La révolution en marche avec Skype sur l’iPhone

ça n’a l’air de rien, une application parmi tant d’autres…

Mais ce truc là, c’est quand même énorme !

C’est simplement la possibilité de téléphoner “gratuitement” en situation de mobilité, soit via le Wifi, soit surtout via la 3G !

Pour les opérateurs mobiles, c’est la fin du paiement des communications basé sur la durée et la distance de l’appel.

Alors, c’est sûr, la résistance des opérateurs sera grande. Ils maîtrisent les tuyaux, ils peuvent mettre des obstacles au passage de la voix sur IP…

Mais ça va “pousser de tous les côtés”, pour que ce type d’usage deviennent standard… Un peu comme si on voulait empêcher l’échange des fichiers mp3…

Vous voyez ce que je veux dire ?

Update

Petit complément, suite aux commentaires reçus.

Oui, bien sûr, cette version, installée sur l’iPhone actuel est bridée et on ne peut pas faire de la VoIP sur la 3G… Mais combien de temps tiendra une telle limite complètement artificielle ?

Le mobile 2.0…

Christophe organise depuis plusieurs années l’évènement Mobile 2.0.

Cette année, l’évènement à lieu le 10 et 11 Mars, au 12, Avenue Marceau – 75008 PARIS (AUDITORIUM PARIS CENTRE MARCEAU).

Cet évènement, c’est l’occasion de faire le point sur les évolutions des services mobiles, et de rencontrer pas mal de monde, actif sur ces sujets : opérateurs, constructeurs de terminaux, startups…

Tous les liens :

Au fait, j’anime une table ronde… Si vous y allez, on pourra donc se croiser.

Tout savoir sur le potentiel du m-commerce en chine ? Allez-y !

Mon ami Christophe Romei, Mr Services Mobile Himself, organise un voyage d’études en chine, pour voir sur place ce qui se passe au niveau du web mobile dans ce pays, ou les opérateurs comptent les client en … milliards.

Le programme

Dimanche | Arriver a Pekin, decouverte de Pekin, diner de bienvenue et presentation du programme par un consultant de +8*.

Lundi a vendredi | Rencontre des “movers & shakers” du mobile chinois

Rencontre de grands groupes, startups, entrepreneurs et expert

Mission entierement en francais accompagnee d’experts

Seminaire d’introduction au marche mobile chinois: Forces en presence, ecosystemes, entrepreneurs, modeles d’affaires. Revue du marche pour decrypter en expert le reste de la visite.

3 a 4 meetings par jour avec :

  • Operateurs mobiles (China Mobile, Orange)
  • Acteurs de l’Internet chinois (Tencent, Baidu, Sina, Alibaba,)
  • Services mobiles (Kongzhong, mInfo, 3G.cn, etc.)
  • Fabricants investisseurs et experts (Nokia, Microsoft, WI Harper, etc.)

Autres Activites planifiees

  • Mobile Monday! Participation au forum mobile le plus populaire au monde.
  • Rencontre d’investisseurs et d’experts du mobile en Chine
  • Panel d’utilisateurs | Discussion de validation en direct avec des utilisateurs mobiles
  • Debriefing quotien | Pour un decryptage plus efficace des rencontres

Cocktail de cloture | Soiree de reseautage avec l’ensemble des intervenants
Soiree culturelle
Samedi | Visite de la Grande Muraille et de la Cite Interdite.
Dimanche | Depart pour Paris

Pour tout savoir c’est par là !

Pour vous inscrire, c’est par ici !

Bon voyage ;)

Dis, Christophe, tu peux me trouver une petite place ;)

Quelques jours avec les applications sur l’iPhone

Cela fait maintenant quelques jours que j’utilise l’appStore, et voici un premier retour d’usage.

Tout d’abord, il faut dire qu’on trouve beaucoup d’applications, malgré la jeunesse du service, et sur a peu près tous les usages : utilitaires, jeux, communication, …

Les applications fragilisent un peu l’iPhone, et c’est normal : on installe pleins de logiciels, plus ou moins bien développés. Apple a beau tester une appli avant de la mettre sur l’AppStore, il ne peuvent pas tout tester, et laisse donc passer des applications buggés.

Les applications, en générale, ont plutôt une interface réussie, ce qui traduit bien le fait que l’environnement de développement proposé par Apple pour son iPhone donne un accès facile aux couches de présentation.

Autre point positif : les applications se mettent à jour automatiquement, via n’importe quel réseau (téléphonique, Wifi ou via iTunes et la synchro avec l’ordinateur).

La synchronisation, qui était très rapide avant, a du “plomb dans l’aile” et dure maintenant de longues minutes (apparemment corrigé depuis la dernière mise à jour du logiciel de l’iphone).

Autre point : aucune application que j’utilise n’exploite le push (le push, c’est recevoir de l’info, et mettre en avant cette info, sans que l’application soit active, et sans action de l’utilisateur. L’exemple le plus simple est le sms), pourtant présenté dans la keynote de Steve Jobs, et c’est bien dommage, car pour une application du type tweeter, facebook, ou encore pour un lecteur RSS, la fonction push est tout à fait fondamentale.
J’ai cru comprendre que cette fonction n’était pas encore disponible pour les développeurs, mais que ça viendrait bien vite maintenant.

Toujours est il que le bilan est très positif, et que j’attends avec impatience les nouvelles applications !

Pourquoi ni Nokia ni aucun opérateur mobile n’a l’équivalent de l’App Store ?

L’App Store, c’est la place de marché, mis en ligne par Apple, permettant :

  • Aux joyeux possesseurs d’iPhone d’installer des applications sur l’iPhone ;
  • Aux éditeurs de logiciels de distribuer leurs solutions.

Les logiciels sont soit gratuits, soit payants.

Si les logiciels sont payants, il y a partage des revenus, entre l’éditeur et Apple (je crois que la commission est de 30%). Rien pour l’opérateur donc…

Les logiciels bénéficient de la puissance de l’iPhone :

  • Puissance graphique, y compris 3D, et accès aux fonctions d’animations (type flash, mais pas en flash…) ;
  • Accès aux capteurs internes (accéléromètre et inclinaison) ;
  • Accès aux fonctions de communications (Wifi ou Edge/3G) ;
  • Accès au GPS interne ;
  • Accès à l’appareil photo interne ;

Les logiciels peuvent couvrir à peu près tous les usages :

  • Utilitaires ;
  • Jeux ;
  • Musique ;
  • …et très bientôt, tout pleins d’applications pour le e-commerce !

Je dois vous dire que je suis très impressionné par cette solution, qui fonctionne très bien, dès le début, avec déjà pleins de logiciels, dont certains sont très sympa.

Alors bien sûr il y a des réglages à faire (un jeu retiré ici ou d’autres limites montrées là), mais le bilan est à l’évidence très positif, et je suis près à prendre le pari que le succès sera au rendez-vous.

Ce qui est impressionnant, c’est qu’il n’y a pas l’équivalent, ni chez les opérateurs, ni chez d’autres constructeurs.

Pour les opérateurs, le principal problème vient du fait qu’ils commercialisent pleins de terminaux différents. Difficile dans ces conditions de proposer une plate forme avec des applications qui ne pourront pas fonctionner sur tous les terminaux.

Pour les constructeurs, il y a différents cas de figures, mais globalement, ils en sont loin :

  • Certains constructeurs font des terminaux qui n’ont pas de solution pour développer des applications (pas d’API).
  • D’autres (Motorola par exemple) font des terminaux avec tous les OS mobiles (Symbian, Linux, Windows Mobile). Résultat : ils ne font rien à fond.
  • Enfin il y a Nokia, plutôt avancé avec ces terminaux Symbian, mais qui n’a pas du tout pris le chemin pour développer une telle plate-forme.

Alors, pourquoi Apple a pu faire ça, et pourquoi les autres ne l’ont pas fait ?

Pour les opérateurs, on l’a vu : il aurait fallu faire un choix fort, de développer une telle infrastructure, sur un terminal donné. Un terminal ? Oui, mais lequel ?

Pour Nokia (puisque c’est le plus “crédible”), il n’ont pas fait ça parce qu’à mon sens, il se sont mit des “oeuilleres” en considérant que leurs clients sont avant tout les opérateurs.

Voilà, c’est là ou je voulais en venir : c’est un problème de paradigme et de culture d’entreprise !

L’avantage stratégique d’Apple, c’est d’avoir compris que le software est au coeur des nouveaux enjeux !

De mon point de vue, les autres éléments clés, pour Apple sont de :

  • Considèrer que ces clients, ce sont directement les utilisateurs et garde un lien très direct avec eux (Apple Store, e-commerce) ;
  • Laisser les logiciels, les applications tierces, prendre la place “qu’elles méritent” : on peut places ces applications ou l’on veut sur l’écran de l’iPhone, et si on veut, on peut tout à fait les mettre ‘devant’ les applications proposées par défaut par Apple.

Nokia rachète Symbian : analyse

Vous l’avez surement lu : Nokia rachète Symbian.

Symbian, c’est un OS plutôt orienté pour les mobiles. Pour la petite histoire, Symbian, à l’origine, c’est l’OS des Psion (si je me laisse aller, je vais vous parler de mon Psion 5mx : que c’est énervant que cette boite ait loupé le virage de la convergeance PDA / Mobile…).

Ce que je lis, c’est que Nokia aurait racheté Symbian pour réagir à Android.

Peut être…

Moi, aujourd’hui, celui qui m’impressionne, ce n’est pas Android mais Apple avec son iPhone.

J’entends déjà les objections :

  • Tu es un inconditionnel d’Apple,
  • L’iPhone est un truc de Geek, réservé à une poigné de parisiens branchés,

Sur le premier point, c’est un procès d’intention ( ;) ).

Sur le deuxième point, on verra, on verra… Quand les centaines d’applications vont débarquées sur l’iPhone, ça va faire mal… J’en fait le pari (qui veut jouer ?).

Android ? android n’est pas encore installé dans un mobile… et l’histoire à montré que c’était complètement différent, de faire un OS indépendamment du hard ou de faire un OS spécialisé pour un matériel donné.

C’est là toute la force d’Apple : ils maîtrise la chaîne complète (hard + soft), et peuvent ainsi avoir un OS plus léger et plus performant, parce que l’OS sait sur quoi il tourne : il ne doit pas avoir dix mille configurations…

Voilà, elle est là mon analyse :

Je pense que Nokia a (enfin) compris que pour augmenter la valeur de ses terminaux, il doit investir plus et mieux dans le logiciel.

Dans ce milieu, le logiciel, c’est le maillon faible, et depuis longtemps.

Motorola gère par exemple plusieurs OS (des terminaux linux, Windows Mobile, Symbian, plus, je crois, un système maison, et se disperse.

Les terminaux de Nokia ont une richesse fonctionnelle incroyable, mais la navigation dans les applications est très loin derrière “l’expérience iPhone”.

Maintenant, être capable de faire ce qu’à fait Apple, au niveau de la qualité de l’interface, ça va demander vraiment du temps à Nokia (et aux autres) : très probablement plus d’un an. Si pendant ce temps apple avance bien, ils peuvent vraiment bousculer ce marché.

Et oui, cette maîtrise du logiciel, à ce niveau de complexité, de richesse, c’est pas un travail qui se fait en 5 minutes.

Nokia a compris ? Peut être. D’autres acteurs devraient également se poser des questions et comprendre : l’avenir passe par la maîtrise du logiciel !

iPhone 2 : bonnes news ou pas ?

Ouriel est un peu deçu par les annonces d’Apple pour l’iPhone :

  • Pas grand chose de plus de ce qui avait été annoncé sur les sites de “rumeurs” ;
  • Il manque des fonctions fondamentales, comme le copier-coller (!) ;
  • Il n’y a pas d’application vraiment killer, et même le GPS, présent dans le nouvel iPhone, n’a pas d’application à la hauteur ;

Peut être, peut être, mais je pense qu’Apple a surtout construit les fondamentaux pour préparer la suite.

D’ailleurs, si l’annonce a eu lieu pendant une conférence qui cible les développeurs n’est à mon avis pas un hasard !

Pour réussir sur les services mobiles, Apple met en place, brique par brique, l’ensemble de l’environnement :

  • Environnement complet de développement : API et outils ;
  • Plate-forme de distribution ;
  • Modèle économique.

La vidéo que j’ai regardé, de la conférence est très explicite : tous les éléments sont en place pour booster les développements.

L’enjeu actuel est bien là : mettre en place l’infrastructure pour que les industriels investissent et développent des applications, et booste ainsi la demande et les usages.

Deux exemples montrés hier :

Démo d'un jeu sur iPhone

Cette copie d’écran montre une démo d’un jeu, développé par Sega.

L’iPhone sera une super console de jeux, cela apparait comme évident quand on voit cette démo : l’écran est très bien, la forme de la console est parfaite (proche de la PSP) et les capteurs intégrés dans l’iPhone (inclinaison, accéléromètres) permettent de développer des jeux ou on interagit “comme avec la Wii” : en bougeant l’iPhone.

Démo d'une application ebay sur iPhone

Deuxième exemple, avec une application ebay. L’utilisateur peut consulter le catalogue, poser des enchères, …

Moi, ça me rappel l’aventure du Minitel…

Orange aurait il roulé Apple dans la farine ?

C’est la question que je me pose en ce moment.

Logos Apple & Orange

Reprenons :

Apple cherche des opérateurs pour distribuer son iPhone.

Orange est la cible privilégiée en France, c’est le plus gros opérateur.

Comme l’iPhone fait “un buzz d’enfer”, Orange ne veut pas le laisser passer, et accepte, pour la première fois, de signer un contrat avec partage des revenus sur les services.

Mais Orange a-t-il signé pour vendre l’iPhone ou pour bloquer le marché ?

Pour bloquer le marché ? Oui, signer avec Apple, uniquement pour ne pas que ce soit les concurrents qui signent, mais sans vraiment mettre en oeuvre les actions marketing permettant réellement aux ventes de décoller.

On peut se poser la question, quand on voit à quel point Orange n’a pas poussé les ventes sur l’iPhone.

Téléphone mobile et “Form Factor”

Un ami et ancien collègue d’Orange (Hello Yves !) me disait que, pour qu’un mobile ait du succès, il faut que sa forme extérieure, son “form factor” comme disent les pros, soit proche de la forme “naturelle” d’un téléphone mobile.

Cela semble évident ? Pas à tout le monde ! Regardez le form-factor du N-Gage de Nokia. Mi-console de jeux, mi téléphone. Et pour téléphoner, il faut le prendre… sur la tranche.

Les constructeurs de mobiles cherchent toujours à ajouter plus de fonctions dans le mobile : MP3, appareil photo, lecteur vidéo, mail, Internet, GPS, console de jeux, …

Dans le même temps, il y a toujours la discussion dite du “couteau suisse” : l’utilisateur cherche-t-il à avoir un “tout en un”, un couteau suisse donc, ou préfère-t-il autant d’appareils que de fonction ?

La réponse me semble aujourd’hui évidente : les 2 ! Pour être plus précis, un utilisateur préfère avoir évidement un seul appareil qui remplit plusieurs fonctions, si ces fonctions ne “déforment” pas trop l’usage de base de l’appareil.

De plus, un utilisateur peut tout à fait avoir plusieurs appareils pour la même fonction.

Ces deux assertions ne sont pas contradictoires !

Exemple : c’est entré dans les usages d’avoir un petit appareil photo intégré dans le mobile. Dans le même temps, le marché des appareils photos numériques se développe à une vitesse vertigineuse. Les deux usages sont complémentaires.

Donc, oui, un utilisateur sera très heureux avec un mobile intégrant tout un tas de fonctions, pour peu que le résultat final soit suffisamment intégré dans un appareil permettant de téléphoner simplement. Le petit appareil photo derrière est discret, la fonction MP3 s’intègre également très bien…

Maintenant, cette question peut être posée dans d’autres sens. Est il raisonnable d’intégrer un téléphone dans un appareil photo ? Et un lecteur MP3 ?

Je pense que le point de Yves peut être généralisé : on peut enrichir un appareil en ajoutant des fonctions, mais il ne faut pas perdre de vue l’usage premier de l’appareil.

iPhone : les offres Orange

C’est donc sorti :

On peut avoir un iPhone, pour 400 €, plus un abonnement à partir de 50 € par mois.

J’ai essayé de faire un comparatif entre l’offre spéciale iPhone et les autres offres d’Orange.

Je laisse tomber : trop complexe. C’est quand même incroyable ces offres des opérateurs, ou l’on n’arrive pas à avoir le prix des options que l’on souhaite…

Juste un indicateur : si on prend l’offre actuelle d’Orange “spécial Noël”, on a 3h + 3h pour 40 €. Ce forfait monte à 60 € avec l’iPhone. Sur un engagement de 24 mois, ça fait quand même 480 € de différence.

Pour ce prix là, on a surtout l’accès Internet en illimité, et je n’ai pas trouvé le prix de cette option avec les autres forfaits…