On peut lire, ici ou là, que le prix est pratiquement le seul terrain de bataille sur Internet.

Les arguments :

  • Sur Internet, pour comparer les offres, on n’a pas besoin de se déplacer ;
  • Les moteurs de comparaison de prix poussent dans ce sens, et mettent en avant (normalement ;) ) les marchands les moins chers.

Bien entendu, tout cela est parfaitement exact.

Ainsi, pour la plupart des très grands sites marchands, si le chiffre d’affaires est au rendez vous, la marge est soit très faible, soit négative.

Sur ce point, attention à ne pas tirer de conclusions trop hatives : je me rappelle que, dans les années 2000, on rigolais sur le dos d’Amazon, drôle de société qui perdait d’autant plus d’argent qu’elle avait de commandes ! Et bien, cette stratégie a payé, on connait la suite, et la position de leader incontesté d’Amazon, leader mondial du e-commerce.

Donc, le prix serait le seul terrain de bataille ?

Je ne le pense pas.

contrairement à pas mal d’idées reçues, je pense que les clients sont pas mal attachés au marchand.

Oh, bien sur, il y aura toujours une frange d’irréductibles qui iront chercher le produit le moins cher possible.

Mais pour la plupart d’entre nous, une fois la relation de confiance établie avec un marchand, on n’ira pas forcément chercher à gagner quelques euros en étant infidèle.

Évidement, tout tient sur l’établissement de cette relation de confiance. Et une telle relation se construit avec un vrai investissement, qui va bien entendu bien au delà d’un programme marketing…

Premier axe donc, fidéliser les clients, en apportant un service impeccable, et pourquoi pas innovant, permettant de fidéliser les clients.

Deuxième axe : vendre des produits différents, des produits qu’on ne trouve pas ailleurs.

Troisième axe : se différentier au niveau du service. Cette différentiation au niveau du service doit se décliner en fonction du marché, du produit. On peut par exemple citer la personnalisation du produit (graver un nom, choisir les couleurs ou les motifs, …).

Un ami (hello Hervé) me disais que pour lui, le prix était le dernier refuge pour le marketing : c’est quand on a tout épuisé, qu’on n’a plus d’idée qu’on doit se battre sur les prix.

Donc, non, je ne pense pas qu’en règle général le prix soit le seul terrain de bataille. Et c’est tant mieux !