Le vrai prix de la simplicité

Faire un site simple, un service simple, c’est ce qu’on veut tous.

Qui dira : « moi, ce que je veux, c’est un service compliqué » ?

Personne.

On veut donc mettre en ligne des services facile à prendre en main, à utiliser. Que ce soit pour un site e-commerce, une application back office, une application sur mobile.

Bon, on veut faire simple. ok. Et après ? On fait comment ?

Au début, quand on pose les choses, ça va bien.

Mais fatalement, on va rajouter des trucs. On présente l’ébauche de l’application à différentes personnes, qui disent : « oui, mais si je veux faire ci, ou ça ».

Et on rajoute les boutons, les champs…

Bref, en faisant comme ça, on n’aura pas un résultat simple. On n’atteindra pas l’objectif initial.

Parce que la simplicité, ça demande de faire des choix forts.

Il ne doit pas être question de pouvoir tout faire, depuis n’importe ou, mais d’avoir une application simple, intuitive à utiliser, avec les « bons chemins » pour accéder à toutes les actions. C’est pas du tout la même chose.

Le plus simple est de prendre un exemple, sur l’iPhone.

Sur un iPhone, ou un smartphone, l’écran est petit, et ici plus qu’ailleurs, la simplicité, c’est fondamental.

Quand vous allez sur les préférences, sur un iPhone.

Regardez bien, toutes ces options qui manquent ! Il est ou le bouton « Sauvegarder » ?

Il est ou le bouton pour annuler une modification ?

Vous voyez ce que je veux dire ? Les gars d’Apple ont fait ce travail, de nettoyage. Ils se sont posé la question, des fonctions essentielles, et de celles superflues.

Ne pas avoir l’annulation, ça a du être un choix difficile. J’imagine les discussions… Mais l’obsession de la simplicité a été le plus fort, et finalement, ils ont plutôt réussi.

Dans nos sites e-commerce, c’est pareil. Il y a pleins d’occasions ou on voudrait ajouter des options.

Le pire, c’est qu’on peut pas simplement dire « non ». Il faut peser le pour et le contre, de manière à retirer le superflux, mais a garder une grande cohérence.

 

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

5 commentaires

  1. L’ergonomie c’est aussi ça, ne pas surcharger son site et donner ce dont l’utilisateur a besoin. Bon article, même si il aurait pu être un peu plus poussé avec quelques pistes sérieuses qui manquent à nombre de commerces online 😉

    A noter pour les e-commerçants que les mentions légales ce n’est pas quelque chose de superflue et c’est obligatoire. Trop passent outre la loi, c’est dingue…

  2. Y a un très bon livre des mecs de 37signals, GettingReal, qui est une référence citée et re-citée et souvent critiquée, mais malgré tout leur démarche reste valable. On met toutes les fonctionnalités recommandées dans le bouzin et ensuite on retire tout ce qui n’est pas nécessaire au fonctionnement de base.
    « Getting Real is less, less of everything that is not essential »

  3. Il y a 16 ans j’ai eu l’occasion de cotoyer le monde de l’embarqué (en auto) le proc était de 4 bit, la mem réduite à qql octets, et on parvenait à faire un allumage qui tournait aux petits oignons.

    Aujourd’hui on croit que la puissance, la ram et le reste sont infinis, ca crée des distorsions dans les besoins et, désolé de dire ca mais en matière de langage de prog, ca a été aussi assez inflationiste en terme de « ressources ».
    Retrouver des contraintes est assez sain pour faire des choses simples. Mais c’est sur, c’est plus compliqué, dur, et aussi cher … halala le prix …!!

  4. Et ce qui est vrai pour l’utilisateur final l’est aussi pour le développeur ! Combien de frameworks à la mode avons nous en ce moment. La tentation est forte de tous les mettre ensemble pour faire un « truc » compliqué et complexe qui ralentit les developpements. Tout cela juste parce qu’on peut le faire mais y est on obligé ? non personne ne nous met un flingue sur la tempe en nous disant « tu utiliseras xxx et yyyy et zzzz !  »

    Et 2eme effet kisscool : tout cela aboutit généralement à des interfaces lourdes, confuses et complexes que l’utilisateur rejettera.

    Ah le bon temps du J2EE naissant 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *