Présenter un projet de startup sur Dailymotion, ça vous semble un bon deal ?

Vous avez surement vu, la proposition de Pierre Chappaz, qui lance un concours, en vue de sélectionner et d’aider un projet de startup, en utilisant la vidéo comme vecteur.

Pas de business plan compliqué : il suffit juste de présenter son projet en deux minutes sur dailymotion.

Vous allez le faire vous ?

Je trouve l’idée sympatique, je suis convaincu que Pierre est sincère. De temps à autres, j’irais surement voir les vidéos des projets : c’est toujours intéressant d’être à l’écoute des idées des autres…

Mais personnellement, je n’irais pas utiliser un tel concours pour un de mes projets.

OK, c’est très bien de parler de son projet, de le confronter aux uns et aux autres… mais dans des rendez vous en face à face, pas en public !

De tels projets sont nécessairement très “amont”, et donc avec peu de barrière à l’entrée.

L’autre acteur de la vidéo pour le e-commerce : VideoMark

Logo Videomark

VideoMark est positionné, comme Brainsonic, sur le marché de la vidéo, comme support pour la vente sur Internet.

Concurrent à Brainsonic alors ?

Non, car l’approche de VideoMark est très différente :

VideoMark est spécialisé dans la production et la mise en ligne de vidéo pour présenter des produits.

Présentation d'une cafetière, via l'outil Videomark

En fait, via Videomark, la présentation du produit est un espace complet, avec des onglets (fiche technique, …), et une vidéo, bien entendu, mais chapitrée : l’Internaute peut aller directement sur le thème qui l’intéresse.

La stratégie de Videomark est également très différente : VideoMark prospecte directement les entreprises qui fabriquent les produits, pour qu’elles produisent une “présentation produit videomark”. Ensuite, cette présentation pourra être intégrée par les e-marchands dans les pages produits des sites marchands.

Pour le “business model”, j’ai bien compris qu’il y avait du paiement au clic (le marchand paye au clic à VideoMark ?), mais je n’ai pas plus de détails, il faudra que j’en reparle avec les fondateurs…

Zilok : place de marché de la location

J’ai reçu un mail, hier, de Thibaud Elzière, m’annonçant la sortie de Zilok.

J’en reçois forcément pas mal, de tels mails… Pourquoi celui-ci a-t-il retenu mon attention ?

Des petits détails : le mail était personnalisé (”Bonjour François”), et bien tourné.

Donc, je suis allé voir :

Copie d'écran de la page d'accueil de Zilok

Zilok est donc une place de marché, mettant en relation des personnes qui souhaitent proposer des équipements en location, et des personnes qui souhaitent louer ces équipements.

A la différence d’un eBay, il doit y avoir une proximité physique entre celui qui met ses équipements en location et celui qui loue.

C’est bien pour ça que le système utilise intelligemment un mashup avec Google Maps :

Mashup Zilok & Google Maps

Une fois qu’on a rentré son adresse et le produit que l’on cherche, Zilok affiche sur la carte un “pins” par objet à louer, avec donc l’emplacement.

Le business modèle est un peu le même que celui d’eBay : Zilok prend une commission pour la mise en ligne de produits et sur les transactions. Pour lancer la machine, le service est gratuit pour l’instant.

Le service vient tout juste d’ouvrir. A voir comment les Internautes vont se l’approprier…

  • Les professionnels de la location vont-ils utiliser ce service ?
  • Le grand public va-t-il se mettre à louer ses équipements ?
  • Une fois que les personnes sont en relation, n’y a-t-il pas un risque pour que les locations suivantes se fasse “off line”, sans passer par Zilok donc ?

En tout cas, j’ai été impressionné par le service, qui démontre une très grande maturité de la part de son concepteur : le service est clair, bien expliqué. L’ergonomie du site est vraiment travaillée. Bien sûr, il y a encore du travail…

Alors, bonne route à Zilok !

Brainsonic, la vidéo au service du e-commerce

Jean Louis Benard, CEO Brainsonic
Vous connaissez Jean Louis Benard ?

C’est le patron de Brainsonic, société spécialisée dans le “Rich Media” en général, et dans la production et la mise en ligne de vidéo pour les e-marchands en particulier.

Bien avant tout le monde, Jean Louis a eu l’idée que la vidéo allait envahir le Web, et que ce média allait représenter un enjeu clé pour tout plein de monde.

Concrètement, si vous êtes marchand, et que vous souhaitez vendre plus, en proposant des sites avec de la vidéo, ou des services “riches”, Brainsonic peut vous aider : ils savent tourner les vidéos, les monter, puis les mettre en ligne sur leurs serveurs, et vous aider à intégrer ces nouveaux services sur votre site.

Elle est pas belle la vie ?

Et si vous n’êtes pas convaincu par l’impact de la vidéo sur les ventes, je vous conseille vivement la lecture de l’excellent livre blanc écrit par Jean Louis sur le sujet.

Et si vous ne le lisez pas, je vous en reparlerai de toute façon ;)

Video & e-commerce : Pixmania enregistre les avis des consommateurs

J’en ai entendu parler lors de la convention e-commerce, ou plus précisément en regardant les vidéos des présentations (merci Brainsonic) : Pixmania propose à ses clients de laisser des commentaires vidéos.

Pour motiver les utilisateurs, Pixmania propose même un concours :

Image du concours, proposé par Pixmania, pour encourager les utilisateurs à laisser un avis vidéo. Le prix, un camescope

Mais comment peut-on enregistrer son message vidéo ?

Via la webcam et un enregistreur intégré dans un élément Flash.

Mais comme Flash n’a pas accès aux ressources du PC (disque dur, video, micro, …), il doit commencer par demander l’autorisation à l’utilisateur :

Demande d'autorisation pour utiliser la webcam

Une fois cette étape passée, on peut enregistrer son message.

L’enregistrement se fait en plusieurs “chapitres” :

  1. Avantages
  2. Inconvénients
  3. Services Pixmania

En pleine captude de video

On sent bien qu’il y a eu une vraie recherche d’ergonomie pour simplifier la vie de l’internaute : peu de boutons, des choix simples, des étapes claires…

Après avoir enregistré son message video, on peut théoriquement le revoir pour le valider (ou recommencer). Dans la pratique, je n’ai jamais réussi à revoir un message…

Alors, vraie ou fausse bonne idée ?

A suivre en tout cas.

Flash pour voyager plus loin

Adobe en est certain, demain, les applications Web en général et e-commerce en particulier seront rich-media (et pour Adobe, si possible grâce à la techno Flash).

Mais en quoi le rich-media peut permettre de vendre mieux ?

Une idée, mise en oeuvre par Air New Zealand, c’est de montrer, sur une carte du monde, jusqu’où on peut aller, en fonction du budget dont on dispose :

How far

A tester ici.

(Merci Yves)

Ballade et rencontre virtuelle

Le Widget “MyBlogLog” est à mon sens une vraie trouvaille.

Cela ajoute une réelle dimension humaine au Blog : “tiens, machin est passé par là, …”. Cela augmente les “liens” entre les blogs.

Exemple : ce matin, en “furetant de liens en liens”, je suis tombé sur le blog de NemStudio.

Quelques minutes après, Michael ajoute un commentaire à mon billet précédent. Michael ? C’est justement l’auteur du blog NemStudio.

Hazards ? Je ne crois pas, je crois plutôt à l’une des vertue de la BlogRoll, également installée sur le blog de Michael. Il a vu ma trombine sur son blog, a dû cliquer sur le lien pour voir mon blog, et voilà, la rencontre virtuelle est faite.

Maintenant, comment transposer cette “vie” dans les sites marchands ?

On trouve bien des gadgets comme Weblin :

Avatars Weblin

Cette application permet d’avoir son Avatar en bas du navigateur, de voir et de discuter avec les avatars des autres “passants”.

Mais pour ce genre d’application, la “masse critique” est fondamentale : ce qui fait le succès de MyBlogLog, c’est son taux d’adoption élevé. Weblin n’a pas, à mon sens, atteint ce stade. Et puis, le mécanisme est peut être beaucoup trop proche du réel pour être réellement adapté au Web : “je trouve intéressant de savoir que machin est passé par là” mais pas forcément que “machin est là, en même temps que moi”…

A mon avis, encore un sujet où il y a des choses à inventer !

(weblin via Philippe)

Interruption Marketing versus Permission Marketing ?

Je suis donc en train de lire « Permission Marketing ».

Je n’ai pas tout à fait fini, mais voici, à chaud, ce que j’en retire.

Seth Godin oppose deux types de marketing : l’interuption marketing et le permission marketing.

L’interruption marketing

C’est la pub telle qu’on la connaît, partout, tout le temps : les pubs à la télé, dans les journaux, sur Internet, sur les murs…

On (consommateurs, cible) ne nous demande pas notre avis, on est passif, et les publicitaires cherchent à nous « prendre » notre temps, pour pousser un produit, une offre.

Ces méthodes ont fait leurs preuves, et les dépenses marketing de ce type représentent des sommes colossales (réalisation de clips, diffusion « prime time », …), avec de vrais résultats.

Forcément, c’est l’escalade, car notre temps et notre « espace cerveau disponible » est limité : on assiste donc à une surenchère de moyens, sans avoir une surenchère de résultats.

Le permission marketing

Le permission Marketing, c’est un peu l’opposé de l’interruption marketing.

Dans le cadre du permission marketing, le client a exprimé son intérêt pour un produit, un service. Il est donc dans une démarche positive, choisie. Il est acteur de la relation.

Exemples ? La carte à “miles” des companies aériennes. Cet outils de fidélisation offre un tel intérêt pour le client, que celui-ci est directement motivé pour venir chercher le service de cette carte (service internet pour suivre les points, bien entrer le numéro de carte quand on fait un achat, …).

Pour que le permission marketing soit performant, il est fondamental d’avoir une relation personnalisée avec le client.

C’est évidement là qu’Internet et les outils informatiques jouent un rôle clé. Ils permettent de viser une relation extrêmement personnalisée, en masse, en automatisant le “profiling”.

Une autre façon de comparer ces méthodes marketing, c’est de comparer une prospection “à froid”, sur des prospects qui ne connaissent pas le produit (c’est donc la recherche de nouveaux clients) et la “culture” de clients déjà acquis (vendre plus aux clients déjà conquis).

Les deux méthodes sont naturellement complémentaires, avec un bon vieux “interruption marketing” pour démarrer et avoir des clients, puis du “permission marketing” ensuite, pour cultiver la base des clients.

A ce stade, je pense que le permission marketing réussi, vécu par le client comme une relation riche, personnalisée, n’est pas encore bien aboutie. Si le vecteur de communication de ce marketing est le mail, on est face au problème du spam (plus de 90% des mails mondiaux je crois ?).

Bon, j’en suis au 3/4 du livre… Je vous en reparlerais sans doute !

Du rock dans les présentations

Animoto permet de faire des présentations avec du peps :

(via chrisbrogan.com)

Hypnotique !

SimpleSpark est un répertoire de service WEB 2.0.

Ils viennent de mettre en ligne cette vidéo, un peu “hypnotique” qui présente l’ensemble des logos des services Web 2.0 identifiés :

(via ReadWriteWeb)