Le sens du détail, mis en œuvre par Firefox 3

La nouvelle version de firefox est nettement mieux intégrée dans la charte de chaque OS.

Sur Mac, l’interface reprend l’effet “acier brossé” du meilleur gout.

J’en parlais dans mon billet précédent, dans une bonne interface, il faut différencier, pour le même bouton, plusieurs états : repos, quand la souris passe dessus, et quand on a cliqué.

Voici les trois états, proposés par Firefox, pour le même bouton :

Bouton sur la barre Firefox 3, et ses 3 états

Et le curseur tournant pour attendre l’affichage ? Sur Firefox, il est mis en œuvre à plusieurs endroit : sur l’onglet en cours de chargement et à droite de la barre d’adresse.

Sur une interface Web, on peut positionner ce curseur dans le bouton, mais il y a bien sûr d’autres options possibles.

L’importance du détail pour les interfaces

La qualité d’un site passe par multitude de détails.

Des détails ?

Des détails qui impactent directement le taux de transformation du site. Des détails qui pèsent lourd donc !

Exemple : les boutons.

En premier lieu, le bouton doit avoir une forme sans équivoque, qui sera reconnu par l’Internaute comme un élément appelant le clic.

Un bouton bien clair : on veut cliquer dessus !

La couleur ressort bien du contexte, le libellé est clair. L’effet relief rajoute l’envie de cliquer.

En deuxième point, il me semble qu’on apporte un signal encore plus clair et “incitatif” en changeant la couleur ou la forme du bouton au survol de celui-ci par la souris :

Bouton Up (exemple d'Amazon)

Bouton Down (exemple d'Amazon)

(exemple extrait d’Amazon)

C’est bon ? Oui, mais je pense qu’on va aller dans un avenir proche un cran plus loin.

Je pense en effet qu’on pourrait améliorer l’expérience utilisateur en lui signifiant clairement, après le clic, qu’on a bien pris en compte sa demande.

En effet, le temps de traitement, qui suit le clic, est très variable, en fonction du débit de l’internaute, de l’engorgement du réseau, du taux de charge du serveur, …

Donc, il faut faire patienter l’internaute.

L’interface gagnerait en clarté si, après le clic, un signal visuel indiquait à l’internaute que sa commande est en cours de traitement. On pourrait par exemple ajouter sur le bouton, qui devrait être avoir un code couleur pour signifier que l’utilisateur a bien validé l’option, une animation représentant l’attente, dans le genre :

Représentation de l'attente

Je ne crois pas qu’on puisse faire ça en html / css standard. Il faut un brin de Javascript.

Je n’ai pas vu de site mettant ça en oeuvre (le dernier point je veux dire). Et vous ?

Réfléxions sur l’avenir du droit d’auteur

J’ai regardé l’émission suivante :


Steal This Film II - FR from Nicolas Cynober on Vimeo.

En résumé (le documentaire fait quand même 45 minutes !), le message, c’est que :

  • On est en train de vivre la fin du droit d’auteur, tel qu’on l’a connu ;
  • On ne peut pas empêcher les échanges, c’est trop lié à la technologie Internet, et trop lié à nos gènes. “C’est comme chercher à arrêter de l’eau avec les mains” ;
  • “La musique n’a pas commencé avec le phonographe et ne va pas se terminer avec le Peer 2 Peer” ;
  • C’est la fin de la production de masse et l’avènement de la production UGC.

Je suis en phase avec certains éléments. Je pense en effet que les technologies actuelles rendent la copie “sans perte” trop facile. Avec une carte SD de 16 Go…

Je ne suis par contre pas d’accord avec la fin de ce documentaire. Je ne pense pas qu’on soit tous des artistes. C’est pas parce qu’on tient un blog qu’on est Proust, et c’est pas parce qu’on mix des morceaux qu’on a du talent.

Je trouve très bien que chacun puisse s’amuser, créer, échanger, mais cela ne fait pas de nous de grands artistes.

De tous temps, les artistes ont du trouver des moyens pour gagner leur vie, à partir de leurs créations artistiques. Il faudra trouver le business model adapté à l’aire du peer 2 peer.

(via Kelblog)

Enrichir la page produit avec une fonction Q&A ?

(Q&A : Question & Answer)

BazaarVoice propose un module, qu’on insère dans les fiches produits, de questions / réponses.

On comprend bien l’idée, d’enrichir la page produit avec des discussions, alimentées par les consommateurs et internautes de passage.

J’ai cherché des sites marchands, utilisant cette fonction.

J’ai en particulier trouvé CompUSA :

CompUSA

Un petit zoom sur la fonction Q&A :

CompUSA / Q&A

A mon sens, un tel module n’a d’intérêt qu’à partir d’un certain niveau d’audience.

Autre remarque : il est à mon avis important de jouer la transparence de la part du marchand. Si la réponse est écrite par l’équipe interne, il faut le dire, et ne pas “faire semblant d’être un client”.

Un tel module pourrait également avoir de l’intérêt sur d’autres pages que les pages produits (conditions de garantie, …).

Liens entre les moteurs de shopping et les réseaux sociaux

Avez vous vu les icônes, sur les fiches produits de Twenga ?

FaceBook & Myspace sur Twenga

J’ai essayé les deux, Facebook et MySpace (sans grand succès je dois dire).

Concrètement, l’idée est la suivante : mettre les produits que je recommande, que j’aime, ou que je veux, dans mon profil, sur un réseau social.

Pour Twenga, le gain est évident : l’idée est d’utiliser les réseaux sociaux pour multiplier les “points de ventes” : présenter les produits partout, directement dans les pages perso des membres. Si “l’ami d’un ami” voit le produit, et l’achète via la vignette Twenga, Twenga empoche les revenus liés à l’affiliation.

L’idée de brancher sur les réseaux sociaux existants est une bonne idée.

Toute la question sera ensuite dans la qualité de l’intégration : ça doit marcher, bien marcher, de manière simple, avec les quelques fonctions sympatiques permettant de rendre ce service intéressant (ajouter un commentaire par exemple).

Il reste du travail…

Pour en savoir plus sur les liens entre les réseaux sociaux et le e-commerce.

Premier retour du p’tit dej’ sur les réseaux sociaux et le e-commerce

Pas mal de monde pour le petit dej’ de ce matin, sur un sujet passionnant.

Voici ma présentation :

Quelques infos, récupérées au fil des discussions :

  • Penser au business model basé sur les micro paiements.
  • Ne pas se laisser “hypnotiser” par FaceBook, il y a beaucoup, beaucoup de réseaux sociaux.

Réseaux sociaux, e-commerce & petits déjeuners

Les réseaux sociaux, vous connaissez ?

Facebook, Myspace, LinkedIn, Twitter, ça vous dit quelque chose ?

Les réseaux sociaux n’ont pas attendu Internet pour exister, mais Internet est un formidable levier pour ces réseaux. La montée fulgurante de Facebook est là pour nous le rappeler si on en doutait.

Maintenant, quels sont les liens entre ces services et le e-commerce ?

Les sites marchands peuvent ils utiliser ces services pour faire plus de business, ou pour mieux se différentier des concurrents ?

Peut on mettre en place son propre réseau social dans son site ?

Avec Laurent, on va tenter de répondre à toutes ces questions, et bien d’autres, lors de notre petit déjeuner de mardi prochain (Mardi 15 donc).

Il reste quelques places…

Pour avoir le programme, c’est par ici.

Pour s’inscrire, c’est par là.

Logo de la Fevad, notre sponsor

L’âne gourmet ouvre ses portes

L’ami Serge vient d’ouvrir sa boutique en ligne :

L'âne Gourmet en image

Au menu, un moteur prédictif, comme sur le site d’Apple :

Moteur prédictif

Et une carte interactive :

L'âne Gourmet en image avec une carte de france interactive.

Longue vie à l’âne !

Live from OnAir

Je m’étais inscrit à la journée OnAir de Paris.Le monde est tout petit, c’est l’occasion de croiser Fred, Olivier Ezratty, Christophe Lauer

La présentation était réalisée par toute l’équipe d’évangélistes Adobe : Mike Chambers, Rayan Stewart, …

AIR, c’est la solution d’Adobe, pour “sortir du navigateur” et avoir des applications qui tournent directement sur le bureau de nos ordinateurs, avec une vrai logique multi-cible (PC, Mac, Linux).

Bon, faut le dire, cette journée est “terriblement” technique !

J’en parlais avec Christophe Lauer, évangéliste microsoft sur les technos Sylverlight, c’est marrant comment Microsoft qui a un background technique fait tout pour draguer les designer, en faisant des présentations ou la programmation est plutôt caché, alors qu’Adobe, qui vient plus du monde des designers, fait des présentations super techniques (on a vu des lignes de commandes ;) ).

Autre point vraiment intéressant : les logos des premiers utilisateurs : Salesforce.com, SAP, …

Comme évoqué dans ce billet sur RichCommerce, la logique AIR prend tout son sens pour certains éditeurs, c’est un retour de balancier après une période “full web”.

L’approche AIR est une vrai alternative, pour développer plutôt simplement une application ayant une interface nickel, qui tournera sur toutes les machines, et qui sera assez simple à déployer.

A ce titre, Adobe joue relativement seul sur ce terrain : Java n’est pas aussi simple et Microsoft n’a pas d’alternative (WPF n’est pas multi-OS et Sylverlight ne sort pas du navigateur).

L’après Google

Nous vivons sous l’aire Google.

C’est une domination absolue !

Google est LE moteur de recherche mondial pour Internet.

Et comme sur Internet, on trouve tout… à condition de savoir à quelle adresse, la fonction de recherche est devenue complètement centrale, au cœur de nos comportements d’Internautes.

Ainsi, pour un marchand, Google représente en général largement plus de la moitié du chiffre d’affaires.

Google a ensuite mis en place sa plate forme de publicité : Adwords.

Adwords est LA plate forme de publicité sur Internet. L’entreprise qui souhaite faire de la publicité achète des mots clés, et associe des annonces à ces mots clés, les annonces contenant un lien vers le site de l’entreprise.

Google se charge de pousser ces annonces, dans les “bonnes pages” : sur les pages d’affichage des résultats de la recherche, ou sur des pages intégrant le programme de publicité Google (Adsense).

Ces trois briques sont complètement imbriquées. Le moteur de recherche est la racine de tout. Adwords et Adsense utilisent les connaissances du moteur de recherche pour proposer des publicités extrêmement contextualisées.

Mais vous savez sans doute tout ça. J’en reparle juste pour “reposer le décor”.

Cette domination absolue ne peut pas durer éternellement.

D’abord, elle est trop dangereuse. Sur Internet comme dans n’importe quelle industrie, il n’est pas sain qu’un seul acteur ait une domination aussi forte. On s’en rend compte par exemple lors des censures liées à la Chine et au Tibet.

Et puis, le contexte évolue. C’est la vie des entreprises.

Alors, quels sont les évolutions, les changements qui peuvent déstabiliser Google, et permettre l’émergence de solutions alternatives ?

On peut tout d’abord imaginer que les lois anti-trust interviennent, comme elles sont par exemple intervenues, dans les années 80, pour démanteler AT&T.

Mais comment découper Google ?

L’activité de recherche, sans la fonction publicité, ne rapporte rien…

On pourrait imaginer imposer ce découpage (moteur de recherche / moteur de publicité) avec des API publiques et des contrats entre les entités. L’avantage de cette découpe est qu’elle permettrait, théoriquement, l’émergence d’autres moteurs de publicités, utilisant les bases d’index du moteur de recherche de Google.

L’autre évènement, qui pourrait modifier la donne, vient de l’évolution constante du Web.

Le modèle “page HTML avec des liens” sur lequel est entièrement bâti Google commence à vieillir.

Le Web devient interactif, richmedia.

Aujourd’hui, la solution passe par du déclaratif. On met des applications richmedia en ligne, et en parallèle, si on veut avoir un minimum de référencement sur Google, on met en ligne des données adaptées à Google.

C’est nécessairement une solution de transition, un plâtre provisoire.

Des solutions mieux adaptées aux contenus richmedia et aux applications en lignes vont nécessairement émerger.

Google pourra-t-il s’adapter à ces nouveaux modèles, en rupture avec son “Page Rank” ? Difficile pour Google, quand tout le business model est basé dessus…

D’autres acteurs pourront- ils créer des solutions crédibles ? Quels sont les investissements nécessaires pour atteindre la masse critique minimum ? L’intelligence de Google, à ses débuts, est d’avoir pris en compte, dès le début, l’ensemble de la problématique : pas simplement l’algorithme de recherche, mais également le problème lié au volume.