faudrait ajouter, ce qu’il faudrait améliorer. Les utilisateurs deviennent actifs et s’impliquent dans le processus d’amélioration du produit.

Budget pub : la part d’Internet et des liens sponsorisés

J’étais ce midi sur le salon Business Online Expo : salon sur le e-commerce.

Bertrand Jonquois, Directeur Exécutif de Yahoo! Search Marketing, a donné des chiffres intéressants sur la pub :

  • Le media Internet représenterait 15% de notre temps, par rapport à l’ensemble des médias : on passerait donc 15% de notre temps « media » devant notre PC à surfer sur le Web, le reste devant être pris par la télé, les journaux, …
  • Le budget mondial de la publicité sur Internet représenterait 6% du budget total de la pub.
  • 50% du budget publicité Internet va vers les liens sponsorisés.

Cela m’inspire plusieurs commentaires :

  • La mécanique de Google Adwords se paye la part du lion.
  • Le business-model de la pub est clairement passé au CPC : coût par clic. L’annonceur ne paye que quand l’utilisateur clique sur une publicité.
  • La marge de progression du budget de la publicité sur Internet est énorme.