Archives de l’auteur : François

Il se passe quoi quand on clique sur le bouton « Acheter » ?

Il y a un avant et un après.

Avant, le client se promène dans un catalogue, il regarde, il flâne.

Le client a décidé de cliquer sur le bouton « Acheter » (ou « Commander », ou « Ajouter au panier », ou…).

Il a fait un premier pas vers l’acte d’achat.

Quelles sont les actions qu’on peut lui proposer, à notre client ?

Certains sites ne proposent rien du tout. On a cliqué sur acheter, le produit est ajouté au panier, et le client est ainsi plutôt invité à poursuivre sa balade dans le catalogue des produits (au risque qu’il n’enclenche jamais ce processus achat).

A l’opposé, d’autres sites enclenchent directement le processus achat (présenter le panier, et proposer de s’identifier).

Entre les deux, Amazon propose, juste après le clic, cette page :

L'écran, juste après le clic sur le bouton

Un bon « 80% » de l’écran est pris par des produits complémentaires, poussés par Amazon.

On comprend bien l’idée : le client vient d’acheter un produit, c’est le bon moment pour lui proposer des produits liés.

Avantage : augmenter le panier moyen.

Risque : baisser le taux de transformation, en ne mettant pas tout de suite le panier sous les yeux du client.

Intéressant de noter que sur Endless, Amazon ne cherche pas du tout à pousser des produits complémentaires, en enclenchant directement le processus achat. Pourquoi ? A l’évidence, cela dépend des produits que l’on vend. Si vous vendez des produits pas très chers, vous avez intérêt à ce que les clients restent dans la boutique et remplissent le panier. Vous n’allez pas présenter la caisse à tout bout de champ.

A contrario, si vous vendez des produits chers, votre objectif prioritaire, une fois que le client a mis un produit dans le panier, c’est qu’il passe à la caisse.

Intégrer le paiement dans le site marchand : suite

Ce billet précédent a généré pas mal de commentaires : tant mieux !

Je souhaite donc compléter un peu ce premier billet, et apporter quelques précisions.

Il faut à mon sens « séparer les variables » :

  • Intégrer le paiement dans le site marchand, cela ne veut pas dire qu’on stocke les informations en base de données ;
  • Cela ne veut pas dire non plus qu’on doit nécessairement ajouter une étape après la saisie du n° de carte.

A mon sens, c’est important d’intégrer le paiement car cela apporte un plus grand confort pour le client, avec des phases mieux maîtrisées, d’un point de vue ergonomie et design.

Après, sur la façon de composer les phases de l’achat, je pense qu’on ne peut pas se fier aux ‘intuitions personnelles’ des uns et des autres, car comme rien n’est normalisé, que chaque site fait pratiquement ‘sa sauce’, on est tous plus ou moins à l’aise avec tel ou tel processus : méfions nous de ce que j’appele le « self marketing (généraliser à partir de ses propres envies).

Il faut revenir au basique : quelle solution apporte le meilleur taux de transformation ? C’est le seul paramètre qui me semble valable pour ce sujet.

Le chemin vers la qualité : intégrer le paiement dans le site marchand

Vous l’avez sans doute remarqué, au moment de passer à « la caisse », les sites se partagent en deux catégories : ceux qui intègrent directement la fonction de paiement et ceux qui redirigent l’utilisateur vers une page, plus ou moins « customisée », d’une banque.

Bien sûr, c’est plus facile et plus rapide d’opter pour la deuxième solution.

Mais la qualité finale n’est pas du tout la même.

C’est à mon sens très important de bien faire cette intégration.

Cela permet d’avoir une homogénéité complète, de mieux gérer l’enchaînement des étapes, autour du paiement.

Mais surtout, cela permet de dissocier la validation de la commande, de l’entrée du n° de carte bleue, en mettant une étape de confirmation après l’entrée de ce numéro.

Ainsi, sur Endless :

Etape de paiement sur Endless

Dans cet écran, on rentre son n° de carte bleue, et ce n’est pas la dernière étape.

La dernière étape de validation définitive de la commande (« Place Order ») vient ensuite.

Dans les sites utilisant le paiement « externe », on demande en fait au client de valider sa commande sans la voir (l’écran de saisie du n° de carte bleue ne permet pas d’afficher les produits achetés).

Ici, sur Endless, on demande à l’utilisateur d’entrer toutes les données le concernant (Nom, prénom, adresse, n° de carte, …) et ensuite, il peut valider sa commande en voyant quelle est cette commande : les produits, l’adresse…

Je suis convaincu que cela impacte directement le taux de transformation.

Processus achat : l’exemple Endless

Je vous avais bien dit que je vous en reparlerai 😉

La plupart des sites sont constuits avec un « squelette » universel, valable sur l’ensemble du site, qui définit souvent la barre d’entête et les colonnes.

Ainsi, dans l’ensemble du site, on retrouve ces éléments structurants.

L’avantage, c’est qu’on n’a pas à programmer ces éléments à chaque fois. Autre point positif : quand on modifie ce squelette, la modification est valable sur l’ensemble du site.

Inconvénient ? Et bien, dans certaines parties du site, ces éléments ne sont pas forcément adaptés.

Exemple : pendant le processus achat, quand le client doit « passer à la caisse », est-il vraiment pertinent de lui afficher les catégories, la barre de recherche, de pousser des produits en promotion, … ?

Endless a répondu par la négative et propose un processus achat hyper minimaliste.

Déjà, le site Endless est particulièrement dépouillé :

Endless : sélection des produits

Le seul élément du squelette est la barre en haut.

Comme bien souvent pour les sites proposant des produits chers, dès que le client clique sur « Acheter », le site propose de visualiser le panier, et de « passer à la caisse » :

Phase 1 du processus achat pour Endless

Dans cette étape intermédiaire, la barre d’entête est toujours présente.

Tout change dans la phase suivante :

Phase 2 du processus achat pour Endless

Le seul repère, permettant de savoir qu’on est bien chez Endless : le logo, en haut à gauche.

Pour le reste, on a juste un « chemin de fer » en haut à droite (liste des étapes pour le processus achat) et sur 90% de l’écran, le formulaire.

Avec un tel choix, Endless a la place de mettre une grande police et de bien aérer ses écrans.

Etape suivante :

Phase 3 du processus achat pour Endless

Là encore, le formulaire est particulièrement dépouillé.

Et comme pour Amazon (bon, d’accord, c’est facile, c’est la même boite), Endless ne demande que des champs obligatoires, et n’encombre pas ses formulaires avec des champs superflus.

Enfin, l’étape paiement :

Phase 4 du processus achat pour Endless

Minimaliste et maîtrisé : le paiement est intégré dans le site (on ne bascule donc pas sur une page gérée par une banque).

C’est important car cela permet de ne pas terminer le processus achat par l’entrée du numéro de carte, et d’ajouter d’autres étapes après.

Pousser des produits complémentaires ? Le choix d’Endless

Endless (déjà évoqué ici) est un site, géré par Amazon, qui vend des sacs à main et des chaussures :

Accueil du site Endless

Je pense que c’est un site vraiment intéressant, et j’en reparlerai surement…

Dans ce billet, je veux juste évoquer le cross selling : comment encourager le client à acheter plusieurs produits lors de sa visite ?

On peut tenter de pousser des produits un petit peu partout : bien avant l’achat, pendant l’acte d’achat ou après.

Endless a fait un choix particulier : le site ne propose pas de produit complémentaire !

La fiche produit est ainsi particulièrement dépouillée, et pleine largeur. Le client peut se concentrer sur le produit qu’il a choisi.

Fiche produit sur le site Endless

Ensuite, on entre dans le processus d’achat, simple et court.

Endless fait ainsi le choix de maximiser le taux de transformation, et ne cherche pas à « remplir le panier ».

Evaluer la qualité de votre site

Logo SiteningSitening propose des outils en ligne pour évaluer la qualité d’un site web, et en particulier la qualité du site vis-à-vis des moteurs de recherche.

J’ai passé à la moulinette quelques sites :

Ce blog obtient 90 / 100 !

Score de 9/10 pour ce site

Dell : 60 / 100 !

Amazon : 65 / 100 !!

Apple : 55 / 100 !!!

Score de 5/10 pour Apple.com !

En fait, je préfèrerais avoir les 55/100 d’Apple, et son audience !

D’ailleur, Apple à un PageRank de 9 / 10, ce qui est probablement un indicateur plus pertinent…

Je pense que ces outils d’analyse sont intéressants, mais les résultats ci-dessus montrent bien que ce n’est pas un guide absolu.

Chaîne de valeur vertueuse : l’exemple du lecteur de DVD

Dans ce billet, je parle de chaîne de valeur vertueuse. C’est quoi ça ?

La chaîne de valeur, c’est la chaîne formée par les différents acteurs (industriels, organismes, …), permettant de construire une offre.

Par exemple, pour regarder un DVD, la chaîne est composée de toute la chaîne de production de films (réalisateurs, producteurs, distributeurs, …), mais également des industriels qui fabriquent les lecteurs de DVD, les magasins où l’on trouve les DVD et les lecteurs, …

Une chaîne est vertueuse quand les acteurs partagent les mêmes intérêts.

Bien sûr, il n’y a pas de chaîne purement vertueuse, mais il y a des cas où les intérêts des uns et des autres divergent fortement.

L’exemple des DVD est un bon exemple.

Les maisons de production ont voulu imposer au monde un découpage en zones géographiques. L’idée était surement de contrôler le marketing, zone par zone (décider des dates de sortie, …).

Cette contrainte a été imposée aux constructeurs de lecteurs DVD, qui ont donc mis en place cette protection.

Mais quel est l’intérêt de cette contrainte pour ces constructeurs ? Et qui sont les vrais clients de ces acteurs ? Les maisons de production ou le grand public qui achète le lecteur ?

Et bien, le résultat a été assez simple. Les constructeurs ont implémenté cette protection, pour avoir les agréements qui vont bien, et comme par hasard, on trouve sur Internet toutes les informations pour débloquer les lecteurs.

On est en face d’une chaîne de valeur non vertueuse, entre les constructeurs de platines DVD et les maisons de production. Les intérêts ne sont pas convergents.