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Ordinateurs personnels : La théorie des cycles ?

Quelque soit le sujet, quand on suit les choses de près, on a une impression de relative stabilité, mais si on prend un peu de recul, c’est très différent…

Prenons un exemple : le marché des ordinateurs.

Depuis pas mal de temps les choses sont assez stables : il y a les PC et les MAC.

 

Mac versus PC

Mais cette situation est finalement pas si stable que ça. Dans les années 70, a la naissance de la micro informatique, il y avait des dizaines de type d’ordinateurs. Les Comodore, Amstrad, Synclair, … Apple a été le premier a vraiment dominer le marché, puis est arrivé l’IBM PC, rapidement copié par tous les fabriquants…

CPC Comodore

Il y a eu aussi la belle époque des ordinateurs Unix, dont Sun était l’un des piliers.

Il y a eu ensuite le moment ou Apple a perdu son mojo, et le monde s’est retrouvé dominé par les PC.

Et puis Steve Jobs est revenu chez Apple, a remis les équipes au travail. Le résultat a été de donner 20 ans de belle croissance aux ordinateurs MAC, qui ont repris du terrain.

Aujourd’hui, le sentiment partagé par pas mal de monde est que le MAC est plutôt dans un cycle descendant. Apple laisse mourir ses ordinateurs de bureaux, et propose des ordinateurs portables bien trop chers. On sent bien que Apple ne met plus beaucoup d’énergie sur le MAC. Les Macs, bien trop chers, qui n’évoluent plus beaucoup… on voit bien la direction que ça prend. Sans inflexion chez Apple, d’ici 10 ans, le Mac aura disparu.

Qui peut remplacer le Mac ?

Bien sûr certains utilisateurs n’utilisent plus un ordinateur : ils n’en ont pas besoin. Ils sont très heureux avec une tablette ou un smartphone.

Mais pour les autres, le monde va-t-il se réduire aux PC ?

Je pense que le Chromebook a ses chances : tout faire depuis le navigateur est une vrai option et le mode « connecté tout le temps » est de plus en plus une réalité.

Quelles peuvent être les alternatives ? Y-a-t-il de la place pour de nouveaux acteurs ?

Sinon j’imaginerais bien un nouveau constructeur, qui ferait de l’intégration verticale de qualité, avec un OS basé sur une bonne distribution Linux. Il y aurait un gros travail pour délivrer une expérience utilisateur satisfaisante… Crédible ?

Microsoft – Nokia : La fin des pur player software ?

Toute l’intelligence de Microsoft, à ses débuts, ça a été de comprendre avant tout le monde, que

  • le logiciel, c’est un composant clé des ordinateurs,
  • on peut faire du logiciel un business (très) rentable
  • on peut développer du logiciel de manière relativement indépendante des constructeurs d’ordinateurs

(à une époque ou un grand constructeur Français, Thomson pour ne pas le nommer, avait réussi l’exploit de sortir un ordinateur … sans OS 😉 )

D’autres très très grands éditeurs de logiciels ont émergés, soit pour le grand public (Google, Facebook, Adobe) soit pour les pros (SAP, Oracle, Adobe).

 

Les récents mouvements vont dans l’autre sens :

  • Apple s’est développé sur un modèle très intégré soft +hard
  • Google a racheté Motorola
  • Microsoft vient donc de racheter la branche téléphonie de Nokia (bon, c’était une affaire, à 5,4 Md €)

Assiste-on à la fin du modèle séparé éditeur – constructeur ?

Difficile à dire mais ces mouvements, quand on prend du recul, sont étonnant. Il faut bien voir que le moteur principal de tout ça, c’est le modèle économique, qui évolue vers la publicité. Et pour gagner de l’argent avec la pub, il faut maîtriser l’affichage du terminal…

On aurait pu penser que le tout internet allait au contraire renforcer la séparation soft – hard…

A suivre :

  • Facebook va-t-il vraiment se développer avec son propre smartphone ?
  • Microsoft va-t-il réussir à créer de la valeur avec Nokia ?
  • Même question pour Google (la preuve n’est pas encore faite) ?
  • Adobe va-il racheter … HTC ou Lenovo ? 😉
  • Les opérateurs vont ils entrer dans la danse et racheter des constructeurs, afin de remonter dans la chaîne de valeur ?

 

Microsoft, quel avenir ?

Microsoft n’est pas la boite la plus à la mode.

Elle n’a pas l’image de Google, ni celle de Facebook, ni Apple…

C’est microsoft : la société qui commercialise l’OS le plus distribué au monde, avec la suite bureautique la plus utilisée : Microsoft Office. La première société a avoir compris que le logiciel était un élément clé

Bon, Il y a des côtés de Microsoft qui m’impressionnent, mais il y a des choses difficile à comprendre : Comment se fait il que la gestion des numérotations dans Word soit aussi pourri ? Et la gestion des images dans word ? …

Microsoft a beau être une grosse boite, elle garde une capacité à se transformer assez impressionnante pour une boite de cette taille.

Microsoft a su par exemple prendre le virage de l’internet, et s’y mettre très vite.

Aujourd’hui, Microsoft fait plusieurs paris plutôt osés :

  • Développer un seul OS, qui devra tourner sur tous les terminaux
  • Adapter sa suite office, aux nouvelles interfaces (tactiles en particulier) et adapté aux différents terminaux
  • Adapter la suite Office à un mode « cloud ».

Cela fait beaucoup tout ça !

A suivre en tout cas.

Voici une vidéo pour se faire une première idée de toutes ces évolutions :

Le stockage local, enjeu majeur du HTML 5 et de l’avenir du Web

Quelle sont les différences entre une application « lourde » et un service Web ?

Heu, ces différences sont de plus en plus difficiles à identifier.

C’est d’ailleurs bien la vision de Google, qui va proposer, dans les prochaines semaines, des ordinateurs portables Chrome.

L’OS a fusionné avec le navigateur.

C’est une tendance lourde, qu’on vie tous, tous les jours.

Par exemple pour le mail, en ce qui me concerne, j’ai mis quelque temps à résister, puis j’ai basculé sur une utilisation complètement web du mail (gmail en ce qui me concerne).

Pourquoi ?

Parce que j’ai estimé, à un moment donné, que les avantages du web mail étaient supérieurs aux inconvénients.

Principal avantage : j’ai accès aux mails depuis plusieurs appareils, ordinateur, mobile, avec des données toujours à jour.

Mais, c’est la limite, j’ai un service très dégradé en mobilité, quand le réseau est mauvais ou inexistant (train, avion, …).

Je suis convaincu que l’enjeu majeur, pour que cette nouvelle recette prenne, est le stockage local.

Le stockage local permet de développer des services qui fonctionnent même quand le réseau n’est plus là.

C’était bien le rôle de Google Gears.

Pour revenir à mon exemple Mail, quand Google Gears fonctionnait, l’usage était réellement bluffant : on accède à ses mails, avec ou sans réseau : rechercher dans la base des mails, écrire de nouveaux mails, …

Mais alors, pourquoi Google a arrêté le développement de ce module ?

Parce que cette fonction est nativement intégrée dans le HTML 5 ! Cela veut dire que les nouveaux navigateurs devraient intégrer nativement cette fonction de stockage local.

Si les choses se passent bien à ce niveau là, on devrait donc voir, dans les prochains mois, l’aboutissement de cette mutation, cette véritable révolution !

Révolution parce que cela change l’écosystème, avec la disparition de l’OS tel qu’on l’a connu depuis plus de 20 ans.

Les principales forces en présence sont les suivantes :

  • Microsoft : est pris entre deux contraintes opposées : défendre son business actuel, et donc chercher à protéger le marché actuel, avec une licence pour Windows, et des licences pour chaque application acheté.
  • Google : à fond pour que l’avenir de l’ordinateur soit 100% web, et 100% via le navigateur. C’est le principal moteur de cette révolution.
  • Apple : est dans une situation différente des autres. D’un côté, Apple est constructeur d’ordinateurs, avec un OS spécifique. De l’autre, Apple travaille, comme Google, pour « transformer l’expérience utilisateur » et proposer une interface mieux intégrée, moins technique, avec toute la gamme des terminaux mobiles iOS : iPod, iPhone, iPad.

La vision d’Apple et de Google ne sont pas si différentes que ça, sauf que Google propose de passer par des technologies ouvertes, alors qu’Apple propose cela au travers des technologies propriétaires.

Tout cela promet d’être passionnant !

Skype serait finalement racheté par Microsoft ?

Microsoft serait intéressé par le rachat de Skype !

Je trouve pour ma part l’annonce énorme, et je trouve que ce mariage aurait beaucoup de sens pour Microsoft :

Vous imaginez, Skype pré installé sur l’ensemble des plate formes Microsoft ?

On parle d’une valorisation de 7 Milliards $… A mon sens, ça peut encore monter, si plusieurs boites se concurrencent pour le rachat (on parle de Cisco, Google, Facebook, rien que ça 😉 ).

Pas mal pour une boite faisant 860 M $ de CA, et une dette d’environ 700 M $ !

(News trouvée ici)

Microsoft Office 365 – L’offre SAAS de Microsoft, où comment réussir en se tirant une balle dans le pied ?

Quel titre, ça faisait longtemps que j’avais pas écrit un titre fleuve 😉

Bon, Microsoft se prépare donc à sortir son offre Office « on the cloud » : Office 365.

On se dit, c’est pas compliqué, les services en lignes se développent, ils ont bien raison d’y aller.

Oui bien sûr, sauf que… sauf que, Office représente une bonne partie des revenus de Microsoft.

Donc, pour Microsoft, il s’agit ni plus ni moins que de tuer une partie de ses revenus.

Il s’agit d’une rupture majeure pour microsoft.

Ils n’avaient pas le choix, mais comme cela doit être douloureux…

Et puis, la question n’est pas (plus) d’y aller ou non, la question, c’est réussir, ou pas !

Et pour réussir, il faut proposer un service meilleur que ses concurrents.

C’est là que ça va pas être facile… Parce que, dans ce type de situation, il y a toujours un gars pour dire :

On va pas mettre cette fonction dans cette offre, de manière à ce que les utilisateurs aient plutôt intérêt à acheter la version classique d’Office

C’est ce genre de posture qui tue la réussite de ce genre d’aventure. L’avenir dira si Microsoft va réussir ce challenge. A suivre de très près bien sûr !

C’est une problèmétique qui me passionne : la stratégie des entreprises, et leur capacité à franchir des étapes clés, des ruptures fortes.

Et c’est bien en lien avec le e-commerce : pour pas mal de boite, le e-commerce, c’est une rupture, un virage à savoir négocier.

Google, Apple et Facebook, ex-entreprises les plus cools ?

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui intervient ponctuellement sur ce blog. Son contenu n’engage pas François Ziserman, qui d’ailleurs de manière générale réprouve le plus souvent ce que dit et écrit Christophe. A se demander pourquoi il l’a invité sur son blog…

En 2008, on pouvait encore écrire ceci :

– A ma gauche, Google, Apple et Facebook, les entreprises coolissimes par excellence, celles dont on ne peut absolument pas dire de mal sans s’attirer les foudres de ses adeptes, celles dont les produits et services sont encensés avant même d’avoir été testés, celles qui sont en train de changer le monde en bien,

– A ma droite, Microsoft et IBM, les entreprises d’un autre âge, spécialistes de l’entrave à la concurrence (à la concurrence des entreprises coolissimes notamment) et des technologies qui ne font pas rêver.

Et bien il est frappant de constater comment les choses ont bougé en deux ans.

Google s’est transformé progressivement en une sorte de big brother qui fait très peur. Avant, il n’y avait pas une semaine sans qu’un nouveau produit ou service de Google ne sorte, dans une frénésie créative et innovante totale, et sous les applaudissements ébahis de tous ; souvenez-vous de la sortie de Google Earth, quelle claque on a tous pris ! Aujourd’hui, il n’y a pas une semaine sans que n’éclate une polémique sur ce que Google se permet de faire en s’asseyant sur des règles élémentaires de droit des pays (la dernière en date, c’est la polémique sur la collecte de données wifi réalisée par les Google cars, qui n’étaient censées faire que des photos).

Apple, de son côté, a réussi à imposer avec iPod/iTunes/iPhone/iPad des standards fermés et propriétaires à des consommateurs qui rejettent pourtant régulièrement le payant et se tournent sans cesse vers le gratuit et l’open-source. Sacré tour de force, fondé sur une qualité et une ergonomie sans faille des produits et des services. Mais les procédures de contrôle de l’Apple Store, obscures (je n’ai pas écrit obscurantistes) et anti-concurrentielles (une parmi d’autres : le navigateur Opera n’a été validé qu’une fois la base d’iPhone bien développée avec Safari), ressemblent à s’y méprendre au comportement quasi-monopolistique des grandes années de Microsoft avec Windows. Tout de suite, ça fait moins cool.

Facebook est devenu un web à lui tout seul, offrant un véritable lieu de vie pour ses membres. C’est ludique, drôle (ah, les « points cools », c’est juste trop bien), on y trouve tout le monde (400.000.000 de membres ; sauf moi). Facebook réunit en un seul site l’email, un MSN-like, un Twitter-like, un Linkedin-like, des plateformes de jeu, du e-commerce, des forums, du stockage de photos et de vidéos,… Et en plus, cela a été créé par un petit gars qui a l’air ahuri de celui qui se demande encore pourquoi son site a pris une telle ampleur. Trop cool ! Du coup, excités par tant de coolitude, les membres se lâchent, et publient progressivement des éléments de plus en plus intimes de leur vie privée. Et c’est là justement que cela a fini par se gâter récemment. Car Facebook (et son créateur) s’assoit sur la notion de vie privée, jugée obsolète, et le dit haut et fort, alors que les membres pensaient naturellement disposer de ce droit. En cette année 2010, Facebook inquiète les parents, inquiète les entreprises, inquiète en fait tout le monde. Et inquiétude et coolitude ne font pas bon ménage.

Et Microsoft ? Et bien cette entreprise a perdu beaucoup de sa superbe au niveau business, mais elle a aussi quitté la ligne de tir des développeurs. Qui aujourd’hui passe du temps à casser du sucre sur le dos de .Net, Windows ou Office ? En devenant moins hégémonique, Microsoft est en train de se racheter une virginité, et s’y emploie d’ailleurs activement en donnant énormément de moyens aux développeurs et… en soutenant l’open-source ! D’ici qu’on entende que Microsoft est une entreprise cool…

IBM est aussi un cas intéressant, dans le sens où ce n’est pas une entreprise cool, et qu’elle ne l’a jamais été. Mais IBM est toujours là, et renaît en permanence de ses cendres. Les publicités IBM sont souvent pathétiques, il n’y a jamais de buzz sur IBM (d’ailleurs les mots buzz et IBM ont l’air d’appartenir à deux siècles différents), mais finalement on connaît tous quelqu’un qui bosse chez IBM ou dans une de ses filiales comme on connaît tous quelqu’un qui bosse dans la fonction publique. IBM n’est pas cool, mais IBM fait partie du paysage.

Maintenant, qui peut dire quelle sera l’évolution à court-terme du positionnement de ces entreprises dans l’opinion ? Attendons, observons, et nous constaterons comment les cartes vont éventuellement se redistribuer.

IE 8 se paye Amazon !

si vous allez sur Amazon aujourd’hui, vous verrez le site d’Amazon décoré aux couleurs d’IE 8 :

En cliquant sur le bandeau du haut, on a même une version XXL :

Enfin, curieusement, on a rien du tout si on est sur Firefox Mac, et juste le panneau de droite sur Safari…

Si vous cliquez sur le lien, on vous propose de télécharger IE8, directement depuis le site d’Amazon.

Moi, j’aurais été Microsoft, je ne suis pas sûr que j’aurais payé pour afficher une telle pub pour les utilisateurs de Mac, puisqu’IE 8 n’est pas compatible Mac.

A propos de payer, j’aimerais bien savoir combien Microsoft a payé pour cette pub…