Le prochain Google sera Français ?

Probablement comme beaucoup d’entre vous, j’ai suivi ce sujet (ici en particulier).

J’ai un avis très précis sur la question.

Je pense qu’il y a plusieurs obstacles, et en particulier je trouve bien dommage que personne n’ai pensé à suggérer une réflexion sur un Small Business Act Européen, a mon avis bien plus efficace que les aides de la commission européenne, qui ne font qu’aider les grosses boites bien établies.

Si vous avez la flemme de regarder les 2h de vidéo, voici ce que j’ai noté :

  • Pierre Kosciusko-Morizet (PKM) : Très énervé par les différences de TVA entre les pays européens. Pense à s’installer au Luxembourg pour bénéficier d’une TVA à 15%
  • PKM : Morcellement du marché européen. Vendre en France, c’est vendre à 50 millions de clients. C’est plusieurs centaines aux US
  • PKM : Plusieurs lois actuellement vont plutôt dans le sens de freiner l’innovation. Pourquoi taxer l’Internet : quand on taxe, c’est pour freiner. Exemple : le pétrole, pour pousser de nouvelles énergies.
  • PKM (encore) : trop de lobby fait par les gros “anciens”, qui ne voient dans l’Internet qu’une agression sur leurs marchés historiques (presse, maisons de disque, …)
  • Catherine Barba : énervé contre la loi Chattel, et le remboursement obligatoire en cas d’annulation par le client. C’est vrai que là encore, ça va pousser à développer des sites depuis d’autres pays. C’est ne pas comprendre qu’Internet est global. PKM reprendra cet argument un peu plus tard…
  • Laurent Kott : La vrai barrière à l’entrée de Google, c’est sa capacité à faire tourner des dizaines de milliers de serveurs en parallèle ! Très peu de personnes au monde savent faire une chose pareille !
  • PKM : Pousse pour que l’état mette du haut débit partout, plutôt que de chercher à taxer.

Eric Besson a fait un discours, et je n’ai rien noté…

Ruptures d’hier et de demain

Les évolutions technologiques amènent des ruptures.

Les écrans plats ont détrônés les tubes, les capteurs numériques ont tué nos bonnes vielles pellicules…

Quand ces ruptures arrivent, les entreprises doivent s’adapter, très rapidement.

Les entreprises leader sur le produit “ancienne génération” se prennent de plein fouet le nouveau produit.

En général, ces boites ont un mal de chien à franchir ce mur.

Je trouve l’exemple de Kodak particulièrement significatif. Kodak était un des leader du marché de la photo “ancienne mode”.

Kodak, avec une R&D puissante, à activement participé au développement des technologies permettant l’avènement de la photo numérique. Ils ont en particulier été à l’origine de l’invention du capteur numérique.

Malgré leur force sur le marché historique, et leur avancé R&D, ils ont laissé pas mal de plumes lors de la migration analogique / numérique.

On pourrait raconter la même histoire pour Sony et les écrans plats, Sony et les baladeurs numériques…

Pourquoi ? Pourquoi les boites en place ont tant de mal à s’adapter à un nouveau produit ?

Pour une raison interne à l’entreprise.

Attaquer le marché avec un nouveau produit, c’est attaquer le marché historique, qui permet à l’entreprise de vivre.
Toute l’entreprise c’est construite sur le développement de ce produit. La production est organisé pour ce marché, les commerciaux sont commissionnés par rapport à la réussite de ce produit.
La culture même de l’entreprise est complètement imprégné de ce produit.

Développer le nouveau produit, cela demande de tout changer dans l’entreprise : l’organisation, la production, les processus, …

Et pendant ce temps, le bon vieux produit rapporte toujours. C’est même lui qui fait vivre l’entreprise.

Même si l’analyse est clair, si on sait que le nouveau produit va remplacer l’ancien, le changement est profondément douloureux.

Pourquoi est-ce que je vous parle de ça ?

Parce que le e-commerce est une rupture pour les entreprises.
Pas au niveau de la production, mais au niveau de la distribution.

Je vais donc vous parler d’un dernier exemple : Dell versus compaq.
Dans cet exemple, il n’y avait pas, pour le nouvel arrivant, d’innovation technologique, juste une nouvelle façon de vendre.
Et bien, en 7 ans, Dell a “atomisé” Compaq, et est devenu leader mondial.
Pour autant, compaq avait tout pour réussis : santé financière éclatante, R&D puissante, …
Mais en 7 ans, Compaq n’a pas su s’adapter à la vente sur Internet, au e-commerce quoi !

Pourquoi ? quels sont ses barrières invisibles qui ont barrés la route à Compaq ?

Il y a plusieurs réponses. Mais la raison à mon sens la plus importante est très simple : c’est la difficulté à créer un nouveau canal de distribution dans une entreprise. Tout le business de Compaq reposait sur des canaux de distributions. La vente sur Internet est vécu, par les canaux existants, comme une “canibalisation”.
D’un point de vue très “humain”, le commercial en charge des canaux existant va forcément freiner le développement du nouveau canal. Soit on lui donne le bébé, et en bon commercial, il va le délaissé, en se concentrant sur le business “d’aujourd’hui”. Soit un collègue prend le bébé, et toujours en bon commercial, il va lui faire la guerre, parce que le nouveau va lui manger une part de ses budgets marketing, et qu’il va dire, à juste titre, que ce qui fait manger tout le monde, c’est lui…

C’est la même chose pour beaucoup d’entreprises, qui d’un côté voient venir le e-commerce comme une chance, mais d’un autre côté se heurtent à tout un tas de barrages, internes, pour ouvrir ce canal.

Pour sauter le pas, il y a plusieurs solutions, mais la première des choses à faire, c’est d’avoir un patron visionnaire, qui va “porter à bout de bras” la stratégie e-commerce.

ensuite, si le lancement est trop compliqué en interne, il existe plusieurs solutions pour temporairement externaliser cette activité.

Référencement des contenus flash

Google, Yahoo et Adobe vont donc travailler ensemble pour améliorer le référencement des contenus flash.

Très bonne initiative.

Peut on penser que très rapidement, nos sites riches vont se retrouver en tête des recherches sur Google ?

Certainement pas à court terme. A voir a plus long terme ce qui va sortir…

Premièrement, ces travaux prendront du temps.  Même s’ils vont très vite, on ne devrait rien voir sortir de  vraiment nouveau avant un an minimum.

Deuxièmement, sur le fond : cela veut dire quoi indexer un contenu “rich media” ?

Si l’application est en fait structurée comme un site “classique”, avec une logique de page avec du contenu, on peut effectivement faire un mapping assez simple entre les moteurs de Google et les sites flash.

Mais utiliser le flash pour faire du “html like”, c’est bien réducteur.

Flash permet de développer de véritables applications interactives et multimédia.
Pour de tels applications, la question est bien plus complexe.

Il faut tout d’abord identifier les points d’entrées de l’application, points d’entrées qui seront utilisés par les moteurs de recherche.

Il faut ensuite associer des informations à ces point d’entrées. On est encore, et pour pas mal de temps, sur une recherche “texte”. Donc, même si votre site est surtout un site multi média, cela n’empêche pas qu’il faut, d’une manière ou d’une autre, associer du texte à chaque point d’entrée.

Comment associer ce texte ? Purement déclaratif ? C’est un mode qui pose problème à Google, parce qu’à l’opposé de toute sa politique actuelle pour luter contre le “spamdexing” (technique qui vise à obtenir de très bonnes réponses sur Google, en donnant de fausses indications).
La question pour Google est simple : comment garantir que la description textuelle correspond bien au contenu multimédia ?

En synthèse :

  • A l’évidence, le Web va de plus en plus se remplir d’applications multimédia de plus en plus riches ;
  • C’est un enjeu majeur pour les années à venir que de permettre une bonne indexation de ces services ;
  • A l’évidence, pour avoir un service rich-media bien indexé, il faut y penser dès la conception du service. C’était vrai en HTML, et c’est encore plus vrai en Flash ;
  • Il se passera de nombreux mois avant qu’un service rich-media flash arrive en tête des réponses sur Google !

Petit guide pratique de l’arnaque tranquille

(Suite de ce billet)

1. Prendre un nom de domaine qui sonne officiel. Exemple : mon-administration.org, conseil-régionnal.og, …

2. Faire un site avec un design copié sur des sites officiels. Mettre du bleu, du blanc, du rouge, des Mariannes…
L’investissement est limité, car les vrais sites officiels ne mettent pas la barre très haut ;)

3. Aller piocher des infos, sur des sites officiels. Vous pouvez ainsi remplir votre site avec des liens vers des publications des mairies, des conseils régionaux, …

4. Appeler les web master de quelques sites officiels, pour qu’ils référencent votre site. Ce référencement augmentera beaucoup votre crédibilité. En faisant une recherche sur votre site, les vrais sites officiels ressortirons !

“A y est”, vous avez votre vitrine pour attirer le pigeon.
La prospection peut commencer.

5. Prospecter le pigeon. Contacter des boites, finalement dans n’importe quel domaine.
La promesse : du business en quantité, via les collectivités locales, et une procédure simplifiée

6. Quand un pigeon est ferré, lui envoyer des documents pompeux, de pré sélection, de qualification,…. Important : il faut que ça fasse administratif (mais pas trop lourd, ce sont des procédures accélérées, hein…

7. Appeler le pigeon ferré, pour lui expliquer qu’il y a des dizaines d’appels d’offres en attente, que ça doit démarrer demain, et qu’il convient de compléter le dossier bien vite.

8. Si le pigeon joue son rôle, si son attention est émoussée par la promesse, il devrait payer sa cotisation mensuelle (300 €), ce qui est finalement bien peu de chose au regard de la promesse.

9. Si le pigeon paye, vous lui enverrez de temps à autre des liens vers des appels d’offres publics. Aucune valeur (il suffit d’aller piocher dans le journal officiel) mais le temps qu’il s’en rende compte, vous aurez gagné de l’argent…

Mes conseils :

  • Si l’honnêteté ne vous étouffe pas, foncez, apparemment, même démasqué, personne ne s’occupera de poursuivre une telle activité.
  • Il faut bien travailler l’image. Dans mon cas, si le site avait été un brin mieux fait (au lieu de liens un peu frelatés, de 2002 !), et si le whois avait été un brin plus crédible, j’aurais peut être payé mes 300 €….

On veut m’arnaquer !

J’ai été appelé il y a quelques jours.

J’ai ainsi la chance d’être pré-sélectionné, pour répondre à des appels d’offres pour les collectivités locales.

On m’explique que la procédure est simplifié, et qu’il faut juste remplir un formulaire.

Si je suis retenu, j’aurais globalement du boulot pour un an, avec pas mal de communes, de conseils généraux, …

Il y a des frais pour la gestion du dossier : 300 € par mois.

J’ai appris aujourd’hui que j’étais sélectionné. Super !

Super ?… Je suis prudent. J’ai fouillé un peu. Un coup de Whois, et hop, j’ai trouvé qui est derrière l’organisation qui m’a contacter. Tient, c’est bizarre, c’est une agence web…

OK, j’ai compris. Le principe est classique finalement. On me promet pleins de business (”très rapide”), et je dois juste m’acquitter d’un forfait mensuel dérisoire…

Méfiez vous : les arnaqueurs rôdent !

L’obsession du détail appliqué aux emails

Important de bien travailler ses emails !

Exemple : beaucoup de clients mails filtrent par défaut les images (yahoo, gmail…).

Pas mal de vos clients vont donc voir le mail au format texte.

Avez vous regardé ce qu’ils allaient voir ?

Souvent pas grand chose…

En général, il reste le lien pour de désabonner, un peu seul ;).

C’est bien dommage… D’autant plus que c’est pas très compliqué de faire un mail qui se comporte très bien sans les images. Il faut juste y penser quoi !

Avenir du e-commerce : vers une concentration du marché ?

Quand j’analyse le futur, il y a des sujets sur lesquels j’ai des certitudes. Par exemple, aucun doute, dans les années à venir, les technologies vont encore énormément évoluer, et les boutiques et services en lignes seront de plus en plus riches, avec beaucoup de médias.

Mais il y a des questions qui me semblent plus complexes.

Celle de la concentration du marché en fait parti !

Quelle question ?

Certains pensent que le e-commerce, c’est la possibilité de créer un lien direct entre les producteurs et les consommateurs. C’est la “désintermédiation” (quel mot immonde…).

Chaque producteur, du plus gros au plus petit, peut ainsi en quelques clics mettre sa production en ligne, et la vendre directement à ces clients.

C’est par exemple ce que pense Olivier, quand il s’adresse aux plus petits marchands, pour les aider à vendre plus.

Mais d’autres acteurs pensent le contraire : ils pensent que le métier va ce professionnaliser, ce complexifier, et que mécaniquement, des barrières de plus en plus hautes vont se dresser, faisant émerger des gros, des “monstres” qui seront du bon côté de la barrière, et les autres (la longue traine des commerçants) qui devront passer par les fourches caudines des “gros” acteurs.

Quelle est la logique derrière l’idée d’une concentration ?

L’idée, c’est que si c’est effectivement très facile d’ouvrir un site web qui met en vente des produits, c’est une autre histoire de vendre.

Premier point : il faut faire venir le trafic. On a intérêt à avoir une vrai niche, parce que sinon, on n’a simplement aucune chance de s’en sortir face aux gros acteurs du marché (essayez de vous positionner sur des mots couvert par des leaders (”livre” pour Amazon”, “Appareil Photo Numérique” pour Pixmania…).

Autre point : le logiciel, pour gérer une boutique, va nécessairement beaucoup évoluer.

Je pense que le logiciel, pour mettre en ligne des boutiques “modernes” va devenir de plus en plus “lourd”, complexe.

Déjà aujourd’hui, l’ajout d’un “vrai” moteur de recherche pour une boutique n’est pas du tout à la porté de tous…

Et puis on en à déjà parlé : faire un site marchand vraiment professionnel, cela demande du cash, pour faire les investissements nécessaire. Si les gros peuvent espérer avoir suffisamment de trésorerie pour investir, pour les petits acteurs, c’est très dur.

Alors ?

Voici ce que je pense (avec une proba de 70% comme ils disent au Gartner) :

Je pense qu’effectivement, il va falloir de plus en plus de solutions logicielles pour mettre en ligne de vrais bonnes boutiques.

C’est là que la vision SAAS prend tout son sens : je crois que les petits producteurs pourront effectivement mettre en vente leurs produits, mais ils le feront avec l’aide d’outils très puissants, mis à disposition par des éditeurs de logiciels et d’autres acteurs, spécialisés et puissants. Les futurs “salesforce” du e-commerce quoi.

Si cette offre n’est pas créée, alors effectivement les petit commerçants auront beaucoup de mal à garder une place au soleil, et le marché sera pris par quelques leaders.

Mais il n’y a pas de raison pour que cette offre ne voit pas le jour ! Simplement, cela prend du temps pour une raison simple : les acteurs en place qui pourraient développer cette offre préfèrent cibler les gros poissons que “la petite friture”, et ça se comprend… C’est là qu’il faut être audacieu !

Votre site internet gratuit

J’ai été contacté par un commercial, qui m’a proposé de réaliser mon site “corporate” gratuitement.

J’ai bien évidement creusé : pourquoi tant de générosité ?

Facile : pour récupérer l’hébergement de mon site.

C’est donc ça le deal proposé : un site réalisé probablement à la va-vite avec un générateur de site basique, contre le transfert de mon hébergement chez eux.

Drôle de business quand même : il faut payer la prospection, payer le temps pour concevoir le site (même bâclé, ça va quand même prendre quelques heures), tout ça pour récupérer un domaine, et donc quelques euros par mois…

Ah là là, ce qu’on ferait pas pour un peu de revenus récurents !

Mais les grosses marges, c’est pas pour tout le monde !

Sites e-commerce full flash - un choix délicat

Bien sûr, certaines grandes marques de luxe utilisent le flash pour réaliser leurs boutiques.

Mais :

  • L’objectif de ces grandes marques n’est pas nécessairement de maximiser le chiffre d’affaires ;
  • Ces grandes marques ont, par définition, une marque forte : elle partent avec un très bel actif (oh là, ça chauffe après une telle phrase ;) ). Donc, elle peuvent capter du trafic, malgré un SEO moyen.

Si vous souhaitez vous lancer dans le e-commerce, il me semble que, sauf cas très particuliers, les sites full flash sont à proscrire :

  • Quoi qu’on fasse, le référencement sera moins bon qu’avec un site HTML ;
  • Le taux de transformation sera très difficile à optimiser, et vous aurez un mal de chien à arriver au niveau d’un site HTML ;
  • Quand vous voudrez faire évoluer votre site, globalement, cela vous coûtera plus cher.

Mon conseil est donc de faire un site plus classique, et si vous voulez enrichir le site, vous pouvez mettre du flash dans le site html.

C’est cela mon approche du rich commerce : pragmatisme avant tout !

Mon objectif n’est pas de faire du beau pour je ne sais quelles raisons : mon unique objectif est d’aider à vendre plus et mieux sur Internet.

Pourquoi ce billet me direz vous ?

Parce que j’étais ce matin au téléphone avec une lectrice de ce blog, qui m’a décrit sa situation. En quelques minutes, l’évidence m’est apparu : elle a perdu 15 000 €, en investissant dans une boutique full flash, qui ne transforme pas et qui ne transformera pas, à moins de très gros travaux… qui ne permettraient même pas d’atteindre ce que permettrait une boutique classique.

Ca m’a fait mal pour elle : toute cette énergie et cet argent dépensé… J’ai essayé de la consoler en lui disant que le point positif d’avoir cet avi maintenant est que je lui permets d’économiser les 10 000 € qu’elle aurait dépensé en pur perte l’année d’après… Je suis pas certain de l’avoir fait rire !

Google ne donne pas les mêmes réponses à tout le monde !

Le saviez vous ?

Suivant des critères évidement non communiqués, Google personnalise les résultats des recherches.

Exemple concrêt, avec deux recherches pour le mot “e-commerce” (ou est-ce que je vais chercher tout ça ?) :

Résultat 1 :

Résultats de recherche, avec FireFox

Résultat 2 :

Résultats de recherche, avec Safari

Si les 4 premières réponses sont identiques, la suite est très différente :

  • Les lignes 4 et 5 sont interverties ;
  • Le résultat “comment ça marche” n’apparait que dans le premier cas ;

Voilà un sujet que je vais creuser ! Quels sont les critères qui interviennent : adresse ip ? identifié ou pas ? Navigateur ? …