eBay internalise son affiliation

Initialement, l’affiliation eBay passait par TradeDoubler.

Ce programme ferme, il faudra maintenant passer par eBay Partner Network.

Le programme se veut simple, facile d’accès, vous avez même un mode d’emploi video :

Le programme d’affiliation propose les outils classiques, plus une API, qui permet d’accéder en temps réel au catalogue eBay et d’en faire… ce qu’on veut.

Concrètement, l’API, c’est le moyen le plus puissant (mais aussi le plus complexe) pour l’affiliation, puisque le programmeur peut manipuler les données comme il le souhaite, et donc intégrer les offres d’eBay dans le site affilié avec une trés grande souplesse.

L’autre acteur qui propose cette approche, c’est… Amazon.

Autres articles sur le sujet

Crise et e-commerce - quel impact ?

Bon, ce coup ci, on est en plein dedans, plus moyen d’y échapper !

Les bourses plongent, et après cette crise financière, la consommation est en baisse : les ventes de voitures sont au plus bas, avec chômage technique à la clef, l’immobilier n’est pas mieux…

Et ma bagnole fait de l’huile comme dirait le chat.

Le e-commerce est impacté, comment pourrait il en être autrement ?

Oui mais…

Le e-commerce, c’est un canal de vente particulier, avec des poches de croissances fortes :

  • Croissance de la part des clients qui achètent sur Internet ;
  • Croissance de la part des personnes ayant un accès haut débit.

Quand on compare la pénétration de l’Internet en général et du e-commerce dans certains pays comparé à la France, on se rend mieux compte du potentiel de croissance (Achat sur Internet - Us : 67%, France : 40%).

Autre source de croissance : le nombre d’entreprise qui vendent sur Internet est bas, toujours comparé à ce qui se passe dans d’autres pays (Allemagne, Angleterre).

Voilà, c’est ça la situation aujourd’hui.

Vous êtes dans un “bain froid” parce que le contexte est… froid, mais il y a des zones chaudes.

Bien évidement, les plus gros, les plus généralistes se prennent la crise de plein fouet (Camif, Redoute…).

Mais certains acteurs du e-commerce, bien positionnés sur leur niche, se développent très bien, croyez moi !

La Camif au bout de la route ?

Pour moi, fils d’instit, ça fait quand même drôle.

La boite était fragile, en déficit chronique et en manque de cash. Une baisse de la consommation à la rentrée et…

Bon, si j’ai bien compris, on verra lundi quelle décision est prise, et si quelqu’un veut bien remettre au pot.

Sur le sujet, j’ai trouvé l’interview de Pierre Jullien intéressante.

C’est étonnant cette entreprise, dont le métier est la vente à distance : on aurai pu imaginer qu’Internet était une incroyable opportunité, comparé à tous ces “pur players” qui doivent tout apprendre de la logistique.

Mais la réalité, c’est qu’entre la vente catalogue et la vente Internet, il y a un gouffre.

Les entreprises ont un mal de chien à changer de paradigme !

Comment augmenter la marge ? Un peu de pub ?

La marge est une vrai préoccupation pour le e-commerce donc.

Mais comment l’augmenter ?

Beaucoup de sites ont pas mal de trafic, assez qualifié : pourquoi pas “monétiser” ce trafic, et intégrer de la publicité sur le site ?

J’avais abordé ce sujet, dans un billet précédent (ici).

Dans ce premier billet, mon avis était très tranché (et pas très positif) : il faut dire que l’exemple est extrême : mettre de la pub sur la page d’accueil, en haut, qui pointe pratiquement directement vers un concurrent…

En fait, pas mal de sites intègrent de la pub, et on peut expliquer cette démarche de la manière suivante :

  • J’ai payé pour faire venir les internautes.
  • Soit ils trouvent un produit qui les intéressent, et je gagne ma vie en leur vendant le produit qui va bien ;
  • Soit il ne trouvent pas et vont partir.
  • Dans ce cas, pourquoi ne pas les aider à trouver le bon produit ou le bon service, sur un autre site, et gagner un peu d’argent au passage ?

Cette “théorie” est bien jolie, mais la réalité est assez subtile, parce qu’on n’est pas dans la tête des internautes, et donc qu’il est impossible de savoir si l’internaute peut acheter ou pas un produit.

Ajouter de la pub dans le site, c’est donc prendre le risque que l’internaute quitte le site, encouragé par un lien, alors qu’il aurai pu acheter un peu plus tard…

Pour palier ce risque, la plupart des sites qui intègrent de la publicité prennent plusieurs précautions :

  • Ne mettre de la publicité que tout en bas des pages ;
  • Principalement sur la page produit ;
  • Bien filtrer les annonces passées, pour éviter les concurrents directes.

Une autre façon d’avancer sur ce sujet est de vérifier, régulièrement, que la publicité ne plombe pas le taux de transformation.

Comment ?

Tout simple : un p’tit coup d’AB Testing !

Au final, mes recommandations sont les suivantes :

  • Si vous êtes arrivé à un très bon niveau de transformation et de trafic, vous pouvez réfléchir à intégrer modérément de la publicité dans certaines pages ;
  • Sinon, si vous êtes en phase moins aboutie, il vaut mieux se concentrer sur les fondamentaux !

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L’obsession de la marge pour le e-commerce

L’un des problèmes clé pour le e-commerce, c’est la marge.

La marge est bien souvent faible, pour plusieurs raisons :

  • Sur Internet, les internautes comparent facilement les prix, et le volume des ventes ne sera pas du tout le même si vous être le deuxième prix ou le premier… On peut donc “acheter” du volume en écrasant le prix ;
  • Beaucoup de prestations sont vendues “à la performance”, c’est à dire en prenant une partie de la marge justement. A force “d’empiler” de telle prestations, on peut facilement se retrouver avec une marge… proche de zero !

Pourtant, la marge c’est bien ;) ! C’est indispensable pour garder une trésorerie saine, et pouvoir faire des investissements, indispensables pour faire vivre et évoluer le site.

Comment améliorer cette marge ?

Les premiers élément de réponse sont en amont.

Quand on peut, Il faut se positionner sur les bons produits et les bons services, pas là ou les géants se battent.

On peut également choisir une stratégie basée sur la qualité, la différence, plutôt que le meilleur prix.

Enfin, c’est bête à dire, mais le sourcing est complètement fondamental.

Cherchez les produits avec des bons prix, et… Négociez ces prix, et les marges arrières !

Bon, on peut bien sûr se développer sans marge, mais dans ce cas, il faut du cash ! Soit vous en avez, soit vous pouvez aller voir les capitaux risqueurs.

Juste pour info, en passant, de très grands sites e-commerce en France perdent de l’argent !

Demain, qui va vendre en ligne ? Les marchands ou les moteurs de shopping ?

On assiste a une évolution intéressante sur le marché du e-commerce :

D’un côté, les marchands se transforment de plus en plus en plate forme de vente de produits, qui sont en fait mis en vente par d’autres marchands. Cette stratégie de place de marché se développe bien, avec par exemple Amazon, Pixmania, …

D’un autre côté, certains moteurs de shopping vont jusqu’à intégrer la vente dans le moteur (voir en particulier ce billet).

En fait l’idée est un peu la même :

J’ai fait venir le “chaland” chez moi. Je le garde chez moi et maximise la valeur de cette visite.

Je peux donc lui vendre “n’importe quoi”, du moment que ça me rapporte de l’argent…

Pour le client, tout cela n’est pas neutre.

Par exemple, ce n’est pas la même chose d’acheter un produit chez Amazon, que d’acheter à un marchand, utilisant Amazon pour distribuer ses produits.

En restant sur mon exemple, si je fais confiance à Amazon (qualité de service, fiabilité, …), en sera-t-il de même pour les marchands vendant leurs produits sur cette plate-forme ?

Et puis ces différents système permettent en fait de constituer des paniers “multi marchands”. Le regroupement est très virtuel. Au moment de rentrer dans le concrêt, chaque marchand gère sa partie de la commande, indépendemment des autres… Donc, pas de livraison groupée, ni de hot line globale, …

On verra bien comment vont évoluer ces services, mais c’est clair que “l’appel d’air” est fort…

Google Analytics serait-il pessimiste ?

Vous avez un site e-commerce.

Vous faites de l’affiliation, et vous publiez votre catalogue sur des moteurs de shopping, comme leguide, ou Kelkoo.

Comme ces moteurs sont rémunérés à la performance, au clic, ils vous envoient tous les mois un petit tableau avec le nombre de clics, et la facture associée.

Sur votre site, vous avez mis Google Analytics, pour suivre l’activité.

Entre le reporting de Google et celui des moteurs, vous constatez une différence : les moteurs de shoppings indiquent 30% de clics en plus que ce que rapporte Google Analytics.

Sûr, l’un des acteurs se trompe !

Et comme vous payez les clics, vous aurez plutôt tendance à considérer que c’est Google qui a raison, et que les moteurs de shoppings trichent pour gagner plus d’argent, vous arnaquer !

La réalité est en fait différente.

Il y a plusieurs pistes pour expliquer les différences :

  1. Il y a des fuites. On peut considérer que 10% des clics sur le moteurs de shopping ne seront pas comptés sur votre site, parce que l’internaute fermera la fenêtre avant que votre site soit complètement affiché (et donc que Google considère le lien entrant).
  2. Il y a des visites qui peuvent être comptabilisées par le moteur de shopping, mais qui seront considérés par Google comme ayant une autre origine… Adwords par exemple ? En effet, si dans lors d’une action passé, l’internaute est venu sur votre site via Adsense, Google peut considérer que la deuxième visite est due à Asdsense.
  3. Je me demande également si Google ne regroupe pas plusieurs visites effectuée par un même internaute sur un intervale de temps trop court.

On peut valider tout ça de plusieurs manières, mais une façon assez simple est d’installer un autre moteur de tracking pour croiser les données (Xiti par exemple).

Euh, n’oubliez pas, ces infos de tracking doivent être placées tout en bas des pages, de manière à ne pas ralentir l’afichage des pages.

Café du e-commerce, saison 1, épisode 1

Avec Pascal Podvin, de Compario, et Thomas Blard, de Décideur TV, on a lancé le “café du e-commerce”.
Si on tient la route, on devrait proposer un petit film tous les mois.
Voilà déjà le premier épisode, sur la problématique du multi-canal, avec Millesima :

Bien sûr, on devrait s’améliorer, mieux se rôder, ajouter de l’actu, …

La révolution 3D Secure - quel impact pour le e-commerce ?

Le paiement, un vrai sujet…

Commençons par le début. La situation aujourd’hui.

Un client achète sur votre site e-commerce et paye avec sa carte bleue.

Votre site se connecte sur le site de votre banque (la banque du e-marchand donc) :

Bon, dans la réalité, c’est un poil plus compliqué, parce qu’il faut séparer deux acteurs du paiement : la plate forme de paiement et la banque.

Si la banque valide le paiement, vous allez lancer le processus pour envoyer le colis à votre client.

Le propriétaire de la carte peut poser une réclamation à sa banque (dans les 70 jours !), pour ce paiement.

Cela n’a évidement aucun sens si l’acheteur est le propriétaire de la carte… Mais si la carte a été volée, ou si le voleur a juste copié les infos de la carte pour acheter sur Internet, ça change tout.

Dans ce cas, la banque du marchand rembourse la banque du propriétaire de la carte, et bien évidement, le marchand n’est pas payé.

A lui de prouver que l’acheteur est bien le propriétaire de la carte…

Ce scénario, bien connu des e-marchand, doit changer avec la norme 3D Secure.

3D Secure ajoute un élément de sécurité, puisque dynamiquement, pendant la transaction, la banque du e-marchand va dialoguer avec la banque du propriétaire de la carte, et afficher une pop-up pour demander un mot de passe à l’acheteur :

Là, ça change tout, parce que c’est bien la banque du client qui valide que le porteur de la carte est bien son propriétaire.

Donc, ce processus améliore la sécurité des échanges pour tout le monde, mais en particulier, le e-commerçant ne devrait plus avoir à “financer” les arnaques à la carte volée.

Mais comment le client connait-il le mot de passe de sa carte ?

Si j’ai bien compris, la procédure est la suivante : lors de la première utilisation du service 3DSecure, la banque du client va demander à l’internaute de rentrer un mot de passe (à voir, cette procédure me semble très fragile, parce que si la première utilisation sur un site 3dSecure est faite par un voleur… ).

Je vous raconte tout ça parce que depuis le 1er octobre 2008, toutes les banques doivent être compatible avec cette norme.

Alors ? Pourquoi n’a-t-on rien vu ?

On a rien vu parce que c’est au e-marchand de mettre en place ce système.

Vous êtes e-marchand ? Vous allez mettre ce système en place ?

Normal d’hésiter !

  • Combien va être facturé ce service ?
  • Ce service, pas encore entré dans les mœurs, risque de faire peur à vos clients : l’ouverture de la popup, ou on demande un mot de passe, ça peut effectivement déstabiliser les clients ! (confirmation sur le billet de Daniel, lien en bas de ce billet : en Angleterre, lors de la mise en place du dispositif, augmentation de 40% des abandons de panier… ça fait réfléchir ;) ).

Je pense que les choses vont “gentiment” se mettre en place. D’ailleurs, ce système est international et déjà bien répandu.

Une stratégie de migration pourrait être, par exemple, de proposer provisoirement les deux modes de paiements : garder la carte bleue classique et ajouter le logo 3dSecure.

Cela permettrait d’habituer les internautes à ce nouveau logo (euh, au fait, c’est quoi le logo ?)

Bien sûr, cette double procédure temporaire ne permettrait pas d’éviter les fraudes. Juste pour “éduquer” les clients donc.

Autres points à voir :

Ce système est bien sûr compatible quand le paiement se fait sur le site de la banque du e-marchand. Mais certains e-commerçants intègrent la procédure de paiement dans le site marchand. Cela sera-t-il possible avec 3dSecure ? Je crois que non, mais c’est à valider.

Bonnes lectures sur le sujet :

Maîtriser son image avec l’affiliation ?

Gérer, maîtriser son image est un objectif évidement complètement légitime !

Certaines marques excellent dans cette maîtrise, qui permet beaucoup de choses, comme de vendre plus cher par exemple…

Alors, sur Internet, ou tout va si vite, certains n’osent pas l’affiliation, par peur de ne pas maîtriser son image.

Ce billet va être très court parce que la réponse est hyper simple :

On peut tout à fait faire de l’affiliation et complètement maîtriser son image.

Comment ?

C’est très simple.

Pour la plupart des e-commerçants, l’affiliation passe par un prestataire : une entreprise intermédiaire, qui se positionne entre le e-commerçant et les affiliés.

Et bien, pour maîtriser son image, un e-commerçant doit pouvoir sélectionner lui même les affiliés qui pourront diffuser les supports (kit emails, banières, …).

Dans ce cas, c’est donc bien le e-marchand qui sélectionne les canneaux (sites web, emailing…) sur lesquels seront diffusés les publicités.

Aurtres éléments clés :

  • En tant qu’annonceur, vous n’avez aucun engagement dans la durée. Si un affilié pose un problème, si son image n’est plus en adéquation avec la votre, vous pouvez le retiré de votre programme, instantanément ;
  • Pour les emails, vous pouvez (devez !) valider l’email avec un BAT (Bon A Tirer), que doit fournir l’affilié qui fait de l’e-mailing, avant l’envoie en masse.

Autres billets sur l’affiliation :