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Achat de site e-commerce – Attention à la valeur du stock !

Quand on rachète un site e-commerce, le stock est identifié comme élément dans la valorisation, et c’est bien normal… Mais quelle est la valeur du stock ?

Il faut y être attentif parce que, forcément, le stock va contenir une partie de « fond de tiroirs » : vous savez, tous les produits qu’on n’arrive pas à vendre depuis des lustres.

Vous achetez la boutique, vous vous dites que vous pouvez démarrer par la vente des produits en stock… et là, désillusion : les clients n’achètent pas, parce qu’il attendent les nouveautés.

Attention donc à bien creuser ce sujet : en analysant les ventes passées, vous pourrez identifier les produits qui se vendent et ceux qui ne se vendent pas. Il sera normal d’appliquer une décote aux produits qui ne se vendront pas.

Programmer

J’ai commencé dans la vie professionnelle comme développer.

« Programmateur » comme m’avait dit un gars rencontré à qui j’expliquais ce métier, il y a 25 ans 😉

programmateur

J’ai fait ce boulot à fond, pendant 10 ans, en 4D, C++, Java, plus tout un tas de langages que j’apprenais par plaisir (comme H d’Objecteering 😉 )

Puis j’ai bossé à la R&D de France Télécom, et paradoxalement, cela m’a éloigné de la programmation : il fallait monter les projets, les encadrer, les présenter… et j’ai perdu petit à petit le contact avec la programmation… en apparence. En fait, j’ai gardé un contact étroit avec cet « art », a lire beaucoup, discuter, tout regarder…

En montant Araok, je n’avais plus l’occasion de programmer, puisque le travail de consultant n’est clairement pas sur ce plan là.

Et puis je suis reparti sur une startup, dont je vous parlerais bientôt.

Au sein de la petite équipe, Thomas m’a « subtilement » convaincu que ça serait bien si je pouvais participer aux développements.

J’étais réticent au début, pensant qu’en tant que patron je ne pourrais pas tout faire.

Je travaillais avec les équipe en mode « coatching » : assi derrière eux, à regarder ensemble le code, à le commenter.

Et puis j’y suis allé.

oldrevolver

Et j’en suis très heureux 🙂

C’est, j’en suis convaincu, bien pour la boite.

Bien sûr cela me donne un surcroit de travail assez énorme.

Mais quel plaisir de « faire du légo ».

Finalement, j’ai arrêté de programmer pendant quasiment 15 ans.

On s’y remet très très vite 😉

Et les fondamentaux n’ont pas changés.

Bien sûr, il y a des nouveautés. Les outils pour développer (en Java en l’occurrence) ont fait d’énorme progrès. Par exemple, sous éclipse, la compilation est pratiquement transparente et les erreurs remontent en temps réel.

Et je dois encore creuser les annotations, et sans doute pleins de choses.

Et par rapport au job de patron, cela me semble tout à fait compatible. Je ne dis pas que ça durera comme ça longtemps, mais là, ou l’on construit les bases, cela rend il me semble les choses plus simples, plus naturelles.

Bon, je vous laisse, j’ai un programme sur le feux 😉

OPA sur le monde

Ainsi, des boites ont elles décidées de faire une OPA sur le monde.

Google nous a acheté, en nous faisant croire au père noël :

Je ne suis pas méchant
Je vous offre tous mes services gratuitement

On est donc des centaines de millions à utiliser ces services, et bien sûr la gratuité à un prix.

Le prix ? Mon profil, complet, riche, que Google utilise pour faire de la publicité ciblée, partout, tout le temps.
La suite ? Des services qui pourraient devenir payant, une fois que je suis suffisamment « scotché » (à voir la bascule du gratuit au payant pour Google Maps).

Facebook a pris la relève, avec le même modèle, sauf que Facebook connait finalement bien plus de choses sur les internautes, puisqu’il connait mes amis, et ce que disent mes amis !
Le prix sera finalement a peu près basé sur le même principe que google.

On peut poursuivre la liste, avec Apple, qui est loin de proposer des choses gratuitement 😉
Apple propose des appareils design, bien finis, à la mode, et surtout ou l’usage est plutôt bien plus simple que sur les autres appareils.
Alors je suis bien avec mon iphone, mon ipad, j’ai mes livres, ma musique, mes films.
Tout est bien, sauf que… un appareil apple est une boite fermée, verrouillée, et je viens de perdre ma liberté : je ne peux pas lire les livres que je veux. Les applications, les livres, la musique que je « consomme », tout ça est passé par la censure Apple.

Et je suis « scotché » parce que si je change pour un appareil d’une autre marque, je peux dire adieu à tous les contenus numériques achetés.

On pourrait poursuivre, avec Amazon qui domine, loin devant, le marché du e-commerce, avec un catalogue « universel », un service mis en place au niveau mondial…

Avant ça, Microsoft avait ouvert la voie avec une domination sans partage sur les OS  et l’application Office.

Hors de notre univers numérique, on peut également voir d’autres acteurs mondiaux, comme monsentos, qui a fait une OPA sur la nature, avec les OGM.

Vous avez vu : toutes ces boites sont US.

Comment tout ça va-t-il évoluer ?

Verra-t-on un jour une boite d’un autre pays réussir ce tour de force ?

Je n’ai pas de réponses magique, et j’espère juste que les conditions de développement de tels boites seront réunies à l’avenir pour qu’on puisse jouer aussi 😉

Travailleur du web

Levée 4h40. J’aime mieux dire 5h moins le quart. Je sais pas pour vous, mais moi, 4h du mat est une barrière psychologique.

Relever les mails avant de prendre le train.

C’est parti pour une bonne journée, qui se terminera vers 23h.

ça ne sera pas comme ça tous les jours. Demain, j’aurais la chance de rentrer à 21h30.

Nous sommes les travailleurs du web. Il y a un blog ou il y a une image d’un ouvrier, mis en scène de manière Stalinienne. C’est ça.

  • Ecrire un cahier des charges.
  • Préparer une recette.
  • Rechercher le meilleur prestataire pour un client.
  • Convaincre, une fois encore, de la pertinence d’un choix (« mais non ce n’est pas nécessaire d’ajouter un bouton là »)
  • Ecrire un article sur le blog
  • Surfer pour voir ce qui est nouveau, tester de nouvelles interfaces, de nouveaux concepts, sur l’ordi, la tablette ou l’iphone.
  • Et recommencer.

Demain, quand je regarderais derrière moi, serais-je fier du travail fait ?

Je vous laisse, j’ai du boulot 😉

Quelques conseils pour aller lever des fonds via Marc Brandsma

Je donnais une formation hier, dans le cadre du certificat e-commerce.

Marc Brandsma est venu faire, avant mon intervention donc, une présentation, pour donner quelques conseils pour lever des sous.

Marc connait bien ce business, puisqu’il est dans ce milieu depuis pas mal d’années maintenant.

Voici quelques notes prises :

Il faut faire Rêver et Rassurer : plus de Rassurer aujourd’hui…

Processus de levée de fonds : 4 à 8 mois

On doit maîtriser en permanence :

  • Burn rate
  • Cash
  • –> Temps de vie

Lever des fonds, c’est une activité à plein temps, faite par le CEO ou le CFO

Mettre en concurence les VC : rythmer les choses pour que tout le monde avance a la même vitesse

Objectif : avoir plusieurs term sheet

Les erreurs à ne pas commettre

  • Partir trop tard
  • Ne pas avoir de vrais raisons pour lever des fonds
  • Rencontrer des fonds au fil de l’eau
  • Sur valoriser sa boite
  • Ne pas se renseigner par rapport aux standards du marché
  • Faire un bp trop long : BP de 10 slides, 20 minutes de présentation
  • Oublier que le P&L est un doc de communication avant tout
  • Se focaliser sur la techno et oublier la réalité
  • Ne pas se renseigner sur les fonds et les partners
  • Ne  contacter qu’un nombre restraint de fond
  • Organiser des RV collectif
  • Exiger un NDA
  • Etre trop modeste
  • Parler de bonnes nouvelles à venir (qui risque de ne pas arriver)
  • Ne pas connaitre ses chiffres
  • Parler valo (ça arrive en fin de discussion)
  • négo
  • Se focaliser sur la valo et oublier les clauses
  • Laisser filer le temps
  • Prendre les audits pour acquis
  • Faire appel à un avocat non spécialisé

Vous trouverez pleins d’infos intéressante sur le site de Chausson Finance, la boite ou travaille Marc, et qui accompagne les boites pour leurs levées de fonds.

Fond de e-commerce à vendre !

Atelier de la mode est un site e-commerce qui propose un modèle hybride, avec des ventes privées et des collections permanentes.

Le site est rentable, a déjà organisé 600 ventes, compte plus de 80 000 inscrits.

Ce site a été monté par Jonathan Lipfeld, un jeune entrepreneur passionné par la mode.

Et bien se site est à vendre, et la vente est organisée par ecommerce-live vendredi 26 octobre à 14h.

(bravo Pierre Henri pour cette initiative !)

 

Patrick Robin parle du projet de loi de finance 2013 et de ce qu’est un entrepreneur

Patrick Robin est décidément un très bon communiquant en plus d’être un brillant entrepreneur.

Et ça tombe bien parce qu’en ce moment, on a vraiment besoin de supers émissaires, qui vont pouvoir expliquer en quoi la proposition de loi de finance est décalée, pour restée poli.

Le sujet est délicat, parce qu’il y a plusieurs écueils à éviter…

Pour ma part, je souscrits à 100% à ce message : « gardez tout » 😉

J’y crois pas : la fin du capital risque en France ?

D’après ce que je lis, la nouvelle loi de finance 2013 prévoirait d’aligner l’imposition des revenus du capital avec ceux du travail.

Autant je comprends, et je dois avouer que je suis assez d’accord même, pour taxer ceux qui « boursicotent » : qui achètent et qui vendent dans la journée.

Ils ne créent pas de valeur, ils cherchent juste à faire de l’argent, sans investissement, et sans réel création de valeur.

Autant je suis convaincu que l’entrepreneuriat est un moteur fondamental pour la santé, la croissance de notre pays.

Et dans notre monde numérique, bien souvent, pour créer une boite, il faut faire appel au capital risque.

Le capital risque, ça consiste à acheter des parts du capital d’entreprises innovantes, ayant un fort potentiel, en espérant revendre ce capital quelques années plus tard, avec si possible une belle plus value.

L’objectif des capitaux risqueurs, en simplifiant, c’est : sur 10 boites, 7 se plantent, 2 ont un rendement moyen, et une est une pépite, avec un fort rendement donc.

Faites le calcul : pour que cette activité soit rentable, les quelques boites qui réussissent doivent permettre de belles plus-values.

Si cette plus value a une taxation doublée, par rapport à ce qui se pratique aujourd’hui, cela va complètement plomber le capital risque en France… Les capitaux risqueurs iront mettre leur argent ailleurs, tout simplement.

Pour la France, ce sont donc des centaines, peut être des milliers de boites qui ne seront plus financées !

Déjà qu’on avait du mal à avoir un Facebook ou un Google en France, mais après ça, on aura du mal à avoir d’autres Business Object, Ilog, … !

J’espère qu’il n’est pas trop tard pour ajuster tout ça et permettre à ce secteur de se développer, en créant des emplois et en préparant l’avenir !

Voir l’article de Chamboredon qui a inspiré ce billet inhabituel !

Dites moi que j’ai tort, que j’ai mal compris !

Sacré village gaulois…

Cet article est écrit par Christophe Davy, dirigeant de Brand Online Commerce, qui est « l’invité permanent » de François sur ce blog.

Archiduchesse Faguo(photo retouchée d’après un visuel du blog d’Archiduchesse – archiduchesse.com/blog)

Presque 1 an sans publier d’article sur le blog de François ! J’ai risqué la correctionnelle, une grosse amende, voire – pire – la confiscation de mes accès au backoffice de ce blog…

[Pour mémoire, mon dernier article remonte à novembre 2011, c’était un coup de gueule sur le module Points de fidélité de la version Professional de Magento, version qui depuis a été sortie du catalogue officiel de Magento…]

Mais voilà que la polémique du jour me fait sortir de ma léthargie éditoriale. Et me fait même bondir ! Voire halluciner ! Comment peut-on rentrer dans le lard des gens d’Archiduchesse à cause de leur collaboration avec une autre marque qui n’est pas 100% Made in France ?

Je ne vois pas en quoi l’ADN de la marque Archiduchesse est altéré par cette collaboration externe, au contraire, cela va contribuer à son rayonnement et au développement des ventes de ses produits Made in France ! Alors un grand bravo !

Les « J’aurai acheté si c’était made in France » (à propos des chaussures Faguo – Archiduchesse) lus dans les commentaires sur la page Facebook de la marque m’attristent, ce genre de réflexions me fait penser à ce que me serinait feu mon papa « les conseilleurs ne sont pas les payeurs »

Nous vivons dans une société qui permet à chacun de tenter l’aventure passionnante de la création d’entreprise, voire d’une marque, voire d’une marque « 100% Made in France ». Alors agissez, faites, construisez, bougez ! Embauchez, créez de la valeur, ayez des idées, prenez des risques, sacrifiez votre famille,…

…  et passez un peu moins de temps à jalouser autrui !

Par Toutatis !