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Microsoft Office 365 – L’offre SAAS de Microsoft, où comment réussir en se tirant une balle dans le pied ?

Quel titre, ça faisait longtemps que j’avais pas écrit un titre fleuve 😉

Bon, Microsoft se prépare donc à sortir son offre Office « on the cloud » : Office 365.

On se dit, c’est pas compliqué, les services en lignes se développent, ils ont bien raison d’y aller.

Oui bien sûr, sauf que… sauf que, Office représente une bonne partie des revenus de Microsoft.

Donc, pour Microsoft, il s’agit ni plus ni moins que de tuer une partie de ses revenus.

Il s’agit d’une rupture majeure pour microsoft.

Ils n’avaient pas le choix, mais comme cela doit être douloureux…

Et puis, la question n’est pas (plus) d’y aller ou non, la question, c’est réussir, ou pas !

Et pour réussir, il faut proposer un service meilleur que ses concurrents.

C’est là que ça va pas être facile… Parce que, dans ce type de situation, il y a toujours un gars pour dire :

On va pas mettre cette fonction dans cette offre, de manière à ce que les utilisateurs aient plutôt intérêt à acheter la version classique d’Office

C’est ce genre de posture qui tue la réussite de ce genre d’aventure. L’avenir dira si Microsoft va réussir ce challenge. A suivre de très près bien sûr !

C’est une problèmétique qui me passionne : la stratégie des entreprises, et leur capacité à franchir des étapes clés, des ruptures fortes.

Et c’est bien en lien avec le e-commerce : pour pas mal de boite, le e-commerce, c’est une rupture, un virage à savoir négocier.

Interview d’Eric Abensur, PDG de Venda

Venda est une solution de e-commerce, basée en Uk.

J’avais déjà croisé Eric, sur un appel d’offre.

Eric nous parle de sa solution, et son actualité.

Activité très chargée !

En particulier, pointe d’activité pour aider les clients à préparer les fêtes, et augmenter leur chiffre d’affaires

C’est au cœur de la promesse de Venda !

Venda a aujourd’hui une centaine de clients, dont des marques prestigieuses.

Tous les clients partagent la plateforme et la même version du logiciel.

Avantage : une seule modification est directement exploitée par l’ensemble des clients !

Les clients ont des coûts mutualités : l’économie d’échelle très importante.

Cela n’empêche pas certains sites d’aller très loin dans la personnalisation.

Les clients gèrent le site : animation commercial, marketing. Venda s’occupe « du reste », les aspects techniques.

Au niveau contrat, l’offre de Venda est structurée de la manière suivante :

  • Les clients signent un contrat de 3 ans
  • Il n’y a pas de frais de setup
  • Les clients payent un loyer mensuel, de 7000 €
  • Ils payent en plus un frais fixe à la transaction, de 0,2 € par transaction

Le business modèle de Venda est donc lié à l’activité commerciale du site, pas à son chiffre d’affaires, et c’est très innovant.

Naturellement, plus le nombre de transactions augmente, et plus le coût à la transaction baisse.

L’offre est 100% SAAS.

Comment se déroule un projet type ?

  • Après signature du contrat, analyse avec un chef de projet Venda. C’est payé par le contrat standard. Le travail va consister à analyser le besoin, et voir comment « piocher » dans les fonctions de Venda pour traiter les besoins.
  • Deuxième activité : définir la structure du site et le look & feel. Là encore, c’est prévu d’origine par le contrat. Maintenant, rien n’empêche le client de travailler avec son propre designer.
  • Enfin, il faut analyser les liens entre Venda et les autres brique du système : PIM, CRM, …
  • A partir de toutes ces informations, un cahier des charges complet est envoyé aux équipes de Benkok, qui vont réalisées l’ensemble de l’intégration.
  • Un projet standard est réalisé entre 5 à 6 mois.

Au niveau des extensions, Venda travaille de deux manières :
Soit l’extension est intégrée dans l’offre, en marque blanche, soit le branchement est réalisé pour un client particulier, en utilisant les API de Venda.

Exemple d’extensions intégrées : Avail Intelligence, Locata (pour le search), Perigee (pour le PIM), …

Développements en cours : offrir une version mobile des sites

Autres axes de développements sratégiques :

1) E-commerce sur Facebook, avec la possibilité de réaliser des ventes flash directement intégrées dans Facebook. Venda ne souhaite pas intégrer le paiement, qui doit rester sur un site complètement sécurisé.

2) Evolution pour intégrer les besoins du multi-canal, qui correspond à plus de 60% des demandes des clients.

Wizishop sort une nouvelle version

Wizishop est une solution pour mettre en ligne et gérer sa boutique en mode SAAS.

L’une des originalité de Wizishop, c’est que le prix à payer pour sa boutique est lié au chiffre d’affaires réalisé par la boutique.

Autrement dit, au démarrage, ça ne coute… rien.

Bon, il faudra quand même prévoir quelques frais pour ajuster la boutique à vos souhaits.

D’ailleurs, à ce sujet, justement, la nouvelle version de Wizishop permet d’aller plus loin dans la personnalisation de l’interface.

Autre nouveauté, Wizishop sort une application iphone, pour gérer sa boutique.

A ce sujet, vos clients pourront acheter depuis l’iPhone : la boutique s’adapte au terminal.

Vous pouvez donc gérer votre boutique en mobilité !

Wizishop existe depuis plus de deux ans, et opère 700 boutiques.

Demandware en France

demandware a donc ouvert en France.

Ils réalisent déjà une bonne part de leur chiffre d’affaires hors des US (pls de 30%), mais principalement en Allemagne et en Angleterre. Il était donc temps de corriger le tir.

La stratégie de Demandware est de venir en direct. Il y a donc une société Demandware SA, dirigée par William Tamaloust.

Cette entreprise aura sa propre force de vente, avant vente, et support après vente.

Demandware est une solution à suivre de très près : c’est une solution réellement innovante, qui a fait ses preuves auprès de très belles références.

La solution est étonnante, je ne connais pas d’équivalent.

D’abord, elle est « full SAAS ».

C’est donc Demandware qui héberge la solution, et garantit tant les opérations quotidiennes que les mises à jours.

Mais, et c’est là la véritable innovation, la solution est complètement personnalisable !

Je ne parle pas d’un simple paramétrage, via un back office. Demandware propose nativement des API complètes  et un studio (dérivé d’Eclipse), pour étendre et adapter Demandware à tous les besoins spécifiques.

Inspiré par Salesforce, la solution peut également être étendue, via ses mêmes API, par des éditeurs tiers (place de marché de composants complémentaires).

J’ai passé un bon bout de temps avec les équipes, et j’ai pu jouer avec tout ça : réellement bluffant !

A suivre, je vous dit !

Autres articles sur le sujet :

Amazon – La boucle est bouclée

Amazon, vous connaissez bien sûr la boutique, les boutiques.

Vous savez également qu’ils ont bien ouvert le modèle, en inventant (enfin je crois) la notion de place de marché, pour compléter le catalogue avec les produits de vendeurs tiers.

Dans le même temps, Amazon a monté un « légo », avec une vision très orienté : SAAS et légo.

Aujourd’hui, Amazon vient de lancer son offre permettant aux marchands de lancer leur boutique en s’appuyant sur la techno Amazon : Amazon Webstore.

L’offre est la suivante :

Donc, trois modèles.

Deuxième modèle, on monte son site, et la vente est réalisée sur le site d’Amazon. C’est donc un modèle proche de la place de marché du site Amazon, avec en plus la possibilité d’avoir un espace marchand propre. Dans ce premier modèle, la logistique est réalisée par Amazon. On doit donc laisser Amazon gérer les stocks.

Deuxième modèle, on vend également sur amazon, mais en gérant sa logistique. On est toujours en alimentation de la place de marché donc.

Troisième modèle, le site ne vend pas sur Amazon.

Heu, vous avez vu les prix ? De 10 à 25 $ par mois, plus une commission. Pas de frais de setup… Bref, les prix sont très agressifs !

Le site présente déjà quelques références, comme Samsonite :

Cette annonce est à suivre de très près, parce que c’est Amazon derrière…

Nouveau très beau site avec Demandware

Demandware se développe bien… Mais pas encore en France.

Ils viennent de mettre en ligne le site Mirapodo.de, site de vente de chaussures du groupe Otto :

Je ne peux juger que sur la partie visible, le Front, mais ce que j’ai vu est vraiment très très bien :

  • Moteur de recherche avec suggestions,
  • Résultats très rapides et bien mis en scènes,
  • Navigation à facettes, bien adaptées au produit (couleur, marque, taille, prix, … plus pleins d’autres que je ne comprends pas, parce que c’est en Allemand 😉 ),

La fiche produit est un modèle de « bonnes pratiques » :

  • Zoom automatique, au survol de l’image
  • Changement automatique des photos, au survol des imagettes
  • Mécanisme pour choisir les couleurs et les tailles très bien fait, ou l’on voit bien les choix, ce qui est en stock (les options qui ne sont pas en stocks apparaissent grisées), et le visuel principal qui change, là encore, au survol de l’imagette ;
  • Et enfin, une zone vente, à droite, avec toutes les infos pour l’achat, et un bouton d’achat bien incitatif.

Les menus sont également un modèle du genre :

Ils sont très clairs, avec un code couleur discret et de bon gout…

Sur les pages vignettes, petit détail sympathique : on peut voir la chaussure sous tous les angles, en déplaçant la souris !

Bref, un site très bien fait donc.

Ah, j’aimerais bien voir le back office !

Autre article sur Demandware :

Le SAAS de demain avec Demandware

Demandware, vous ne connaissez peut être pas.

C’est parce que vous n’êtes pas aux US ;).

Demandware est une magnifique startup, qui propose une offre e-commerce SAAS aux grands comptes.

A l’origine, cette boite a été monté par un ex fondateur d’Intershop.

Cette offre n’est pas du tout présente en France… Mais je fais le pari que ça ne va pas durer.

Aux US, Demandware motorise des sites réalisant autour du milliard $ !

En europe, ils sont derrière http://www.neckermann.de par exemple.

Bon, c’est une solution pour les gros :

  • Ticket d’entrée autour de 300 000 $ ;
  • Mensualité à la performance, entre 2 et 3% du CA, avec un minimum de 30 000 $ mensuel. Le seuil est donc pour les boites réalisant 12 millions $ annuel.

Et c’est du « bien fait » : le client a une interface hyper puissante, avec la possibilité de modifier le site, avec un langage de script propriétaire mais, parait il, très puissant.

Bien sûr, tout est en place pour se brancher sur les systèmes d’informations des entreprises (logistique, ERP, …).

Le merchandising est juste hyper puissant, avec une mécanique de merchandising « one-to-one »…

Petite vidéo de présentation à voir :

Aux US, Demandware secoue fortement le marché, et taille des croupières aux plus gros acteurs de la place. A suivre de très très près donc.