Une Autre Vision du e-commerce

Je voudrais vous partager une autre vision du e-commerce, qui n’a de valeur que celle de mon expérience et de la lecture de nombreux ouvrages. Je vous laisse visiter mon site www.yveslepape.com pour en savoir plus à mon sujet.

Selon moi, c’est avant tout du « Commerce« , c’est à dire, acheter et vendre !
Bien s’occuper de ses clients et de ses fournisseurs, se traduisant par un service de qualité permettant de se différencier des autres. Cette notion de « Client-Fournisseur » doit transpirer dans tous les services internes de l’entreprise. Un e-commerçant est donc comme les commerçants de proximité que nous connaissons en parallèle de la grande distribution. Jusque là rien de nouveau.

C’est aussi de la Vente Directe !
En effet, l’e-commerce permet d’éliminer les intermédiaires présent dans les circuits de distribution traditionnelle. Mais, de nouveaux intermédiaires sont apparus dans le « e ». Ce n’est pas le sujet ici.

C’est aussi de l’ Achat à domicile !
L’’achat sur Internet est un achat à domicile avec une livraison à domicile. Bien-sûr l’usage du mobile et de la tablette fait évoluer la notion de « domicile ».

Et le « e », c’est quoi ?
Pour moi, c’est l’interface qui permet d’entrer en relation avec les clients (et fournisseurs) dans sa plus simple expression. Et nous tous, nous passons beaucoup de temps et d’énergie à mettre les mains dans le moteur « e », sans parler des intermédiaires de plus en plus nombreux par lesquels nous devons passer pour développer l’activité sur le “e”. Je ne porte ici aucun jugement, juste un constat.

Quelles sont les limites du e-commerce ?
La principale limite est bien celle de la relation humaine, du conseil et de la proximité… gage de la fidélisation du client (et de la rentabilité du e-commerçant). Si un e-commerçant n’est qu’une commodité, il a un vrai problème, car il doit se différencier des autres et se créer sa propre identité pour exister. Au delà des interfaces, celà passe par les personnes en charge de la relation clients/fournisseurs qui sont le reflet de la vision du e-commerçant.

Quel avenir pour le e-commerce ?
Pour reprendre les résultats de  l’étude éditée par la FEVAD en 2011, « la fin du e-commerce pour 2020?« , je pense que l’avenir est au « e-commerce assisté par réseau« . C’est à dire, permettre à une personne d’acheter en ligne sur un site e-commerce et de bénéficier des services d’un conseiller clientèle attitré (proche géographiquement) pour lui faire connaître l’enseigne, le site, lui faire découvrir les lignes de produits et services, être à son écoute. Cette personne va gérer la relation client, le SAV et le fidéliser.

L’étude utilise le terme de « e-commerce connecté » et connecté à quoi ? Selon moi, à un réseau !
Un réseau de quoi ? de commerçants indépendants.

Voici la  liste des mots-clés décrivant ce modèle :

  • Le mobile, LA TRANSPARENCE, La video, La relation, La simplicité, Le plaisir, LA PARTICIPATION, L’ÉCOUTE DU CLIENT, Le choix, La confiance, Le multi-écrans, L’humain, LA GÉOLOCALISATION, LA RECONNAISSANCE, Le multi-accès, L’émotion, L’interactivité.

Il existe aussi une étude du CREDOC pubiée en 2011 sur l’évolution des besoins des consommateurs en France. Elle rejoint celle de la FEVAD et présente même le modèle de distribution qui y répond le mieux aujourd’hui (et pas en 2020). Il en ressort les mots-clés: convivialité, proximité, lien social, écoute, nouveautés, qualité produit/service, prix,…

A suivre…

Du mille feuille au « one stop shop »

Quand on veut bâtir une solution e-commerce, on a finalement le choix entre deux extrémités :

  • Soit on cherche un acteur polyvalent, qui va vous proposer du « all in one », c’est également ce qu’on appelle le « one stop shop ». Si on prend l’analogie avec le bâtiment, c’est le constructeur de maison. Pas besoin d’architecte, pas besoin d’aller chercher des artisans. Un seul acteur fait tout.
  • Soit on fait soit même sa « liste de course », et on choisi, item par item, les bons composants.

Si on n’a pas de temps, qu’on n’y connait pas grand chose, le « one stop shop » est bien sûr très tentant.

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La photo est attrayante, il y a tout ce qu’il faut, et pas besoin de s’embêter avec tous les détails…

Mais si on veut « the best of bread », il faut faire son marché !

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Bien sûr, ça prend plus de temps, il faut comprendre comment les différentes briques interagissent entre elles, les fonctions de chacune, les différents fournisseurs, …

Comprendre les différence entre ce que proposent les fournisseurs est difficile… et prend du temps. Mais c’est le prix de l’excellence !

Autre sujet important : en composant son « mille feuille », il faut bien valider que le prix total est bien raisonnable et bien compatible avec son activité.

Il ne faut donc pas se tromper de brique !

Bon courage 🙂

 

Les pros du e-commerce : DediServices

Je vous propose quelques articles, pour présenter les agences spécialisées dans le e-commerce que je connais, et qui font du bon boulot.

Dediservices est une agence basée à Lyon, spécialisée dans le e-commerce

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Cette agence a réalisé pas mal de sites e-commerce qui fonctionnent plutôt bien, comme rue-de-la fête :

ruedelafete-site

Corolle :

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Et bien d’autres …

DediServices a développé sa propre plate-forme e-commerce, et propose également de mettre en oeuvre Prestashop.

L’équipe peut accompagner les projets, de la conception du site à la réalisation.

 

Peut on (encore) lancer une solution e-commerce ?

Combien y-a-t-il de solutions e-commerce sur le marché ? Une bonne centaine… Peut-on encore se lancer ? Bonne question. Je pense que oui, parce que peu de solutions sont réellement bien faites. Si je devais m’y lancer (je vous rassure, je suis sur autre chose), voici en vrac ce que je ferais :

  • Je mettrais les API au coeur de la solution
  • Je ne chercherais donc pas à tout faire, mais plutôt à proposer une brique, facile à brancher avec les autres éléments du puzzle (CRM, ERP, Search, …)
  • La solution serait légère, très très rapide, et permettrait donc des temps de réponses très courts
  • Le coeur de la réflexion, ça serait sans doute le catalogue, qui est, je pense, la partie la plus délicate d’une bonne solution e-commerce (déclinés, attributs variables, …). A voir le succès d’Hybris, solution qui n’est pas e-commerce à la base (c’est un PIM à la base, avant le rachat plutôt récent d’icongo).
  • Je ferais des choses simples  sur le multi site, multi langue, parce que de toute façon, c’est un sujet tellement compliqué qu’il vaut mieux proposer une base simple et évolutive plutôt que chercher à tout faire…
  • Je ferais un back-office bien fait, simple, évolutif, entièrement basé sur des API
  • La solution serait très modulaire. On pourrait ainsi n’utiliser que le front, et l’interfacer avec d’autres systèmes
  • Je serais très prudent sur les fonctions de moteurs de promos, avec là encore plutôt une logique d’API
  • Elle serait adapté au cloud, et serait nativement construite pour être répartie sur plusieurs serveurs
  • Elle serait très probablement en grande partie basée sur du NoSQL

Sur ce mini cahier des charges, on voit bien qu’on peut encore y aller… Mais quels sont les clients qui seraient intéressées par un tel produit ? Il faudrait faire un gros travail pour mettre en avant les avantages métiers qu’apporterait une telle solution…. Et vous, elle serait comment l’architecture de votre solution e-commerce de vos rêves ?

Rentabiliweb – e’Perflex 360

Vous connaissez Rentabiliweb ?

Le nom est assez explicite : faire du web rentable. Et vu l’évolution des cours pour l’acquisition du trafic, c’est clairement une bonne idée.

J’ai été invité, il y a quelques jours, à une présentation d’e’perflex 360.

eperflex

Il s’agit d’une solution d’email retargeting.

Concrètement, cela permet de relancer par email un visiteur de votre site.

Pour que cela marche, il faut bien sûr que le visiteur soit également inscrit dans une base.

Par rapport au reciblage plus classique, cela permet de gérer le timing des relances (J+1, J+4, …).

Le retargeting peut se faire sur une landing page, sur une page liste ou produit, ciblé en fonction de l’internaute.

Les premières campagnes montent la pertinence de l’approche : ça marche très bien 🙂

Exemple : une campagne faite avec Lastminute a généré 30% de taux d’ouvertures et 180 ventes.

Et pour booster encore plus la transfo, eperflex propose de combiner d’autres leviers emarketing, comme du cash-back.

Tout cela est plutôt malin.

Sellermania étend son offre vers les comparateurs

Sellermania est une solution « historique » pour distribuer les produits vers les places de marché.

Cette solution existe depuis 2005.

Un élément intéressant, c’est que Sellermania permet de développer une activité e-commerce indirecte, sans avoir à créer de site. Stéphane explique en effet que pas mal de ses clients vendent sur les places de marché, sans avoir de boutique en propre.

L’avantage, c’est que dans cette configuration, on n’a pas besoin d’investir dans une boutique, ni dans des campagnes d’acquisition de trafic.

Bien sûr, le revers de la médaille est la dépendance du marchand vis à vis des places de marchés…

SellerMania vient d’étendre son offre, avec la sortie du « Mappeur »

Le mappeur, c’est le coeur de la technologie, qui permet de mapper les catégories des marchands vers les catégories des places de marché, … ou de tout autre cible.

Enfin, Sellermania permet maintenant de diffuser les produits sur les moteurs de shopping.

 

Presque parfait – V2

Benjamin vient de sortir la nouvelle version de Presque Parfait :

La nouvelle home page de Presque parfait :)

 

Benjamin est un ancien d’Araok, ça crée des liens 😉
Et puis l’aventure presque parfait est intéressante à plus d’un titre. Pour les grincheux qui pensent que « le e-commerce appartient aux gros, aux puissants », Benjamin prouve qu’avec peu de moyens, et des idées, il reste des tonnes de choses à faire.
Pourquoi une refonte ?
Au départ, la première idée était de faire évoluer les visuels produits en les passant en format carrés sur fond blancs. Il fallait revoir le Front Office pour intégrer la nouvelle charte visuels. Puis Yann (le patron de NewQuest) a proposé de migrer de version de Prestashop (on était en 1.3) pour passer à la 1.5 et bénéficier de toutes les nouvelles fonctionnalités. Ce qui devait être au départ un rhabillage graphique s’est finalement transformé en refonte et on est repartis de (presque) zéro pour construire la nouvelle boutique.
Quels étaient les objectifs de cette refonte ?
Notre boutique est assez identifiée et appréciée de nos clients. Il fallait qu’on fasse évoluer la boutique tout en gardant notre identité. En plus du ecommerce, on avait un objectif de marque important. Notre site, en plus d’être ecommerce, est notre élément principal de communication. À ce titre, il doit véhiculer l’esprit de la marque tout en rendant l’achat facile. On est parti de ce constat : offrir un site simple avec les fonctionnalités essentielles ecommerce tout en rajoutant notre « touche » personnelle. On s’est concentré sur la valorisation de l’offre et des services. On affiche maintenant plus de produits au-dessus de la ligne de flottaison en ayant notamment réduit la hauteur du header.
Combien de temps a duré le projet ?
Nous avons commencé en février avec un premier cahier des charges et un brief créa. L’étape graphique de maquettes a duré deux mois et l’intégration deux mois de plus.
As-tu fait une boutique responsive, une version mobile ?
Ni l’un ni l’autre en fait, le site a d’abord été pensé pour tablettes. Vue l’évolution du parc informatique, je pense que les tablettes vont prendre de plus en plus de place en ecommerce dans les années à venir. Et puis ça correspond bien à notre cible majoritairement trentenaire et bien équipée de ce côté. On a privilégié une version unique du site, conçue aussi bien pour une utilisation « touch » que « desktop ». On a fait en sorte que l’expérience soit la même sur tablettes. Ce qui nous a amené dès le début à une recherche de minimalisme dans l’interface, et à proscrire le recours aux effets roll-over par exemple.
Et la recommandation / personnalisation ? 😉
Pour le cross selling sur les fiches produits, on a développé un système basé sur la popularité des produits. C’est un début mais on peut aller plus loin. Je pense à un système qui identifia dès les premiers clics si le client cherche des articles pour fille ou garçon, selon l’âge… Bref, on peut encore améliorer ce point, si tu as des suggestions je suis à l’écoute 😉

Merci Ben, bravo et bonne continuation 🙂

Réinventons le e-commerce – Merci Peggy

Peggy est géniale : elle a organisé cette soirée sur le e-commerce, et c’était super bien !

Marc Lolivier nous a parlé de sa vision du e-commerce :

50 Milliards d’euros en 2013, 130 000 sites, un nouveau toutes les 1/2 h !

32 Millions d’acheteurs, qui dépensent 1300 € par an… Et les perspectives de croissances : les anglais achètent deux fois plus en ligne !

Stéphane de Sellermania nous a rappelé à juste titre que faire du ecommerce ne rimait pas forcément avec créer un site ! Une grande partie des clients SellerMania n’ont pas de site !

Richard de Pompe à bierre nous a parlé de sa propre aventure : partir de rien et monter une boite qui fait des millions en ligne…

Ce que j’en retiens c’est : le choix d’un secteur pas trop encombré, du bon sourcing produit, de la passion, et du travail… beaucoup de travail !

Enfin, avec Benoit, on a parlé du cap des 2 / 3 ans : monter un site est facile, le faire réussir, garder la pêche, c’est une autre affaire ! Externaliser certains métiers permet de se concentrer sur le coeur de la valeur (et là, c’est différent suivant les sites)

Merci Peggy 🙂

Les enjeux e-commerce de la Fevad, c’était jeudi dernier

Les enjeux e-commerce, c’est LE gros évènement e-commerce de l’année organisé par la Fevad.

Bien sûr, comme toujours pour ce type d’évènement, c’est l’occasion de croiser les collègues, les clients, les amis.

C’est aussi l’occasion de prendre du recul, d’écouter, de comparer, de discuter, de polémiquer 😉

Quelques notes prises pendant les présentations :

Etude Mc Kinsey

Présentation très orienté multi canal (complémentarité des canaux, entre le mobile, l’ordi, le magasin…)

30% des acheteurs disent que la source d’info prioritaire c’est le numérique
49% des consommateurs vont sur internet pour s’assurer de la dispo en magasin
31% achètent en ligne et retirent en magason
23% parlent de leurs achats sur les réseaux sociaux
Les abonnés à Amazon prime font 50% de leurs achats sur Amazon

Un client multi canal dépense 2x plus qu’un client mono canal.

Mais le multi canal, ça coute cher :

  • Ouverture du canal
  • Formation
  • Canibalisation
  • Système d’information

Mc Kinsey propose de faire une analyse « stratégique » avec un tableau, ou on met  les différents canaux, et les différentes interactions avec les clients. Il faut faire des choix : on peut pas proposer tout sur tous les supports !

Table ronde

Avec notamment Daniel Malouf, Directeur Auchan e-Commerce, François Momboisse, Président, Fevad, Yves Tyrode, Directeur Général, Voyages-sncf.com

Yves Tyrode :

10 % du Ca depuis les mobiles

2 axes de progressions : international et mobile

« Le click to call permet d’augmenter très significativement les ventes » (merci iadvize 😉 )

Sur le multi terminal :

Le graal reste d’avoir une application par terminal, mais ça coute très cher…

Le responsive est un minimum aujourd’hui

Daniel Malouf :

Segmentation indispensable des rayons : adapter la stratégie en fonction des produits (pas la même pour l’alimentaire et pour l’ameublement par exemple)

Le plus gros enjeux est humain

Objectif clé: amener les clients en magasin (qui reste donc l’adn de l’enseigne

Gros enjeux ergonomie, pour l’alimentaire, avec des paniers contenant plus de 40 lignes

 

Voilà, fin de mes notes 🙂