42 stores propose son offre en marque blanche

42 Stores est une solution e-commerce en mode SAAS.

Olivier propose un prix un peu différent des concurrents, puisqu’il propose un prix à la performance : vous ne payez que quand vous vendez.

La solution est ouverte pour les particuliers, qui veulent se lancer dans le e-commerce.

Mais olivier va plus loin, en proposant sa plate forme en marque blanche.

Exemple : Grand-Rouen, un site sur l’actualité de Rouen, propose à tout un chacun d’ouvrir sa boutique. Vous avez compris, derrière, c’est “powered by” 42 Stores.

Tout le monde est gagnant : 42 Stores élargi ainsi sa base client et augmente ses revenus.

Pour le site partenaire, l’intérêt est d’avoir des revenus complémentaires, et d’apporter un service aux Internautes.

Au passage, je profite de ce billet pour relayer une info : 42 Stores recrute (informatique et e-commerce).

Classer : catégorie versus tag ?

Comment organiser son catalogue ?

La solution est simple et connu de tous les e-marchands : vous créez une arborescence de catégories.

Cette arborescence permet de classer les produits (on met chaque produit dans sa catégorie), d’organiser la consultation du catalogue (on navigue dans le catalogue en naviguant dans l’arbre des catégories.

Simple ? Pas si on regarde un peu plus en détail.

Si on y regarde de près, il va toujours y avoir des produits qu’on ne saura pas ou ranger. Par exemple, le même kit de batterie rechargeable peut être un accessoire pour appareil photo, pour gps, …

Donc, le système de catégorie doit permettre de ranger un produit dans plusieurs catégories, et une catégorie doit pouvoir avoir plusieurs “pères”.

Ce n’est donc pas un arbre (un nœud fils d’un arbre ne peut avoir qu’un et un seul père), mais un graphe orienté. Les produits sont associés aux “feuilles” de ce graphe.

Le classement “multi catégorie” permet d’enrichir considérablement le site. Cela permet par exemple de créer plusieurs arborescence produits, en prenant des angles de classification différents (couleur, matériaux, …).

Est-ce suffisant ?

C’est déjà pas mal ;), mais il peut être très intéressant de compléter le modèle des catégories par des tags.

A la différence des catégories, les tags ne sont pas hiérarchisés.

On associe donc un ensemble de tags, soit à des catégories, soit à des produits.

On peut alors utiliser le désormais classique nuage de tags.

Mais surtout, les tags, avec leur format très souple, permettent d’enrichir considérablement le modèle, notamment pour la recherche.

En synthèse,

Le système de catégorie reste incontournable et il doit être possible d’associer plusieurs catégories à un produit ou à une catégorie.

Idéalement, ce système est enrichi par les tags.

Les deux fonctions se complètent.

Microsoft sur le cash-back, Google sur l’affiliation

Google sort sa plate forme d’affiliation : Google Affiliate Network

C’est la suite logique de l’acquisition de DoubleClick.

Le modèle est au CPA : le e-commerçant (ou l’annonceur) ne paye que quand l’Internaute achète le produit.

Mais l’affiliation, à la différence d’un moteur comme Adwords / Adsense, c’est aussi un métier de terrain, de conseil, de proximité, alors que Google est d’habitude plutôt une “machine sans pilote”.

L’affiliation peut-elle évoluer vers un mode “sans pilote” ou alors Google saura-t-il s’adapter ?

(via Buzzinessman)

Microsoft a une solution de Cash Back : Live Search Casback

La solution est intégrée au moteur de recherche Microsoft Live, et si j’ai bien compris, Microsoft reverse l’intégralité des commissions des marchands aux consommateurs ! Actif pour l’instant aux US, si ça marche bien, ça devrait arriver chez nous…

(via cluster21)

C’est la “joie” de notre secteur : tout peut être “rebeloté” assez rapidement…

Une leçon de marketing

C’est un “vieux” souvenir…

Du temps de Wokup, je devais bien souvent présenter l’offre.

A la base, on avait inventé une solution, certe pour répondre à un vrai problème, mais tout cela restait somme toute assez technique.

J’essayais d’améliorer la présentation, la rendre plus “commerciale”…

Un jour, j’ai été interviewé par un journaliste, sur un plateau en direct.

Le gars présente le contexte, et hop, c’est à moi.

J’essaie d’expliquer, rapidement, ce que permet wokup : “Demain, il y aura internet sur tous les terminaux, sur pleins d’appareils : dans la voiture, sur les console de jeux…. Il faut adapter le contenu pour qu’il s’affiche bien sur chaque contexte, chaque terminal…”.

J’ai du dire un truc dans ce genre.

L’interview est terminé. Le gars me dit : “bon, votre présentation, elle est pas bonne. Il faut parler en se mettant à la place d’un client : il veut faire quoi, et vous lui apportez quoi.”.

Sur le coup, ça m’avait mis hors de moi, parce que j’aurais tant aimé avoir le conseil quelques minutes avant l’émission.

Mais cette façon de voir les choses est resté profondément gravée : pour bien vendre, pour bien présenter une offre, il faut complètement changer de rôle, se mettre à la place du client.

Ceci n’ayant aucun rapport avec cela, pendant que je vous raconte mes souvenirs, il me vient une autre anecdote :

C’était en pleine bulle Internet, en 2000. Je devais présenter Wokup pour une émission de télé Internet.

La journaliste pose la première question : “je fais quoi”.

Tout pareil (cette émission était bien avant ma première anecdote), je commence par expliquer que l’internet va venir sur tous les terminaux, tous les appareils : téléphone, …

La journaliste : “Mais c’est terrifiant ce que vous me dite, c’est big brother”.

Moi : “Vous avez l’electricité chez vous ? Sur tous vos appareils ? Est-ce Big brother ?”

… L’interview n’a jamais été diffusée.

De toute façon, à l’époque, la video sur internet, même un timbre poste semblait trop grand ;).

Google Ad planner par l’exemple

Pas mal d’actualité côté Google.

Donc, Google vient de sortir ce nouveau service.

Mais a quoi cela sert ?

J’ai testé, voici ce que j’ai compris.

La finalité d’Ad planer, c’est de vous aider à faire des campagnes adwords plus performantes.

Avec des outils fournis :

  • Vous sélectionnez vos critères de sélection sur votre public préféré (sexe, age, études, revenus) ;
  • Vous sélectionnez le format de la publicité que vous voulez pousser (type de média, taille) ;
  • L’outil vous sort alors une liste de sites cibles.
  • Cette liste peut alors être insérée dans Adwords (procédure manuelle, via un fichier CSV).

Bon, ça a l’air très “beta” car dès que je sélectionne une tranche d’age par exemple, il ne reste plus aucun site, mais ça donne l’idée.

Le système propose une autre option qui m’a semblé beaucoup plus intéressante, mais pas pour faire un plan média…

Le système permet en effet d’avoir des informations de type “web analytics” sur n’importe quel site.

Prenons un exemple. Mettons par exemple que je sois un vendeur d’équipement électronique (et j’ai du mal, la concurrence est rude ;) ).

Qui sont mes concurrents ? Pixmania, Rueducommerce par exemple.

Et bien j’entre les url de ces sites et hop, le système me donne des informations qui me semblent assez intéressantes :

Page résultat de Google Ad Planner, pour Pixmania.fr

Même écran pour Rueducommerce :

Page résultat de Google Ad Planner, pour rueducommerce.fr

On a donc : le nombre de visiteurs unique, la courbe dans le temps, et surtout les sites également visités et les mots clés qui ont permi de rentrer sur ce site.

Pas mal, non ?

Le prochain Google sera Français ?

Probablement comme beaucoup d’entre vous, j’ai suivi ce sujet (ici en particulier).

J’ai un avis très précis sur la question.

Je pense qu’il y a plusieurs obstacles, et en particulier je trouve bien dommage que personne n’ai pensé à suggérer une réflexion sur un Small Business Act Européen, a mon avis bien plus efficace que les aides de la commission européenne, qui ne font qu’aider les grosses boites bien établies.

Si vous avez la flemme de regarder les 2h de vidéo, voici ce que j’ai noté :

  • Pierre Kosciusko-Morizet (PKM) : Très énervé par les différences de TVA entre les pays européens. Pense à s’installer au Luxembourg pour bénéficier d’une TVA à 15%
  • PKM : Morcellement du marché européen. Vendre en France, c’est vendre à 50 millions de clients. C’est plusieurs centaines aux US
  • PKM : Plusieurs lois actuellement vont plutôt dans le sens de freiner l’innovation. Pourquoi taxer l’Internet : quand on taxe, c’est pour freiner. Exemple : le pétrole, pour pousser de nouvelles énergies.
  • PKM (encore) : trop de lobby fait par les gros “anciens”, qui ne voient dans l’Internet qu’une agression sur leurs marchés historiques (presse, maisons de disque, …)
  • Catherine Barba : énervé contre la loi Chattel, et le remboursement obligatoire en cas d’annulation par le client. C’est vrai que là encore, ça va pousser à développer des sites depuis d’autres pays. C’est ne pas comprendre qu’Internet est global. PKM reprendra cet argument un peu plus tard…
  • Laurent Kott : La vrai barrière à l’entrée de Google, c’est sa capacité à faire tourner des dizaines de milliers de serveurs en parallèle ! Très peu de personnes au monde savent faire une chose pareille !
  • PKM : Pousse pour que l’état mette du haut débit partout, plutôt que de chercher à taxer.

Eric Besson a fait un discours, et je n’ai rien noté…

Ruptures d’hier et de demain

Les évolutions technologiques amènent des ruptures.

Les écrans plats ont détrônés les tubes, les capteurs numériques ont tué nos bonnes vielles pellicules…

Quand ces ruptures arrivent, les entreprises doivent s’adapter, très rapidement.

Les entreprises leader sur le produit “ancienne génération” se prennent de plein fouet le nouveau produit.

En général, ces boites ont un mal de chien à franchir ce mur.

Je trouve l’exemple de Kodak particulièrement significatif. Kodak était un des leader du marché de la photo “ancienne mode”.

Kodak, avec une R&D puissante, à activement participé au développement des technologies permettant l’avènement de la photo numérique. Ils ont en particulier été à l’origine de l’invention du capteur numérique.

Malgré leur force sur le marché historique, et leur avancé R&D, ils ont laissé pas mal de plumes lors de la migration analogique / numérique.

On pourrait raconter la même histoire pour Sony et les écrans plats, Sony et les baladeurs numériques…

Pourquoi ? Pourquoi les boites en place ont tant de mal à s’adapter à un nouveau produit ?

Pour une raison interne à l’entreprise.

Attaquer le marché avec un nouveau produit, c’est attaquer le marché historique, qui permet à l’entreprise de vivre.
Toute l’entreprise c’est construite sur le développement de ce produit. La production est organisé pour ce marché, les commerciaux sont commissionnés par rapport à la réussite de ce produit.
La culture même de l’entreprise est complètement imprégné de ce produit.

Développer le nouveau produit, cela demande de tout changer dans l’entreprise : l’organisation, la production, les processus, …

Et pendant ce temps, le bon vieux produit rapporte toujours. C’est même lui qui fait vivre l’entreprise.

Même si l’analyse est clair, si on sait que le nouveau produit va remplacer l’ancien, le changement est profondément douloureux.

Pourquoi est-ce que je vous parle de ça ?

Parce que le e-commerce est une rupture pour les entreprises.
Pas au niveau de la production, mais au niveau de la distribution.

Je vais donc vous parler d’un dernier exemple : Dell versus compaq.
Dans cet exemple, il n’y avait pas, pour le nouvel arrivant, d’innovation technologique, juste une nouvelle façon de vendre.
Et bien, en 7 ans, Dell a “atomisé” Compaq, et est devenu leader mondial.
Pour autant, compaq avait tout pour réussis : santé financière éclatante, R&D puissante, …
Mais en 7 ans, Compaq n’a pas su s’adapter à la vente sur Internet, au e-commerce quoi !

Pourquoi ? quels sont ses barrières invisibles qui ont barrés la route à Compaq ?

Il y a plusieurs réponses. Mais la raison à mon sens la plus importante est très simple : c’est la difficulté à créer un nouveau canal de distribution dans une entreprise. Tout le business de Compaq reposait sur des canaux de distributions. La vente sur Internet est vécu, par les canaux existants, comme une “canibalisation”.
D’un point de vue très “humain”, le commercial en charge des canaux existant va forcément freiner le développement du nouveau canal. Soit on lui donne le bébé, et en bon commercial, il va le délaissé, en se concentrant sur le business “d’aujourd’hui”. Soit un collègue prend le bébé, et toujours en bon commercial, il va lui faire la guerre, parce que le nouveau va lui manger une part de ses budgets marketing, et qu’il va dire, à juste titre, que ce qui fait manger tout le monde, c’est lui…

C’est la même chose pour beaucoup d’entreprises, qui d’un côté voient venir le e-commerce comme une chance, mais d’un autre côté se heurtent à tout un tas de barrages, internes, pour ouvrir ce canal.

Pour sauter le pas, il y a plusieurs solutions, mais la première des choses à faire, c’est d’avoir un patron visionnaire, qui va “porter à bout de bras” la stratégie e-commerce.

ensuite, si le lancement est trop compliqué en interne, il existe plusieurs solutions pour temporairement externaliser cette activité.

Référencement des contenus flash

Google, Yahoo et Adobe vont donc travailler ensemble pour améliorer le référencement des contenus flash.

Très bonne initiative.

Peut on penser que très rapidement, nos sites riches vont se retrouver en tête des recherches sur Google ?

Certainement pas à court terme. A voir a plus long terme ce qui va sortir…

Premièrement, ces travaux prendront du temps.  Même s’ils vont très vite, on ne devrait rien voir sortir de  vraiment nouveau avant un an minimum.

Deuxièmement, sur le fond : cela veut dire quoi indexer un contenu “rich media” ?

Si l’application est en fait structurée comme un site “classique”, avec une logique de page avec du contenu, on peut effectivement faire un mapping assez simple entre les moteurs de Google et les sites flash.

Mais utiliser le flash pour faire du “html like”, c’est bien réducteur.

Flash permet de développer de véritables applications interactives et multimédia.
Pour de tels applications, la question est bien plus complexe.

Il faut tout d’abord identifier les points d’entrées de l’application, points d’entrées qui seront utilisés par les moteurs de recherche.

Il faut ensuite associer des informations à ces point d’entrées. On est encore, et pour pas mal de temps, sur une recherche “texte”. Donc, même si votre site est surtout un site multi média, cela n’empêche pas qu’il faut, d’une manière ou d’une autre, associer du texte à chaque point d’entrée.

Comment associer ce texte ? Purement déclaratif ? C’est un mode qui pose problème à Google, parce qu’à l’opposé de toute sa politique actuelle pour luter contre le “spamdexing” (technique qui vise à obtenir de très bonnes réponses sur Google, en donnant de fausses indications).
La question pour Google est simple : comment garantir que la description textuelle correspond bien au contenu multimédia ?

En synthèse :

  • A l’évidence, le Web va de plus en plus se remplir d’applications multimédia de plus en plus riches ;
  • C’est un enjeu majeur pour les années à venir que de permettre une bonne indexation de ces services ;
  • A l’évidence, pour avoir un service rich-media bien indexé, il faut y penser dès la conception du service. C’était vrai en HTML, et c’est encore plus vrai en Flash ;
  • Il se passera de nombreux mois avant qu’un service rich-media flash arrive en tête des réponses sur Google !

Petit guide pratique de l’arnaque tranquille

(Suite de ce billet)

1. Prendre un nom de domaine qui sonne officiel. Exemple : mon-administration.org, conseil-régionnal.og, …

2. Faire un site avec un design copié sur des sites officiels. Mettre du bleu, du blanc, du rouge, des Mariannes…
L’investissement est limité, car les vrais sites officiels ne mettent pas la barre très haut ;)

3. Aller piocher des infos, sur des sites officiels. Vous pouvez ainsi remplir votre site avec des liens vers des publications des mairies, des conseils régionaux, …

4. Appeler les web master de quelques sites officiels, pour qu’ils référencent votre site. Ce référencement augmentera beaucoup votre crédibilité. En faisant une recherche sur votre site, les vrais sites officiels ressortirons !

“A y est”, vous avez votre vitrine pour attirer le pigeon.
La prospection peut commencer.

5. Prospecter le pigeon. Contacter des boites, finalement dans n’importe quel domaine.
La promesse : du business en quantité, via les collectivités locales, et une procédure simplifiée

6. Quand un pigeon est ferré, lui envoyer des documents pompeux, de pré sélection, de qualification,…. Important : il faut que ça fasse administratif (mais pas trop lourd, ce sont des procédures accélérées, hein…

7. Appeler le pigeon ferré, pour lui expliquer qu’il y a des dizaines d’appels d’offres en attente, que ça doit démarrer demain, et qu’il convient de compléter le dossier bien vite.

8. Si le pigeon joue son rôle, si son attention est émoussée par la promesse, il devrait payer sa cotisation mensuelle (300 €), ce qui est finalement bien peu de chose au regard de la promesse.

9. Si le pigeon paye, vous lui enverrez de temps à autre des liens vers des appels d’offres publics. Aucune valeur (il suffit d’aller piocher dans le journal officiel) mais le temps qu’il s’en rende compte, vous aurez gagné de l’argent…

Mes conseils :

  • Si l’honnêteté ne vous étouffe pas, foncez, apparemment, même démasqué, personne ne s’occupera de poursuivre une telle activité.
  • Il faut bien travailler l’image. Dans mon cas, si le site avait été un brin mieux fait (au lieu de liens un peu frelatés, de 2002 !), et si le whois avait été un brin plus crédible, j’aurais peut être payé mes 300 €….

On veut m’arnaquer !

J’ai été appelé il y a quelques jours.

J’ai ainsi la chance d’être pré-sélectionné, pour répondre à des appels d’offres pour les collectivités locales.

On m’explique que la procédure est simplifié, et qu’il faut juste remplir un formulaire.

Si je suis retenu, j’aurais globalement du boulot pour un an, avec pas mal de communes, de conseils généraux, …

Il y a des frais pour la gestion du dossier : 300 € par mois.

J’ai appris aujourd’hui que j’étais sélectionné. Super !

Super ?… Je suis prudent. J’ai fouillé un peu. Un coup de Whois, et hop, j’ai trouvé qui est derrière l’organisation qui m’a contacter. Tient, c’est bizarre, c’est une agence web…

OK, j’ai compris. Le principe est classique finalement. On me promet pleins de business (”très rapide”), et je dois juste m’acquitter d’un forfait mensuel dérisoire…

Méfiez vous : les arnaqueurs rôdent !