Un site avec une très bonne ergonomie !

Chaque fois que ma chère épouse revient de Bretagne, cela me donne l’occasion de tester bien à fond le site www.amendes.gouv.fr :

Pas grand chose à redire :

  • L’ergonomie est claire ;
  • Le service est simple ;
  • Le “chemin” est bien balisé, on trouve facilement les options dont on a besoin.

Allez, quelques pistes d’amélioration :

  • Une option pour payer à la chaîne plusieurs amendes, en ne saisissant qu’une seule fois le numéro de carte bleue ;
  • Une option, pour pouvoir préciser, que très bien, je paye, mais pouvoir dire qui est le conducteur concerné par le retrait des points…

Chiffre d’affaires : X2 en 6 mois !

C’est le magnifique retour que m’a fait un client (hello C.) : en travaillant ensemble sur son site marchand, en 6 mois, les ventes ont été multipliées par 2 !

La clé d’une telle réussite ?

Un mixe entre plusieurs paramètres. On a retravaillé complètement le parcours du client, de manière à rendre ce parcours aussi fluide que possible.

On a également complètement revu l’ergonomie : “faire que l’internaute comprenne, instantanément, ce qu’on attend de lui, à chaque instant”.

On a également travaillé sous l’angle de l’ergonomie incitative : que le client soit guidé pour pouvoir acheter très simplement, sans avoir à se poser des questions.

On a enfin travaillé la fiche produit, avec des produits très bien mis en avant, bien mis en scènes.

Une belle référence, et un beau témoignage. Celà donne du courrage pour la suite !

Le sens du détail, mis en œuvre par Firefox 3

La nouvelle version de firefox est nettement mieux intégrée dans la charte de chaque OS.

Sur Mac, l’interface reprend l’effet “acier brossé” du meilleur gout.

J’en parlais dans mon billet précédent, dans une bonne interface, il faut différencier, pour le même bouton, plusieurs états : repos, quand la souris passe dessus, et quand on a cliqué.

Voici les trois états, proposés par Firefox, pour le même bouton :

Bouton sur la barre Firefox 3, et ses 3 états

Et le curseur tournant pour attendre l’affichage ? Sur Firefox, il est mis en œuvre à plusieurs endroit : sur l’onglet en cours de chargement et à droite de la barre d’adresse.

Sur une interface Web, on peut positionner ce curseur dans le bouton, mais il y a bien sûr d’autres options possibles.

L’importance du détail pour les interfaces

La qualité d’un site passe par multitude de détails.

Des détails ?

Des détails qui impactent directement le taux de transformation du site. Des détails qui pèsent lourd donc !

Exemple : les boutons.

En premier lieu, le bouton doit avoir une forme sans équivoque, qui sera reconnu par l’Internaute comme un élément appelant le clic.

Un bouton bien clair : on veut cliquer dessus !

La couleur ressort bien du contexte, le libellé est clair. L’effet relief rajoute l’envie de cliquer.

En deuxième point, il me semble qu’on apporte un signal encore plus clair et “incitatif” en changeant la couleur ou la forme du bouton au survol de celui-ci par la souris :

Bouton Up (exemple d'Amazon)

Bouton Down (exemple d'Amazon)

(exemple extrait d’Amazon)

C’est bon ? Oui, mais je pense qu’on va aller dans un avenir proche un cran plus loin.

Je pense en effet qu’on pourrait améliorer l’expérience utilisateur en lui signifiant clairement, après le clic, qu’on a bien pris en compte sa demande.

En effet, le temps de traitement, qui suit le clic, est très variable, en fonction du débit de l’internaute, de l’engorgement du réseau, du taux de charge du serveur, …

Donc, il faut faire patienter l’internaute.

L’interface gagnerait en clarté si, après le clic, un signal visuel indiquait à l’internaute que sa commande est en cours de traitement. On pourrait par exemple ajouter sur le bouton, qui devrait être avoir un code couleur pour signifier que l’utilisateur a bien validé l’option, une animation représentant l’attente, dans le genre :

Représentation de l'attente

Je ne crois pas qu’on puisse faire ça en html / css standard. Il faut un brin de Javascript.

Je n’ai pas vu de site mettant ça en oeuvre (le dernier point je veux dire). Et vous ?

Site e-commerce - largeur fixe ou variable : that is the question !

Quand on dessine un site, on se pose rapidement la question de la largeur de l’écran, qui va conditionner la largeur d’affichage de la page.

On est ainsi passé du 640 au 800, et maintenant au 1024.

Ce genre de réflexion conduit à faire un site de largeur fixe, adapté à une taille d’écran donné.

Si l’écran est plus petit, il y aura un vilain ascenseur en bas de la fenêtre du navigateur.

Exemple de rendu, dans une fenêtre étroite

Si l’écran est plus grand, il y aura une bordure, à gauche et à droite du contenu… Comme sur ce blog par exemple.

Exemple de rendu d'un site en largeur fixe

Tout cela est en fait bien dommage, pour plusieurs raisons :

  • La taille des écrans est très variable, et va continuer à évoluer. On ne peut donc pas avoir un site adapté à tous les cas ;
  • C’est très réducteur de faire le choix du “plus petit dénominateur commun”, faire des écrans étroits, qui ne seront pas adapté aux grands écrans ;
  • Le navigateur n’est qu’une fenêtre dans l’écran. Qui nous dit que l’internaute veux afficher sa fenêtre en plein écran ? Donc, même si l’internaute à un grand écran, on ne peut pas préjuger de la taille qui nous sera allouée.

Comment répondre à cette problématique ?

La meilleure solution est probablement de concevoir sa page avec une largeur variable.

Concrètement, il faut quand même définir une largeur minimum. Tout ne peut pas être variable, il faut bien une taille minimum.

Ensuite, la disposition des éléments HTML s’adapte à la largeur de la fenêtre.

Prenons comme exemple Amazon (par hazard ;) ).

Voici la fenêtre, la plus petite possible (880 pixels) :

Fenêtre étroite pour Amazon

Voici la même page, dans une fenêtre beaucoup plus large (1400 pixels) :

Fenêtre large pour Amazon

Cet exemple permet de montrer toute la richesse de cette adaptation dynamique :

  • Les onglets restent de taille fixe et centrés (on doit pouvoir faire mieux ;) ) ;
  • La largeur de la colonne de gauche évolue, entre un minimum et un maximum ;
  • La colonne de droite est de largeur fixe ;
  • Pratiquement toute l’adaptation se fait en fait au milieu ;
  • La partie la mieux faite étant la deuxième ligne, ou le nombre de produits évolue dynamiquement, en fonction de la largeur disponible (ajax…).

Dans cet exemple, on a bien une utiliation (presque) optimum de l’espace, quel que soit la taille de cet espace.

Mais voilà, concevoir de tels interfaces est beaucoup plus difficile, et réellement beaucoup plus long, donc, mécaniquement… plus cher !

Concevoir des interfaces riches : nouveau métier ou déjà vu ?

Discussion enflammée lors du buffet, après le lancement de AIR et de Flex 3.

La thèse de mes interlocuteurs : rien de neuf sous le soleil. Concevoir une application riche, c’est du déjà vu. On faisait déjà ça au 18ème siècle (sic) !

Mes interlocuteurs : un ergonome et un consultant.

Je ne partage pas du tout leur point de vue.

Je pense qu’au contraire, la conception d’un service web, et encore plus d’un service web riche, c’est un vrai nouveau métier.

Je ne crois pas qu’on peut concevoir l’intelligence, l’ergonomie, la fluidité, la beauté d’un service comme on concevait un meuble.

Je pense que c’est fondamentalement des métiers différents, qui demandent des cultures différentes, des outils différents…

Simplicité = choix ! L’exemple d’Apple

La simplicité est l’un de mes sujets favori, vous le savez !

Je suis complètement convaincu que pour réussir, il faut faire des choix.Logo Apple

Un e-commerçant doit faire des choix. Il se bat dans un environnement extrêmement concurrentiel. Pour de démarquer, il faut être le meilleur. Et comme on ne peut pas être bon partout…

Je vous propose de regarder ce que fait Apple en la matière.

Rappelons qu’Apple a de nombreuses activités, entre la vente de logiciels serveurs, de serveurs, le support qui doit gérer l’historique des produits, …

Comment le site Web d’Apple est-il structuré pour présenter simplement toutes ces activités ?

Accueil du site Apple

Cette page d’accueil est vraiment remarquable pour plusieurs raisons.

Premièrement, 90% de l’espace est occupé pour mettre en valeur le nouveau produit d’Apple (le MacBook Air en l’occurrence).

Cette mise en avant est orientée sur l’image avec une grande photo du produit, et juste une phrase.

Deuxièmement, cette page contient très peu de liens, et ouvre donc sur peu d’actions : la barre d’entête du site ne contient que 7 boutons plus un champ de recherche : 3 boutons produits (Mac, iPod et iPhone), 2 boutons support, un bouton accueil et un bouton pour aller dans l’espace marchand.

Le champ de recherche est particulièrement intéressant :

Champ de recherche du site Apple

Plusieurs éléments remarquables :

  • L’affichage des résultats se fait en temps réel, au fil de la saisie (fonction Ajax) ;
  • Les résultats sont présentés de manière particulièrement claire, avec des chapitres (Produits, Espace Marchand, …), et chaque élément est présenté avec une petite image.
  • Le système n’affiche pas tous les résultats : juste une sélection, bien lisible.

En dessous de la très grande publicité pour le MacBook Air, une ligne de news, puis 4 espaces de publicité :

Imagettes en bas du site Apple

Trois images sur 4 pour mettre en avant les nouveaux produits d’Apple…

Enfin, le pied de page :

Pied de page du site Apple

Au delà des inévitables liens obligatoires, ce pied de page est le seul endroit ou l’on pourra trouver des informations très utiles, comme le site-map, seul sésame pour accéder à certains services Apple (comme l’espace Serveur) ou le sélecteur de pays (tout en bas).

Ce site est optimisé pour s’afficher sur un écran 1024 de large. Choix raisonnable, mais qui écarte 8 à 9% des Internautes ayant un écran 800*600 (et oui, ça existe encore ;) ).

Pour conclure

Le site d’Apple met en scène une stratégie particulièrement claire :

  • Mettre en avant les nouveaux produits (Macbook Air, iPhone, iPod) ;
  • Vendre les produits en direct (espace marchand accessible depuis la page d’accueil, et lien “acheter” sur les fiches produits).

Multi-écran : avantage… Windows !

Cela fait maintenant quelques années qu’on peut utiliser plusieurs moniteurs sur son ordinateur.

C’est particulièrement utile sur un ordinateur portable, avec un écran interne par définition limité, et un grand écran que l’on branche quand on est en poste fixe.

Sur Windows comme sur Mac, les systèmes doivent s’adapter à cette fonction, et c’est fait avec plus ou moins de bonheur.

En fait, je trouve qu’aujourd’hui, ce n’est satisfaisant ni sur Mac, ni sur PC.

Il y a toujours des applications qui pilotent mal cette fonction, et qui ouvrent des fenêtres un coup sur un écran, un coup sur l’autre écran…

Mais comment le système d’exploitation s’en sort-il ?

Et bien je trouve que le Mac ne s’en sort pas très bien…

Une différence entre Mac et Windows, c’est le système de menu.

Sur Windows, chaque fenêtre possède sa propre barre de menus.

Sur Mac, il n’y a qu’une seule barre de menu, en haut du moniteur principal. Cette barre change, en fonction de l’application active.

Et voilà, tout est dit : si j’ai deux moniteurs, et que je suis sur une application qui est sur mon moniteur secondaire, pour utiliser le menu, je dois aller chercher ça sur l’autre moniteur.

Allez, Steve, toi qui est le roi des interfaces bien foutues, fait quelque chose !

Vous en voulez encore ?

Mon billet précédent (celui là bien sûr) a eu son petit succès.

On est tous bien d’accord, la question, c’est comment vendre plus, comment utiliser les interfaces riches pour mieux mettre en valeur le produit.

Dans ce nouvel exemple, le produit est mis en valeur avec une interface 3D, sous flash :

ShokwaveAbsorber utilise les interfaces riches pour mettre en avant le produit

Vous trouvez pas qu’ils sont bien présentés les produits ?

En tout cas, on est en plein sur le sujet de RichCommerce.fr.

Bon, je suis sur la mauvaise pente moi, qu’est-ce que je vais vous montrer demain ?

Des interfaces riches : pour vendre plus ?

On parle souvent d’interfaces riches, des services qui intègrent de la 3D, de la vidéo, des animations.

Mais est-ce que cela fait vendre ?

Je vous propose, pour s’en convaincre, de passer faire tour sur www.knickerpicker.com

Copie d'écran du site www.knickerpicker.com/, utilisant les interfaces riches...

Le mélange de flash, de petits films, d’animations, est très… convaincant !

D’accord, le sujet s’y prête, d’accord, c’est plus facile que pour des sacs poubelles, mais il est bien évident qu’on peut utiliser ces technologies pour tout un tas de produits.

Merci Manu (encore ! ;) ).

Cette news tombe à pic pour faire un peu de “teasing” : les interfaces riches, et le e-commerce, voilà un sujet sur lequel je vais bien vite revenir… Stay tuned !