Ou est le directeur technique ?

Pour pas mal d’entreprises, les systèmes informatiques représentent un élément stratégique :

  • Stratégie de l’information ;
  • Stratégie de la flexibilité, de l’adaptabilité (qui doit s’appuyer sur des systèmes d’informations adaptés) ;
  • Stratégie Internet et e-commerce enfin.

Pourtant, dans bien des groupes, il n’y a pas de directeur informatique.

Ou encore, le directeur informatique rapporte au directeur financier.

Fréquent ce cas là…

Mais pourquoi donc rattacher l’informatique à la finance ?

La raison est en général historique : on rattache à la finance les activités « support » : achat des bureaux et du matériel, …

L’informatique apparaissait comme une activité dans cette catégorie là…

Et puis le temps a passé, personne n’a remis en cause cette organisation, alors que l’informatique est devenu centrale, stratégique (ok, je me répète un peu…).

Faire évoluer cette organisation est important : il est à mon sens tout à fait fondamental de faire évoluer l’informatique du statut de « centre de coût » au statut de « centre d’investissement stratégique », avec des objectifs business clairs, ambitieux.

Allez, on y va ?

7 commentaires

  1. La tendance fût parfois à l’aller-retour.

    Au debut, « centre de coûts », les DSI étaient rattachées au DAF.

    Puis, les entreprises ont pris la mesure de l’enjeu SI et ont « libérés les DSI, leur offrant même une place au comité de direction. c’était l’époque des gros projets, l’informatique devenait stratégique.

    Puis, souvent, les projets ont dérapé, budgétairement parlant.

    Et les DSI sont revenus sous la coupe du DAF.

    A qui la faute ?

    Les éditeurs, intégrateurs et autres SSII, habillant leur mariée pour qu’elle soit plus belle que celle des autres … et moins cher « à priori » ?

    Les DSI elles mêmes, acceptant trop facilement les chiffres et délai parfois … ambitieux des prestataires ?

  2. @Wizeoo> Oui, intéressant ton commentaire.

    Derrière tout ça, il manque à mon sens le vrai sens du logiciel, et de ce que ça veut dire : faire des projets dans la durée, avec road map, et releases régulièrement (et pas gros projet compliqué qui ne voit jamais le jour).

    Bref, c’est un métier, et il devient plus qu’urgent de monter en compétence sur le sujet !

  3. Tout à fait d’accord.
    Je trouve que c’est une aberration pour des entreprises dans le e-commerce de ne pas avoir d’objectifs chiffrés en fonction du business généré.
    Le syndrome que je vois, c’est une DSI qui peut vite « s’endormir sur ses lauriers » et se focaliser sur d’autres problématiques importantes, mais qui ne créent pas forcément de la valeur pour l’entreprise, comme la sécurité du système par exemple.

  4. Bonjour

    je ne suis pas tout à fait d’accord
    il faut que la DSI soit autonome mais rapporte à des financiers.

    On a tous connu des gros projets qui ont dérapé budgétaire ment….

    il faut aussi arrêter les DSI qui dépensent sans voir derrière les impacts budgétaire

    petit test à faire, au sein de votre DSI, demander à vos chefs de projets, le coût financier derrière au sein de leur DSI pour un JH…

    Combien de fois ai je entendu « heu, je n’en sais rien »….

    Laurent

  5. @Deadhunter> Avec ce raisonnement, tout ce qui coute de l’argent devrait rapporter à la finance.

    Allons jusqu’au bout : tu mets le marketing sous la finance ?

    Ce n’est pas pas parce que les projets informatiques sont bien souvent mal gérés qu’il faut les « punir » en les « déclassant ».

    François

  6. sans parler des prestataires qui envoient des projets dans le mur pour mieux prolonger leur missions en temps de crise

    la défiance vis à vis d’une direction informatique autonome est parfois justifiée

  7. @Daniel> A mon sens, la question n’est pas l’autonomie.

    Les équipes d’une entreprise doivent servir un but commun.

    Et puis, se mettre en défiance, c’est clairement pas partir de manière positive…

    On peut se mettre en défiance vis à vis de toutes les équipes : commerciales, finances, techniques, …

    Donc, oui, clairement, il y a un déficit de culture technique.

    Il n’y a pas le choix, il faut s’approprier la « chose » technique, ou aller élever des moutons en Ardèche 😉

    (de même qu’il faut d’approprier le marketing, le commercial, …)

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