Archives de BLOG E-COMMERCE de François Ziserman, Expert e-commerce

Linkedin est un super outil pro, et je connais plusieurs commerciaux qui l’utilisent de manière intensive.

e-commerce live nous propose une conférence sur ce sujet : l’utilisation de linkedin pour la prospection B2B.

C’est le 28 février, à 14h, et c’est par ici.

A suivre ;)

Zara propose une page d’accueil avec une vidéo plein écran  :

Home Zara

C’est très joli, mais c’est cela alourdi énormément le poids de la page.

Remarquons sinon a quel point la page est dépouillée, simplifiée.

La page catégorie :

Page catégorie

Toujours très sobre, et encore plus original !

Plusieurs éléments marquants :

  • Le défilement n’est actif que pour la partie centrale avec les produits. Le menu de gauche et la colonne de droite restent fixes.
  • Les filtres sont traités via une popup
  • La taille des photos est inhabituel : en fait on verra que la taille des visuels est la même sur la page liste et sur la page produit

La page produit ne l’est pas moins (originale) :

Page produit

En fait, sur cette page produit, on a pratiquement la même mise en page que sur la page liste : les photos défilent verticalement, avec deux colonnes fixes à gauche et à droite.

Bon, après avoir vu le panier, j’ai voulu tester le processus d’inscription et d’achat :

Inscription

Tout se fait dans une popup.

Mais je n’ai pas pu aller très loin, je n’ai pas réussi à passer l’étape du formulaire d’inscription (!).

Au final, mon sentiment est que le site est allé bien trop loin dans le travail créatif, laissant de côté les réflexions sur l’efficacité.

Programmer

J’ai commencé dans la vie professionnelle comme développer.

« Programmateur » comme m’avait dit un gars rencontré à qui j’expliquais ce métier, il y a 25 ans ;)

programmateur

J’ai fait ce boulot à fond, pendant 10 ans, en 4D, C++, Java, plus tout un tas de langages que j’apprenais par plaisir (comme H d’Objecteering ;) )

Puis j’ai bossé à la R&D de France Télécom, et paradoxalement, cela m’a éloigné de la programmation : il fallait monter les projets, les encadrer, les présenter… et j’ai perdu petit à petit le contact avec la programmation… en apparence. En fait, j’ai gardé un contact étroit avec cet « art », a lire beaucoup, discuter, tout regarder…

En montant Araok, je n’avais plus l’occasion de programmer, puisque le travail de consultant n’est clairement pas sur ce plan là.

Et puis je suis reparti sur une startup, dont je vous parlerais bientôt.

Au sein de la petite équipe, Thomas m’a « subtilement » convaincu que ça serait bien si je pouvais participer aux développements.

J’étais réticent au début, pensant qu’en tant que patron je ne pourrais pas tout faire.

Je travaillais avec les équipe en mode « coatching » : assi derrière eux, à regarder ensemble le code, à le commenter.

Et puis j’y suis allé.

oldrevolver

Et j’en suis très heureux :)

C’est, j’en suis convaincu, bien pour la boite.

Bien sûr cela me donne un surcroit de travail assez énorme.

Mais quel plaisir de « faire du légo ».

Finalement, j’ai arrêté de programmer pendant quasiment 15 ans.

On s’y remet très très vite ;)

Et les fondamentaux n’ont pas changés.

Bien sûr, il y a des nouveautés. Les outils pour développer (en Java en l’occurrence) ont fait d’énorme progrès. Par exemple, sous éclipse, la compilation est pratiquement transparente et les erreurs remontent en temps réel.

Et je dois encore creuser les annotations, et sans doute pleins de choses.

Et par rapport au job de patron, cela me semble tout à fait compatible. Je ne dis pas que ça durera comme ça longtemps, mais là, ou l’on construit les bases, cela rend il me semble les choses plus simples, plus naturelles.

Bon, je vous laisse, j’ai un programme sur le feux ;)

Le responsive, vous le savez, c’est la mise en place d’une charte graphique élastique, qui s’adapte à la taille de l’écran.

Exemple avec Relay.com, sur un grand écran :

Relay en mode pleine largeur

Le même site sur un écran de type smartphone :

Relay sur un écran de smartphone

C’est sympa…

Mais je ne suis pas convaincu que ça soit très réaliste. Entre un smartphone et un écran de bureau, il y a trop d’écart pour que l’adaptation soit juste graphique.

Une solution plus raisonnable, il me semble, est de faire du « responsive limité » par famille de terminaux : une grille pour les ordinateurs (800 à 1200 par exemple), qui pourrait éventuellement marcher pour les tablettes, et une grille pour les smartphones.

Souvent quand je parle de personnalisation, on me dit : « Mais c’est déjà présent dans les plate formes e-commerce »

Alors je demande : mais c’est quoi la personnalisation ?

Et je me rends compte que les choses ne sont pas si claires que ça.

J’ai donc imaginé une règle : vous allez voir, c’est simple :)

Degré 0 : rien n’est fait pour améliorer les ventes en proposant le bon produit au visiteur.

Degré 1 : des liens manuels permettent de proposer d’autres alternatives par rapport aux produits vues.

Degré 2 : les liens sont en parti calculé automatiquement, par exemple pour retirer les produits qui ne sont plus en stock ou proposer les meilleures ventes.

Degré 3 : les suggestions sont faites à partir des actions de l’internaute, en temps réel

Jusqu’au degré 2, rien n’est fait spécifiquement par rapport au visiteur !

au degré 1, c’est l’enfer pour mettre à jour les liens… Et cela doit être mis à jour en permanence.

Au degré 2, tout dépend des algos, mais en général c’est pas « méga top » car pour bien associer les produits entre eux, il est important de se baser sur… ce que font les internautes sur le site.

Vous l’avez compris, la personnalisation, c’est uniquement à partir du degré 3 !

 

Aucun rapport direz vous ?
Et vous auriez raison !

J’ai écouté une interview de François Truffaut datant de 68.

Il explique qu’un film a comme tendance naturelle à devenir un navet.

Et c’est le boulot de ceux qui font le film de se battre contre cette tendance naturelle : être exigent à tous moments, bien choisir les acteurs, s’appliquer sur tous les petits détails…

Et bien je pense que c’est la même chose pour un projet e-commerce.
La tendance naturelle est d’aller vers un site « navet » : moche, passe partout, sans saveur ni odeur.
C’est vrai pour la partie visible du site, mais aussi pour l’ensemble des autres métiers : e-marketing, logistique, relation client.

Le job d’un directeur est de lutter contre la pente naturelle, pour faire du beau, du performant.

Mega Upload vient de renaître de ses cendres. Le gars à tout compris à l’ergonomie incitative.

Le nouveau site de Kim...

No comment ;)

DataPublica est une place de marché de données.

C’est un endroit ou l’on peut accéder à des données, gratuites ou payantes.

C’est un sujet passionnant, mais un peu technique.

D’ou la très bonne idée de faire une vidéo pour mieux expliquer ce que ça fait et surtout ce qu’on peut en faire ;) :

Alors, mission accomplie ? C’est plus clair ?

e-commerce live, c’est un comme un salon e-commerce, mais à distance.

e-commerce live

Chacun peut assister aux présentations, réalisées par des pros, depuis chez soi.

J’anime une conférence jeudi 17 janvier, à 14h.

Le sujet : la personnalisation des sites e-commerce.

Intéressant comme sujet, non ? ;)

C’est gratuit et c’est ici.

Bravo à Pierre-Henri Tataranno pour cette excellente initiative :)

Je bosse (entre autre ;) ) en ce moment sur la conception d’une interface « métier » : un back office, pour une application en ligne.

Donc sur cette application, que l’on veut simple, on a essayé d’enlever « tous les boutons ».

Enlever tous les boutons ? Mais comment l’utilisateur peut il enregistrer ce qu’il fait ?

La voie à laquelle nous avions réfléchi, c’est une sauvegarde automatique.

Ce qui m’avais fait penser à cette voie, c’est l’iPhone, ou on ne sauvegarde rien, les choses se font automatiquement.

Sauf qu’on a fait un petit essai, et ça s’est avéré une mauvaise idée : pas intuitif finalement, et pas simple à réaliser (il faut ‘attraper’ les évènements pour lancer l’enregistrement…).

En plus, si l’utilisateur est en train de faire une modification, il ne veut pas forcément que celle ci apparaisse en ligne. Bref, c’était clairement pas une bonne idée.

Bon, on a donc rajouté un bouton Enregistrer, sur les pages.

Ensuite s’est posé la question suivante : l’utilisateur ne pourrait il pas faire une modification, l’enregistrer, mais ne pas la publier ?

On a donc réfléchi à ajouter un bouton « Publier ». On avait donc deux boutons : Enregistrer et Activer.

Ce qui est intéressant, c’est que finalement, à ce stade, sur 3 personnes, il y avait 3 interprétations différentes du bouton :

  • Pour Thomas, il s’agissait d’une publication globale, pour l’ensemble des options du back office.
  • Pour Adrien, il s’agissait d’une publication locale
  • Pour moi, je dois avouer que j’avais deux idées dans la tête, sans même me rendre compte du conflit : Activer et Publier. Je pensais « intuitivement » que les deux options se recouvraient bien. Erreur ;)

Après une bonne discussion, on est s’est rendu compte qu’on était parti bien loin, avec des choses plutôt compliqué, et pour l’utilisateur, et pour la réalisation.

Finalement, on est resté sur nos deux boutons : Enregistrer et Activer. C’est simple et assez efficace.

La méthode était débile ? Non je ne crois pas. On peut toujours ajouter pleins de boutons sur les écrans. Chercher à simplifier, toujours et encore est un bon credo.

Et la conception d’une telle interface, cela demande du temps, de l’énergie et du savoir faire. D’ailleurs, il suffit de se promener sur les interfaces existantes pour se rendre compte assez rapidement qu’il y en a qui se posent des questions et d’autres pas ;) .

Bon, dans tous les cas, faut juste bien tester avant de « déployer » ;)