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Méthode agile ou road map : contradiction ?

Soirée sympa hier soir, invité par Adobe, avec Michael, Yann & Olivier.

Avec Yann, on a toujours des discussions passionnantes sur le logiciel, et son avenir.

Il faut dire qu’on a une culture assez proche : NeXT, UML, …

Donc, on a parlé développement, et j’ai évoqué l’intérêt de méthodes agiles, comme Scrum.

Puis, un peu plus tard, j’ai parlé d’un aspect important de mon métier : « l’évangélisation » sur les métiers du logiciel, et en particulier l’importance de se projeter dans la durée, de travailler sur une road map.

Contradiction ?

D’un côté, les méthodes agiles. On avance par petites étapes (15 jours par exemple). A chaque étape, on doit avoir un système qui tourne.

C’est donc une méthode très itérative.

De l’autre côté, l’idée de road map, c’est la planification dans la durée du projet.

Les deux approches sont complémentaires !

La road map permet de définir les grandes étapes du projet.

La méthode agile est le processus pour avancer, le long de la road map donc.

Donc non, à mon sens, Yann, il n’y a pas de contradiction entre les méthodes agiles et le fait de définir une road map produit !

Comment augmenter la marge ? Un peu de pub ?

La marge est une vrai préoccupation pour le e-commerce donc.

Mais comment l’augmenter ?

Beaucoup de sites ont pas mal de trafic, assez qualifié : pourquoi pas « monétiser » ce trafic, et intégrer de la publicité sur le site ?

J’avais abordé ce sujet, dans un billet précédent (ici).

Dans ce premier billet, mon avis était très tranché (et pas très positif) : il faut dire que l’exemple est extrême : mettre de la pub sur la page d’accueil, en haut, qui pointe pratiquement directement vers un concurrent…

En fait, pas mal de sites intègrent de la pub, et on peut expliquer cette démarche de la manière suivante :

  • J’ai payé pour faire venir les internautes.
  • Soit ils trouvent un produit qui les intéressent, et je gagne ma vie en leur vendant le produit qui va bien ;
  • Soit il ne trouvent pas et vont partir.
  • Dans ce cas, pourquoi ne pas les aider à trouver le bon produit ou le bon service, sur un autre site, et gagner un peu d’argent au passage ?

Cette « théorie » est bien jolie, mais la réalité est assez subtile, parce qu’on n’est pas dans la tête des internautes, et donc qu’il est impossible de savoir si l’internaute peut acheter ou pas un produit.

Ajouter de la pub dans le site, c’est donc prendre le risque que l’internaute quitte le site, encouragé par un lien, alors qu’il aurai pu acheter un peu plus tard…

Pour palier ce risque, la plupart des sites qui intègrent de la publicité prennent plusieurs précautions :

  • Ne mettre de la publicité que tout en bas des pages ;
  • Principalement sur la page produit ;
  • Bien filtrer les annonces passées, pour éviter les concurrents directes.

Une autre façon d’avancer sur ce sujet est de vérifier, régulièrement, que la publicité ne plombe pas le taux de transformation.

Comment ?

Tout simple : un p’tit coup d’AB Testing !

Au final, mes recommandations sont les suivantes :

  • Si vous êtes arrivé à un très bon niveau de transformation et de trafic, vous pouvez réfléchir à intégrer modérément de la publicité dans certaines pages ;
  • Sinon, si vous êtes en phase moins aboutie, il vaut mieux se concentrer sur les fondamentaux !

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L’obsession de la marge pour le e-commerce

L’un des problèmes clé pour le e-commerce, c’est la marge.

La marge est bien souvent faible, pour plusieurs raisons :

  • Sur Internet, les internautes comparent facilement les prix, et le volume des ventes ne sera pas du tout le même si vous être le deuxième prix ou le premier… On peut donc « acheter » du volume en écrasant le prix ;
  • Beaucoup de prestations sont vendues « à la performance », c’est à dire en prenant une partie de la marge justement. A force « d’empiler » de telle prestations, on peut facilement se retrouver avec une marge… proche de zero !

Pourtant, la marge c’est bien 😉 ! C’est indispensable pour garder une trésorerie saine, et pouvoir faire des investissements, indispensables pour faire vivre et évoluer le site.

Comment améliorer cette marge ?

Les premiers élément de réponse sont en amont.

Quand on peut, Il faut se positionner sur les bons produits et les bons services, pas là ou les géants se battent.

On peut également choisir une stratégie basée sur la qualité, la différence, plutôt que le meilleur prix.

Enfin, c’est bête à dire, mais le sourcing est complètement fondamental.

Cherchez les produits avec des bons prix, et… Négociez ces prix, et les marges arrières !

Bon, on peut bien sûr se développer sans marge, mais dans ce cas, il faut du cash ! Soit vous en avez, soit vous pouvez aller voir les capitaux risqueurs.

Juste pour info, en passant, de très grands sites e-commerce en France perdent de l’argent !

Le live sur Internet : deux images par minute !

Je viens de suivre en « direct live » l’annonce par Steve Jobs des nouveaux portables Macbook.

Je n’ai pas trouvé de diffusion de la vidéo, j’ai donc suivi ça sur un blog, à raison d’une mise à jour toutes les 30 secondes.

Bon, Internet n’est vraiment pas fait pour le mode « diffusion » : Internet est fait pour de la communication « aléatoire ».

Mais je sais qu’il y a des solutions.

Je trouve ça toujours un peu fun ces décallage, entre les évolutions si rapide des technos, et un mode live plus lent que ce que voyaient nos parents à la naissance de la télévision.

Cœur de métier ?

Cette expression, cœur de métier, est bien souvent utilisé par des dirigeants pour piloter l’entreprise, faire des choix.

– On peut faire ça ?

– Non, c’est pas dans le cœur de métier.

Ils ont raison ces managers, de chercher la focalisation.

Pour réussir, une entreprise doit choisir « sa niche » et se concentrer dessus, pour être la meilleure sur ce domaine. On ne peut être bon partout.

Mais ce management a également un risque : le risque de figer artificiellement l’entreprise, alors que le monde bouge, très vite.

Les exemples sont nombreux de boites qui ont changé radicalement de cœur de métier !

Exemples :

Danone, passé de la fabrique de verre à la distribution de produits laitiers (et plus largement encore aux produits alimentaires aujourd’hui.

Apple, qui a certe gardé la fabrication / distribution d’ordinateur, mais qui fait aujourd’hui une bonne partie de son chiffre d’affaires avec des lecteurs MP3 et des téléphone.

Alors, c’est quoi votre cœur de métier ?

Pas facile de tenir des secrets quand on s’appelle Apple

On doit donc avoir d’ici 19h les news sur la nouvelle gamme de portables Apple.

Mais déjà, pas mal d’infos sont diffusées : la nouvelle grille de prix, la nouvelle carte graphique, les nouveaux boitiers, … (ici, là).

Après, Apple laisse peut être filtrer de fausses informations pour « noyer » le vrai ? Comme ses sites se copient les uns les autres, la même news est reprise à l’infinie, et tout le monde finie par croire que l’info est solide !

On verra, très bientôt maintenant, mais quand on soustraite une bonne partie de sa production, les secrets ne tiennent pas, surtout avec l’incroyable caisse de raisonnance nommée Internet !

Si la poste fout le camp…

Bon, c’est peut être le climat actuel… Mais il me semble que si la poste a des ratés, ça va pas être facile facile…

Pourquoi je dis ça ?

Tout simple : j’ai deux lettres envoyées il y a dix jours, et qui ne sont pas arrivées…

Détail amusant : chacune d’elle contient un chèque…

Support Dell suite : alors, heureux ?

Suite de mes aventures avec Dell.

Donc, le réparateur est passé ce matin, a changé la carte mère.

Le PC semblait marcher, mais deux heures après son départ, vlam, la machine c’est de nouveau arrêté brusquement.

Je suis pas un pro du hard, mais il me semble qu’une telle panne peut venir de plusieurs endroits, comme l’alimentation, la carte mère donc, mais pourquoi pas le processeur ?

Premier appel au support Dell (facturé quand même 0,15€ la minute).

En fait, j’avais pas remarqué vendredi a quel point ce call center est mal fait.

On appelle, on doit donner des informations à des équipes avec qui la communication n’est pas évidente (équipe off-shore, c’est clair). J’ai du épelé le numéro de série, en remplaçant chaque lettre par un prénom au moins dix fois ce matin…  Et quand on est renvoyé sur un autre poste, on doit recommencer au début ! Le dossier n’est pas transmit, de poste en poste.

Bref, j’explique mon cas (pc toujours planté donc) et là, j’entends bien que mon cas ‘escalade’ les niveaux.

Un gars me prend au téléphone et m’annonce, apparemment tout content, qu’un nouveau PC va être commandé, et livré. Quand ? Ben dans les délais classiques, de 10 jours envirron…

Suite à cette brillante nouvelle, le gars me demande si je suis un client content…

Content ? Le support que j’ai acheté précise qu’ils interviennent dans les 24h, et on me propose une solution qui met 10 jours !!!

Demain, qui va vendre en ligne ? Les marchands ou les moteurs de shopping ?

On assiste a une évolution intéressante sur le marché du e-commerce :

D’un côté, les marchands se transforment de plus en plus en plate forme de vente de produits, qui sont en fait mis en vente par d’autres marchands. Cette stratégie de place de marché se développe bien, avec par exemple Amazon, Pixmania, …

D’un autre côté, certains moteurs de shopping vont jusqu’à intégrer la vente dans le moteur (voir en particulier ce billet).

En fait l’idée est un peu la même :

J’ai fait venir le « chaland » chez moi. Je le garde chez moi et maximise la valeur de cette visite.

Je peux donc lui vendre « n’importe quoi », du moment que ça me rapporte de l’argent…

Pour le client, tout cela n’est pas neutre.

Par exemple, ce n’est pas la même chose d’acheter un produit chez Amazon, que d’acheter à un marchand, utilisant Amazon pour distribuer ses produits.

En restant sur mon exemple, si je fais confiance à Amazon (qualité de service, fiabilité, …), en sera-t-il de même pour les marchands vendant leurs produits sur cette plate-forme ?

Et puis ces différents système permettent en fait de constituer des paniers « multi marchands ». Le regroupement est très virtuel. Au moment de rentrer dans le concrêt, chaque marchand gère sa partie de la commande, indépendemment des autres… Donc, pas de livraison groupée, ni de hot line globale, …

On verra bien comment vont évoluer ces services, mais c’est clair que « l’appel d’air » est fort…

Prenez votre tourne-vis : vous êtes avec le support de Dell

J’ai acheté plusieurs dell pour équiper une équipe de développement.

Mais voilà, l’un des PC est tombé en panne assez rapidement : il s’arrête tout seul, d’un coup, puis ne veut plus démarrer.

Coup de fil au support de Dell.

Le gars m’explique que, comme convenu dans le contrat, il vont intervenir à J+24 (extensible avec le WE), mais que tout d’abord, il faut déterminer la panne.

Le gars me demande s’il peut accéder à distance à la machine… Euh, une machine qui démarre pas, ça risque de pas être évident.

Pas décontenancé, le gars me demande… de démonter l’ordinateur, pour retirer la carte graphique !

Tout d’abord, je sais pas ce que vous en pensez, mais j’ai jamais vu un ordinateur qui s’arrête brusquement pour un problème de carte graphique.

Ensuite, je lui exprime mon étonnement : est-ce bien raisonnable de demander au client de démonter lui même une machine sous garantie ?

Bon, je m’exécute.

Évidemment, ça ne change rien.

Le gars me demande alors de poursuivre l’enquête, et de tout débrancher de la carte mère : disque dur, ram, …

Si je refuse ? Et bien il me dit que dans ce cas, tant pis pour moi, le technicien qui viendra ne saura pas quelle pièce changer, tant pis donc si il ne peut pas réparer le PC.

Après coup, j’ai relu le contrat de garantie, qui stipule qu’on ne doit démonter le PC qu’après avoir reçu une demande écrite des équipes de Dell.

Cette histoire m’inspire plusieurs réflexions :

Dell a un problème de cohérence, entre son contrat de garantie et son processus de diagnostique à distance.

Il ne me semble pas du tout raisonnable de demander aux clients de démonter un PC neuf.

Il me semble que c’est un raté dans la politique de Dell, qui ferait bien mieux, dans de tels cas, d’échanger sans discussion un tel PC défectueux.