L’importance du détail pour les interfaces : suite

Une interface réussie est donc une interface ou on a bien travaillé, du niveau “macro” au niveau “micro”.

Dans ce billet précédent, je parlais de l’idée de mettre plusieurs images pour un bouton :

  • Une image pour le bouton au repos ;
  • Une image quand la souris passe au dessus du bouton (mouseover) ;
  • Une image quand on clique sur le bouton.

Petit détail qui compte : il ne faut pas que le navigateur ait à charger les images lors de l’action. Il faut que les images soient pré-chargées.

Sinon ? L’utilisateur risque d’avoir un effet très désagréable : avoir un bloc blanc qui s’affiche lors de l’action. Et oui, le temps que l’image se charge…

Comment pré-charger les images ?

Une solution (il y en a surement d’autres) : on charge une seule image, qui contient tous les états du bouton, et avec un petit code javascript, on déplace la partie visible en fonction de l’action. C’est assez facile à faire, et ça marche très bien.

“Mais de quoi y cause ?”

Les deux vieux des muppetsMais de quoi il parle, ce blog ?

De e-commerce, de e-marketing.

Ah bon ? Moi, je trouve qu’il parle de tout et n’importe quoi !

Pourquoi tu dis ça ? Il y a pas mal de billets sur le e-commerce quand même…

T’as vu ça ou ? Par exemple, son dernier billet, il nous parle d’Android, de Nokia, de Motorola, de l’iPhone… Laisse le continuer comme ça et il va nous parler de ces vacances en Bretagne

C’est vrai qu’il parle de tout ça, mais ce que tu as pas compris, c’est qu’il y a un rapport entre tout ça et le e-commerce.

Un rapport ? Dans tes rêves !

Non non, il y a bien un rapport. L’usage de l’Internet va se déporter en partie sur des terminaux mobiles, itinérants. On a donc intérêt à suivre ce qui se passe sur ce marché.

Bah, moi, mes clients, ils achètent depuis un PC, éventuellement un mac, basta.

Oui mais faut regarder demain, l’avenir. Tout ça va évoluer.

En attendant, moi, je dois faire mon chiffre du mois. Et c’est pas android qui va me le faire. S’il continue, le le vire de ma liste, ce blog…

Et puis, il nous parle de logiciel…

Ah oui ! Parlons en de logiciel ! Moi, je vends, je fais du business. Je suis un marchand, pas un poète technophile, un geek. L’enjeux pour ma boutique, c’est pas son logiciel à deux balles : c’est la vente !

Oui mais pour vendre…

Pour vendre il faut du marketing, du bon, du vrai, du marketing je te dis !

Ah ? Et c’est quoi ton marketing ?

Exemple : Il faut “faire briller le sous” : mettre en valeur les produits, donner envie d’acheter.

Et comment tu fais ça ?

En présentant le produit sous son angle le plus favorable. Et puis, il faut faciliter la vie du client, qu’il puisse acheter en peu de clics, que tout ça soit fluide, intuitif…

Hé hé, tu serais pas en train de me décrire une belle application, bien faite, qui ne plante pas, qui apporte au client un vrai confort ?

Hey, je te vois venir, c’est pas du logiciel ça, c’est de la présentation, des belles photos…

… et une application bien faite. Ton truc s’écroule si le système informatique tient pas la route. Un site marchand, c’est aussi un système informatique.

Mais on s’en fout ! C’est pas un sujet. Ou plutôt, c’est un sujet dont on devrait même pas à avoir à parler. On en parle que quand ça marche pas !

C’est là que tu te trompes. Le e-commerce, c’est le juste mélange entre tous les ingrédiants : du commerce, du marketing, du sourcing, de la logistique, de la finance, et de la technique.

Bah, on dira ce qu’on voudra, la technique, c’est de la technique, c’est pas intéressant. A la technique de faire ce qu’on lui dit, et basta

Oui mais ça marche pas comme ça, les sujets sont entre-mélés. Exemple : il y a des choses que sait faire la technique, d’autre pas. Si tu prends pas ça en compte, tu te plantes…

Nokia rachète Symbian : analyse

Vous l’avez surement lu : Nokia rachète Symbian.

Symbian, c’est un OS plutôt orienté pour les mobiles. Pour la petite histoire, Symbian, à l’origine, c’est l’OS des Psion (si je me laisse aller, je vais vous parler de mon Psion 5mx : que c’est énervant que cette boite ait loupé le virage de la convergeance PDA / Mobile…).

Ce que je lis, c’est que Nokia aurait racheté Symbian pour réagir à Android.

Peut être…

Moi, aujourd’hui, celui qui m’impressionne, ce n’est pas Android mais Apple avec son iPhone.

J’entends déjà les objections :

  • Tu es un inconditionnel d’Apple,
  • L’iPhone est un truc de Geek, réservé à une poigné de parisiens branchés,

Sur le premier point, c’est un procès d’intention ( ;) ).

Sur le deuxième point, on verra, on verra… Quand les centaines d’applications vont débarquées sur l’iPhone, ça va faire mal… J’en fait le pari (qui veut jouer ?).

Android ? android n’est pas encore installé dans un mobile… et l’histoire à montré que c’était complètement différent, de faire un OS indépendamment du hard ou de faire un OS spécialisé pour un matériel donné.

C’est là toute la force d’Apple : ils maîtrise la chaîne complète (hard + soft), et peuvent ainsi avoir un OS plus léger et plus performant, parce que l’OS sait sur quoi il tourne : il ne doit pas avoir dix mille configurations…

Voilà, elle est là mon analyse :

Je pense que Nokia a (enfin) compris que pour augmenter la valeur de ses terminaux, il doit investir plus et mieux dans le logiciel.

Dans ce milieu, le logiciel, c’est le maillon faible, et depuis longtemps.

Motorola gère par exemple plusieurs OS (des terminaux linux, Windows Mobile, Symbian, plus, je crois, un système maison, et se disperse.

Les terminaux de Nokia ont une richesse fonctionnelle incroyable, mais la navigation dans les applications est très loin derrière “l’expérience iPhone”.

Maintenant, être capable de faire ce qu’à fait Apple, au niveau de la qualité de l’interface, ça va demander vraiment du temps à Nokia (et aux autres) : très probablement plus d’un an. Si pendant ce temps apple avance bien, ils peuvent vraiment bousculer ce marché.

Et oui, cette maîtrise du logiciel, à ce niveau de complexité, de richesse, c’est pas un travail qui se fait en 5 minutes.

Nokia a compris ? Peut être. D’autres acteurs devraient également se poser des questions et comprendre : l’avenir passe par la maîtrise du logiciel !

Affiliation : Le point de vue d’Effiliation

Suite à mon billet sur l’affiliation sans plate forme, François Deltour, PDG d’Effiliation a répondu. Je pense que sa réponse “mérite” le statut de billet.

Voici donc sa réponse “in extenso” :

En tant que représentant d’une plate forme, je ne peux qu’avoir une opinion restrictive de cette approche.

Plus exactement, c’est bien parce que nous ne croyons pas durablement à ce modèle que nos avons crée une plateforme en ASP.

Ce choix a été fait très tôt chez Effiliation alors que nombre d’acteurs de l’époque (2000, oui je sais c’est loin) militaient pour des solutions telles que celle-ci.

Ces acteurs sont tous morts. Paix à leur âme.

En quelques années, les métiers de l’affiliation se sont professionnalisés. Les techniques se sont sophistiquées.

Je suis donc absolument convaincu que l’intervention et partant, le rémunération de la plateforme est totalement nécessaire et justifiée.

Une plate forme digne de ce nom (et c’est le cas de la plupart des acteurs majeurs du marché français) est un acteur décisif de la relation affilieur/affilié.

Elle ne se contente pas de tracker la relation, elle l’anime, elle l’incarne, elle est au coeur des stratégies d’affiliation gagnantes par sa capacité à innover à proposer les meilleures pratiques, à créer de la valeur pour les deux parties.

Voilà quelques semaines, nous avons récupéré un programme jusque là “géré en interne”. Belle marque, très forte notoriété sur le secteur.

Les affiliés existants sont ravis: “enfin quelqu’un pour s’occuper de nous”.

Le client aussi: Son C.A affiliation a été doublé en quelques semaines, la progression continue.

Alors oui, la tentation de l’internalisation revient de manière récurrente chez certains annonceurs ou marchands. Comme dans tout secteur, il y a souvent un malin pour dire “pourquoi on achète alors qu’on pourrait le faire nous même”.

99 fois sur 100 au bout de quelques temps (semaines, mois), un patron vraiment malin, lui, intervient, lucide, pour dire “ce n’est pas notre métier, confions cela à des pros”.

Alors, gagnons du temps et travaillons ensemble, c’est plus efficace et cela marche mieux.

Francois “PLATEFORME PRIDE” Deltour

Google Trends pour suivre le trafic Internet

Il faut vraiment jouer avec pour saisir la puissance de cet outil : Google Trends.
Je vous propose quelques exemples, liés bien sûr au e-commerce.

Google Trends #1

La preuve en image de la place dominante de cdiscount chez nous.

Google Trends #2

La monté en puissance étonnante de Twenga…

Google Trends #3

Google Trends #4

L’irrésistible montée de Facebook.

Google Trends #5

Deux poids lourds du e-commerce…

Google Trends #6

Nos amis les bloggeurs !

Allez, je lance une chaîne !

Fred, Benoit (qui devrait blogger plus), Olivier, Daniel, Capitaine Commerce , Olivier: dites nous ce que vous allez comparer !

Et vous, vous allez comparer quoi ?

Chiffre d’affaires : X2 en 6 mois !

C’est le magnifique retour que m’a fait un client (hello C.) : en travaillant ensemble sur son site marchand, en 6 mois, les ventes ont été multipliées par 2 !

La clé d’une telle réussite ?

Un mixe entre plusieurs paramètres. On a retravaillé complètement le parcours du client, de manière à rendre ce parcours aussi fluide que possible.

On a également complètement revu l’ergonomie : “faire que l’internaute comprenne, instantanément, ce qu’on attend de lui, à chaque instant”.

On a également travaillé sous l’angle de l’ergonomie incitative : que le client soit guidé pour pouvoir acheter très simplement, sans avoir à se poser des questions.

On a enfin travaillé la fiche produit, avec des produits très bien mis en avant, bien mis en scènes.

Une belle référence, et un beau témoignage. Celà donne du courrage pour la suite !

Fil d’ariane : trop fort !

Le fil d’ariane, vous savez, c’est le “chemin”, l’enchaînement des pages, qui permet à l’internaute de s’y retrouver, de savoir ou il est dans le site.

Je suis tombé sur ce fil :

Fil d'ariane, avec une erreur 404 au milieu !

Pas mal non ? Il faut d’abord passer par une page d’erreur, pour trouver la catégorie courante (valise en l’occurrence).

Le plus sympa, c’est que la page “Erreur 404″ du chemin est cliquable : on peut aller sur cette page en un clic !

Affiliation - plate-forme ou direct ?

Pour la plupart des marchands, l’affiliation, ça passe par une plate-forme.

Une plate-forme est une entreprise, qui s’est centré sur ce métier, d’intermédiaire et de “banquier”.

Intermédiaire entre les marchands et les sites qui vont faire de la publicité sur leurs sites.

Banquier, pour gérer les micros paiements (au clic ou à la transaction).

Très peu de marchands font de l’affiliation en direct donc.

C’est pourtant possible, en particulier parce que vous pouvez utiliser des solutions logicielles SAAS prêtes à l’emploie (comme celle de Digital River).

Passer en direct offre plusieurs avantages :

Une gestion directe des principaux affiliés, qui doivent devenir de véritables partenaires (il est donc important de traiter directement avec eux).

Amélioration du référencement naturel : comme les liens vont directement de l’affilié vers le site marchand, cela améliore mécaniquement le référencement !

en fait, cette approche ne doit pas être mise en opposition avec les plate-formes du marché. On peut ainsi gérer quelques affiliés en direct, et gérer l’ensemble des autres affiliés via une ou plusieurs plate-formes.

en savoir plus sur l’affiliation :

Nuit du e-commerce

J’ai été invité à contribuer à la nuit du e-commerce. Moi qui suis plutôt un lève tôt (la france qui … bref), j’espère que la nuit ne sera pas trop longue ;).

J’ai d’ailleurs écrit un premier billet.

Je vous tiendrais au courant de la suite.

Ne pas se tromper d’objectif

Quand on monte une boite, il est sain de “faire le ménage” dans ses objectifs.

Quand j’ai monté ma première boite (Wokup!), ce n’était pas le cas du tout.

J’avais depuis bien longtemps une envie profonde d’entreprendre.

J’avais même poussé plusieurs idées… Je m’était par exemple acheté un NeXT dans les années 90 pour développer un logiciel de bases de données objet… J’ai eu la chance de pouvoir revendre mon NeXT quelques jours avant la fermeture de NeXT France…

Bref, revenons à nos moutons : l’objectif.

Donc, quand j’ai monté Wokup, j’avais une très grande envie de monter une boite. Mais pour quelles raisons ?

Je dois avouer qu’à l’époque, mes motivations n’était pas claires : volonté d’indépendance à l’évidence. Volonté de changer le monde… Mais après ? Je ne savais pas trop, et j’étais en particulier pas très clair sur les aspects développement de l’entreprise, ni sur les objectifs financiers.

En fait, avant la création, je ne me projetais pas tellement au delà de la création… Bref, mon principal objectif était de monter une boite, comme si c’était une fin en soi !

Plus tard, j’ai rencontré un gars, qui fait de la formation, et avec qui j’ai pas mal discuté. Il m’a dit que ce cas était en fait assez classique. On se trompe d’objectif, on ne se projette pas au delà du premier obstacle. Résultat, quand cet obstacle est franchi, on est dans le grand vide.

Le choc a été violent quand le marché c’est retourné (2001…) : j’ai du réduire les effectifs, licencier. Fini le rêve : une boite doit gagner de l’argent !

Aujourd’hui, j’ai toujours envie de changer le monde… Mais j’ai bien appris ma leçon : mon premier objectif est de faire une boite qui gagne de l’argent.