Archives de BLOG E-COMMERCE de François Ziserman, Consultant e-commerce

Vouloir monter une plateforme e-commerce à partir d’un éditeur ou d’une solution unique est un leurre, un fantasme.

Bon, je parle des gros sites. Pour se lancer, on peut tout faire avec une solution SAAS type Oxatis, Powerboutique, RentAShop, 42Stores, Wizishop

Donc, pour un site au delà d’une certaine taille, il va falloir jouer du « légo » : assembler des composants pour construire son système e-commerce.

Typiquement, il va falloir assembler :

  • Un moteur e-commerce : qui va gérer le catalogue, la génération des pages du site, le processus achat, le compte client ;
  • Un moteur CRM : qui va gérer l’ensemble des données clients et permettre une relation de qualité, pour l’ensemble des canaux de communication (mail, téléphone…). Le CRM peut tout à fait servir de base pour le SAV ;
  • Un CMS : qui va gérer tous les contenus que ne gère pas (ou mal) le moteur e-commerce
  • Une brique de « searchandising » qui va apporter trois choses : un moteur de recherche avancé, un moteur de navigation par facettes, et un moteur de merchandising ;

Bon, avec tout ça, on a déjà un beau morceau. Mais bien souvent, il faut aller au delà :

Il va en effet falloir brancher tout ça avec les autres systèmes : ERP, comptabilité.

Si l’entreprise gère elle même la logistique, il va falloir mettre en place d’autres outils, de WMS et de TMS.

enfin, si vous voulez un truc un peu pro, il va également falloir se poser la question de la gestion des processus. Vous prendrez bien une petite louche de BPM ?

Bien souvent, la meilleure solution est de mettre en place une vrai logique d’urbanisation, avec un ESB pour assurer la connexion entre tout ce petit monde sans faire un plat de nouille (« Nouille Less » pourrait on dire ?).

Heu, c’est le métier d’Araok de concevoir ou d’aider à concevoir un tel légo.

Trouvé en bas, tout en bas de la page de création de compte d’un site e-commerce :

XXXX est responsable de la collecte et du traitement des données à caractère personnel que vous avez bien voulu nous confier. Les informations nominatives obligatoires collectées par XXXX  sont nécessaires au traitement de votre commande et à la gestion de nos relations commerciales. Conformément à la loi « Informatique et Libertés », vous disposez d’un droit d’accès, d’interrogation, de rectification et d’opposition aux données vous concernant.
Par notre intermédiaire, vous pouvez être amené à recevoir par e-mail les offres XXXX , si vous ne le souhaitez pas, cochez la case suivante

ou cliquez sur le lien de désinscription figurant en bas de chacune de nos offres.
Vous pouvez être amené à recevoir par courrier des offres XXXX, si vous ne souhaitez pas, cochez la case suivante

et/ou de nos partenaires, si vous ne le souhaitez pas, cochez la case suivante

.

Hum. C’est une façon assez particulière d’obliger les clients à s’abonner, non seulement aux mails de la marque, mais également aux mails des partenaires.

Évidement, aucun client ne lira ce texte, bien caché tout en bas…

Regioneo est un service sympathique porté par une équipe tout aussi sympathique.

Concrètement, Regioneo est une place de marché, qui met en relation des producteurs locaux et des clients, locaux ou pas.

C’est un peu le Price Minister des produits de nos régions.

Et bien Regioneo propose une levée de fond « 2.0″ : vous pouvez tous devenir investisseur.

J’ai choisi d’en être, parce que :

  • Je trouve que le projet et le service proposé à du sens ;
  • L’équipe est compétente ;
  • Le projet est déjà bien lancé, avec des résultats encourageants ;
  • Le ticket d’entrée est somme toute raisonnable.

Après, comme pour toute startup, il peut se passer beaucoup de choses pour Regioneo !


Rejoignez l’aventure Regioneo

Allez, un exemple à ne pas suivre pour cette rentrée :

C’est une belle marque française, qui dit ne pas avoir besoin d’accompagnement.

Voici le formulaire de demande d’abonnement à la newsletter :

C’est bien, hein ?

Tout est parfait, la présentation, la demande de désinscription quand on demande de s’inscrire…

Bon, allez, quand on est bon, on ne s’arrête pas là. Voici le mail reçu suite à une inscription :

Là encore, tout est parfait : le titre du mail avec un message de bienvenue (434c4…), le style du message, les explications techniques.

Et que croyez vous qu’il se passe quand vous cliquez sur le lien d’abonnement ?

Vous arrivez sur cette page :

C’est beau, non ?

Ah c’est sûr, ça n’a pas coûté cher !

(merci Christophe pour cette pépite, Christophe a comme un flair pour dénicher ce genre de trucs ;) )

J’ai lu sur Macworld la présentation d’une boite qui propose des photos certifiés.

L’idée, c’est de mettre des systèmes de protections, permettant de garantir que la photo a bien été prise à un endroit donné, à une date donnée.

ça, ok, mais si on me présentait une telle preuve, ma réaction serait assez simple : qu’est-ce qui me garanti que la photo est une photo « directe » ou qu’il s’agit d’une photo de photo ?

Et oui, rien n’interdit de placer une photo devant l’appareil.

La seule solution pour empêcher ça serait d’ajouter des informations sur la profondeur de champ par exemple, sauf que je ne pense pas que l’Iphone permette cela, pas plus que les autres mobiles.

J’avais déjà exprimé mes doutes aux fondateurs de cette startup. Ils m’avaient répondu que je devais être particulièrement tordu pour imaginer un tel scénario ;) .

Alors, la preuve électronique est une bonne idée, mais l’iPhone n’est sans doute pas le support idéal, et je doute que de tels supports fassent foi devant la justice. en tout cas, ça ne remplace certainement pas un huissier.

Peut être que, pour faire cette application, il vaudrait mieux partir d’un appareil photo connecté et intégrant un GPS ?

Sur la plupart des sites marchands, le panier est en haut et à droite.

Exemple avec Timefy :

Autre exemple avec Amazon :

Et pour quelle raison faudrait il toujours mettre le panier à cet endroit ?

D’ailleurs, certains sites ne respectent pas cette règle, comme Crate Barrel :

Bon, vous remarquerez que le panier est en bas de la fenêtre, mais que le bouton Checkout est bien repris en haut ;) .

Autre exemple de site ayant un panier en bas : Chanel, dont nous avons déjà parlé dans ce billet.

Alors, faut il absolument mettre le panier en haut à droite, ou est-ce du pur dogmatisme, et peut on le mettre là ou l’on veut  ?

Si vous avez peu de temps, alors la réponse est : mettez le en haut à droite ;-) .

Si vous avez plus de temps, alors on peut en discuter.

C’est un sujet qui nous a valu une discussion en interne, chez Araok!.

Au delà du panier, c’est toute la question du respect de standards de fait qui est posée. Faut il respecter ces règles, communément utilisées, ou est-il raisonnable de « tout casser » ?

En fait, a mon sens, c’est surtout une question de performance commerciale que l’on doit se poser.

Vos clients fidèles feront sans doute l’effort de chercher, de comprendre, votre site « innovant ».

Mes les nouveaux clients risquent de ne pas chercher très longtemps, et d’avoir un avis mitigé sur un site ou ils ne retrouvent pas leurs repères.

Tout le problème est bien là : les clients ont maintenant leurs habitudes, et ce n’est pas très commercial de tout changer.

C’est donc un compromis, entre la créativité, l’innovation, et la performance commerciale.

Si vous êtes e-marchand établi, et que l’envie vous prend de changer un tel élément, comme le panier, la barre de recherche, …, je serais vous, je ne le ferais pas sans le tester via de l’AB Testing. Au moins, là, vous saurez exactement l’impact d’une telle « révolution ».

Et si vous vous lancez, faites simple, et respectez les standards de fait !

Maintenant, pour ceux dont la performance commerciale n’est pas LE critère, alors là, vous pouvez bien vous « amuser » à tout déstructurer !

Paris 2.0 organise un évènement, sur 5 jours :

« Mieux comprendre l’impact des nouveaux médias interactifs sur nos métiers »

Je participe devais participer à une table ronde, sur les réseaux sociaux et le e-commerce.

Les réseaux sociaux sont-ils l’avenir du e-commerce ?

Comment les boutiques en ligne exploitent, communiquent et échangent sur les réseaux sociaux pour trouver de nouveaux acheteurs et relais d’opinion?

Laurent Evain (Leroy Merlin)

François Ziseman (Araok!)

Mark Tamis (Net-7)

Muriel Niciejewski (3 Suisses)

Paul Choppin de Janvry (2xmoinscher.com)

Vous voulez vouliez venir ?

C’est était Mercredi 10 Mars, à 14h, à l’espace Kiron, 10 Rue la Vacquerie 75011 PARIS

Pour vous inscrire, c’est par ici.

Mise à jour

En fait, cette table ronde est annulée, l’organisateur étant parti suite au bad buzz autour de cet évènement. Dommage.

Deuxième mise à jour

J’ai reçu un coup de fil, de Jérémy Dumont, m’expliquant que mon billet arrive en 3ème position quand on tape « PARIS 2.0″ et que son contenu va faire fuir les visiteurs.

Jérémy m’a donc demandé de « prendre mes responsabilité ».

J’ai reçu ce coup de fil ce midi, et cet après midi, sur les pistes, je me suis demandé ce que ça voulait dire, « prendre mes responsabilités ».

J’en ai conclu que la meilleure solution était cette mise à jour, pour dire que l’évènement aura bien lieu, avec un programme adapté.

Voici, avec un peu de retard, quelques infos suite au petit dej’ sur la performance e-commerce, organisé par Autonomy.

Premier point, bravo à Yamina pour la qualité de l’organisation : tout était parfait.

Bon, 3 parties pour ce petit déjeuner :

  • Première partie : J’ai ouvert le bal, avec une présentation plutôt « générique ». J’ai parlé du contexte : le e-commerce devient de plus en plus compétitif, parce qu’il y a de plus en plus de sites en lignes, et que les clients deviennent de plus en plus exigeants, expérimentés. Il convient donc de tout mettre en oeuvre pour améliorer la performance. Tous les métiers doivent coopérer, et le test MVT est l’une des clés du succès. Il n’y a plus la place à l’amateurisme.
  • Deuxième partie : Loïc nous a présenté l’offre d’optimost bien sûr, mais également tout ce que peut apporter Autonomy. Le cœur de l’offre d’Autonomy, c’est un moteur de recherche « intelligent » IDOL qui permet d’ajouter des fonctions de « meaning based merchandising ».
  • Troisième partie : Damien, de Look Voyage, nous a présenté les premiers résultats obtenus avec Optimost. Super intéressant, Damien parle « franc jeux » et nous donne un retour d’expérience super intéressant. En l’occurrence, la stratégie de mise en œuvre de Look Voyage a plutôt été de tester le MVT, sur un petit nombre de pages. Comme les résultats ont été très positifs, les prochains essais se feront sur l’ensemble du site.

Vivement le prochain p’tit dej !

Ce blog va tourner au ralenti pour la semaine à venir.

Vous souvenez-vous de ce merveilleux guide appelé « Internet Marketing » ?

Et bien la version 2010 est dans les bacs !

Pour fêter son lancement, nous organisons un grand jeu avec 10 livres à gagner.
Pour y participer, il faut juste devenir Fan de la Page Facebook d’Internet Marketing 2010.

Un tirage au sort sera effectué le 28 février parmi tous les fans.

Martin

PS : et pour feuilleter quelques pages du livre, ou testez vos connaissances en Marketing Internet, rendez-vous sur le site officiel.