Par affinité, j’ai souvent l’occasion de croiser des entrepreneurs.
J’aime également écouter les histoires des entreprises : ce snt des histoires d’hommes et d’aventures.
Bien souvent, quand on creuse un peu, les histoires sont très loin d’être des longs fleuves tranquilles.
Vous êtes entrepreneur, vous passez par des hauts, des bas, et des périodes de doutes : vous n’êtes pas seul.
Un élément qui m’a marqué est, pour ceux qui ont vraiment réussi (je ne parle pas de ceux qui disent avoir réussi… il y a une nuance) : c’est l’incroyable force de la persévérance, par tous les temps.
Une expression assez bien adapté, c’est « avoir la peau dure ».
Les résultats ne sont pas à la hauteur, le « board » veut virer le patron, les équipes grognes et secouent, … Le gars résiste à tout.
Cela ne veut pas dire qu’il n’en souffre pas, mais il tient bon, avec de l’agilité, surement de la ruse aussi.
Un exemple amblématique, c’est bien sûr Steve Jobs, prêt à tout quand il est écarté par Sculley (il avait dit être prêt à « nettoyer les choittes » si il le falait…) et qui revient aux manettes, des années plus tard, sur un strapontin au début, et finalement bien à sa place un peu plus tard.
Mais en France aussi j’ai rencontré des fondateurs entrepreneurs, des patrons, bien secoués, et qui ont tenus bon.
Maintenant, quand on est « secoué », que tout va mal, la limite entre « tenir bon » et « s’aveugler » est super fine.
Ma conviction, c’est qu’en fait il n’y a pas de limite.
Le gars tient, il y crois, par dessus tout.
Après, c’est l’histoire. Celui qui réussi, après coup, on dit qu’il a eu la peau dure et visionnaire.
Le même, qui est resté jusqu’au bout, mais qui a eu moins de chance, peut être moins de flair, lui, on dira qu’il s’est aveuglé, qu’il a « trop tiré ».

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bien dit, jolie discours, je me retrouve la dedans en tant qu’entrepreneur.
13 mars 2010 @ 15:47
Très bon post en effet. Je pense aussi qu’il faut échouer avant de réussir car la réussite est une succession d’échecs que l’on a surmontes. Ce qui n’est pas trop ds la culture francaise… Et puis il parait que c’est tjrs la 3ieme boite que l’on réussit
plus qu’une alors
Amicalement,
Olivier
13 mars 2010 @ 16:35
@Olivier : M… ! Je vais créer ma deuxième boîte. Je devrais peut-être directement faire la troisième, non ?
13 mars 2010 @ 16:45
Sympa l’article, ca motive
14 mars 2010 @ 5:11
Sujet plus qu’intéressant qui mériterait d’être un peu plus développé, non ?
14 mars 2010 @ 14:49
@Alex> Sympa le commentaire
@François> Si tu es inspiré, vas y !
14 mars 2010 @ 17:12
« Maintenant, quand on est « secoué », que tout va mal, la limite entre « tenir bon » et « s’aveugler » est super fine. »
Celui qui a la peau dure et qui a réussi n’est-t’il pas aussi celui qui a su changer d’avis à temps et courber l’échine quand il le fallait, car il savait qu’il s’en relèverait d’une manière ou d’une autre?
« Le même, qui est resté jusqu’au bout, mais qui a eu moins de chance, peut être moins de flair, lui, on dira qu’il s’est aveuglé, qu’il a « trop tiré ». »
Je rebondi la-dessus pour poster cette chronique sur la chance qui me semble tout à fait à propos:
http://france-info.com/chroniques-tout-comprendre-2010-02-05-faites-vous-partie-des-chanceux-395171-81-333.html
15 mars 2010 @ 15:05