Stratégie pour se lancer dans le e-commerce

Si vous voulez vous lancer dans le e-commerce, vous devez nécessairement avoir une stratégie.

Pour simplifier ce billet, je prends l’hypothèse que vous avez un business B2C : vous vendez au grand public. Ce n’est bien évidement pas la seule configuration possible !

La stratégie, c’est ce qui doit vous permettre d’exister, de faire du chiffre d’affaires et de la marge.

Dans le monde physique, une question fondamentale est : le lieu du point de vente. De ce lieu dépend le nombre de personnes qui passeront devant votre boutique, et donc du nombre de clients par jour.

Sur Internet, on peut faire venir les clients de différentes façon :

Vous pouvez monter un business basé sur les ventes privées, et donc principalement axé votre stratégie sur les mails.

Mais pour la plupart des marchands, vous avez une boutique, et vous devez tout mettre en œuvre pour faire venir les clients.

Vous faites venir les clients par différents outils e-marketing (référencement, naturel et payant, affiliation et moteurs de shopping, emailing).

Mais la base de tout ça, c’est « l’espace sémantique » que vous allez occuper.

L’espace sémantique, ce sont les mots sur lesquels vous allez vous positionner, tant en référencement naturel que payant.

Vous pouvez vous positionner sur un type de produit ou sur une marque.

L’espace sémantique est au web ce que l’emplacement est à la vente physique.

On peut avoir beaucoup d’ambition (il en faut), mais pour se lancer il faut être réaliste : il y a des mots sur lesquels vous n’aurez aucune chance. Est-il malin de se lancer aujourd’hui sur « Appareil photo numérique » ? Non bien sûr, la place est prise, par des acteurs qui ont des moyens importants. Il vous faut trouver votre niche.

C’est là que vous devez développer votre stratégie, et choisir les mots sur lesquels vous allez vous battre pour être au top.

Alors, c’est quoi votre espace sémantique ?

10 commentaires

  1. Merci François pour ce post.

    Je trouve très utile cette notion d’espace sémantique, car c’est une manière concrète et sans « magie » d’expliquer l’optimisation pour les moteurs de recherche, et plus généralement comment gérer son « image » textuelle extérieure.

    D’un autre côté, je dirais que le piège classique c’est de donner à l’optimisation pour les moteurs de recherche — la SEO — un rôle prépondérant sur les autres disciplines.

    La SEO est une des disciplines à mettre en oeuvre pour réaliser ses objectifs sur le we — tout comme l’ergonomie, l’architecture d’information, le travail éditorial ou le design visuel.

    On le voit, la SEO pour la SEO entraîne un certain nombre d’abominations illisibles et totalement anti-marketing au fond.

    Être bien indexé n’est que la première étape dans le parcours qui conduit à la première vente, puis aux suivantes (vendre à nouveau au même client est souvent bien plus profitable que la première vente).

    Je parle de ce piège dans un post (je me permet de pointer dessus, sorry pour l’auto-lien, mais ça me parait être un bon contrepoint) :
    http://ils.sont.la/post/est-ce-que-experts-web-complotent-pouvoir-absolu

  2. @Julien> Oui, tu as raison, le SEO entraîne des dérives, et ton point de vue est bien complémentaire de mon propos.

    Ce que j’essaye de dire via ce billet, c’est quand tu te lances, il faut réfléchir à l’espace sémantique que tu veux occuper.

  3. @François « Ce que j’essaye de dire via ce billet, c’est quand tu te lances, il faut réfléchir à l’espace sémantique que tu veux occuper. »

    Oui, bien sur, et j’attends d’ailleurs avec impatience de prochain billet sur tes méthodes de travail, les erreurs classiques, ta manière d’amener les clients à construire l’espace sémantique qui leur correspond.

    Cet espace sémantique est-il pour toi uniquement pour le référencement (« L’espace sémantique, ce sont les mots sur lesquels vous allez vous positionner, tant en référencement naturel que payant. ») ?

    Ou le vois-tu comme un outil de pilotage stratégique plus large — qui puisse valider/invalider la rédaction, le design, la manière de « discuter » de l’entreprise sur les réseaux sociaux — mais qui s’applique de fait à la SEO ?

  4. Et bien moi, en tant que Miss Conversion, je n’en pense pas moins et je n’en dirais pas plus.

    Voilà. Et c’est mon dernier mot (enfin presque) en tant que prise de parole.

    Na.

    Miss Conversion

  5. @Julien> Ce que je pense, c’est que pour la plupart des sites marchands, les clients viendront via les moteurs de recherches, SEO ou SEM donc. Il me semble donc naturel de bien prendre en compte cette dimension dès le début.
    Cela ne veut pas dire bien entendu qu’il n’y a que ça…

    @Miss> Que de mystères !

  6. C’est un principe évident, simple mais si difficile à expliquer aux clients qui ne l’exploitent pas de manière optimale quand on leur laisse gérer l’ensemble des composants de base du SEO ou qui ne le comprennent pas avec la phrase classée monument historique: « pourquoi les autres sont en première page et pas moi ? »

    Merci pour ce rappel

  7. @François « pour la plupart des sites marchands, les clients viendront via les moteurs de recherches, SEO ou SEM donc »

    C’est un fait établi, et j’espère que je ne t’ai pas paru de mauvaise foi.
    Loin de moi l’idée de troller en niant cette réalité.

    Mais c’est justement bien le problème. 100% de vos nouveaux clients venant de Google ? Stratégiquement, c’est assez peu confortable.

    La Googlo-dépendance est une drogue à accoutumance… et le sevrage — désindexation ou chute même de quelques places dans les résultat, comme cela arrive régulièrement — peut-être violent.

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