Réfléxions sur l’avenir du droit d’auteur

J’ai regardé l’émission suivante :


Steal This Film II – FR from Nicolas Cynober on Vimeo.

En résumé (le documentaire fait quand même 45 minutes !), le message, c’est que :

  • On est en train de vivre la fin du droit d’auteur, tel qu’on l’a connu ;
  • On ne peut pas empêcher les échanges, c’est trop lié à la technologie Internet, et trop lié à nos gènes. « C’est comme chercher à arrêter de l’eau avec les mains » ;
  • « La musique n’a pas commencé avec le phonographe et ne va pas se terminer avec le Peer 2 Peer » ;
  • C’est la fin de la production de masse et l’avènement de la production UGC.

Je suis en phase avec certains éléments. Je pense en effet que les technologies actuelles rendent la copie « sans perte » trop facile. Avec une carte SD de 16 Go…

Je ne suis par contre pas d’accord avec la fin de ce documentaire. Je ne pense pas qu’on soit tous des artistes. C’est pas parce qu’on tient un blog qu’on est Proust, et c’est pas parce qu’on mix des morceaux qu’on a du talent.

Je trouve très bien que chacun puisse s’amuser, créer, échanger, mais cela ne fait pas de nous de grands artistes.

De tous temps, les artistes ont du trouver des moyens pour gagner leur vie, à partir de leurs créations artistiques. Il faudra trouver le business model adapté à l’aire du peer 2 peer.

(via Kelblog)

5 commentaires

  1. être un artiste ne sous-entend pas que l’on est un grand artiste ! On parle bien d' »artiste en herbe » pour des enfants dont la carrière artistique n’est même pas envisagé.

    Je pense qu’il faut comprendre la fin du documentaire dans le sens où l’artiste est un créateur et non un spectateur. Il s’agit d’artistes inconnus et qui resteront pour la plupart inconnus. N’empêche qu’ils sont artistes, ils expriment des choses par le biais d’un art : l’écriture ou le dessin.

  2. @ocarbone> Je suis bien d’accord : on a tous une part de nous qui souhaite s’exprimer, de manière artistique.
    N’empêche, les changements actuels remettent en cause le modèle économique des artistes. Cela pose un problème qui sera d’une manière ou d’une autre résolu.

  3. « De tous temps, les artistes ont du trouver des moyens pour gagner leur vie, à partir de leurs créations artistiques », cette affirmation est malheureusment fausse… avant la création des droits d’auteur, les peintres, écrivains, musiciens, ne vivaient pratiquement jamais de leur création ! Il devaient trouver le moyen de vivre avec d’autres rentrées d’argent.

    Meme s’il faut de toute évidence revoir la gestion des droits d’auteur aujourd’hui, il y a un sacré boulot de reflexion a mené pour que tous les maillons de la chaine creative puissent continuer a vivre.

  4. Juste pour la correction: on n’écrit pas « pear to pear » mais peer to peer. La traduction française est « pair à pair ». Et je dis ça sans vouloir jouer au Proust… 😉
    Sinon le post est interessant, effectivement le monde des arts doit souvent réinventer son business model sans pour autant que l’abandon du précédent soit une catastrophe.

  5. @Nico> Je ne suis pas un historien du droit d’auteur, mais bon, il me semble qu’avant l’ère des droits d’auteurs, il y avait la notion, bien fragile surement, du mécénat.

    @Adrien> Merci, je corrige dans le billet. Pourtant, « pear to pear » me semble poétique 😉

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