Au début, c’était simple.

Le logiciel est édité par des éditeurs, qui vendent leur logiciel le prix qu’ils veulent.

Microsoft, Oracle, SAP…

Tous ces acteurs se sont ainsi « goinfrés » avec des prix sans rapport avec les coûts de fabrication, et des abus de tous ordres, comme une maintenance soit disant évolutive, pratiquement obligatoire et cher (en général 20% du prix d’achat), qui n’a d’évolutive que le nom, car l’éditeur ne se gênait pas pour sortir une nouvelle version du logiciel, non couverte par la maintenance (obligé de tout repayer donc si on veut la dernière version)….

Ces abus ont ouvert la voie au logiciel libre.

Des « étudiants chevelus » se sont associés pour travailler ensemble sur des logiciels, qui marchent, qui sont gratuits, et qui sont livrés avec le code source, modifiable donc par les utilisateurs.

Je pense que ce modèle est très bien dans certains cas, mais ne peut pas être généralisé. A mon sens, c’est réducteur. Pourquoi une entreprise qui investi dans du logiciel ne pourrait elle pas en vivre, en vendant son logiciel ?

Je sais que cette discussion peut générer des passions, l’open-source, c’est parfois une religion ;)

Pourquoi l’entreprise qui a développé un logiciel devrait elle obligatoirement livrer son code source, alors qu’elle a éventuellement déployé de gros efforts pour avoir un système innovant, plus performant pour l’utilisateur.

Aujourd’hui, on navigue entre les deux modèles, la licence d’un côté et le libre de l’autre.

Je pense donc que les éditeurs de logiciels payent pour leurs « parents abusifs ».

Je pense qu’il existe une troisième voie. Je cherche un nom, j’appelle ça le « logiciel éthique » (un amis me disait que ça collait pas, parce que éthique fait référence à d’autres valeurs, …).

Bref, cette troisième voie, c’est une voie ou on fait du logiciel, pas open-source, pas gratuit, mais avec des garanties pour le client.

La principale garantie, c’est de tout mettre en œuvre pour que le client ne soit pas bloqué avec une solution unique, qu’il puisse changer de fournisseur si un fournisseur fait défaut, ou abuse de sa position.

Un logiciel, c’est un programme qui « discute » avec son entourage.

L’idée serait donc de définir très précisément les interfaces des logiciels.

Cette idée est parfaitement en phase avec ma conviction que l’avenir (ok moyen/long terme) du logiciel passe par le SAAS.

Des Composants SAAS discutent avec d’autres composants via des web services. Normaliser les échanges, c’est donc normaliser les services web des composants…

Les dernières news sur Microsoft me semblent aller dans ce sens là, mais on ne change pas de culture comme ça !