Ce billet fait suite à ce premier billet, sur le premier tour de table pour une startup.

La question est donc de savoir s’il faut viser la plus grande valorisation possible.

A priori, la réponse semble être « oui » : une très grande valorisation, c’est garder plus de part au capital, avoir donc plus de pouvoir en tant qu’actionnaire, et avoir un potentiel de gain plus important, au moment de la « sortie » (revente, introduction en bourse).

Mais en fait, une valorisation trop élevée peut être un piège :

  • Le premier tour de table est dans la plupart des cas le premier d’une série. Cette valorisation sera corrigée aux tours suivant. La valorisation du premier tour n’auré donc été qu’un leure ;
  • Si le premier tour est accompagné de clauses ‘anti dilution’, alors une baisse de la valorisation dans les futurs tours sera-t-elle encore plus violente ;
  • Valorisation très élevée = promesse très élevée. Si jamais le business plan n’est pas tenu, gare au retour de manivel !

Mais tout le monde ne pense pas ça : j’étais mardi soir à une réunion, ou on parlai de cette question, et l’un des gars ne jurait que ‘valorisation’.

Qui a raison ?

Maintenant, évidement, comme dit Pierre Dac, il vaut mieux être riche, beau et bien portant que pauvre, moche et malade. Autrement dit, il vaut mieux une valorisation élevée avec un investisseur sympa et un pacte d’actionnaire « light » qu’une valorisation faible, avec un investisseur impossible et un pacte d’actionnaire gros comme « la recherche du temps perdu » !