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Le bug de la livraison

J’y reviens, parce que c’est, j’en ai la conviction, un élément clé.

J’ai à faire en ce moment, en tant que client, à un service de livraison « Garantie 24h ».

Donc, au moment de l’achat, le client peut cliquer sur une option « livraison garantie en 24h ».

C’est pas cher (quelques euros de plus) et ça semble bien intéressant, d’être livré si vite.

Sauf que…

Sauf qu’ensuite, on entre dans le n’importe quoi !

L’arnaque, car il s’agit vraiment d’une arnaque, est à plusieurs niveaux :

  • Le délai de 24 h commence à partir du moment ou le site marchand a livré le produit au service de livraison. Si le site marchand met trois semaines, trois mois à livrer le colis, ce n’est pas en contradiction avec le délai de livraison 24h !!!
  • Ensuite, ni le marchand ni le service de livraison ne tiennent au courant le client du moment de la livraison.

Donc, en ce qui me concerne, j’ai reçu un premier coup de fil le 11 juillet, où le livreur m’a dit que bon, j’étais pas là, et qu’il ne pouvait pas livrer. Il m’a proposé de livrer samedi.

J’ai reçu un autre coup de fil ce matin, et je n’étais toujours pas là (et on n’était pas samedi d’ailleur !). Ce coup ci, le livreur me propose de repasser l’après midi.

Cet après midi, comme rien ne venait, j’ai appelé le service de livraison.

Super musique d’attente, qui vous indique que ce service de livraison est ISO-9001 et que la plupart des clients sont satisfait. Pas moi !

Après une très très longue attente, je suis tombé sur une personne manifestement débordée, qui m’a dit de rappeler un peu plus tard.

C’est ce que j’ai fait, et re-attente interminable.

J’ai fini par pouvoir discuter avec une personne (iso-9001 peut être, mais je n’ai jamais su à qui j’avais à faire…).

J’ai expliqué que soit on me livrait mon colis sans me prévenir, soit on me proposait des dates de livraisons qui n’étaient pas tenues.

Elle m’a tranquillement expliqué que ce n’était pas à eux, service de livraison, de prévenir les clients des livraisons. Eux, ils livrent, car ils ont un engagement de 24h !

La situation est parfaitement absurde, car le marchand n’a pas le système permettant de prévenir le client des dates de livraisons !

Pour mon colis, ma charmante hotesse me propose une livraison semaine prochaine. Je ne suis pas disponible la semaine prochaine ? Pas de problème, mon colis retournera chez le marchand !

Conclusions

  1. Méfiez vous des offres de livraison rapide ! Ca peut prendre vraiment beaucoup de temps…
  2. Les normes ISO-9XXX, ça ne veut vraiment rien dire, quand à la réelle qualité du service client. En l’occurence, ce service de livraison est nul, mais il doit y avoir des process très rigoureux pour gérer cette nullité !
  3. Comme je l’ai déjà dit, de tels pratiques ouvrent le champs à de nouveaux business. La plupart des clients n’accepteront pas longtemps de tels pratiques, et les commerçants et les services de logistiques qui sauront trouver des solutions plus respectueuses des clients gagneront des parts de marché.

La chance

J’ai eu la chance d’être invité, ce soir, à une réunion, organisée par CA Private Equity.

Au delà des rencontres d’investisseurs et d’entrepreneurs, toujours sympas et intéressantes, on a eu une présentation de Philippe Korda, sur le thème de la chance.

La présentation était plutôt brillante : Philippe Korda est un bon orateur.

La chance donc.

L’idée, en gros, c’est de dire que la chance, ça se commande, via plusieurs facteurs :

  • L’ouverture aux autres, au monde extérieur
  • La capacité à écouter ses intuitions
  • La capacité à positiver, et à se servir de toutes ses expériences pour apprendre, avancer, y compris les « coups durs »
  • L’optimisme
  • Le travail

L’ouverture aux autres et au monde extérieur

L’exemple donné est le suivant : on montre une petite séquence de basket, et on demande aux spectateurs de compter le nombre de passes.

A la fin de la projection, on demande aux spectateurs combien il y a eu de passes.

Puis on demande s’ils ont vu quelque chose de bizarre, de special. Très peu de gens on vu… que pendant le film, un gars déguisé en gorille était rentré sur le terrain, et avait fait des anneries…

Conclusion : on est trop centré sur « nos chaussures », trop préoccupé par nos « petites tracasseries » pour voir des choses importantes, qui peuvent influer sur notre avenir.

Etre ouvert aux autres, c’est savoir saisir les opportunités de faire des rencontres, du business, qu’on n’avait pas forcément prévu.

L’optimisme

Pour cet item, Philippe Korda nous a parlé d’une expérience, réalisée dans une boite US.

L’expérience a consisté à recruter des commerciaux en ajoutant un critère : l’optimisme.

Naturellement, les vendeurs optimistes eurent de bien meilleurs résultats que les autres.

Mais ils ont poussé l’expérience plus loin, en recrutant des commerciaux qui était plutôt mauvais sur les autres critères.

Et bien dans ce cas également, les résultats de cette « fournée » étaient meilleurs.

Moralité : l’optimisme est une composante complètement fondamentale pour la vente.

Eh, je ne vais pas tout raconter en détail : j’en garde pour plus tard 😉

Alors, quels sont vos atouts pour réussir, pour avoir de la chance ?

Des interfaces riches pour multiplier les canaux de ventes

On perçoit facilement les interfaces riches comme des gadgets, pour « geek boutonneux ».

Pourtant, je suis convaincu que ces nouvelles interfaces vont se généraliser et rentrer dans les usages, permettant ainsi de booster les ventes via une multiplication des canaux de ventes.

Je m’explique, par l’exemple… d’Amazon.

Amazon propose des accès à pas mal de ses données internes, via des services web.

Un développeur peut ainsi accéder au catalogue d’Amazon, gratuitement.

Amazon a également développé sa propre plate forme d’affiliation, permettant à tout auteur du Web de mettre des produits d’Amazon en vente sur son site, et de gagner de l’argent si un produit est vendu via ce site.

Des nouveaux services apparaissent, permettant de naviguer dans le catalogue Amazon via des interfaces riches, bien différentes du magasin traditionnel d’Amazon.

Ainsi, LivePlasma propose une interface, tout en Flash, permettant de naviguer graphiquement dans le catalogue produit :

LivePlasma en image

Dans ce service, quand on sélectionne un produit, on revient vers le site marchand d’Amazon, pour acheter le produit.

Autre exemple : Flowser. L’apparence est assez différente de liveplasma, mais l’idée est fondamentalement la même : donner une nouvelle expérience de navigation dans le catalogue, plus intuitive, plus riche, plus graphique :

Flowser en action

Troisième exemple : Browse Goods. A la différence des deux exemples précédents (Flash), ici, c’est une interface Ajax :

Browse Goods

Ici, la métaphore est un peu différente, puisque l’idée est de tout présenter sur une carte, sur laquelle on peut zoomer, jusqu’à arriver sur le produit lui même.

Quatrième exemple, TuneGlue. Retour sur une interface en Flash, pour naviguer dans le catalogue musical d’Amazon :

Image de Time Glue

Et toujours le même principe, quand on trouve un produit intéressant, un clic sur « Buy now » et hop, on est dans la boutique Amazon, sur la fiche produit.

Enfin, le cinquième exemple : Coverpop. Encore une interface Flash, pour naviguer ce coup ci dans la collection DVD d’Amazon :

Image de Cover Pop

Le principe m’a fait un peu pensé au projet milliondollarhomepage… On est devant une mozaïque de pochettes vidéos. On peut sélectionner un thème (Western, fiction, …). ensuite, la page s’anime automatiquement et si on clique sur une pochette, on arrive… dans le site d’Amazon. Surprise !

En conclusion

Tous ces exemples dévoilent une petite partie de ce qu’on peut faire avec des interfaces riches et de l’imagination.

Pour le site marchand (amazon dans cet exemple), c’est autant de nouveaux canaux de vente.

Amazon peut développer directement des nouvelles interfaces, ou laisser des partenaires le faire. Dans ce deuxième cas, on a un partage des risques et des revenus, on est sur un modèle d’affiliation : l’affiliation via les interfaces riches.

Bien sûr, tout le monde n’est pas Amazon, et tous les catalogues n’ont pas le même attrait. Il n’empêche, je suis convaincu que ce modèle va se développer. On peut imaginer de tels services, regroupant des produits de plusieurs sites marchands.

Pour le marchand, c’est une approche « beurre et argent du beurre » :

  • Le marchand vend des produits à partir de son site marchand classique ;
  • Il peut ajouter des sites « satellites », avec des nouvelles interfaces, des paradigmes de navigations complètement différents ;
  • Il peut ouvrir l’accès à son catalogue à d’autres acteurs, et permettre à des tiers de revendre ses produits.

Quel est l’acteur français qui le premier, ira dans cette direction ?

Librement inspiré de ReadWriteWeb (gb).

Le bord de la fenêtre…

Cela fait assez longtemps que j’ai ce billet en tête…

Le sujet, c’est une réflexion sur l’avenir des navigateurs Internet et de nos bureaux électroniques.

Donc, au début, on avait d’un côté un navigateur Internet, permettant d’afficher du texte, des liens et des images, et de l’autre des applications « lourdes », qu’on pouvait installer directement sur le bureau de l’ordinateur.

Aujourd’hui, les choses sont beaucoup moins simples :

Dans le navigateur…

Dans le navigateur, on fait aujourd’hui tourner de véritables applications, avec leurs propres fenêtres. La fenêtre du navigateur est devenu un bureau dans le bureau.

Premier exemple significatif : Meebo, avec les fenêtres qu’on peut déplacer, retailler :

Fenêtre de Meebo, dans le navigateur

Deuxième exemple, évidement, Netvibes. Ici, on a un espace plus structuré (colonnes prédéfinies), mais avec une vrai liberté pour composer l’espace (déplacer les fenêtres, changer l’apparence, …) :

Fenêtre de Netvibes, dans le navigateur

Dans ces deux exemples, la richesse applicative, dans le navigateur, est impressionnante.

Cette évolution, vers des applications de plus en plus riches, rend certaines fonctions du navigateur obsoletes, comme le bouton « Back », qui bien souvent, n’a plus aucun sens.

Sur le bureau de l’ordinateur…

Le bureau de l’ordinateur est l’espace pour faire tourner les applications locales…

Mais c’est bien évidement un espace fort convoité, par tous les grands acteurs.

Sun, avec Java, a tenté de banaliser ce bureau, en proposant des applications « universelles », capable de tourner sur tous les ordinateurs.

Aujourd’hui, l’espace du bureau est convoité par Google, qui, au delà de Google Desktop, prépare un Google OS.

Enfin, Adobe avec Air, propose un modèle finalement assez proche de Java, en cherchant à ajouter une couche, permettant de rendre les applications complètement indépendantes de l’ordinateur.

Ces tendances convergent vers un point : faire tourner sur le bureau des applications :

  • Riches visuellement ;
  • Qui peuvent utiliser des données et des ressources locales (disque, périphériques audio, video, …) ;
  • Qui peuvent utiliser des données distantes (mode connecté ou déconnecté).

Le bord de la fenêtre…

Le bord de la fenêtre du navigateur, c’est la limite très fine qui sépare ces deux tendances.

Les nuls de l’ergonomie

Une bonne ergonomie, cohérente de bout en bout, et qui guide l’utilisateur intelligemment, c’est un vrai travail, et c’est somme toute assez rare.

Mais il y a tellement de sites qui font vraiment n’importe quoi !

Je suis par exemple tombé sur un formulaire (bien trop long d’ailleur), avec ces boutons en bas :

Boutons de validation ou d'annulation de formulaire

Vous ne trouvez pas bizarre de mettre le bouton de validation à gauche, avec exactement le même look et la même taille que le bouton qui efface tout ?

Pour ma part, toujours un peu pressé, j’ai du remplir deux fois ce formulaire !

La position du bloggeur du soir…

Comme ma famille est partie retrouver sa Bretagne chérie, je me retrouve célibataire à Paris.

Cela change nécessairement mes habitudes.

Ainsi, le soir, pour finir la journée, il m’arrive de me coller au lit, avec le Macbook sur les genoux.

Dans le noir, avec de la musique douce, et la seule lumière du Macbook (écran et clavier s’il vous plaît), je peux passer des heures…

Et vous, comment vous bloggez ?

La présentation du p’tit déjeuner du 3 Juillet, sur le e-commerce

Comme vous le savez, Ysance et ARAOK! ont organisé un petit déjeuner sur le e-commerce.

La Fevad nous a également donné un bon coup de main, merci Bertrand !

On y a parlé de marketing, de technique (partie d’Ysance) et de retour expérience (Achat VIP).

Voici ma présentation :

Merci à Ysance et Abileo pour le travail réalisé.Evidemment, sans les commentaires, c’est moins drôle : c’est pour ça qu’il faut venir 😉

On va remettre ça ! Il y a encore tellement à dire.

Feedburner Pro gratuit : merci Google

Google a racheté il y a quelques semaines Feedburner (ici).

Premier résultat : le modèle PRO de Feedburner devient gratuit !

Cela montre a quel point le business model de Google est fondamentalement différent de celui des autres.

Pour Feedburner, le business model, c’était :

  • Développer le service le plus largement, et rendre Feedburner le plus universel ;
  • Faire un package pro, contenant des options avancées, et payant. Parier que finalement, les utilisateurs avancés basculent sur ce modèle payant.

Pour Google, le modèle c’est :

  • Développer le service le plus largement, et rendre Feedburner le plus universel (pareil donc) ;
  • Pousser la logique jusqu’au bout, et donner l’outil le plus puissant possible, gratuitement ;
  • Avoir ainsi une connaissance plus poussée des Internautes et de leurs usages, connaissance qui sera monétisée par des compagnes Adwords ou Adsense.

Pour Google, gagner 5$ par mois et par utilisateur avancé, ce n’est pas l’enjeux (450 000 utilisateurs Feedburner représente un chiffre d’affaire de 2,2 Million $ par mois : rien pour Google).

Hello world Wikio

Je viens de recevoir un mail de Wikio, qui m’annonce que ce blog vient de rentrer dans le classement de Wikio des blogs high tech :

Wikio - Top des blogs - High-tech

80 donc, avec une progression de 34 places en 1 mois !

Toute la liste ici.

On y retrouve (entre autre) :

Toute la petite famille quoi !

Un tel classement est évidement très discutable, et on peut toujours trouver d’autres modes de calculs… Mais, bon, ça fait toujours plaisir !