Demain, qui va vendre en ligne ? Les marchands ou les moteurs de shopping ?

On assiste a une évolution intéressante sur le marché du e-commerce :

D’un côté, les marchands se transforment de plus en plus en plate forme de vente de produits, qui sont en fait mis en vente par d’autres marchands. Cette stratégie de place de marché se développe bien, avec par exemple Amazon, Pixmania, …

D’un autre côté, certains moteurs de shopping vont jusqu’à intégrer la vente dans le moteur (voir en particulier ce billet).

En fait l’idée est un peu la même :

J’ai fait venir le “chaland” chez moi. Je le garde chez moi et maximise la valeur de cette visite.

Je peux donc lui vendre “n’importe quoi”, du moment que ça me rapporte de l’argent…

Pour le client, tout cela n’est pas neutre.

Par exemple, ce n’est pas la même chose d’acheter un produit chez Amazon, que d’acheter à un marchand, utilisant Amazon pour distribuer ses produits.

En restant sur mon exemple, si je fais confiance à Amazon (qualité de service, fiabilité, …), en sera-t-il de même pour les marchands vendant leurs produits sur cette plate-forme ?

Et puis ces différents système permettent en fait de constituer des paniers “multi marchands”. Le regroupement est très virtuel. Au moment de rentrer dans le concrêt, chaque marchand gère sa partie de la commande, indépendemment des autres… Donc, pas de livraison groupée, ni de hot line globale, …

On verra bien comment vont évoluer ces services, mais c’est clair que “l’appel d’air” est fort…

Google Analytics serait-il pessimiste ?

Vous avez un site e-commerce.

Vous faites de l’affiliation, et vous publiez votre catalogue sur des moteurs de shopping, comme leguide, ou Kelkoo.

Comme ces moteurs sont rémunérés à la performance, au clic, ils vous envoient tous les mois un petit tableau avec le nombre de clics, et la facture associée.

Sur votre site, vous avez mis Google Analytics, pour suivre l’activité.

Entre le reporting de Google et celui des moteurs, vous constatez une différence : les moteurs de shoppings indiquent 30% de clics en plus que ce que rapporte Google Analytics.

Sûr, l’un des acteurs se trompe !

Et comme vous payez les clics, vous aurez plutôt tendance à considérer que c’est Google qui a raison, et que les moteurs de shoppings trichent pour gagner plus d’argent, vous arnaquer !

La réalité est en fait différente.

Il y a plusieurs pistes pour expliquer les différences :

  1. Il y a des fuites. On peut considérer que 10% des clics sur le moteurs de shopping ne seront pas comptés sur votre site, parce que l’internaute fermera la fenêtre avant que votre site soit complètement affiché (et donc que Google considère le lien entrant).
  2. Il y a des visites qui peuvent être comptabilisées par le moteur de shopping, mais qui seront considérés par Google comme ayant une autre origine… Adwords par exemple ? En effet, si dans lors d’une action passé, l’internaute est venu sur votre site via Adsense, Google peut considérer que la deuxième visite est due à Asdsense.
  3. Je me demande également si Google ne regroupe pas plusieurs visites effectuée par un même internaute sur un intervale de temps trop court.

On peut valider tout ça de plusieurs manières, mais une façon assez simple est d’installer un autre moteur de tracking pour croiser les données (Xiti par exemple).

Euh, n’oubliez pas, ces infos de tracking doivent être placées tout en bas des pages, de manière à ne pas ralentir l’afichage des pages.

Café du e-commerce, saison 1, épisode 1

Avec Pascal Podvin, de Compario, et Thomas Blard, de Décideur TV, on a lancé le “café du e-commerce”.
Si on tient la route, on devrait proposer un petit film tous les mois.
Voilà déjà le premier épisode, sur la problématique du multi-canal, avec Millesima :

Bien sûr, on devrait s’améliorer, mieux se rôder, ajouter de l’actu, …

La révolution 3D Secure - quel impact pour le e-commerce ?

Le paiement, un vrai sujet…

Commençons par le début. La situation aujourd’hui.

Un client achète sur votre site e-commerce et paye avec sa carte bleue.

Votre site se connecte sur le site de votre banque (la banque du e-marchand donc) :

Bon, dans la réalité, c’est un poil plus compliqué, parce qu’il faut séparer deux acteurs du paiement : la plate forme de paiement et la banque.

Si la banque valide le paiement, vous allez lancer le processus pour envoyer le colis à votre client.

Le propriétaire de la carte peut poser une réclamation à sa banque (dans les 70 jours !), pour ce paiement.

Cela n’a évidement aucun sens si l’acheteur est le propriétaire de la carte… Mais si la carte a été volée, ou si le voleur a juste copié les infos de la carte pour acheter sur Internet, ça change tout.

Dans ce cas, la banque du marchand rembourse la banque du propriétaire de la carte, et bien évidement, le marchand n’est pas payé.

A lui de prouver que l’acheteur est bien le propriétaire de la carte…

Ce scénario, bien connu des e-marchand, doit changer avec la norme 3D Secure.

3D Secure ajoute un élément de sécurité, puisque dynamiquement, pendant la transaction, la banque du e-marchand va dialoguer avec la banque du propriétaire de la carte, et afficher une pop-up pour demander un mot de passe à l’acheteur :

Là, ça change tout, parce que c’est bien la banque du client qui valide que le porteur de la carte est bien son propriétaire.

Donc, ce processus améliore la sécurité des échanges pour tout le monde, mais en particulier, le e-commerçant ne devrait plus avoir à “financer” les arnaques à la carte volée.

Mais comment le client connait-il le mot de passe de sa carte ?

Si j’ai bien compris, la procédure est la suivante : lors de la première utilisation du service 3DSecure, la banque du client va demander à l’internaute de rentrer un mot de passe (à voir, cette procédure me semble très fragile, parce que si la première utilisation sur un site 3dSecure est faite par un voleur… ).

Je vous raconte tout ça parce que depuis le 1er octobre 2008, toutes les banques doivent être compatible avec cette norme.

Alors ? Pourquoi n’a-t-on rien vu ?

On a rien vu parce que c’est au e-marchand de mettre en place ce système.

Vous êtes e-marchand ? Vous allez mettre ce système en place ?

Normal d’hésiter !

  • Combien va être facturé ce service ?
  • Ce service, pas encore entré dans les mœurs, risque de faire peur à vos clients : l’ouverture de la popup, ou on demande un mot de passe, ça peut effectivement déstabiliser les clients ! (confirmation sur le billet de Daniel, lien en bas de ce billet : en Angleterre, lors de la mise en place du dispositif, augmentation de 40% des abandons de panier… ça fait réfléchir ;) ).

Je pense que les choses vont “gentiment” se mettre en place. D’ailleurs, ce système est international et déjà bien répandu.

Une stratégie de migration pourrait être, par exemple, de proposer provisoirement les deux modes de paiements : garder la carte bleue classique et ajouter le logo 3dSecure.

Cela permettrait d’habituer les internautes à ce nouveau logo (euh, au fait, c’est quoi le logo ?)

Bien sûr, cette double procédure temporaire ne permettrait pas d’éviter les fraudes. Juste pour “éduquer” les clients donc.

Autres points à voir :

Ce système est bien sûr compatible quand le paiement se fait sur le site de la banque du e-marchand. Mais certains e-commerçants intègrent la procédure de paiement dans le site marchand. Cela sera-t-il possible avec 3dSecure ? Je crois que non, mais c’est à valider.

Bonnes lectures sur le sujet :

Maîtriser son image avec l’affiliation ?

Gérer, maîtriser son image est un objectif évidement complètement légitime !

Certaines marques excellent dans cette maîtrise, qui permet beaucoup de choses, comme de vendre plus cher par exemple…

Alors, sur Internet, ou tout va si vite, certains n’osent pas l’affiliation, par peur de ne pas maîtriser son image.

Ce billet va être très court parce que la réponse est hyper simple :

On peut tout à fait faire de l’affiliation et complètement maîtriser son image.

Comment ?

C’est très simple.

Pour la plupart des e-commerçants, l’affiliation passe par un prestataire : une entreprise intermédiaire, qui se positionne entre le e-commerçant et les affiliés.

Et bien, pour maîtriser son image, un e-commerçant doit pouvoir sélectionner lui même les affiliés qui pourront diffuser les supports (kit emails, banières, …).

Dans ce cas, c’est donc bien le e-marchand qui sélectionne les canneaux (sites web, emailing…) sur lesquels seront diffusés les publicités.

Aurtres éléments clés :

  • En tant qu’annonceur, vous n’avez aucun engagement dans la durée. Si un affilié pose un problème, si son image n’est plus en adéquation avec la votre, vous pouvez le retiré de votre programme, instantanément ;
  • Pour les emails, vous pouvez (devez !) valider l’email avec un BAT (Bon A Tirer), que doit fournir l’affilié qui fait de l’e-mailing, avant l’envoie en masse.

Autres billets sur l’affiliation :

Crise => …

L’équation des prochains mois ?

Crise =>

Baisse du pouvoir d’achat =>

Recherche d’économies =>

Achat sur Internet à la recherche des meilleures affaires =>

Croissance du e-commerce & Marges réduites

1er jour du salon e-business : actualité riche !

Beaucoup de monde pour ce salon : Pari donc réussi pour toute l’équipe e-business !

Et puis, ce salon, on est en famille : Jérémie Berrebi, Benoit Chopin, Daniel Broche, Mr Capitaine Commerce, 42 Store, Mr Wizishop, Olivier Levy,… Je m’arrête là et j’ai pas le courage de mettre tous les liens, mais bon, tout le monde est là, et c’est super sympa et intéressant ces discussions sur notre métier : le e-commerce.

Zlio a donc annoncé un nouveau modèle, ouvert aux entreprises qui veulent vendre. Zlio propose donc de vendre, via ces milliers de boutiques, des produits qu’on ne trouve nul part ailleur.

C’est un changement majeur pour Zlio !

Autre annonce tout aussi passionnante : Effiliation se lance dans les Widgets, avec Effiget. Là aussi, c’est une sortie importante.

L’idée d’effiliation, c’est d’utiliser le format des Widgets pour :

  • Enrichir les supports de communication pour les annonceurs, en proposant des widgets “riches” ;
  • Elargir la diffusion des publicités, au delà des sites affiliés.

Les Widgets Effiliations sont compatible avec la plupart des “moteurs” actuels, qu’ils soient dans le navigateur ou sur le bureau du PC.

Je vous en reparlerais !

Demain, je suis invité pour parler avec mon ami Fred du rich-commerce.

Trop fort Wikio pour le référencement naturel

Je cherchais des infos sur une personne. Je tape son nom dans Google. L’une des première réponse est Wikio.

Je clique sur ce lien, qui devait me donner une agrégation d’infos sur la personne en question.

J’arrive sur une page qui m’indique qu’il n’y a pas de réponse !

Trop fort donc d’arriver en tête de liste sur un item qui n’est pas dans la base.

Je me demande comment c’est possible… A mon avis, il y a du générateur de site-map dans l’air, qui doit prendre le dictionnaire en entrée, ou quelque chose dans le genre…

Le mandala du e-commerce

Le e-commerce, c’est faire travailler pas mal de monde ensemble.

Je parle souvent d’une vingtaine de métiers… Mais quand on creuse un peu, ça va beaucoup plus loin !

Avec Gérald, on a fait une image pour illustrer ces idées :

  • Beaucoup de métiers ;
  • Très connectés les uns aux autres ;
  • Sur des axes différents : organisation, conseil, opération, technique, marketing.

Voici une “vue d’artiste” de ce mandala du e-commerce :

Vous pouvez télécharger cette image, la récupérer, la diffuser. Une seule règle : garder l’intégralité de l’image (et surtout le logo en haut ;) ).

Remarque : les liens entre les métiers sont vraiment là plus pour illustrer l’idée que les métiers sont liés. Il manque bien entendu des liens, et il y en a qui sont pas forcément au bon endroit… N’oubliez pas : c’est une “vue d’artiste” ;).

Aider l’internaute à naviguer dans le catalogue avec Compario

Je le dis bien souvent : il est très important d’aider l’internaute à trouver “le” produit qui correspond à son besoin.

Pour faire ça, le e-commerçant a à sa disposition plusieurs outils :

  • Bien structurer son catalogue, avec des catégories bien identifiées, et logique du point de vue du client ;
  • Intégrer dans le site un moteur de recherche adapté au e-commerce, j’en ai déjà parlé ici par exemple.

Tout ça est très bien, mais pour certains catalogues, ou certains types de produits, cela ne suffit pas.

Le plus simple est de prendre l’exemple du site MilongaMusic qui propose d’acheter en ligne un grand nombre de produits liés à la musique :

Dès qu’on sélectionne une catégorie, on a à notre disposition un outil de navigation très riche et interactif. Exemple pour guitare électrique :

Le client peut alors sélectionner le critère qui lui semble le plus adapté pour choisir le produit qui l’intéresse.

Dans l’exemple ci dessus, l’internaute peut choisir entre Marque, Prix, Pays de fabrication ou forme de la guitare.

L’intérêt de l’outil, c’est que tout est dynamique : si on sélectionne une marque par exemple (je suis très Fender, on se refait pas), tout est mis à jour :

Vous notez à droite : les critères se sont décalés vers la gauche, et un nouveau critère a fait son apparition à droite (en l’occurrence, la position, gaucher ou droitier).

Les quantités par critères prennent bien entendu en compte le fait qu’on est maintenant sur la sélection “Fender”.

Tout cet outil est paramétré directement par le e-commerçant, depuis un back office très simple.

L’idée est bien là : le marchand décide de l’animation de sa boutique, et n’a pas besoin de programmer (et donc de faire appel aux services techniques) pour mettre en œuvre les changements.

Pour les technophiles, il faut savoir que derrière ce moteur se cache une technologie bien connu des habitués de la “business intelligence” (BI pour les initiés) : le cube OLAP.

Un cube est en fait une sorte de vue sur la base de données, vue qui a l’avantage de pouvoir être manipulée dans tous les sens, et très rapidement.

Pour simplifier, on peut donc dire que Compario, c’est les technologies de la BI appliquée au e-commerce.

Comme pour Antidot, Compario est vendu en mode SAAS.

D’ailleurs, je ne cite pas Antidot par hazard dans ce billet, puisque les deux boites ont l’habitudes de travailler ensembles sur des projets.