Les grandes manœuvres autour du livre électronique : c’est parti !

Les annonces se succèdent, à un rythme toujours plus rapide :

  • Google et Amazon avaient initié le mouvement, il y a quelque temps maintenant (Google avec ses projets de bibliothèque numérique, et Amazon avec son Kindle) ;
  • Les grandes manœuvres, entre Amazon, Yahoo, Microsoft, qui se posent « contre » Google ;
  • Sony, à la recherche d’un second souffle, ce dit que c’est le moment pour faire allégeance à Google ;
  • ….

2010 sera l’année du livre électronique, très probablement…

Le dual screen d'Asus

Tout est en place maintenant :

  • Les terminaux sont bien au point ;
  • Il y a suffisamment de contenu pour lancer vraiment l’offre.

On peut dire qu’il y a complémentarité entre les deux univers (papier / ebook), je pense que d’ici quelques années, le papier sera un peu ce qu’est la photo argentique aujourd’hui : un souvenir plein de nostalgie.

Cette mutation va faire a l’évidence de gros ravages, dans l’industrie du papier, déjà pas trop en forme.

Mais je pense également que ce changement va prendre du temps, et qu’on va vivre pas mal d’années avec les deux formats. Pourquoi ? Principalement parce que la culture du papier ne se remplace pas comme ça… et qu’il faudra peut être attendre une génération pour faire la bascule complète.

Bon, ne répétez pas ce que je viens de dire, autour de moi, il y a pas mal de gros lecteurs, qui trouvent mes propos hérétiques…

Au fait, vous pensez que cette analyse a échappé à Steve Jobs ? Ah le eBook d’apple, annoncé en 2010, il va être beau ! (pas difficile en tout cas de faire mieux qu’Amazon 😉 ).

4 commentaires

  1. Bonjour,

    J’ai toujours adoré les outils et gadgets électroniques, mais là j’ai vraiment du mal à adhérer. Ne plus avoir de belles bibliothèques avec de beaux livres bien mis en valeur…le cap sera très difficile à passer.
    Par contre pour certains contenus, comme les magazines, pourquoi pas.
    Je me sens vieux en écrivant ça…j’ai 24 ans :-\

  2. j’attends le « livre universel »: un achat, tous les formats accessible – papier, fichier, en ligne.

    Je lis de nombreux textes longs en format électronique, romans, essais, récit journalistiques, livres professionnels. Mais j’aime les librairies, et j’aime aussi lire des livres papiers, c’est parfois pratique.

    Il me semble que seul les livres en licence libre offre un tel confort aujourd’hui (Comme les romans de Cory Doctorow, ou les essais de Lawrence Lessig)

    De manière plus stratégique, ;es ventes de ebooks ne vont cesser de croître, c’est une chose certaine.

    Nous avons passé un cap, comme l’article le signale bien. Ce n’est plus les échecs répétés des années 1999-2005

    Il manque peut-être encore une brique importante pour passer au réel raz-de-marée :

    l’abandon des DRM comme dans la musique, et, déjà, la Video à la Demande adulte (Dorcel).

    (En france, Eyrolles a abandonné les DRM sur sa plateforme ebook… et ils s’en disent satisfaits… alors même que son président défend publiquement les DRM sur les livres !!!???)

    Pour les livres aussi, les DRM gênent les consommateurs en limitant les appareils sur lesquels ils peuvent lire leurs livres — et l’affaire 1984/Kindle montre aussi qu’ils introduisent une rupture violente avec l’expérience d’achat des livres traditionnels. Ce qui peut-être un frein culturel à l’adoption.

    Quand à la coexistence des support, elle est assez raisonnable. Le livre papier reste une interface d’accès au texte légère et efficace, autonome, qui ne craint pas trop la lecture dans le bain (Si, si, c’est une demande réelle et récurrente des utilisateurs de Kindle.. cf. les pochettes étanches « pour Kindle » en vente sur Amazon !!)

  3. Oui, on est pour la plupart encore attaché au support papier… Mais nos enfants ?

    Sinon, complètement d’accord avec Julien : pas de DRM. Peut être que le papier bénéficiera des erreurs de la musique ?

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