L’obsession du détail appliqué aux emails

Important de bien travailler ses emails !

Exemple : beaucoup de clients mails filtrent par défaut les images (yahoo, gmail…).

Pas mal de vos clients vont donc voir le mail au format texte.

Avez vous regardé ce qu’ils allaient voir ?

Souvent pas grand chose…

En général, il reste le lien pour de désabonner, un peu seul ;).

C’est bien dommage… D’autant plus que c’est pas très compliqué de faire un mail qui se comporte très bien sans les images. Il faut juste y penser quoi !

Avenir du e-commerce : vers une concentration du marché ?

Quand j’analyse le futur, il y a des sujets sur lesquels j’ai des certitudes. Par exemple, aucun doute, dans les années à venir, les technologies vont encore énormément évoluer, et les boutiques et services en lignes seront de plus en plus riches, avec beaucoup de médias.

Mais il y a des questions qui me semblent plus complexes.

Celle de la concentration du marché en fait parti !

Quelle question ?

Certains pensent que le e-commerce, c’est la possibilité de créer un lien direct entre les producteurs et les consommateurs. C’est la “désintermédiation” (quel mot immonde…).

Chaque producteur, du plus gros au plus petit, peut ainsi en quelques clics mettre sa production en ligne, et la vendre directement à ces clients.

C’est par exemple ce que pense Olivier, quand il s’adresse aux plus petits marchands, pour les aider à vendre plus.

Mais d’autres acteurs pensent le contraire : ils pensent que le métier va ce professionnaliser, ce complexifier, et que mécaniquement, des barrières de plus en plus hautes vont se dresser, faisant émerger des gros, des “monstres” qui seront du bon côté de la barrière, et les autres (la longue traine des commerçants) qui devront passer par les fourches caudines des “gros” acteurs.

Quelle est la logique derrière l’idée d’une concentration ?

L’idée, c’est que si c’est effectivement très facile d’ouvrir un site web qui met en vente des produits, c’est une autre histoire de vendre.

Premier point : il faut faire venir le trafic. On a intérêt à avoir une vrai niche, parce que sinon, on n’a simplement aucune chance de s’en sortir face aux gros acteurs du marché (essayez de vous positionner sur des mots couvert par des leaders (”livre” pour Amazon”, “Appareil Photo Numérique” pour Pixmania…).

Autre point : le logiciel, pour gérer une boutique, va nécessairement beaucoup évoluer.

Je pense que le logiciel, pour mettre en ligne des boutiques “modernes” va devenir de plus en plus “lourd”, complexe.

Déjà aujourd’hui, l’ajout d’un “vrai” moteur de recherche pour une boutique n’est pas du tout à la porté de tous…

Et puis on en à déjà parlé : faire un site marchand vraiment professionnel, cela demande du cash, pour faire les investissements nécessaire. Si les gros peuvent espérer avoir suffisamment de trésorerie pour investir, pour les petits acteurs, c’est très dur.

Alors ?

Voici ce que je pense (avec une proba de 70% comme ils disent au Gartner) :

Je pense qu’effectivement, il va falloir de plus en plus de solutions logicielles pour mettre en ligne de vrais bonnes boutiques.

C’est là que la vision SAAS prend tout son sens : je crois que les petits producteurs pourront effectivement mettre en vente leurs produits, mais ils le feront avec l’aide d’outils très puissants, mis à disposition par des éditeurs de logiciels et d’autres acteurs, spécialisés et puissants. Les futurs “salesforce” du e-commerce quoi.

Si cette offre n’est pas créée, alors effectivement les petit commerçants auront beaucoup de mal à garder une place au soleil, et le marché sera pris par quelques leaders.

Mais il n’y a pas de raison pour que cette offre ne voit pas le jour ! Simplement, cela prend du temps pour une raison simple : les acteurs en place qui pourraient développer cette offre préfèrent cibler les gros poissons que “la petite friture”, et ça se comprend… C’est là qu’il faut être audacieu !

Votre site internet gratuit

J’ai été contacté par un commercial, qui m’a proposé de réaliser mon site “corporate” gratuitement.

J’ai bien évidement creusé : pourquoi tant de générosité ?

Facile : pour récupérer l’hébergement de mon site.

C’est donc ça le deal proposé : un site réalisé probablement à la va-vite avec un générateur de site basique, contre le transfert de mon hébergement chez eux.

Drôle de business quand même : il faut payer la prospection, payer le temps pour concevoir le site (même bâclé, ça va quand même prendre quelques heures), tout ça pour récupérer un domaine, et donc quelques euros par mois…

Ah là là, ce qu’on ferait pas pour un peu de revenus récurents !

Mais les grosses marges, c’est pas pour tout le monde !

Sites e-commerce full flash - un choix délicat

Bien sûr, certaines grandes marques de luxe utilisent le flash pour réaliser leurs boutiques.

Mais :

  • L’objectif de ces grandes marques n’est pas nécessairement de maximiser le chiffre d’affaires ;
  • Ces grandes marques ont, par définition, une marque forte : elle partent avec un très bel actif (oh là, ça chauffe après une telle phrase ;) ). Donc, elle peuvent capter du trafic, malgré un SEO moyen.

Si vous souhaitez vous lancer dans le e-commerce, il me semble que, sauf cas très particuliers, les sites full flash sont à proscrire :

  • Quoi qu’on fasse, le référencement sera moins bon qu’avec un site HTML ;
  • Le taux de transformation sera très difficile à optimiser, et vous aurez un mal de chien à arriver au niveau d’un site HTML ;
  • Quand vous voudrez faire évoluer votre site, globalement, cela vous coûtera plus cher.

Mon conseil est donc de faire un site plus classique, et si vous voulez enrichir le site, vous pouvez mettre du flash dans le site html.

C’est cela mon approche du rich commerce : pragmatisme avant tout !

Mon objectif n’est pas de faire du beau pour je ne sais quelles raisons : mon unique objectif est d’aider à vendre plus et mieux sur Internet.

Pourquoi ce billet me direz vous ?

Parce que j’étais ce matin au téléphone avec une lectrice de ce blog, qui m’a décrit sa situation. En quelques minutes, l’évidence m’est apparu : elle a perdu 15 000 €, en investissant dans une boutique full flash, qui ne transforme pas et qui ne transformera pas, à moins de très gros travaux… qui ne permettraient même pas d’atteindre ce que permettrait une boutique classique.

Ca m’a fait mal pour elle : toute cette énergie et cet argent dépensé… J’ai essayé de la consoler en lui disant que le point positif d’avoir cet avi maintenant est que je lui permets d’économiser les 10 000 € qu’elle aurait dépensé en pur perte l’année d’après… Je suis pas certain de l’avoir fait rire !

Google ne donne pas les mêmes réponses à tout le monde !

Le saviez vous ?

Suivant des critères évidement non communiqués, Google personnalise les résultats des recherches.

Exemple concrêt, avec deux recherches pour le mot “e-commerce” (ou est-ce que je vais chercher tout ça ?) :

Résultat 1 :

Résultats de recherche, avec FireFox

Résultat 2 :

Résultats de recherche, avec Safari

Si les 4 premières réponses sont identiques, la suite est très différente :

  • Les lignes 4 et 5 sont interverties ;
  • Le résultat “comment ça marche” n’apparait que dans le premier cas ;

Voilà un sujet que je vais creuser ! Quels sont les critères qui interviennent : adresse ip ? identifié ou pas ? Navigateur ? …

Messenger est il un réseau social ?

Lors d’une présentation sur les réseaux sociaux, j’ai entendu un gars de chez microsoft nous présenter son application : Messenger.

Ah ? Un instant messaging est un réseau social ? Je suis allé jusqu’à poser la question.

J’ai même insisté, en rappelant qu’à mon sens, un réseau social devait porter en lui les outils de viralité (je navigue, vers les amis de mes amis…).

Oui, m’a-t-il répondu. Messenger est bien un réseau social. Les ados s’y retrouve après l’école, et la viralité est très forte. Quelle viralité ? Ben ils se passent le mot (dans la cours de récré), et se retrouvent bien sur Messenger.

Je veux bien, mais alors, le mail est aussi un réseau social…

Lors de la présentation que j’avais fait sur les réseaux sociaux, j’avais défini 3 critères pour être élu “réseau social” :

  1. J’ai un espace pour exprimer qui je suis ;
  2. Je peut gérer des liens vers mes amis ;
  3. Je peux naviguer sur ces liens, et ainsi découvrir les amis de mes amis.

Suivant les réseaux sociaux, les différents critères sont mis en oeuvre de différentes façons, mais d’une manière ou d’une autre, il me semble qu’on retrouve toujours ces ingrédients… Qui ne sont clairement pas présent pour Messenger !

L’importance du détail pour les interfaces : suite

Une interface réussie est donc une interface ou on a bien travaillé, du niveau “macro” au niveau “micro”.

Dans ce billet précédent, je parlais de l’idée de mettre plusieurs images pour un bouton :

  • Une image pour le bouton au repos ;
  • Une image quand la souris passe au dessus du bouton (mouseover) ;
  • Une image quand on clique sur le bouton.

Petit détail qui compte : il ne faut pas que le navigateur ait à charger les images lors de l’action. Il faut que les images soient pré-chargées.

Sinon ? L’utilisateur risque d’avoir un effet très désagréable : avoir un bloc blanc qui s’affiche lors de l’action. Et oui, le temps que l’image se charge…

Comment pré-charger les images ?

Une solution (il y en a surement d’autres) : on charge une seule image, qui contient tous les états du bouton, et avec un petit code javascript, on déplace la partie visible en fonction de l’action. C’est assez facile à faire, et ça marche très bien.

“Mais de quoi y cause ?”

Les deux vieux des muppetsMais de quoi il parle, ce blog ?

De e-commerce, de e-marketing.

Ah bon ? Moi, je trouve qu’il parle de tout et n’importe quoi !

Pourquoi tu dis ça ? Il y a pas mal de billets sur le e-commerce quand même…

T’as vu ça ou ? Par exemple, son dernier billet, il nous parle d’Android, de Nokia, de Motorola, de l’iPhone… Laisse le continuer comme ça et il va nous parler de ces vacances en Bretagne

C’est vrai qu’il parle de tout ça, mais ce que tu as pas compris, c’est qu’il y a un rapport entre tout ça et le e-commerce.

Un rapport ? Dans tes rêves !

Non non, il y a bien un rapport. L’usage de l’Internet va se déporter en partie sur des terminaux mobiles, itinérants. On a donc intérêt à suivre ce qui se passe sur ce marché.

Bah, moi, mes clients, ils achètent depuis un PC, éventuellement un mac, basta.

Oui mais faut regarder demain, l’avenir. Tout ça va évoluer.

En attendant, moi, je dois faire mon chiffre du mois. Et c’est pas android qui va me le faire. S’il continue, le le vire de ma liste, ce blog…

Et puis, il nous parle de logiciel…

Ah oui ! Parlons en de logiciel ! Moi, je vends, je fais du business. Je suis un marchand, pas un poète technophile, un geek. L’enjeux pour ma boutique, c’est pas son logiciel à deux balles : c’est la vente !

Oui mais pour vendre…

Pour vendre il faut du marketing, du bon, du vrai, du marketing je te dis !

Ah ? Et c’est quoi ton marketing ?

Exemple : Il faut “faire briller le sous” : mettre en valeur les produits, donner envie d’acheter.

Et comment tu fais ça ?

En présentant le produit sous son angle le plus favorable. Et puis, il faut faciliter la vie du client, qu’il puisse acheter en peu de clics, que tout ça soit fluide, intuitif…

Hé hé, tu serais pas en train de me décrire une belle application, bien faite, qui ne plante pas, qui apporte au client un vrai confort ?

Hey, je te vois venir, c’est pas du logiciel ça, c’est de la présentation, des belles photos…

… et une application bien faite. Ton truc s’écroule si le système informatique tient pas la route. Un site marchand, c’est aussi un système informatique.

Mais on s’en fout ! C’est pas un sujet. Ou plutôt, c’est un sujet dont on devrait même pas à avoir à parler. On en parle que quand ça marche pas !

C’est là que tu te trompes. Le e-commerce, c’est le juste mélange entre tous les ingrédiants : du commerce, du marketing, du sourcing, de la logistique, de la finance, et de la technique.

Bah, on dira ce qu’on voudra, la technique, c’est de la technique, c’est pas intéressant. A la technique de faire ce qu’on lui dit, et basta

Oui mais ça marche pas comme ça, les sujets sont entre-mélés. Exemple : il y a des choses que sait faire la technique, d’autre pas. Si tu prends pas ça en compte, tu te plantes…

Nokia rachète Symbian : analyse

Vous l’avez surement lu : Nokia rachète Symbian.

Symbian, c’est un OS plutôt orienté pour les mobiles. Pour la petite histoire, Symbian, à l’origine, c’est l’OS des Psion (si je me laisse aller, je vais vous parler de mon Psion 5mx : que c’est énervant que cette boite ait loupé le virage de la convergeance PDA / Mobile…).

Ce que je lis, c’est que Nokia aurait racheté Symbian pour réagir à Android.

Peut être…

Moi, aujourd’hui, celui qui m’impressionne, ce n’est pas Android mais Apple avec son iPhone.

J’entends déjà les objections :

  • Tu es un inconditionnel d’Apple,
  • L’iPhone est un truc de Geek, réservé à une poigné de parisiens branchés,

Sur le premier point, c’est un procès d’intention ( ;) ).

Sur le deuxième point, on verra, on verra… Quand les centaines d’applications vont débarquées sur l’iPhone, ça va faire mal… J’en fait le pari (qui veut jouer ?).

Android ? android n’est pas encore installé dans un mobile… et l’histoire à montré que c’était complètement différent, de faire un OS indépendamment du hard ou de faire un OS spécialisé pour un matériel donné.

C’est là toute la force d’Apple : ils maîtrise la chaîne complète (hard + soft), et peuvent ainsi avoir un OS plus léger et plus performant, parce que l’OS sait sur quoi il tourne : il ne doit pas avoir dix mille configurations…

Voilà, elle est là mon analyse :

Je pense que Nokia a (enfin) compris que pour augmenter la valeur de ses terminaux, il doit investir plus et mieux dans le logiciel.

Dans ce milieu, le logiciel, c’est le maillon faible, et depuis longtemps.

Motorola gère par exemple plusieurs OS (des terminaux linux, Windows Mobile, Symbian, plus, je crois, un système maison, et se disperse.

Les terminaux de Nokia ont une richesse fonctionnelle incroyable, mais la navigation dans les applications est très loin derrière “l’expérience iPhone”.

Maintenant, être capable de faire ce qu’à fait Apple, au niveau de la qualité de l’interface, ça va demander vraiment du temps à Nokia (et aux autres) : très probablement plus d’un an. Si pendant ce temps apple avance bien, ils peuvent vraiment bousculer ce marché.

Et oui, cette maîtrise du logiciel, à ce niveau de complexité, de richesse, c’est pas un travail qui se fait en 5 minutes.

Nokia a compris ? Peut être. D’autres acteurs devraient également se poser des questions et comprendre : l’avenir passe par la maîtrise du logiciel !

Affiliation : Le point de vue d’Effiliation

Suite à mon billet sur l’affiliation sans plate forme, François Deltour, PDG d’Effiliation a répondu. Je pense que sa réponse “mérite” le statut de billet.

Voici donc sa réponse “in extenso” :

En tant que représentant d’une plate forme, je ne peux qu’avoir une opinion restrictive de cette approche.

Plus exactement, c’est bien parce que nous ne croyons pas durablement à ce modèle que nos avons crée une plateforme en ASP.

Ce choix a été fait très tôt chez Effiliation alors que nombre d’acteurs de l’époque (2000, oui je sais c’est loin) militaient pour des solutions telles que celle-ci.

Ces acteurs sont tous morts. Paix à leur âme.

En quelques années, les métiers de l’affiliation se sont professionnalisés. Les techniques se sont sophistiquées.

Je suis donc absolument convaincu que l’intervention et partant, le rémunération de la plateforme est totalement nécessaire et justifiée.

Une plate forme digne de ce nom (et c’est le cas de la plupart des acteurs majeurs du marché français) est un acteur décisif de la relation affilieur/affilié.

Elle ne se contente pas de tracker la relation, elle l’anime, elle l’incarne, elle est au coeur des stratégies d’affiliation gagnantes par sa capacité à innover à proposer les meilleures pratiques, à créer de la valeur pour les deux parties.

Voilà quelques semaines, nous avons récupéré un programme jusque là “géré en interne”. Belle marque, très forte notoriété sur le secteur.

Les affiliés existants sont ravis: “enfin quelqu’un pour s’occuper de nous”.

Le client aussi: Son C.A affiliation a été doublé en quelques semaines, la progression continue.

Alors oui, la tentation de l’internalisation revient de manière récurrente chez certains annonceurs ou marchands. Comme dans tout secteur, il y a souvent un malin pour dire “pourquoi on achète alors qu’on pourrait le faire nous même”.

99 fois sur 100 au bout de quelques temps (semaines, mois), un patron vraiment malin, lui, intervient, lucide, pour dire “ce n’est pas notre métier, confions cela à des pros”.

Alors, gagnons du temps et travaillons ensemble, c’est plus efficace et cela marche mieux.

Francois “PLATEFORME PRIDE” Deltour