Quel modèle de données pour le catalogue des sites e-commerce ?

Dans le e-commerce, on range les produits dans un catalogue.

Ce catalogue a une structure.

La première idée simple est de faire une structure calquée sur ce qu’on ferait dans un magasin physique : on classe les produits par type de produit.
C’est un modèle en arbre. La racine, c’est le site. Les produits sont rangés, par exemple, par catégorie, sous catégorie et rayon.
Dans ce modèle, un noeud peut avoir plusieurs fils mais n’a qu’un père.

Suivant les moteurs, on a plus ou moins de contrainte sur cet arbre : quelle hauteur maximum, minimum, les branches doivent elles avoir toutes la même longueur, …

Cela fonctionne, mais c’est dommage : on n’est pas dans un magasin physique.
Un même produit peut très bien être « rangé » à plusieurs endroits. Soit parce qu’on peut proposer plusieurs clés d’accès au catalogue, soit parce qu’on veut créer des rayons « marketing » : produits de saisons par exemple.

Certains moteurs e-commerce vous proposent de faire ça, en gardant la structure d’arbre initiale, mais en ajoutant des accès complémentaires.
On peut par exemple accéder aux produits par marque, en complément de l’accès de base.

Cela fonctionne, mais c’est encore limité. On peut aller plus loin.

On peut, par exemple, avoir un modèle en « graphe orienté » : chaque noeud, dans ce cas, peut avoir autant de père que l’on veut.

Certaines solutions e-commerce limite cette fonction au niveau des produits :
Dans ce cas, on crée un arbre, ou seuls les feuilles peuvent être associées à plusieurs branches.

D’autres solutions sont plus souple : un noeud intermédiaire peut être associé à plusieurs pères.

Enfin, on peut également trouver des solutions qui permettent de mixer les 2 : un produit peut avoir plusieurs pères, et chaque noeud intermédiaire peut lui même avoir plusieurs pères.

C’est super, parce que cela donne un grand pouvoir d’expression.

Petit détail à gérer : le duplicate content. En effet, dans ce type de représentation, le chemin pour aller vers un produit n’est plus unique.

C’est important cet histoire de modèle, parce qu’au bout du compte, cela conditionne ce que vous allez pouvoir faire avec votre boutique : les catégories que vous pourrez créer, ou pas, …

Autre élément à bien avoir en tête : ce modèle est conditionné par le moteur e-commerce. Une fois votre solution choisie, il faudra faire avec. On fait très difficilement évoluer ce modèle.

Alors, il est comment votre modèle de données pour votre catalogue ?

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8 commentaires

  1. Ce qui est très « appréciable » c’est d’avoir une structure de catalogue cohérente – c’est à dire que les Business-Admin ou les chefs de produits s’y retrouvent – ET – la possibilité de créer des « vues » différentes de cette structure, que le marketing va pouvoir animer comme il l’entend.

    Ainsi à partir de contenus non dupliqués il est facile de créer des vues par « métiers » ou par « Operations Commerciales »

    Ex : Structure de base en arbre – comme tu le décris – et une vue « Enfants » qui va regrouper des vêtements, des jouets, des produits de toilettes – ou encore une vue « nouvel an chinois » qui va avoir comme entrée toujours la structure primaire mais qui présentera des produits « typés » Chine. C’est la virtualisation des allées centrales de la GD qui sont réalisés lors d’OpCo (cf Pâques, Noel, etc.).
    La structure primaire peut dans ce cas ne jamais apparaitre sur le front …

    Le top c’est quand la possibilité de conditionner la vue du magasin (donc la vue catalogue) par des critères de segmentation.

    Ainsi – je ne suis pas identifié, je vais sur « MonSite.com » je vois un catalogue standard, je m’identifie et la la vue des produits est réalisée selon les critères que j’ai renseigné (et évidemment qui correspondent à une segmentation prise en compte par le moteur) et donc je n’ai plus une vue standard mais une vue personnalisée. Et la personnalisation et une des clefs de ventes plus importantes 🙂 comme chacun sait

    Limite de l’approche, vu de l’humain que je suis, c’est super et la boutique peut être très dynamique (rythme des OpCo sur les segments aux quels je réponds) mais pour les crawlers de moteurs de recherche ne « voient » que le catalogue standard … cela donc au Marketing d’animer aussi la vue « standard ».

  2. Outre le fait que j’écris toujours comme un cochon 🙁

    – je voudrais préciser qu’évidemment si un article change, il n’y a qu’un changement à faire, dans le master catalogue. Les vues sont « automatiquement » misent à jour 🙂

  3. Pour le duplicate content, si la gestion des catégories est bien faite, alors il faut avoir une affectation principale, et des secondaires.
    Sur les pages secondaires, il faut alors gerer une url canonique dans le code qui renvoie vers l’affectation principale.

  4. Bonjour François,

    Pour gérer un e-commerce avec plus de 4.000 références, il me semble que Magento permet de gérer des architectures différentes à celle que vous évoquez.

    Un même produit peut être présent dans plusieurs catégories via plusieurs pères.

    Par exemple si le titre de la fiche produit s’appelle A le père B et le Père C peuvent y faire référence.

    Mais en aucun cas, il y a une duplication de la fiche produit A.

    A vous lire,

    Alexandre

  5. @Eric> Merci pour ces infos

    @Alex> Heureusement qu’on ne duplique jamais réellement la fiche produit ! C’est bien pour ça que j’appelle ça un graphe orienté. Une feuille du graphe (un produit par exemple), peut avoir plusieurs pères.

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