Vers un OS universel ?

Vous le savez, je suis passé du monde du PC au monde du Mac (ici et ).

En y réfléchissant, je pense que la facilité du passage de l’un à l’autre n’est pas un détail.

Tout d’abord, c’est possible principalement parce que, techniquement, les deux plates-formes sont en fait pratiquement les mêmes : mêmes processeurs, mêmes interfaces (USB, …), mêmes cartes graphiques, …

La meilleure preuve, c’est la floraison de solutions permettant de faire tourner des applications Windows sous Mac (Parallel, Bootcamp, CodeWeaver….) : c’est possible avec de bonnes performances car le hard est le même.

L’autre raison est la “normalisation” de notre environnement de travail : une souris, un bureau, des suites bureautiques universelles (mail, calendrier, …).

A mon sens, cette convergence à plusieurs conséquences :

  • Une opportunité pour Apple, pour regagner des parts de marché. La simplicité d’utilisation du Mac est flagrante comparée aux PC, et les Mac sont beaux !
  • Une banalisation de l’OS, et donc un logiciel de plus en plus difficile à vendre cher.
  • Un risque de perte de valeur sur le Hard pour Apple. Le choix de Steve Jobs, d’intégrer les composants du PC - y compris le processeur - était un très bon choix : la taille du marché des PC ne permettait plus de luter. Mais la conséquence, c’est que le Mac est de plus en plus un PC “bien habillé”. Même si les concurrents n’arrivent pas à égaler Apple, ils y arriveront un jours : je pense en particulier aux Coréens comme LG ou Samsung, qui avancent très vite…

Mais surtout, la conséquence, c’est que la principale différentiation va se faire sur les couches au dessus de l’OS, et en particulier au niveau des RDA.

10 years after…

L’avantage d’une migration, c’est qu’on en profite pour faire un peu de classement.

Je suis tombé sur une photo prise pendant une conférence, qui présentait le tableau suivant :

Tableau qui présente les principales évolutions en 10 ans

J’aurais bien rajouté l’intelligence artificielle et les robots, dans la même catégorie que l’IPTV ou la publicité sur mobile : on sait que ça va arriver, mais c’est pas encore arrivé.

Pour la TV, on est en plein dedans : la généralisation de boitiers type Apple TV, qui font le lien entre le monde IP et la TV, plus la vente massive d’écrans plats et donc nativement numérique, tout cela va accélérer la mutation.

Pour la publicité mobile, et plus généralement pour le business autour du mobile, c’est plus compliqué. Aujourd’hui, les opérateurs sont sur une position très défensive et l’accès aux service mobiles doit passer par un accord avec ces opérateurs. Bien sûr, les choses vont nécessairement évoluer, mais à quel rythme ?

Pour les robots, ça dépend de ce qu’on attend d’eux. Si c’est pour faire des choses vraiment très simples (alarme si quelqu’un entre chez vous…), ok, ça va venir très vite. Si c’est pour des tâches plus complexes (comme faire la vaisselle), alors on est dans le brouilard : il n’y a rien qui permet de dire que ça sera sur le marché dans 10 ou 20 ans…