Le danger d’aller trop vite

Je connais bien mon métier.

Ce qui fait que, tant qu’on parle de sujets que je maîtrise bien, je peux aller très vite.

Trop vite parfois, au risque de me retrouver un peu seul 😉

Je ne veux pas paraître prétentieux : mais le conseil en e-commerce, c’est mon métier full time depuis pas mal d’années maintenant, plus l’expérience que j’avais avant sur les gros projets internet…

J’ai vu plusieurs dizaines de projets, et des configurations très variées.

Donc, face à une situation plutôt classique, je peux aller très vite, sur la solution la plus adaptée.

Mais, comme je l’ai déjà dit d’en d’autres billets, mon job n’est pas que JE trouve la bonne solution, mais que la meilleure solution soit adoptée par le client. Il faut donc parfois du temps, pour que chacun s’approprie les choses.

Même si je suis attentif à ce sujet, il m’arrive de me faire coincer.

Cela m’est arrivé il y a quelque temps :

J’étais chez un client pour qui je travaillais. La confiance était en place, et l’équipe, avec qui je travaillais, était montée en compétence : on pouvait aller assez vite.

Mais, lors d’une réunion, d’autres personnes étaient là. Je n’ai pas fait assez attention, et j’ai avancé comme si…

Et bien ça a été une catastrophe : les « nouveaux » ne connaissaient pas du tout le sujet, et tout a basculé : je me suis retrouvé challengé, sur des choses complètement fondamentales par rapport au e-commerce… Et une fois qu’on est dans cette situation, c’est très très délicat de reprendre les choses en main.

Le risque, c’est que le client perde confiance… Et la confiance, c’est un élément complètement fondamental de mon métier.

Ne vous méprenez pas : je parle bien des sujets purement e-commerce !

Mes clients ont pleins de choses à m’apprendre sur leurs métiers, leur entreprise. On est donc sur un échange ! Et c’est bien la posture qui me semble la plus intéressante, a contrario des « donneurs de leçons » qui font croire qu’ils savent tout…

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

6 commentaires

  1. Hello,

    La « confiance », un élément qui semble être de plus en plus rare. Pourtant la confiance est juste vitale dans ce type de projet.

    Je pense qu’il y a aussi tellement d’abus, pour le client c’est de plus en plus difficile… et pourtant sans ça… difficile de faire les choses bien.

    Il est vrai que la partie technique / approche est très importante, mais quand la confiance n’est plus là… même l’expert se trouve dans une impasse.

    Bonne suite 😉

  2. Bonjour François,
    Moi aussi j’ai connu ce genre de mésaventure, ca contribue à notre savoir faire, après … sur le moment c’est un peu … comment dire, un moment de solitude 🙂

    Au dela du moment peu agréable – bravo de le mentionner sur ton blog – il faut aussi ajouter que la passion, voire des intérets peu avouables ont pu attirer des inimitiées.

    Je m’explique, le eCommerce avant c’était un truc pour ceux qui savait pas quoi faire, pas très sérieux, les vrais pro eux travaillaient sur des projets SAP, du solide quoi!
    Et puis le eCommerce c’est vite imposé comme le secteur où la croissance était à 2 chiffres, pas juste une illusion, du coup c’est devenu « stratégique » tellement stratégique que souvent c’est visible en direct par la DG, et la les mêmes qui faisaient du sérieux, se sont mis à devenir expert eCommerce, notamment en lisant « 01 Informatique » (revue sympa au demeurant mais pas franchement un cook book), alors parfois lors de meeting tu vois débarquer un gars « stratégie Groupe pour les activités en ligne » … aie aie … et evidemment pas question de lui rentrer dans le lard en pleine séance de stratégie avec tous les membres d’une enseigne du dit groupe … et c’est souvent par des types qui ont une culture de rutabaga mais se sont nommé expert eCommerce que tu te retrouves à expliquer des trucs d’un niveau tellement bas que c’est humiliant pour les autres. Le pb c’est que le type, plein d’aplomb, bombe le torse et tu ne peux le flinguer en séance …

    Ca fait aussi partie de l’expérience, même si on s’en passerait bien de ces pertes de temps

  3. Merci de partager ton expérience sur ce blog.

    Je me permets de compléter ton témoignage et celui de Jean-Michel, en ajoutant une 3ème dimension qui est celle du prestataire extérieur (souvent chargé de la réalisation du projet).

    Cette ‘partie à trois’ peut s’avérer délicate, surtout si tu deviens l’architecte du projet.

    A bientôt François.

    1. Yeah, I don't let people borrow my books much either. I am so overprotective of them. And the worst used books are the ones that are all highlighted. bad college memories. haha great list! thanks for stopping by mine! 😀

    2. i so needed to read a good post by a mom/runner today. i am in such a running funk even though i have a half-marathon to run in six weeks. i'm just not feeling it no matter what i do. i'm also doing a sked but i just feel like i have no fuerza in my body to push myself beyond getting through it. i think i'll write about it too — maybe getting through it out loud will help me get through it physically. does that make sense? probably not, but i'm tired!!keep updating!!! and best of luck in your last two weeks before the race. you'll do great 🙂

  4. @Jean Michel> Oui, il faut jongler ! et pour ça, faut être en forme 😉

    @Yves> Oui mais là, on s’en sort normalement si tu vois avec le client pour définir des périmètres clairs pour chacun.
    Bon, parfois, le prestataire extérieur te vois un peu comme un empêcheur de coder tranquillement mais souvent, ça se passe bien. C’est là encore une question de posture. Si tu es « juste », tu es sur le fond, ça ne doit pas trop coincer vis à vis du prestataire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *