Comment passer la crise ?

Comme vous j’imagine, je lis pas mal de choses sur la situation actuelle, son impact en général et sur le e-commerce en particulier :

La crise ?

A mon sens, la difficulté vient qu’on a pas de réponse aux deux questions suivantes :

  • Durée de la crise : verra-t-on le jour fin 2009 ou la recession sera-t-elle plus longue ?
  • Profondeur : va-t-on “patauger” et garder un niveau d’activité “stable” (en phase avec le budget du gouvernement par exemple…) ou va-t-on plonger, comme le prévoit Jacques Attali ?

Je pense qu’en fait, personne n’en sait rien, et personne ne peut prévoir, parce que le problème a trop d’inconnus, et que les facteurs humains sont trop importants, trop aléatoires.

Dans quelques mois, quand on en sera sorti, il y aura toujours de malins pour dire : “je l’avais dit”. Je pense simplement que, comme quand on joue au loto, on peut tirer le bon numéro… Cela ne veut pas dire qu’on est plus malin ;).

Donc, on sait pas.

Moi, mes convictions, c’est que l’histoire nous a appris que les sociétés évoluent par saccades, et surement pas de manière linéaire. ça c’est toujours passé comme ça, et je pense qu’il y a une bonne raison : nos sociétés ne savent pas vraiment s’adapter à de nouveaux contextes. Donc, quand le monde a trop changé, l’organisation des sociétés n’est plus adapté, ça fait une “bonne” crise, et hop, ça repars tranquillement…

Il y a je pense une autre raison : les sociétés, les organisations “s’encroutent”… Un peu comme un PC, sur lequel il faut réinstaller le système, parce que sinon, il dépense une bonne partie de son énergie uniquement pour… le système. (heu, peut être que le PS en est là ? mais là, c’est carrément hors sujet…)

Bon, ça, c’est de la philosophie.

Maintenant, ça donne quoi pour le e-commerce ?

J’en ai déjà parlé : je pense que la révolution Internet n’a pas fini de changer le monde, et que la crise économique actuelle ne va pas remettre en cause tout ce programme.

La grosse contrainte est au niveau de la trésorerie : il faut du cash pour passer le gué.

Et puis, bien sûr, chaque période contient, d’une façon ou d’une autre, des opportunités.

Exemple :

Internet n’est pas encore un canal de vente stratégique, pour pas mal d’entreprises.

Dans le contexte actuel, il y a ceux qui vont “reculer” et se recentrer sur les activités “historique”.

Grosse erreur ! Pendant ce temps là, les plus malins prendront des positions clés sur la toile, et seront bien mieux armé quand la croissance reviendra !

General Motors au bord du dépot de bilan ?

C’est en tout cas ce qu’ils disent chez GM pour demander à l’état de les aider (lu ici).

Une faillite de GM entrainerait des centaines de milliers de chomeurs de plus…

Et au journal de ce soir, on ne parle que du congrès du PS…

La crise, Internet et la politique

Ce billet est un peu la suite du podcast.

Il faut dire que, dans un tel format, on n’a pas le temps de développer ces idées, et c’est normal mais frustrant !

On est donc à un moment pas facile : les clients vont moins dépenser, les banques moins prêter, …

Pourtant, dans ce contexte, il y a un secteur qui devrait croitre : c’est Internet.

Le potentiel de croissance reste très fort, porté par plusieurs vecteurs (population connecté, technologie, …).

Bien sûr, le microcosme Internet ne va pas être épargné par le climat actuel : les startups vont avoir plus de mal pour trouver des sous, …

Mais la révolution profonde apportée par le numérique est bien trop profonde pour être arrêtée par une crise financière.

Donc, dans un contexte difficile, il y a un secteur qui va croitre, et donc apporter des revenus et créer de l’emploi (ok, pas toujours…).

Le politique devrait tout faire pour accompagner ce développement, et permettre ainsi à la France de mieux se sortir de cette période, et de prendre des positions clés sur le monde numérique.

Crise et e-commerce - quel impact ?

Bon, ce coup ci, on est en plein dedans, plus moyen d’y échapper !

Les bourses plongent, et après cette crise financière, la consommation est en baisse : les ventes de voitures sont au plus bas, avec chômage technique à la clef, l’immobilier n’est pas mieux…

Et ma bagnole fait de l’huile comme dirait le chat.

Le e-commerce est impacté, comment pourrait il en être autrement ?

Oui mais…

Le e-commerce, c’est un canal de vente particulier, avec des poches de croissances fortes :

  • Croissance de la part des clients qui achètent sur Internet ;
  • Croissance de la part des personnes ayant un accès haut débit.

Quand on compare la pénétration de l’Internet en général et du e-commerce dans certains pays comparé à la France, on se rend mieux compte du potentiel de croissance (Achat sur Internet - Us : 67%, France : 40%).

Autre source de croissance : le nombre d’entreprise qui vendent sur Internet est bas, toujours comparé à ce qui se passe dans d’autres pays (Allemagne, Angleterre).

Voilà, c’est ça la situation aujourd’hui.

Vous êtes dans un “bain froid” parce que le contexte est… froid, mais il y a des zones chaudes.

Bien évidement, les plus gros, les plus généralistes se prennent la crise de plein fouet (Camif, Redoute…).

Mais certains acteurs du e-commerce, bien positionnés sur leur niche, se développent très bien, croyez moi !